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"Gazette"

Un doux mélange d’interviews, de photos et d’anecdotes, à consommer sans modération.

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45 ans

D'histoire vers le futur

Depuis son ouverture en 1973, le Centre de Congrès et de Musique de Montreux fait briller le nom de Montreux bien au-delà de la Riviera.

Chacun de ses visiteurs a pu s'émerveiller de toute une région, profiter de cette sérénité et ce savoir-faire helvétique et contribuer grandement au tissu économi...

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Depuis son ouverture en 1973, le Centre de Congrès et de Musique de Montreux fait briller le nom de Montreux bien au-delà de la Riviera.

Chacun de ses visiteurs a pu s'émerveiller de toute une région, profiter de cette sérénité et ce savoir-faire helvétique et contribuer grandement au tissu économique régional.

Alors quand il fête ses 45 ans d'existence, le 2M2C honore un patrimoine unique, se rappelle d'une richesse culturelle qui a fait le nom de toute une région, célèbre les personnalités qui ont laissé une empreinte indélébile, mais se tourne résolument vers un futur brillant.

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20182018

Montreux Comedy offre Stravinski à un nouveau talent

Avec l'aide de la Loterie Romande, le festival d'humour de la Riviera part à la recherche de jeunes humoristes suisse. Et propose au meilleur, de jouer le dimanche 2 décembre devant 1600 personnes.

Passer pour un comique, n'est pas un handicap pour le Montreux Comedy qui se déroule du 28 novembre...

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Avec l'aide de la Loterie Romande, le festival d'humour de la Riviera part à la recherche de jeunes humoristes suisse. Et propose au meilleur, de jouer le dimanche 2 décembre devant 1600 personnes.

Passer pour un comique, n'est pas un handicap pour le Montreux Comedy qui se déroule du 28 novembre au 3décembre. Bien au contraire, le festival part cette saison à la recherche de nouveaux talents domiciliés en Suisse et offre rien de moins, au meilleur d'entre eux, que de jouer le 2 décembre à 16h, pendant cinq minutes sur la scène de la salle Stravinski. Son sketch, "Mon premier Montreux", sera intégré à la troisième représentation du Gala Crème, animé par Marina Rollman et Roman Frayssinet. "Nous avons développé ce projet avec la Loterie Romande, souligne Jean-Luc Barbezat, du célèbre duo Cuche et Barbezat, et membre de la direction du festival. Nous avions une idée commune à exploiter : il faut jouer pour gagner !"

En clair, après une première sélection sur le Web, les candidats, une petite dizaine environ, seront amenés à dévoilé leur talent le samedi 1er décembre devant un jury, composé essentiellement de professionnels. Une sélection en live et gratuite pour les spectateurs sur place. "Je serai aussi l'un des jurés, ajoute Jean-Luc Barbezat. Mais je serai l'unique humoriste : à cause de nos aprioris, nous ne sommes pas forcément les mieux qualifiés pour juger nos pairs."

"Nous avons fixé la barre très haut"

Pour participer, les nouveaux comiques devront déjà avoir fait preuve de suffisamment d'expérience pour présenter leur show sans siller devant 1600 personnes. "Nous avons fixé la barre très haut, ajoute l'humoriste. Il ne suffit pas de bricoler une vidéo en un week-end. Ceux qui ont déjà joué sur scène pourront aussi être acceptés". Les autres conditions : les candidats devront avoir pus de 18 ans et n'avoir jamais participé à un gala du Montreux Comedy.

Le festival s'enrichit ainsi d'une nouvelle expérience. "Il manquait ce coup de pouce à des artistes locaux, poursuit Jean-Luc Barbezat. Jusqu'à présent, le Montreux Comedy s'était surtout fait une réputation avec des têtes d'affiche. Nous espérons bien reconduire "Mon premier Montreux" lors des prochaines éditions."

Victor Fingal - 09.11.2018 - Le Matin

Montreux à prix réduit

L'évènementiel coûte chaque année aux montreusiens, tant en termes de subventions que de nuisances. Pour remercier, certains élus soutiennent l'idée d'un pass offrant un rabais aux événements culturels et sportifs financés par la Ville.

"Un pass gagnant pour tous les montreusiens", voici ce que p...

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L'évènementiel coûte chaque année aux montreusiens, tant en termes de subventions que de nuisances. Pour remercier, certains élus soutiennent l'idée d'un pass offrant un rabais aux événements culturels et sportifs financés par la Ville.

"Un pass gagnant pour tous les montreusiens", voici ce que propose l'UDC Tal Luder. Pour les remercier de leurs efforts consentis années après années, il propose une carte de réduction qui leur serait réservée. Ce Montreux Pass serait nominatif et assurerait au moins 50% de rabais sur tout événement subventionné par la Commune.

Remède aux nuisances

"Ce pass renouvelable chaque année ne serait pas gratuit mais resterait abordable pour toutes les classes de la population, promet Tal Luder. Le but est de susciter l'intérêt des montreusiens pour qu'ils se rendent régulièrement aux nombreux évènements culturels et sportifs de la ville. Aucun prix n'a encore été fixé, mais l'idée est de créer un produit qui coûterait moins de 50 frs." Au même titre que le tourisme ou encore l'hôtellerie, les contribuables, également moteur économique, doivent recevoir un "coup de pouce" selon l'élu, soutenu par le PS, les Verts et Montreux Libre. "ils doivent pouvoir récupérer quelque chose en retour de leur investissement dans les manifestations, que ce soit par les impôts qu'il paient, les nuisances qu'ils subissent, ou encore leur implication dans le bénévolat", appuie Alexandre Staeger (Montreux Libre).

Perdant ou gagnant ?

Soutenu en majorité par le législatif, ce projet ne fait toutefois pas l'unanimité. "C'est une fausse bonne idée. Cette carte imposerait des contraintes tarifaires qui compliqueraient fortement le travail des organisateurs", critique le PLR Angelo Giuliano, qui évoque un "pass perdant". Selon lui, "ce manque à gagner devra être comblé soit par l'augmentation des prix des billets, soit en demandant une subvention plus élevée." Ce que réfute Tal Luder : "On peint le diable sur la muraille. Je ne pense pas que les pertes seront énormes étant donné qu'une bonne partie du public n'est souvent pas montreusien."

Cette offre n'est pas nécessaire, estiment les opposants, des chéquiers activités offrant déjà des réductions de 50% sur trois manifestations/an pour les bénéficiaires d'un subside à l'assurance-maladie. "Insuffisant, balaie l'élu UDC. Ces chéquiers sont très peu utilisés et réservés à une seule partie de la population. Il est important d'imaginer un produit plus visible et attractif." Se voulant fédérateur autour des événements locaux, ce pass s'inscrit aussi dans le calendrier politique. Avec une prochaine votation sur un aménagement du 2m2c, cette nouvelle offre pourrait inciter les montreusiens à moins rechigner face aux futurs investissements - encore 27 mios é la charge de la commune (pour un total de l'ordre de 86 mios) - sur lesquels ils auront à se prononcer. Soutenu par le PS, les Verts et Montreux Libre, le projet a été transmis à la Municipalité en septembre.

Xavier Crépon - 25.10.2018 - Le Régional 

 

 

Le Montreux Comedy, version 2018, voit double voire triple

À une année de sa 30e édition, le Festival s’appuie sur les valeurs sûres de la scène comique.

A défaut d’un top 10 des stars de l’humour francophone, l’affiche du Montreux Comedy distille quelques indices. Ses invités soir après soir – il y en aura six cette année – forment au final ce grand puzz...

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À une année de sa 30e édition, le Festival s’appuie sur les valeurs sûres de la scène comique.

A défaut d’un top 10 des stars de l’humour francophone, l’affiche du Montreux Comedy distille quelques indices. Ses invités soir après soir – il y en aura six cette année – forment au final ce grand puzzle des tendances qui durent depuis quelques années.

Du stand-up donc avec Marina Rollman, Roman Frayssinet, Blanche Gardin, Baptiste Lecaplain, Fadily Camara, un gala (donné trois fois entre le 1er et le 2 déc.), mais encore de la magie, de la musique et des sketches.<iframe style="margin: 0px !important; padding: 0px !important; border: currentColor !important; border-image: none !important; width: 100% !important; height: 0px !important; display: block !important; min-height: 0px !important;" class="teads-resize"></iframe>

Le festival mêle les genres, il aime aussi brouiller les cartes pour s’assurer une programmation sur mesure, Thomas Wiesel parlera donc anglais à l’invitation de Rachid Badouri pour le Gala Trending Comics (2 déc.). Quant à l’ouverture (jouée deux fois le 28 nov. et le 29 nov.), elle s’annonce digne des meilleures platines de mixage avec, aux commandes, Claudia Tagbo, et pour les différentes sonorités de l’humour, Alex Ramires, Raphaël Mezrahi, Caroline Vigneaux.

Alors que la fièvre du Web Gala (30 nov.), autre incontournable de la programmation montreusienne, devrait monter très haut avec, en maîtres de cérémonie, McFly & Carlito et leurs 4 millions d’abonnés YouTube. Les soirées thématiques ayant laissé quelques bons souvenirs, c’est Manu Payet qui s’y colle (3 déc.), une mission écolo en plus. Pour l’aider, Alex Vizorek, Fabrice Eboué, Laura Laune, Elodie Poux.

Le plein de chouchous du public ainsi fait, pourquoi doubler voire tripler un même spectacle? Un oreiller de paresse, le meilleur moyen de ne pas gaspiller les bonnes idées? Patron du Montreux Comedy, Grégoire Furrer y voit plutôt la réponse à une demande: «Constatant qu’il y avait plus d’envies que de places, l’année dernière déjà, nous avions programmé deux fois le gala du samedi, avec succès. On reconduit donc l’expérience avec, sur le samedi, une production très lourde avec de la danse, des costumes, une création musicale pour avoir cette ambiance music-hall que souhaite Claudia Tagbo et on va tenter aussi le dimanche. Nous avons cinq galas au programme, poursuit-il, cette méthode ne nous empêche pas de créer cinq univers très différents.»

Florence Millioud-Henriques - 01.10.2018 - 24 heures

Charles Dutoit clôt une longue ère à Montreux

Le chef a marqué, dimanche, la fin du règne prolifique de Tobias Richter à la tête du festival Septembre musical.

Les liens puissants qui unissent Tobias Richter et Charles Dutoit mériteraient de longues pages d’explication. Mais ils pourraient tenir aussi dans cette poignée de lignes que le premi...

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Le chef a marqué, dimanche, la fin du règne prolifique de Tobias Richter à la tête du festival Septembre musical.

Les liens puissants qui unissent Tobias Richter et Charles Dutoit mériteraient de longues pages d’explication. Mais ils pourraient tenir aussi dans cette poignée de lignes que le premier a publiée voilà quelques semaines sur le site du festival Septembre musical. Alors que le second doit faire face aujourd’hui à de multiples accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles – ce qui lui vaut d’être mis au ban par la quasi-totalité des orchestres avec lesquels il collaborait – le directeur sortant de la manifestation de la Riviera a pris sa défense avec des propos saillants et passionnés. «Qui peut s’arroger le droit de détruire la carrière d’un artiste et la vie d’un homme uniquement sur des rumeurs, des allégations venues de contrées éloignées et dont les faits remonteraient à des décennies?» s’interroge celui qui dirige par ailleurs le Grand Théâtre de Genève.

Voilà qui campe l’histoire d’une fidélité prolongée durant tout le règne de quatorze ans de Tobias Richter au Septembre musical. Ce lien s’est renforcé dimanche à Montreux, dans un contexte d’adversité. Ainsi, après une petite dizaine d’apparitions dans l’histoire récente de la manifestation, Charles Dutoit a été invité à en ajouter une dernière, sans doute la plus significative. Entre les murs boisés de l’Auditorium Stravinski, l’homme a foulé la scène sans flancher, veston blanc, chemise et pantalon noirs, regards complices adressés aux jeunes pupitres de l’European Philharmonic of Switzerland.

Du prologue, par lequel le très nombreux public aura pu savourer le plutôt rare «Jeu de cartes» de Stravinski, à l’imposant épilogue de la «Symphonie N° 3» de Camille Saint-Saëns, la soirée aura ainsi coulé dans une normalité quasi irréelle, loin de la tourmente qu’ont générée les imputations de femmes qui disent avoir été victimes des agissements du chef d’orchestre. Oublié tout cela! On se tourne alors vers l’artiste et on saisit la force de son discours musical dans le «Jeu de cartes», un rien décousu dans les premières mesures, puis toujours plus fluide et racé.

Plus tard, le «maestro» a déployé une entente parfaite avec la divine Martha Argerich. Ensemble, le duo a cheminé dans le court et redoutable «Concerto N° 1» de Liszt, baguette d’une grande plasticité, touche du piano d’une délicatesse infinie (quel «Quasi adagio»!) et d’une énergie folle (un «Allegro» final qui vous renverse). Après ses bis (Schumann et Scarlatti), concédés avec cette dose massive d’hésitation qu’on lui connaît – «J’y vais? Non, je renonce… enfin, j’en parle au Konzertmeister, allez, je m’élance» – et après les adieux de Tobias Richter, une page s’est définitivement tournée.

La nouvelle? Elle sera écrite par Micha Damev. Pianiste et chef d’orchestre franco-bulgare, figure des Migros-Pour-cent-culturel-Classics, ce grand connaisseur donnera une nouvelle direction à la manifestation. Et cela commence par l’appellation: on aura désormais affaire au Septembre musical – Une fenêtre sur le monde.

Rocco Zacheo - 10.09.2018 - 24 heures

Le refonte du Centre de Congrès coûtera 87 millions de francs

La Ville a affiné son projet, promis à un référendum. Les études valident la variante lourde. Dont la Commune ne paiera qu'un tiers.

Incontournable, la mise aux normes sécuritaires et antisismiques du Centre de Congrès de Montreux (2m2c) secoue le landerneau politique régional. Le coût de l'opéra...

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La Ville a affiné son projet, promis à un référendum. Les études valident la variante lourde. Dont la Commune ne paiera qu'un tiers.

Incontournable, la mise aux normes sécuritaires et antisismiques du Centre de Congrès de Montreux (2m2c) secoue le landerneau politique régional. Le coût de l'opération vient d'être estimé à 87 millions de francs, au terme des études d'avant-projet présentées mercredi. Car la Ville entend profiter de ces travaux pour rendre plus concurrentiel ce vaisseau amiral de l'économie locale. "Le 2m2c ne peut pas se contenter de son offre actuelle, alors que le marché alliant congrès et évènementiel est en pleine mutation et que la majorité des clients considère notre bâtiment comme vieillissant", plaide Jean-Baptiste Piemontesi, municipal.

Projet scindé en trois axes

Confortée par l'étude de la société Coach Omnium, qui vient de valider son projet de rénovation, la Municipalité s'est convaincue que la variante lourde s'impose. Mais, selon la nouvelle proposition de l'Exécutif scindant le projet en trois axes, la Commune, propriétaire du bâtiment, ne financerait que la mise en sécurité (30 millions de francs). La mise à niveau (33 millions) sera prise en charge par les acteurs touristiques, via la nouvelle taxe de séjour tout juste instaurée à cet effet.

Quant aux travaux visant à développer le Centre (24 millions), leur coût relèverait de la responsabilité de la société d'exploitation du centre (CCM SA), "la plus à même d'évaluer la pertinence économique des différentes options d'évolution", précise Laurent Wehrli, syndic.

Pour financer cette troisième part du chantier - la seule étant optionnelle - la Municipalité s'est mise en quête de soutiens extérieurs. Elle a sollicité le Canton pour une participation à fonds perdu de 5 millions et pour un prêt sans intérêt de 10 millions, la CIEHL (la tirelire régionale, 3 millions), CCM SA (5 millions), ainsi que d'autres partenaires et institutions (4 millions). "Rien ne peut être signé à ce stade, mais nous avons déjà des promesses", assure Caleb Walther, municipal. [...]

Claude Bréda - 12.02.2018 - 24 heures

 

 

Sous les stars de Montreux brillent d’autres étoiles

Le Montreux Jazz exhibe une programmation musclée cette année. Gratuites ou payantes, les découvertes y tiennent aussi une place de choix. Présentations.

Des légendes et des découvertes: l’équation longtemps implicite du Montreux Jazz est devenue business model avéré depuis l’arrivée de Mathieu Ja...

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Le Montreux Jazz exhibe une programmation musclée cette année. Gratuites ou payantes, les découvertes y tiennent aussi une place de choix. Présentations.

Des légendes et des découvertes: l’équation longtemps implicite du Montreux Jazz est devenue business model avéré depuis l’arrivée de Mathieu Jaton à sa direction. Le temps qui passe, cruel, et les mutations pas moins impitoyables de l’industrie du live rendent moins disponibles les stars d’un âge d’or passé - bien que le tir groupé rock de cette 52e édition constitue une heureuse entorse à la règle. Mais partout, les festivals de qualité mettent moins en avant l’alignement massif de têtes d’affiche que leur recette personnelle d’un équilibre réussi entre vedettes, exclusivité, curiosités et révélations.
Alors que Paléo peut vendre cette équation en «package» sur le prix d’un seul billet d’entrée (doublée, toujours plus, de la promotion qualitative de son site et de «l’expérience Paléo»), le MJF doit compter sur 48 soirées à écouler presque à l’unité. L’Auditorium Stravinski, assurant les deux t iers de la billetterie totale, reste le lieu des valeurs supposément sûres, tout comme la House of Jazz déroule une majorité de noms fameux. Mais les autres scènes du festival font le plein de découvertes — internationales dans le périmètre payant du Lab, bien plus suisses dans l’aire gratuite du Lisztomania, du Parc Vernex, du Strobe branché clubbing et du latino El Mundo.
Au Lab, la salle de 2000 places dévolue aux nouvelles tendances, la paire David Torreblanca et Rémi Bruggmann a la lourde tâche de composer le menu des musiques si «actuelles» qu’elles émergent en quelques mois, avant de tomber tout aussi vite en désuétude. En 2018, la notion de «découverte» s’entend comme l’instantané du jour, avec pour le MJF la gageure d’avoir les bonnes personnes au bon moment. Et au bon endroit: en 2016, Rag’n’Bone Man jouait au Lab peu avant que le buzz ne s’empare de lui et le porte, deux ans plus tard, sur la scène du Stravinski. Tout est ques tion de timing. «Moi-même, quand le programmateur David Torreblanca me soumet une liste en octobre, j’avoue ne pas connaître tout le monde, et de loin, admet Mathieu Jaton. Mais je lui fais confiance. Et durant les six mois qui suivent, je commence comme par hasard à entendre ces noms à la radio, à les lire dans la presse, etc.»

François Barras - 02.07.2018 - 24 heures

Pas de plan B pour le Centre de Congrès

Au stade de l'avant-projet, les élus valident la variante lourde à 87 millions de la refonte du centre, promise à référendum. Non sans inquiétudes.

"La population risque de trouver cet investissement excessif, a plaidé Emmanuel Gétaz. Nous prenons un risque énorme." Mais le Conseil communal de Mo...

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Au stade de l'avant-projet, les élus valident la variante lourde à 87 millions de la refonte du centre, promise à référendum. Non sans inquiétudes.

"La population risque de trouver cet investissement excessif, a plaidé Emmanuel Gétaz. Nous prenons un risque énorme." Mais le Conseil communal de Montreux a finalement rejeté, mercredi, par 57 voix contre 21 et 8 abstentions, la proposition de l'élu de Montreux Libre d'un plan B, une variante plus légère de la refonte du Centre de Congrès. Les élus disent aussi oui, par 41 voix contre 38, à l'avant-projet municipal qui prévoit de rénover le centre selon trois axes. La Ville, propriétaire du bâtiment, ne financerait que la mise en sécurité (30 millions de francs).

La mise à niveau (33 millions) sera prise en charge par les acteurs touristiques, via la nouvelle taxe communale de séjour tout juste instaurée à cet effet. Et les travaux visant à développer le centre (24 millions) relèveraient de la responsabilité de la société d'exploitation du centre (CCM SA), la plus à même d'évaluer la pertinence économique des différentes options d'évolution. Pour sa part, Emmanuel Gétaz suggérait l'élaboration, parallèlement, d'une variante plus modeste afin d'obtenir plus sûrement l'adhésion de la population lors du référendum prévu au printemps prochain. Cela en effectuant uniquement à l'axe visant à développer le centre.

"L'économie totale du plan B s'élèverait à 13 millions, mais elle nous ferait perdre nos partenaires extérieurs (Ndlr : pour 22 millions de francs) si la partie développement ne se réalise pas, explique Caleb Walther, municipal. De plus, l'élaboration de deux projets distincts représente deux mises à l'enquête et des frais supplémentaires." Ces arguments ont fait mouche. Même si l'absence, pour l'heure, d'un business plan est déplorée par nombre d'élus. Car celui-ci confirmerait définitivement la pertinence des aménagements prévus - tel le futur restaurant - ainsi que le plan de financement envisagé. "Nous avons choisi la voie de la transparence totale en associant le conseil à l'élaboration du projet, un état d'esprit qui a été compris, commente Laurent Wehrli, syndic. Mais il est logique que ce mode de faire laisse des questions ouvertes suscitant l'inquiétude."

Ces inquiétudes concernent principalement le modèle de financement. Faudra-t-il que la Ville cautionne certains partenaires au financement ? "La participation communale ne se borne pas uniquement à la mise en sécurité du 2m2c, estime d'ailleurs le conseiller socialiste Olivier Raduljica. La Commune est aussi impliquée dans les deux autres axes de financement. Raison pour laquelle le référendum devrait aussi porter sur l'ensemble de l'enveloppe financière." "La solution de la participation en trois tiers est une bonne solution. Mais la Municipalité devra revenir très vite avec un préavis concret", enjoint le PLR Claude-Pascal Gay. "Il est prévu pour cet automne", répond Laurent Wehrli.

Claude Bréda - 26.04.2018 - 24 heures

 

 

Coup d'envoi de Polymanga à Montreux

La convention dédiée aux mangas et aux jeux vidéo a été lancée vendredi au centre de congrès de la commune vaudoise.

Mangas, jeux vidéos, concerts ou cosplays: Polymanga, le plus grand festival de pop culture en Suisse, a ouvert ses portes ce vendredi à Montreux (VD). Plus de 40'000 personnes avai...

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La convention dédiée aux mangas et aux jeux vidéo a été lancée vendredi au centre de congrès de la commune vaudoise.

Mangas, jeux vidéos, concerts ou cosplays: Polymanga, le plus grand festival de pop culture en Suisse, a ouvert ses portes ce vendredi à Montreux (VD). Plus de 40'000 personnes avaient pris part à la précédente édition.

La manifestation, qui se tient jusqu'à lundi, attend plus de 50 invités parmi lesquels le youtuber français LuccassTV, le passionné de Pokémon DavidLafarge, l'actrice de la série «Charmed» Holly Marie Combs ou encore le vidéaste français Benzaie.

Vendredi déjà, les visiteurs étaient nombreux: beaucoup de jeunes de 15 à 25 ans mais aussi des enfants, des adultes, des familles, a constaté Keystone-ats.

Défilés costumés

Quatre défilés de cosplay, où les participants sont déguisés, se tiendront durant ces quelques jours au centre de congrès de Montreux.

Polymanga attire un public croissant au fil des ans. L'édition 2017, la treizième, avait attiré 42'300 visiteurs. En 2013, environ 24'000 personnes s'étaient déplacées.

30.03.2018 - 24 heures

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Une nouvelle taxe pour financer le Centre de Congrès

La nouvelle taxe communale sur les nuitées hôtelières votée par les élus devrait générer un million par an, recette qui sera affectée aux travaux du Centre de Congrès. L'occasion pour la Municipalité de détailler le financement de ce chantier, estimé à 85 millions et assumé pour un tiers par la Com...

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La nouvelle taxe communale sur les nuitées hôtelières votée par les élus devrait générer un million par an, recette qui sera affectée aux travaux du Centre de Congrès. L'occasion pour la Municipalité de détailler le financement de ce chantier, estimé à 85 millions et assumé pour un tiers par la Commune, un tiers via cette taxe de séjour et le dernier tiers par les communes de la Riviera, les autres partenaires régionaux et le Canton.

Si certains élus et une partie de la population craignent les coûts que vont engendrer les travaux du Centre de Congrès (2m2c), la Municipalité tient à expliquer sereinement les enjeux à venir. "L'avenir du 2m2c, qui est soumis à une forte concurrence régionale et nationale, passe par une plus grande modularité, qui répondra à la fois aux attentes de la population et aux organisateurs d'évènements", mise à niveau sécuritaire et de l'indispensable modernisation de ses infrastructures vieillissantes, la Municipalité a souhaité profiter de ces travaux incontournables pour mener une réflexion de fond sur la vocation du Centre de Congrès, son positionnement et son impact au cœur de la destination Montreux Riviera. Ces modifications devraient permettent un retour sur investissement selon les autorités. Les travaux portent sur trois volets, à savoir la mise aux normes sécuritaires pour l'incendie et les risques sismiques, la mise à niveau des installations techniques, comme l'électricité, les cloisons, plafonds ou encore les WC et finalement le volet pour une meilleure utilisation des espaces.

Pour Le Régional, Laurent Wehrli et ses deux collègues municipaux Jean-Baptiste Piemontesi, en charge de l'économie, culture et tourisme, et Caleb Walther, à la tête du patrimoine, soulignent que ce projet "n'est pas lié à un parti, mais émane d'un collège municipal"...

Sandra Giampetruzzi - 23.11.2017 - Le Régional

Bataille de rue avec Franck Bouroullec

Pour fêter ses cinq ans, l'association d'art de rue Chromatix organise de nombreuses performances dans le cadre du Montreux Art Gallery, du 8 au 12 novembre, dont une "art battle" avec l'auteur des fresques Chaplin.

L'art de rue, ou "street art", s'observe habituellement en pleine ville, sur un m...

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Pour fêter ses cinq ans, l'association d'art de rue Chromatix organise de nombreuses performances dans le cadre du Montreux Art Gallery, du 8 au 12 novembre, dont une "art battle" avec l'auteur des fresques Chaplin.

L'art de rue, ou "street art", s'observe habituellement en pleine ville, sur un mur d'immeuble, dans un passage sous-voies ou au détour d'une ruelle. Une fois n'est pas coutume, un espace lui sera dédié lors de la 13e Montreux Art Gallery, du 8 au 12 novembre au Centre de Congrès. Le salon d'art contemporain accueille l'association Chromatix, qui valorise cette forme d'expression depuis 2012 et encourage la créativité de tous, à travers différents projets et ateliers menés dans toute la Suisse romande.

Pour l'occasion, Chromatix a invité 9 artistes actifs dans le street art. "L'auteur des fresques Chaplin sur les tours Gilamont, Franck Bouroullec, sera des nôtres, par exemple. Il participera à une "art battle" le samedi, note le président de l'association, Gregory Chiaradia. D'autres performances sont prévues pendant le salon dans l'espace de Chromatix situé au sous-sol, comme de la peinture en direct, des ateliers et des soirées à thèmes.

vp - 02.11.2017 - Le Régional

Le Centre des Congrès, "un train sans freins ni aiguillage"

Non représentés au sein de la Municipalité, Montreux Libre et l'UDC sortent du bois pour faire part de leurs inquiétudes face à l'ampleur des futurs travaux d'agrandissement du bâtiment, devisés à 80 millions. Ils demandent un véritable business plan avant toute décision et lancent quelques pistes ...

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Non représentés au sein de la Municipalité, Montreux Libre et l'UDC sortent du bois pour faire part de leurs inquiétudes face à l'ampleur des futurs travaux d'agrandissement du bâtiment, devisés à 80 millions. Ils demandent un véritable business plan avant toute décision et lancent quelques pistes pour financer une partie des travaux, avertissant qu'ils n'accepteront en aucun cas une hausse d'impôts.

L'accord entre le Centre de Congrès de Montreux et Beaulieu suscite l'ire du patron du Métropole

Michael Drieberg estime que son concurrent Opus One doit organiser à Lausanne ses spectacles en partenariat avec Beaulieu, institution subventionnée par la Ville.

L'accord passé entre le Centre de Congrès de Montreux (2m2c) et la Fondation de Beaulieu hérisse Michael Drieberg (Live Music Producti...

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Michael Drieberg estime que son concurrent Opus One doit organiser à Lausanne ses spectacles en partenariat avec Beaulieu, institution subventionnée par la Ville.

L'accord passé entre le Centre de Congrès de Montreux (2m2c) et la Fondation de Beaulieu hérisse Michael Drieberg (Live Music Production), patron du Métropole, à Lausanne. En raison de la fermeture du Théâtre de Beaulieu, en rénovation en 2019, le 2m2c a différé d'un an ses propres travaux de restructuration afin de maintenir une grande salle de spectacle ouverte dans le canton. Et donc de pouvoir accueillir certains évènements, dont ceux d'Opus One, qui auraient dû être produits au Théâtre de Beaulieu. "Vu que Lausanne subventionne l'exploitation de Beaulieu, Opus One, un de ses partenaires, devrait être contraint de mettre sur pied les concerts prévus à Beaulieu dans cette ville, estime Michael Drieberg. et de ne pas échapper à la taxe sur les divertissements, que je serai bientôt le seul à payer." Aux yeux de ce dernier, le Métropole , avec ses 1200 places assises et 2000 debout, peut servir de cadre à d'importantes manifestations musicales, comme cela a déjà été le cas. "C'est une fausse polémique, et prématurée de surcroît, réagit Vincent Sager, directeur d'Opus One. L'organisation d'un spectacle est dictée par des critères techniques très spécifiques. Des évènements prévus à Beaulieu ne pourraient pas être mis sur pied au Métropole. Et, surtout, il n'y a rien de programmé pour l'heure. L'essentiel est que le Théâtre de Beaulieu et le 2m2c ne soient pas fermés en même temps. Le reste est une affaire d'opportunité."

Président de la Fondation de Beaulieu, Gustave Muheim lui fait écho : "Les griefs concernant la taxe divertissement n'ont pas lieu d'être, vu que la programmation n'est pas planifiée, pour l'heure. Et puis rien n'empêche le Métropole de nous faire des propositions."

Claude Bréda - 09.10.2017 - 24 heures

Claude Nobs immortalisé

Le père fondateur du Montreux Jazz Festival a rejoint ses amis musiciens dans le jardin du Palace. Une statue de 2 mètres de haut le représente avec son inséparable harmonica à la bouche.

Quincy Jones, Aretha Franklin, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Carlos Santana ou Miles Davis trônent fièrement d...

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Le père fondateur du Montreux Jazz Festival a rejoint ses amis musiciens dans le jardin du Palace. Une statue de 2 mètres de haut le représente avec son inséparable harmonica à la bouche.

Quincy Jones, Aretha Franklin, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Carlos Santana ou Miles Davis trônent fièrement dans le jardin du Palace à côté du Centre de Congrès. Il manquait un ami pour que la fête soit complète. Ce sera chose faite dès la fin du festival. L'artiste biennois Andreas Altmann a réalisé une statue en bronze de deux mètres de haut représentant Claude Nobs et son fameux harmonica. Fruit d'une initiative de la Fondation du Festival de Jazz de Montreux et de la Fondation Claude Nobs, elle a été présentée lors de la cérémonie officielle qu'à donné la ville en l'honneur du festival le 2 juillet devant un parterre de 650 invités. Actuellement, la statue est installée dans le lobby du Montreux Palace, mais elle sera transportée dans le jardin dès la fin du festival. Pour réaliser cette œuvre, l'artiste s'est inspiré d'une photo datant de 1970. "Elle est pleine de vitalité et de mouvement. C'est ce que nous voulions retenir de Claude : le musicien", précise Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival.

13.07.2017 - Le Régional

A Montreux, la fascination acoustique

Une semaine après le début du Montreux Jazz, zoom sur une composante indissociable du festival : un son unique, qui veut ravir les oreilles les plus absolues

"Quand la musique est bonne, quand la musique sonne", chantait Jean-Jacques Goldman. Si vous ne risquez pas d'entendre ce tube des années 19...

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Une semaine après le début du Montreux Jazz, zoom sur une composante indissociable du festival : un son unique, qui veut ravir les oreilles les plus absolues

"Quand la musique est bonne, quand la musique sonne", chantait Jean-Jacques Goldman. Si vous ne risquez pas d'entendre ce tube des années 1980 au Montreux Jazz cette année, il pourrait bien être le leitmotiv du festival. Car si la manifestation rayonne par ses invités de marque, on reconnaît aussi souvent sa qualité sonique qui tourbillonne au bord du lac.

A commencer par celui de l'Auditorium Stravinski, dont on dit qu'il possède une acoustique exceptionnelle. Qu'il doit en bonne partie aux rénovations de 2011, un ravalement complet visant à le rendre plus polyvalent depuis qu'il accueille, sur ses planches patinées, des groupes aux univers très différents.

"Pour les concerts de jazz amplifiés, l'acoustique du lieu doit être la plus neutre possible, tandis que pour la musique naturelle, le classique par exemple, la salle agit comme un instrument qui va colorer et propager le son jusqu'aux spectateurs", détaille Bertrand de Rochebrune, acousticien pour la société d'Silcence à Lausanne, qui a participé à la rénovation de l'Auditorium. Un processus complexe, notamment en raison de l'asymétrie de la salle, qui compte une galerie plus longue que l'autre. C'est d'ailleurs la raison d'être des trois gros œufs en bois suspendus le long de la paroi côté jardin, de 700 kilos chacun, conçus pour redistribuer le son de manière homogène. "Aujourd'hui, on peut vraiment jouer du bon Stravinsky au Stravinski. Peu importe où l'on est assis, on entend la même chose, à savoir ce que raconte la musique, son message émotionnel", ajoute l'ingénieur, pour qui l'acoustique parfaite, "c'est celle qui fait monter les larmes"...

Viriginie Nussbaum - 07.07.2017 - Le Temps

Le festival du rire a eu chaud !

Le Montreux Comedy Festival a bien failli ne pas recevoir une subvention extraordinaire de 150'000 frs. Ce montant lui permet d'organiser sereinement sa prochaine édition. Le Conseil communal a d'ores et déjà annoncé que ce serait la dernière rallonge. Le festival devra trouver d'autres apports fin...

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Le Montreux Comedy Festival a bien failli ne pas recevoir une subvention extraordinaire de 150'000 frs. Ce montant lui permet d'organiser sereinement sa prochaine édition. Le Conseil communal a d'ores et déjà annoncé que ce serait la dernière rallonge. Le festival devra trouver d'autres apports financiers à l'avenir.

Les contrats avec les artistes attendaient d'être signés. Tout était suspendu au vote du Conseil communal qui devait se déterminer le 21 juin sur l'octroi ou non d'une subvention qui doit lui permettre d'organiser son prochain festival qui se déroulera du 30 novembre au 4 décembre. Mais les discussions ont été serrées, car une partie des socialistes et de Montreux Libre sont dubitatifs face à la gestion financière de ce festival.

Une subvention qui agace

"A chaque préavis, c'est la même rengaine", déclare Manuel Gétaz qui se lance dans un long inventaire : "On fera mieux la prochaine fois. Il s'agit d'accompagner le développement du festival, le pérenniser, et d'autres arguments. Une fois on joue sur l'internationalisation. Des développements en Asie, que personne ici n'a bien compris. Puis sur les galas en langues étrangères, sur la Suisse alémanique pour bénéficier de fonds de la Confédération. On vient ensuite avec des pistes africaines, puis un recentrage sur Montreux... En clair, il demeure difficile de comprendre la stratégie, une fois sous la direction de Grégoire Furrer Production, une autre fois par le Conseil de Fondation", déplore Daniel Mazini du rang des socialistes. En proie depuis plusieurs années à un manque de liquidités, le festival s'était tourné vers la commune pour obtenir un coup de main. En échange, il avait promis de recentrer son développement sur Montreux. "Les promesses de faire une festival off animant la ville, partant à la conquête de lieux extérieurs, allant à la rencontre de la jeunesse, se résument aujourd'hui à un espace au Centre de Congrès pour y faire des animations diffusées sur le web. Où sont donc passées les idées séduisantes présentés par monsieur Barbezat, membre du comité de programmation et humoristique reconnu, dont la responsabilité devait faire vivre le festival dans tout la ville ? N'est-ce pas notamment sur ces promesses que la dernière rallonge avait été votée ?" Emmanuel Gétaz a d'ailleurs émis un rapport de minorité demandant de renvoyer le préavis en commission pour réexamen, estimant que certains éléments doivent être clarifiés avant de pouvoir prendre une décision. Pour la socialiste, Irina Gote "un renvoi du préavis aurait des conséquences catastrophiques à six mois du festival". Après de longues délibérations, le rapport de minorité a finalement été refusé et l'octroi de la subvention de 150'000 francs a été accordée à une large majorité.

Sandra Giampetruzzi - 29.06.2017 - Le Régional

"Un préavis élaboré entre deux portes"

Après un débat animé et de sérieux doutes émis par le Conseil communal, la Municipalité a finalement réussi à faire passer une demande de crédit d'investissement de 3mios de frs pour une étude d'avant-projet concernant les travaux de transformation et de sécurisation du Centre de Congrès. Des trava...

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Après un débat animé et de sérieux doutes émis par le Conseil communal, la Municipalité a finalement réussi à faire passer une demande de crédit d'investissement de 3mios de frs pour une étude d'avant-projet concernant les travaux de transformation et de sécurisation du Centre de Congrès. Des travaux budgétisés à hauteur de 80 mios de francs.

"Incohérence, improvisation, grand flou de préparation dans ce dossier, un préavis élaboré entre deux portes, coup de poker"... Durant deux heures de débat, les critiques ont fusé tous partis confondus envers la Municipalité qui demande un crédit de 3 mios de frs pour avancer dans l'étude des travaux du Centre de Congrès. La gauche a néanmoins été plus virulente que la droite. "Il a fallu cinq séances de commission pour venir à bout de ce préavis, car la commission a dû faire le travail de la Municipalité, critique Emmanuel Gétaz (Montreux Libre). "Nous déplorons qu'aucun business plan n'ait été élaboré. Nous ne savons pas quel est le public ciblé", regrette Irina Gote (PS).

Abandon d'une salle à 6'000 places

Incertitude et inconnue sont revenues sur toutes les lèvres : inconnue quant à la position de l'ECA sur ces travaux de sécurisation, incertitude sur l'engagement financier du canton, des communes et des partenaires privés, incertitude sur le positionnement futur du bâtiment. La Municipalité a aussi modifié son préavis en cours de route. Dans un premier temps, elle avait proposé d'augmenter la capacité de l'Auditorium Stravinski à 6'000 places contre 4'000 actuellement afin de bénéficier plus facilement de subventions du canton, Contractés par la commission, les principaux acteurs culturels ont fait savoir que cela ne correspondait pas à leurs attentes. En début d'année, la Municipalité s'est donc rétractée. "Pourquoi ne pas avoir contacté en amont ces partenaires ?", s'interroge Daniel Manzini (PS).

Un chèque en blanc ?

Certains conseillers ont donc l'impression de devoir signer un chèque blanc. "Il faut d'abord définir la stratégie et ensuite on construit la structure", soulève Susanne Lauber Fürst (ML), tandis que son colistier, Alexandre Staeger, renchérit : "Le préavis final devra impérativement être soumis au référendum obligatoire, car l'enjeu est de taille". Le syndic, Laurent Wehrli, rappelle que la première priorité de ce préavis est l'aspect sécuritaire, car si rien n'est entrepris d'ici à2 2020, l'ECA n'assurera plus le bâtiment si son activité est maintenue et la Municipalité sera alors seule responsable en cas d'accident. "45 à50 mios seront entièrement affectés à la sécurisation du bâtiment", rappelle le syndic qui a également assuré que la Municipalité était pour un référendum lors de la phase du crédit d'études. Finalement, le plénum a décider de faire confiance aux autorités à condition qu'elles fournissent une étude de marché et de financements lors de la demande du crédit d'études. La Municipalité a donc du pain sur la planche si elle veut aller de l'avant avec ce projet.

Sandra Giampetruzzi - 30.03.2017 - Le Régional

 

 

Montreux renonce à sa grande salle de 6000 places

Le projet de refonte du 2m2c a été revu par la Ville, une commission du Conseil communal et les acteurs culturels. Les élus doivent donner leur aval ce mercredi

Le futur Centre de Congrès de Montreux (2m2c) prend forme. Le projet issu du concours architectural a été revu par la Municipalité, en co...

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Le projet de refonte du 2m2c a été revu par la Ville, une commission du Conseil communal et les acteurs culturels. Les élus doivent donner leur aval ce mercredi

Le futur Centre de Congrès de Montreux (2m2c) prend forme. Le projet issu du concours architectural a été revu par la Municipalité, en collaboration avec une commission du Conseil communal et les acteurs culturels de la cité. En séance plénière ce mercredi, les élus montreusiens sont appelés à valider ce nouveau programme, en octroyant un crédit d'études de 3 millions de francs pour finaliser le projet de rénovation.

Vers un modèle de prestige

"Fruits d'un consensus, plusieurs éléments sont déjà acquis", précise Laurent Wehrli, syndic. En premier lieu, la Municipalité renonce à la création d'une salle de concert de 6000 places. Elle ne correspond pas aux attentes des acteurs culturels. Selon Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival (MJF), une capacité de 6000 places ne permet pas d'attirer davantage les "grosses pointures" du monde musical. C'est pourquoi il souhaite que le Centre de Congrès conserve son modèle de prestige : nombre d'artistes, à l'exemple de Muse, de Lady Gaga ou de Pharrell Williams, ne viennent à Montreux que pour se produire à l'Auditorium Stravinski (1800 places assises, 4000 debout). Un avis partagé par Pierre Smets. L'administrateur de la Saisonculturelle estime que l'Auditorium Stravinski représente une valeur ajoutée unique du fait de son esthétique et de son acoustique.

En conséquence, le projet de rénovation prévoit d'optimiser l'utilisation de l'Auditorium Stravinski durant toute l'année, notamment par la création de nouvelles voies de fuites. Cette mise à niveau sécuritaire est exigée par l'Etablissement cantonal d'assurance (ECA). A défaut, la salle ne pourrait accueillir que des concerts de moins de 1000 personnes.

Deux salles polyvalentes

La refonte du 2m2c ne vise pas à créer davantage de surfaces, mais à redonner vie à des espaces délaissés que personne ne souhaite louer actuellement. Dans ce cadre, une nouvelle salle polyvalente devrait être aménagée pour organiser durant toute l'année des évènements culturels, petits festivals hivernaux ou grand concerts de la Saison culturelle. Ce qui permettra par exemple au Club du MJF, à l'étroit avec ses 350 places assises, d'être plus rentable.

Plus de locaux à louer

¨Le complexe comptera aussi davantage d'espaces à louer. "Mais il a été convenu de ne pas augmenter les surfaces de bureaux ou de commerces au détriment des surfaces d'exposition", précise Caleb Walther, municipal.

Le futur 2m2c aura aussi son restaurant public. Il semble qu'il ne constituera pas une concurrence aux chalets du Montreux Jazz Festival, mais au contraire un atout pour la manifestation, qui pourrait ainsi économiser "des centaines de milliers de francs" sur l'installation de cantines. De son côté, la Société des hôteliers ne s'y est pas opposée. E>lle demande toutefois une présentation de l'avant-projet une fois terminé, pour le valider. Le volet "congrès" du centre, qui a accueilli récemment Polymanga, Arvins ou encore la Tatto Convention, sera aussi renforcé, alors que le Montreux vient d'entamer un rapprochement avec Lausanne dans ce domaine.

Une étude de marché

Afin de s'assurer une ultime fois que la double vocation culture/congrès du 2m2c est bel et bien judicieuse, la commission du Conseil communal propose de conditionner le crédit d'étude de 3 millions de francs à la production d'une étude de marché sur l'évolution des congrès et de l'évènementiel à venir. Aujourd'hui, le 2m2c bénéficie d'un positionnement unique, alors que Beaulieu, à Lausanne, a des locataires à l'année, que le Swiss Tech Center de Lausanne se positionne sur les congrès issus de l'EPFL et du CHUV, Genève sur le créneau des ONG, et le KKI de Lucerne en grande partie sur celui de la musique classique.
Avec l'aval des élus, les mandataires de l'étude ne devront pas seulement vérifier la faisabilité du projet, mas aussi déterminer son coût exact, pour l'heure estimé à 80 millions de francs. Dont 55 millions pour la mise en sécurité et à niveau du complexe, faute de quoi, la Ville devrait assumer seule un évènement sinistre

Claude Bréda - 22.03.2017 - 24 heures

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Montreux veut quadrupler son plafond d'endettement

La Municipalité souhaite faire passer sa limite maximale d'endettement de 70 à 280 millions. Des élus toussent.

La Municipalité est ambitieuse, puisque ce sont pas moins de 351 millions de francs, sans les subventions et les participations tierces, qui sont inscrits au programme d'investissement 20...

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La Municipalité souhaite faire passer sa limite maximale d'endettement de 70 à 280 millions. Des élus toussent.

La Municipalité est ambitieuse, puisque ce sont pas moins de 351 millions de francs, sans les subventions et les participations tierces, qui sont inscrits au programme d'investissement 2016-2021. Deux projets trustent une grande partie de ce montant: les travaux pour le Centre de Congrès (2m2c), évalués à 70 millions, et les 55 millions pour l'administration et les différents bâtiments prévus sur l'ex-parcelle Held. Pour mener à bien ces investissements, la Municipalité a proposé de quadrupler son plafond d'endettement. Le faisant passer de 70 à 280 millions de francs.

Un rappel de ligne rouge à ne pas franchir
La Commission des finances, qui a planché sur cette proposition, a refusé ce plafond. "Quand on vote pour accepter plusieurs investissements, on perd parfois de vue q'il y a une réalité budgétaire, un plafond plus modeste nous rappelle qu'il y a une ligne rouge à ne pas franchir, explique Gaëtan Cousin, conseiller communal Vert. Si on réalise tous ces investissements, on sera tellement endetté qu'on ne pourra plus rien faire par la suite."

Une limitation que ne comprend pas Pierre Rochat, municipal des Finances. "Ce n'est qu'une norme technique et un maximum. Chaque investissement est discuté et validé ou non par le Conseil communal. En voulant diminuer ce plafond, il se bride lui-même."

Deux propositions sont ressorties de la Commission des finances. L'une, de Gaëtan Cousin, demande un plafond à 140 millions. L'autre, émanant de l'élu UDC René Chevalley, à 180 million. Ces deux suggestions seront reproposées ce soir au Conseil communal.

"Il faut une voie plus modérée"
La formule à 180 millions est soutenue par la présidente de la Commission des finances, la socialiste Irina Gote, qui souligne que, dans les dernières législatures, seulement 55 à 60% des investissements prévus ont été réellement réalisés. "Avec un plafond à 180 millions, c'est une proposition consensuelle qui permettra à la Commune de ne pas seulement faire des investissements pour le tourisme et le 2m2c, mais aussi pour les habitants de Montreux. Un plafond à 280 millions inquiète la population. Il faut que nous trouvions une voie plus modérée."

Pierre Rochat confirme que la Commune à des projets ambitieux et qu'elle souhaite être assez large pour ne pas demander une rallonge au Canton en cas de catastrophe naturelle ou de dépenses imprévues. "Montreux doit investir dans le 2m2c, ses routes, ses écoles ou encore les bâtiments administratifs. Une collectivité est là pour investir et préparer l'avenir, elle n'est pas là pour thésauriser."

 

Romain Michaud - 14 décembre 2016 - 24 heures

 

 

 

Le Montreux Comedy a le sourire

La 27ème édition du festival lémanique affiche un excellent taux de remplissage, tout en ayant été largement suivie, tant à la télévision que sur les réseaux sociaux.

Le Montreux Comedy Festival a cette particularité de pouvoir être suivi loin à la ronde. Lundi soir, le gala de clotûre de sa 27e éd...

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La 27ème édition du festival lémanique affiche un excellent taux de remplissage, tout en ayant été largement suivie, tant à la télévision que sur les réseaux sociaux.

Le Montreux Comedy Festival a cette particularité de pouvoir être suivi loin à la ronde. Lundi soir, le gala de clotûre de sa 27e édition a été diffusé par France 4, où il a attiré 722'000 téléspectateurs, tandis que sur RTS2, ils étaient 23'000 à suivre cette cinquième et ultime soirée, contre 33'000 pour le gala d'ouverture. Pionnière en matière d'utilisation des réseaux sociaux, la manifestation a en outre été largement commentée et suivie sur Facebook, Twitter et Instagram, renforçant ainsi son statut de communauté européenne no 1 en matière d'humour francophone. Le tout nouveau Web Studio, qui a accueilli plusieurs événements diffusés en direct via Facebook, a lui aussi connu un joli succès. Permettre aux spectateurs d'assister à la création de contenu numérique était une volonté de Grégoire Furrer, directeur et fondateur du festival. Pari réussi, grâce notamment à la présence remarquée des collectifs Lolywood et Carac Attack.

L'Auditorium Stravinski a de son côté accueilli quatre grands galas francophones et un anglophone, qui ont vu défiler 80 artistes. Avec un taux de remplissage avoisinant les 100%, les soirées francophones ont été largement plébiscitées. A l'image du gala de clôture, "On va rire de tout", parfaitement animé par les excellentes Mathieu Madénian et Thomas VDB. Alors que son intitulé aurait pu laisser présager d'un jusqu'au-boutisme radical, d'une volonté de repousser au maximum les limites du bon gout, la soirée aura au contraire été parfaitement équilibrée, entre les tours de magie du clownesque Eric Antoine, l'humour plus politique de Kevin Razy ou la décapante performance musicale de Constance & Marie Reno, détournant frontalement les codes du rap masculin pour en dénoncer la misogynie larvée. 

La révélation Provenzano
Très attendu, le plateau "Génération stand-up" placé vendredi sous la houlette de Thomas Wiesel, aura été plus inégal. Rien à dire sur le Lausannois, qui pour la première fois tenait le rôle de maître de cérémonie. Une belle occasion pour lui de montrer que sa collection de t-shirts est grande, mais surtout de prouver que son talent est grand, principalement lorsqu'il s'empare de l'actualité et se fait autant éditorialiste qu'humoriste. Pour sa première grande scène, son pote Yoann Provenzano, jusque-là essentiellement connu pour ses capsules vidéos qui le voient se glisser dans la peau de personnages divers et joliment jouer avec les accents, a parfaitement joué son rôle de révélation de la soirée. Bons moments également avec Navo et Jason Brokerss, tandis que Mike Ward nous aura assommé avec un sketch sur le porno gay d'une embarrassante lourdeur, n'était son sympathique accent québécois.

"Humour vers le futur", le gala d'ouverture présenté par Artus, qui deux jours plus tard dansait sur Tf1 pour accéder à la demi-finale de "Danse avec les stars", restera finalement comme le plus rythmé, grâce à une succession d'improbables saynètes élaborées par le Français autour du thème des voyages spatio-temporels. Joli succès également pour Jérémy Ferrari, qui présentait à Vevey, samedi et dimanche, son seul-en-scène "Vends deux pièces à Beyrouth". Le prochain Montreux Comedy Festival aura lieu du 30 novembre au 4 décembre 2017. D'ici-là, rendez-vous sur sa chaîne YouTube, qui est en passe d'atteindre les 100 millions de vues.

 

Stéphane Gobbo - 6 décembre 2016 - Le Temps

Gainsbourg ou la passion des femmes

Deux grands noms de la chanson française se succéderont de quelques jours à l'Auditorium Stravinski: Jane Birkin le 4 novembre, qui reprendra les titres du grand Serge de manière symphonique, puis Enrico Macias le 22 novembre. Deux concerts en exclusivité suisse.

"Ces deux artistes marquent par leu...

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Deux grands noms de la chanson française se succéderont de quelques jours à l'Auditorium Stravinski: Jane Birkin le 4 novembre, qui reprendra les titres du grand Serge de manière symphonique, puis Enrico Macias le 22 novembre. Deux concerts en exclusivité suisse.

"Ces deux artistes marquent par leur durée de carrière!". Directeur de la Saison culturelle à Montreux, Pierre Smets est admiratif en désignant le parcours de Jane Birkin et Enrico Macias. "Les recevoir chez nous, c'est aussi saluer leur palmarès." Ces deux grands noms de la chanson française se succéderont de quelques jours à l'Auditorium Stravinski. La première le 4 novembre, accompagné par un orchestre de pas moins de cinquante musiciens, le second le 22 novembre, en exclusivité suisse.

Entre les cordes et les femmes
Plus de trente-cinq ans après leur séparation, Jane Birkin et Serge Gainsbourg incarnent toujours un couple mythique. Compagne, complice et muse, l'artiste britannique naturalisée française a marqué la vie de Gainsbourg, mais aussi son oeuvre. Aujourd'hui, elle fait revivre les plus grands titres de l'homme à la tête de chou. L'aventure commence quand Birkin rencontre Nobuyuki Nakajima, arrangeur japonais. Leur projet, qui devait être un événement unique destiné aux victimes du tsunami, a connu une évolution fulgurante, donnant lieu à la tournée jazzy "Via Japan". Cette année, Nobu pose la voix de l'actrice sur des partitions classiques. "Elle interprétera évidemment les titres écrits spécialement pour elle, confie le programmateur. Mais c'est un panorama intense de la vie du compositeur."

Présenter Gainsbourg de manière symphonique, c'est rappeler que ce dernier puisait souvent son inspiration dans la musique classique. "Il avait une passion pour les cordes, analyse Pierre Smets. Ce sera donc spectaculaire." Une passion pour les cordes, mais aussi pour la gente féminine. Birkin, BArdot, Deneuve, Adjani... Gainsbourg leur a dédié des titres aussi illustres que sensuels. "Pas de compétition précise l'organisateur. C'est un hommage à toutes les femmes par la voix de celle qui a partagé sa vie le plus longtemps."

 

Oriane Binggeli - 27 octobre 2016 - Le Régional

Martha Argerich vive et détendue à Montreux

La pianiste argentine s'est montrée sous son meilleur jour, dimanche lors du concert de clôture au Septembre Musical de Montreux. Sa fille Annie Dutoit était la récitante dans "Le Carnaval des Animaux" de Saint-Saëns.

Martha Argerich n'a pas jamais paru aussi souriante et détendue qu'au concert fin...

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La pianiste argentine s'est montrée sous son meilleur jour, dimanche lors du concert de clôture au Septembre Musical de Montreux. Sa fille Annie Dutoit était la récitante dans "Le Carnaval des Animaux" de Saint-Saëns.

Martha Argerich n'a pas jamais paru aussi souriante et détendue qu'au concert final du Septembre Musical dimanche à Montreux. Il fallait la voir danser avec nonchalance sur la scène de l'Auditorium Stravinski et souffler dans un sifflet serpentin à la fin du concert. Elle s'est mise au piano pour jouer le célèbre choro Tico-Tico no Fubá avec les jeunes musiciens du Youth Orchestra of Bahia gonflés à bloc.

Une formation de musiciens débordant d'énergie
C'était le point d'orgue d'un concert aux couleurs bigarrées. Beaucoup de gaieté, de tendresse aussi, à l'occasion de ce rendez-vous familial, avec Annie Dutoit (fille de la pianiste et du chef Charles Dutoit) en récitante. D'emblée, le concert était placé sous le sceau du rythme. Les blocs sonores s'animent sous la direction du chef Ricardo Castro (ami de Martha Argerich) dans les danses d'Estancia de Ginastera. Certes, l'orchestre sonne un peu massig, tous les pupitres sur le même plan, mais quelle énergie! Les jeunes musiciens se balancent sur leurs sièges dans la quatrième pièce. Il y a là une ferveur qui fait plaisir à voir.

Le Concerto pour piano No1 de Chostakovitch leur pose davantage de problèmes. Les cordes ne sont pas très unies et l'on relève les approximations. Par bonheur Martha ARgerich s'est avérée magnifique, beaucoup plus sereine que dans le concerto de Schumann joué il y a 10 jours pour l'ouverture du festival. Outre sa virtuosité crépitante, la pianiste argentine développe de très beaux climats dans le mouvement lent. La tendresse, la mélancolie, l'ironie sous-jacente sont magnifiquement rendus. Le trompettiste Helder Passinho Jr est un très bon partenaire et le finale est incandescent à souhait. ... Un concert magnifiquement festif, couronné par les applaudissements du public.

 

Julian Stykes - 5 septembre 2016 - Le Temps

La Saison culturelle de Montreux se met au service de l'économie locale

Pour sa première édition aux manettes, Pierre Smets joue la collaboration. Et le Septembre musical testera un transfert.

Une nouvelle ère. Finies, les paillettes des conférences de presse de l'ancien directeur de la Saison culturelle de Montreux. Aux commandes depuis janvier, le nouvel administrate...

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Pour sa première édition aux manettes, Pierre Smets joue la collaboration. Et le Septembre musical testera un transfert.

Une nouvelle ère. Finies, les paillettes des conférences de presse de l'ancien directeur de la Saison culturelle de Montreux. Aux commandes depuis janvier, le nouvel administrateur Pierre Smets a au contraire préparé la semaine dernière un "entretien intimiste" pour présenter les dates des prochains spectacles prévus à l'Auditorium Stravinski. Pour rappel, cette Saison culturelle est voulue politiquement depuis 2004: 15 dates minimum sont censées remplir la mythique salle montreusienne, en dehors des trois grands festivals (Montreux Jazz, Comedy et Septembre musical) et des congrès.

Quatre nouveautés pour la Saison estampillée Smets: des dates censées servir davantage l'économie locale, avec pour conséquence l'éventuel déplacement du festival Septembre musical, un nouveau système de son et des spectacles au compte-gouttes. Explications "Poumon économique".

Pierre Smets donne le ton: "L'ère du "je veux faire un spectacle et je me fous de savoir si cela court-circuite les autres" est révolue. Sinon, nous sommes tous perdants!" Enumérant les buts de la Saison, Pierre Smets cite en premier le mandat "essentiel au fonctionnement économique de la Ville", seulement dans un deuxième temps "l'offre culturelle variée", cela à l'inverse du préavis de 2004.

Il détaille: "Quand nous avons une possibilité de spectacles, nous regardons d'abord avec le 2m2c (ndlr. Montreux Music & Convention Centre, qui abrite l'Auditorium). On peut s'effacer ou reporter s'il y a un congrès pour privilégier les nuitées." Pour rappel, l'avenir du 2m2c sera l'un des enjeux politiques de cette législature. Directeur de Montreux-Vevey Tourisme, Christoph sturny martèle: "Le 2m2c est notre poumon économique! Il remplit hôtels et restaurants. La coordination culture-économie-tourisme devient de plus en plus importante pour que tout le monde en profite."

"Février musical"?
Dans cette logique, des concerts classiques seront proposés par le Septembre musical en janvier-février. D'une part, parce que chacun des trois grands festivals doit participer à la programmation de la Saison. Mais d'autre part aussi parce qu'existe "la volonté de s'intégrer dans les espaces où l'économie locale en a besoin", souligne Jean-Baptiste Piemontesi, municipal de l'Economie, de la Culture et du Tourisme.

Le festival classique risque-t-il. à terme, de devenir Février musical?  "Nous sommes dans une phase de test, répond Jean-Baptiste Piemontesi. Pour l'heure, cela reste sur les deux périodes de l'année, mais nous souhaitons concentrer les dates classiques sur les week-ends, pour pouvoir vendre des packages (ndlr: concerts & hôtels), qui génèrent des nuitées, et vendre des congrès la semaine."

Le Montreux Jazz pas à pas
Le Septembre musical fait donc son entrée dans la Saison. Le Comedy a toujours joué le jeu de la collaboration. Quid du Montreux Jazz? "Pour leur 50 ans, ils ont proposé en mars Le Presbytère, par le Béjart Ballet Lausanne. Une richesse dans une salle qu'on ne pensait pas faite pour la danse." Certains ont justement critiqué le manque de visibilité de certains sièges... "Moins de 3% des retours!" dit Pierre Smets. Outre un événement de danse, le Montreux Jazz Festival programmera-t-il bientôt pour la Saison une grande exclusivité musicale, de son ADN? "Mathieu Jaton a beaucoup de contraintes. Le but n'est pas de faire du chantage mais de collaborer petit à petit", répond Pierre Smets.

Un nouveau système de son
Depuis cinq ans, la partie audiovisuelle de l'Auditorium est sous-traitée par la société Dorier. Qui vient de s'équiper pour la salle d'un système flambant neuf (le K2, de L-Acoustics), pour un demi-million de francs environ. "Il est devenu une référence dans le milieu, souligne Anthony Marguet, directeur technique audiovisuel chez Dorier. Sa directivité contrôlée permet très peu de variations sonores entre les sièges." "Pour éviter que le premier rang en prenne plein les oreilles et que derrière il n'entendent rien", résume Rémy Crégut, directeur du 2m2c.

 

24 heures - 31 août 2016

"Il faut créer de l'attachement, repérer les Prince, les Bowie de demain et leur faire aimer Montreux. Si le Montreux Jazz Festival veut continuer à nous enchanter, il doit dans le même pas embrasser l'époque et se battre contre elle."

Arnaud Robert, journaliste Le Temps

Montreux Jazz Festival, funambule depuis 50 ans

La 50ème édition s'est achevée samedi avec un budget à l'équilibre. Mais le renouvellement des têtes d'affiche reste un casse-tête.

Il est une heure du matin, dans la nuit de samedi, ceux qui ne dormiront pas attendent encore le concert du DJ Laurent Garnier; il s'étendra jusqu'à l'aube. Sur le qua...

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La 50ème édition s'est achevée samedi avec un budget à l'équilibre. Mais le renouvellement des têtes d'affiche reste un casse-tête.

Il est une heure du matin, dans la nuit de samedi, ceux qui ne dormiront pas attendent encore le concert du DJ Laurent Garnier; il s'étendra jusqu'à l'aube. Sur le quai de Montreux, la foule est si dense que chaque pas est une victoire. "Une merveilleuse édition", dit Mathieu Jaton, le directeur du festival: 95'000 billets vendus, un taux de remplissage de 80% au Montreux Jazz Lab, de 92% au Montreux Jazz Club, un budget de près de 30 millions à l'équilibre malgré plusieurs jours de pluie. Le jubilé semble triomphal.

De loin, le Montreux Jazz Festival (MJF) apparaît à certains comme une grosse machine huilée: un Centre des Congrès qui tourne, plein de sponsors, une Jeep repreinte d'or exposée comme dans un marché de l'automobile, des coupes de champagne estampillée MJF qui coulent comme de l'eau plate, des workshops pris d'assaut, l'équilibre savant entre les offres gratuites et payantes. De près, la manifestation est une mécanique fragile, complexe, un pari sans cesse renouvelé, un casse-tête: il a fallu attendre les tout derniers jours du festival pour éviter les déficits.

Malgré une grille tarifaire élevée (90 à 100 francs en moyenne pour les billets les moins chers de l'Auditorium Stravinski), le Montreux Jazz Festival n'est pas riche, il n'est pas assis sur ses positions. Chaque année c'es une bataille pour obtenir des créations dispendieuses (cette année Woodkid ou la soirée brésilienne), pour rester défricheur au Lab sans miser seulement sur le buzz de l'instant, pour répondre au public jazz dans le Club en le convaincant de payer plus cher qu'à Cully ou à Vienne. Les programmateurs multiplient les sueurs froides dans un marché culturel qui se tend toujours davantage.

On ne cesse de penser à demain. La tête d'affiche qui aura défini la cinquantième édition, c'est Neil Young. Près de 3h30 de concert, une générosité éblouissante, le vertige de l'instant, un public bigarré. Mais Neil Young a 71 ans. Patti Smith, ZZ Top, Santana, Deep Purple, Quincy Jones ne sont plus de première jeunesse non plus. Anohni, Muse, Lana Del Rey, AIR, Woodki, pour diverses raisons (le formatage généralisé, l'économie de soi) n'ont pas marqué autant que leurs aînés. Comment créer des miracles, comment préparer les vestiges futurs, ceux qui font du Montreux Jazz un projet culturel sans équivalent en Suisse ?

Il faut créer de l'attachement, repérer les Prince, les Bowie de demain et leur faire aimer Montreux. La pépinière des concours, de la Montreux Jazz Academy, utiliser le Lab aussi pour des défis et des créations qui prépareront les grands spectacles de l'Auditorium dans les années à venir. Cette année au Lab, les concerts de Moderat, de Nekfeu (brillant rappeur qui comprend la logique spectaculaire de la scène et ce qu'elle exige en termes de préparation), ouvrent des pistes.

Si le Montreux Jazz Festival veut continuer à nous enchanter, il doit dans le même pas embrasser l'époque et se battre contre elle. La quadrature du cercle? Ils connaissent cela. Funambules depuis 50 ans.

 

Arnaud Robert - 17 juillet 2016 - Le Temps

 

 

Grâce au Jazz, le coeur de Montreux bat entre le Casino et l'antre des concerts

La manifestation a marqué la ville jusque dans le développement de son axe principal. Montreux s'est développée sur un axe essentiel: celui reliant le Centre de Congrès au Casino, soit l'actuel emplacement du festival et son lieu historique initial. C'est surtout là que bat le coeur de la ville (caf...

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La manifestation a marqué la ville jusque dans le développement de son axe principal. Montreux s'est développée sur un axe essentiel: celui reliant le Centre de Congrès au Casino, soit l'actuel emplacement du festival et son lieu historique initial. C'est surtout là que bat le coeur de la ville (cafés, boutiques, promenades). Analyse.

La 50ème édition du Montreux Jazz Festival (MJF) se clôt après-demain. En un demi-siècle, ses retombées économiques et touristiques ont souvent été soulignée. Outre ces bénéfices financiers et d'image, la manifestation a laissé son empreinte jusque dans le visage de la ville. Non pas seulement par la toile (à laquelle la population a participé), qui sera dorénavant installée à demeure sur l'une des faces du Centre des Congrès (2m2c). Pas uniquement non plus par les grandes lettres Jazz (6 mètres sur 4), en LED de couleur, qui trôneront de manière permanente au pied de l'antre du festival. Ni par les différentes traces de ces dernières années - l'arrivée d'un Jazz Café à l'année, le changement de nom d'une portion de la Grand-Rue, devenue avenue Claude-Nobs, et l'installation de bustes de jazzmen dans les jardin du Palace.

Pour rappel, le festival a placé Montreux sur la carte du monde. "Dès 1969, grâce à l'album Swiss Movement, enregistré à Montreux lors du concert d'Eddie Harris et de Les McCann, premier disque de jazz à avoir dépassé le million d'exemplaires vendu", précise Stéphanie-Aloysia Moretti, directrice artistique de la Montreux Jazz Artists Foundation. Vers l'extérieur, l'image de Montreux est donc passée de "station vieillissante à ville vivante, mélomane et festive", comme le déclarait en 2009 Pierre Salvi, alors syndic de Montreux.

Mais, outre le reflet de la ville vers l'extérieur, le Jazz a changé jusqu'à la géométrie de Montreux. Elle s'est développée sur un axe essentiel: celui reliant le Centre de Congrès au Casino, soit l'emplacement actuel du festival et son lieu historique initial. C'est surtout là que bat le coeur de la ville (cafés, boutiques, promenades). Professeur à l'UNIL, se préoccupant notamment de l'influence de l'art sur les villes, Antonio Da Cunha détaille: "Toute l'axialité de cette portion de la Grand-Rue s'en est trouvée renforcée. L'impact du festival est évident, à plusieurs échelles. Même limité à deux semaines, de par son inscription dans le temps, il a requalifié l'espace public. Non seulement par l'ensemble de marqueurs liés au jazz - bustes, évocations ponctuelles sur les quais - mais aussi, par exemple, par la mise en scène du parc Vernex, attenant. Il a structuré l'espace et transformé la géométrie des flux, les pratiques de déambulation des individus pendant le reste de l'année.

Territet s'est "effacé"
"On faisait ça entre copains. On ne se rendait pas compte de ce que ça allait devenir et que ça allait déplacer le contexte général physique de la ville côté ouest", constate Roger Bornand, ami de feu Claude Nobs et concepteur de la 2e affiche du festival. En effet, Montreux aurait pu se développer vers l'est: du côté où battait fort son coeur au début du tourisme, la gare de l'Orient-Express se trouvant à Territet (l'un des villages constituant Montreux). Ex-archiviste communale, Evelyne Lüthi-Graf nuance: "Le Festival est venu renforcer et appuyer un développement qui était déjà rendu possible par le tram: historiquement, cette portion était à cette époque-là ce qu'on nomme le mall, sorte de Champs-Elysées, l'allée de peupliers qui mène au château." Un autre élément à aussi contribué, à côté du MJF, à ce reprofilage de la ville: "Le déplacement du pôle d'attractivité vient aussi du fait que les hôtels de Territet ont presque tous fermé pour devenir des appartements par étages", souligne Michel Ferla, directeur de l'Office du tourisme de Montreux (de 1980 à 1993) et qui a codirigé le Festival de Jazz.

"Sans le Jazz, Montreux ne serait pas ce qu'elle est. Comme Saint-Tropez sans Bardot. Les gens ne se rendent pas compte à quel point il faut rendre hommage à Claude Nobs, ce grand visionnaire qui a toujours dû se battre", conclut Evelyne Lüthi-Graf.

Chiffres
53'000 Les nuitées générées par le Festival
50 millions Estimation de la somme investie dans l'économie régionale à chaque édition du festival. Ce montant avait été chiffré à 12 millions en 1997 puis 30 millions en 2003, dans des études successives pilotées par Francis Scherly, professeur à HEC Lausanne

 

Stéphanie Arboit - 13 juillet 2016 - 24 heures

"J'aime bien Montreux. Les montagnes, les vaches avec leur cloche, la bouffe."

Les McCann, pianiste et chanteur américain

Le géant Muse dans "l'intimité" de l'Auditorium Stravinski

Attendu de pied ferme cet été par ses fans, le groupe britannique, plutôt habitué aux stades, jouera ce samedi le premier concert d'un triplé helvétique à l'Auditorium Stravinski. Un événement à l'allure de show intimiste.

En un peu plus de vingt ans de carrière, Muse s'est imposé comme l'une des f...

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Attendu de pied ferme cet été par ses fans, le groupe britannique, plutôt habitué aux stades, jouera ce samedi le premier concert d'un triplé helvétique à l'Auditorium Stravinski. Un événement à l'allure de show intimiste.

En un peu plus de vingt ans de carrière, Muse s'est imposé comme l'une des figures emblématiques de la scène pop-rock. Rock dans sa formation électrique et la grandiloquence de ses prestations, pop dans sa capacité à remplir les stades et à jouir d'une réputation culte. Pour ses fans, les prestations du groupe valent le déplacement à tout prix, même noyé dans une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes. A l'instar d'icônes comme Rihanna, Adele ou encore Coldplay, le trio de Matthew Bellamy écume les stades et les arènes, se faisant de plus en plus rare dans les salles de taille humaine. En témoignent ses derniers passages en Suisse: au Stade de Suisse en 2013, à l'Expopark de Bienne en 2015, dans le cadre du Sonisphère et en mai dernier au Hallenstadion de Zurich. Autant de dates à guichets fermés.

Etonnant d'ailleurs, après ces deux concerts ayant réuni il y a moins d'un mois quelques 26'000 spectateurs, de voir la formation revenir en Suisse avec son Drones World Tout pour un triplé en festivals. Si les concerts en open-air au Gurten Festival de Berne (14 juillet) et au Paléo Festival de Nyon (19 juillet) promettent aux rock-stars un terrain de jeu habituel, l'escapade au Montreux Jazz pourrait, elle, s'avérer différente. Livreront-ils un show plus épuré et "intimiste" - délaissant le temps d'une soirée leur sens de la démesure - au 4'000 chanceux ayant réussi à dégoter leur sésame pour l'Auditorium Stravinski, quelques minutes seulement après la mise en vente des billets en février? Réponse samedi soir. ...

 

Alexandre Caporal - 2 juillet 2016 - Le Temps

Fête fédérale de Montreux - le "plus grand concours de musique au monde"

26'000 musiciens, plus de 550 harmonies, brass bands et fanfares helvétiques et 220'000 spectacteurs attendus: la 34ème Fête fédérale de musique qui se déroulera du 10 au 12 et du 17 au 19 juin à Montreux et sur la Riviera s'annonce comme la plus grande jamais organisée, avec un budget de près de 8 ...

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26'000 musiciens, plus de 550 harmonies, brass bands et fanfares helvétiques et 220'000 spectacteurs attendus: la 34ème Fête fédérale de musique qui se déroulera du 10 au 12 et du 17 au 19 juin à Montreux et sur la Riviera s'annonce comme la plus grande jamais organisée, avec un budget de près de 8 millions. Concours de musique en salle et parades seront les temps forts de ce rendez-vous quinquennal, agrémenté de multiples animations entre les quais montreusiens, qui se transformeront en une gigantesque place de fête, et Vevey, La Tour-de-Peilz et Blonay. Tour d'horizon des rendez-vous à ne pas manquer, de la production de la fanfare de la Garde suisse du Vatican à une disco dès la nuit tombée, et zoom sur quatre sociétés de la région qui s'apprêtent à concourir.

"L'élément fondamental de la Fête fédérale de musique est le concours des sociétés et c'est la première mission en tant qu'organisateurs que nous avons à remplir. Mais nous avons aussi voulu assumer pleinement le mot fête et mettre en musique l'ensemble de cette région!", résume Laurent Wehrli, président du Comité d'organisation et syndic de Montreux. 556 harmonies, fanfares et brass bands helvétiques s'apprêtent donc à se mesurer, du 10 au 12 et du 17 au 19 juin, dans le cadre de ce qui apparaît comme "le plus grand concours de musique au monde", aucune autre compétition ne réunissant autant de musiciens - près de 26'000 cette année - que ce rendez-vous qui a lieu tous les cinq ans, organisé sous l'égide de l'Association suisse des musiques. "L'engouement est prodigieux. Et ce n'est pas une question de cocorico!" se réjouit Laurent Wehrli, en rappelant que le dernier record en termes de participation était jusqu'ici l'apanage de Lucerne, qui avait rassemblé 537 sociétés en 2006. "Le budget de base était de 7.5 millions. Mais vu le nombre d'inscription, il a dû être porté à près de 8 millions."

Concours en salles et défilés géants
Une quinzaine de salles ouvertes, en parallèle à Montreux, Clarens, la Tour-de-Peilz et Vevey, accueilleront  les concours de musique concertante ou de divertissement. Pour les mélomanes avertis, le moment à ne pas manquer sera le samedi soir, avec un spectacle assuré à l'Auditorium Stravinski par les sociétés de la classe "Excellence". Le premier weekend sera celui des harmonies - l'Harmonie lausannoise y défendra les couleurs vaudoises parmi 15 formations au total - tandis que le weekend suivant fera la part belle aux brass bands. Quant aux amateurs de shows musicaux, ils auront toujours rendez-vous à la salle de gymnastique de Burier.
Autre moment fort: les parades. Ces défilés géants se dérouleront à chaque fois sur les trois jours, à Montreux et à la Tour de Peilz, dès 16h30 le vendredi et dès le milieu de matinée le samedi et le dimanche pour s'achever vers 21h les deux premiers jours et à 16h le dimanche. ...

 

Priska Hess - 9 juin 2016 - Le Régional

Le Septembre Musical de Montreux-Vevey vit un renouveau pour ses 70 ans

Le directeur Tobias Richter a choisi de resserrer le calendrier du festival sur une dizaine de jours. Il envisage une formule échelonnée sur l'année avec des concerts également pendant la saison.

Le Septembre Musical de Montreux-Vevey fêter ses 70 ans en août prochain. Fondé en 1946, il connaît une...

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Le directeur Tobias Richter a choisi de resserrer le calendrier du festival sur une dizaine de jours. Il envisage une formule échelonnée sur l'année avec des concerts également pendant la saison.

Le Septembre Musical de Montreux-Vevey fêter ses 70 ans en août prochain. Fondé en 1946, il connaît une riche histoire, ponctuée de hauts mais aussi de bas, selon les divers directeurs artistiques qui l'ont mené. Arrivé en 2005, Tobias Richter (également directeur du Grand Théâtre de Genève) a recentré la programmation vers les orchestres symphoniques et la musique de chambre. Une exposition rétrospective et un libre rédigé par Jean-François Monnard (à paraître aux éditions Infolio) accompagneront le festival.

Tobias Richter profite de cette "année anniversaire" pour resserrer le calendrier. Le Septembre Musical ne se déploiera plus sur deux semaines et demie, mais sur une dizaine de jours (du 26 août au 4 septembre), avec des concerts tous les jours. Le directeur invoque le coût très élevé de l'hébergement des musiciens dans les hôtels de la Riviera vaudoise en période estival. Il fait remarquer que les mélomanes sont en général accaparés par la rentrée dès les premières semaines de septembre. La période propice de l'été indien est un argument de plus pour cette décision. "Une belle soirée à la Riviera vaudoise, ça prime sur tout!" dit-il.

Le budget du Septembre Musical (1 million et 750'000 francs) reste relativement limité comparativement à d'autres festivals de l'été. Aussi Tobias Richter envisage-t-il de bâtir une formule échelonnée sur l'année avec une deuxième plage de festivités qui aurait lieu à la fin janvier, ou quatres ou cinq dates pendant la saison afin de fidéliser le public régional - ceci en partenariat avec la Saison culturelle. Le projet en gestation et rien n'est concrétisé pour l'heure.

Charles Dutoit et Stravinski
Etroitement associés au festival depuis plusieurs années, Charles Dutoit et le Royal Philharmonic Orchestra de Londres (qui fête ses 70 ans d'existence!) ouvriront le festival avec trois concerts à l'Auditorium Stravinski. La riche idée, c'est de confier au chef lausannois les trois grands ballets de jeunesse de Stravinski, L'Oiseau de feu, Petrouchka et Le Sacre du Printemps. Martha Argerich (dans le Concerto de Schumann), Leonidas Kavakos (dans le Concerto pour violon de Brahms) et le jeune Daniil Trifonov (dans le Concerto No2 de Rachmaninov) ponctueront ce beau week-end d'ouverture.

L'autre formation en résidence, ce sera le Youth Orchestra of Bahia (YOBA) composé de musiciens brésiliens âgés de 13 à 29 ans, sous la baguette de Ricardo Castro. LE pianiste et chef d'orchestre (professeur à l'HEMU de Lausanne) dirigera cette formation pleine d'enthousiasme, forcément moins aguerrie qu'un orchestre professionnel, dans un panel d'oeuvres très variées. On pourra entendre le répseroir sud-américain et espagnol (Le Tricorne de Manuel de Falla), mais aussi la 4e Symphonie de Tchaïkovski, le Concerto pour violon de Beethoven (avec Midori) ou encore le Concerto "L'Empereur" dirigé par Ricardo Castro, Annie Dutoit, fille de Charles Dutoit et Martha Argerich, sera la récitante pour le Carnaval des Animaux de Saint-Saëns.

Venue de l'enfant terrible de la direction d'orchestre
Teodor Currentzis, enfant terrible de la direction d'orchestre, viendra diriger Rameau avec son propre ensemble musicAeterna Perm. "C'est mon coup de coeur", dit Tobias Richter, alors que le lendemain, le même chef dirigera The Indian Queen de Purcell à l'Opéra des Nations de Genève. Le violoniste canadien James Ehnes est à entendre dans une intégrale des Sonates et Partitas pour violon seul de Bach (lu 29 août au Temple Saint-Martin de Vevey). Mikhail Pletnew donnera un récital de piano au Théâtre de Vevey (31 août). Des lauréats du Concours Tchaïkovski de Moscou 2015 (le pianiste américain Georges Li, le violoncelliste roumain Andrei Ionut Ionita) se produiront à Vevey et au Château de Chillon.

 

Julian Sykes - 9 mai 2016 - Le Temps

 

 

Le futur centre des congrès dévoilé

Le Centre des Congrès devrait subir plusieurs travaux de rénovations sous condition que le Conseil communal accorde un crédit estimé à l'heure actuelle à 50 mios de francs. C'est le bureau d'architectes lausannois CCHE qui a décroché le mandat pour dessiner les futures lignes du 2m2c.

La mise aux n...

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Le Centre des Congrès devrait subir plusieurs travaux de rénovations sous condition que le Conseil communal accorde un crédit estimé à l'heure actuelle à 50 mios de francs. C'est le bureau d'architectes lausannois CCHE qui a décroché le mandat pour dessiner les futures lignes du 2m2c.

La mise aux normes du Centre des Congrès avance d'un bon pas. En 2015, les autorités montreusiennes avaient demandé un crédit de 410'000 frs pour lancer un concours sous forme de mandat d'études parallèles afin de réfléchir au futur du bâtiment. Le but était de plancher sur la remise à niveau de l'édifice concernant la sécurité et les normes incendies. Le coût de ce lifting, obligatoire si le centre des congrès veut pouvoir accueillir plus de 1'000 personnes dans ses salles de concerts avait été budgétisé à 40 mios de frs. Profitant de ces travaux, la Municipalité veut faire d'une pierre deux coups en injectant 10 mios de frs supplémentaires afin de développer le bâtiment, notamment en l'ouvrant au public. Ce crédit de mandat d'études avait été accepté dans la foulée. Aujourd'hui, les autorités dévoilent le projet lauréat du bureau lausannois CCHE Architecture & Design, en partenariat avec le bureau d'économiste Pragma Partenaires SA et le bureau BG Ingénieurs Conseils. Pour l'heure, il ne s'agit que d'un projet d'intention où les grandes lignes ont été tracées. Il devra encore être travaillé et modifié pour aboutir à un projet définitif.

Moderniser le bâtiment
Pour ce projet, quatre bureaux interdisciplinaires d'architectes et d'ingénieurs ont été mandatés pour mener trois axes de réflexion, dont la mise aux normes des voies de fuites et des normes parasismiques, incendie et désenfumage, le renouvellement des équipements et des installations obsolètes, ainsi que l'exploration de différentes possibilités de développement, comme un restaurant, une billeterie commune aux divers acteurs concernés et la création de nouveaux espaces polyvalents. L'idée des autorités est de moderniser le bâtiment et de faire évoluer les usages. Le projet lauréat devra encore etre affiné avant d'être mis à l'enquête publique. Une étape qui devrait durer une année selon la Municipalité si le Conseil communal en accepte le crédit d'études. Un crédit de réalisation serait ensuite déposé fin 2017 et les travaux pourraient débuter au deuxième semestre 2018.

 

 

Sandra Giampetruzzi - 21 avril 2016 - Le Régional

 

 

Montreux pavoise avec de l'art choral chinois

C'est une première: des choristes amateurs chinois concourent au 52e Montreux Choral Festival. "Le clou de l'événement, se réjouit Jean Bertalmio, son président, se déroule aujourd'hui sur la place du Marché à Montreux et c'est gratuit. L'ensemble des choeurs qui participent au concours, soit quelqu...

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C'est une première: des choristes amateurs chinois concourent au 52e Montreux Choral Festival. "Le clou de l'événement, se réjouit Jean Bertalmio, son président, se déroule aujourd'hui sur la place du Marché à Montreux et c'est gratuit. L'ensemble des choeurs qui participent au concours, soit quelque 300 choristes, interprétera aussi bien du Freddie Mercury que du Beethoven, accompagné par une fanfare américaine basée en Allemagne, l'US Army Field Band and Chorus. Je suis particulièrement confiant pour la météo: on annonce 18 degrés ce qui est bien pour un concert en plein air.

"Les inscriptions à cette compétition ont été plus nombreuses que les années précédentes."

Un jury de trois chefs de choeur départagera les formations. On y note la présence aussi radieuse qu'énergique du Fribourgeois Michel Corpataux aux côtés de Klaus-Jürgen Etzold et de Bo Johansson, d'Allemange et de Suède. Participent au concours international 12 formations sur 24 inscrites. "Les inscriptions à cette compétition ont été plus nombreuses que les années précédentes. Cette participation qui nous réjouit, nous a permis de choisir les meilleures formations, remarque Jean Bertalmio". Outre les Chinois, les chanteurs viennent principalement de l'Europe et tout particulièrement de l'est du continent.

Sur le plan national, cinq choeurs se disputent la joute: des Vaudois, des Valaisans, des Fribourgeois, des Bâlois et des Schaffhousoises. Palme d'ancienneté au choeur mixte paroissial de Treyvaux, qui a été fondé en 1984. Le président de la manifestation nuance cette participation modeste par le fait que les choristes mamteurs du pays sont beaucoup à être en vacances. La direction artistique du festival est placé sous la houlette d'Hansruedi Kämpfen, directeur musical de la ville de Brigue.

 

Le Régional - 30 mars 2016

David Heim, une vie manga

Il a fondé Polymanga il y a 12 ans. Rencontre avec un fan de pop culture qui, à chaque fêtes de Pâques, transforme Montreux en carnaval geek.

Attablé dans un café de Gland, à 50 mètres de chez lui, David Heim affiche un look de startupper à la coule en t-shirt et veston. Il a 32 ans, habite ici dep...

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Il a fondé Polymanga il y a 12 ans. Rencontre avec un fan de pop culture qui, à chaque fêtes de Pâques, transforme Montreux en carnaval geek.

Attablé dans un café de Gland, à 50 mètres de chez lui, David Heim affiche un look de startupper à la coule en t-shirt et veston. Il a 32 ans, habite ici depuis presque toujours et ne voit pas pourquoi il irait vivre ailleurs. Gland: ville zen, ville zéro stress. Vendredi ce sera sans doute une autre histoire. David Heim et sa femme Sarah sont à la tête d'un festival qui n'a cessé de grandir depuis 12 ans au point de déménager plusieurs fois entre Lausanne et Genève avant de s'établir durablement à Montreux.

Polymanga c'est le grand rendez-vous des fans de cultures pop et japonaises qui rythme le week-end de Pâques. En 2015, ils étaient 35'000 à se presser dans le 2m2c, là même où en juillet, le jazz prend ses quartiers d'été.

En 2016, David Heim escompte accueillir 40'000 visiteurs encadrés par 180 volontaires aux petits soins, "c'est notre gentil staff, indispensable pour que le festival se déroule bien". Car dans la communauté, tout le monde veut en être. "De toutes les conventions en Europe, Polymanga est celui qui jouit de la meilleure réputation", explique Xavière, dessinatrice française qui tourne dans pas mal d'événements similaires entre Paris et la Belgique, mais dont c'est ici la première participation. "C'est bien organisé, détendu et une large place est laissée aux artistes comme moi." David Heim confirme: "Ici l'ambiance est bon enfant. En 12 ans, nous n'avons jamais connu de problème de sécurité. Notre seul souci ce sont les armes factices des cosplayers que nous leur demandons de laisser au vestiaire."

Pikachu sur la Riviera
Cosplayers? Un mot-valise, mix entre Costume et Player qui désigne à l'origine ces fans ultimes de séries japonaises qui se déguisent en leurs héros préférés. Le genre, s'est depuis élargi aux séries télés, au cinéma, aux comics américains et aux jeux vidéo.

A Montreux depuis trois ans, à la saison des oeufs et des lapins en chocolat, on voit ainsi défiler des Pikachu (la gerboise jaune de Pokemon), des Luffy (le pirate au chapeau de paille et au corps caoutchouc de One Piece) et tout un aéropage improbable qui transforme la Riviera en carnaval geek. "Montreux est devenue la capitale du cosplay. On va accueillir des pointures de Pologne, de Finlande, d'Indonésie ou encore de Thaïlande. Et organiser le Global Easter Cosplay, le premier concours mondial de déguisements organisés Et inversement, lors des sélections du World Cosplay Summit, les gagnants suisses partiront se mesurer aux meilleurs mondiaux à Nagoya au Japon », détaille David Heim dont le CV se résume presque uniquement à Polymanga.

« J’ai quand même fait quelque chose avant. A 14 ans, avec deux copains, on a lancé Power3D le plus gros site Internet dédié aux jeux vidéo. A l’époque je fréquentais aussi pas mal de festivals de pop culture sans être totalement satisfait. J’ai donc décidé d’organiser le mien avec quelques amis. Je n’avais pas d’argent mais des parents très compréhensifs qui ont payé mon loyer pendant un moment et voyait cela comme faisant partie de mon apprentissage de la vie.

Le buzz Julien Lepers
La première édition se déroule en 2004 à l’Epfl. « On l’a logiement intitulé Polymanga. J’aimais bien le terme de Poly qui veut dire plusieurs, car pour moi le mélange des cultures pop était dès le départ important. J’ai un spectre assez large. Je suis fan de Game of Thrones mais aussi de séries plus spécifiques comme Super Robot Wars, une licence japonaise des années 80, dont je dois posséder une des plus grandes collections en Europe. Notre public est constitué de 15% de fans hardcore qui suivent des productions très pointues et de 85% de personnes grand public. Le challenge est de satisfaire tout le monde. » Pour ce dernier, David Heim fait donc venir des personnalités populaires.

« Le post Facebook qui annonçait la venue de Julien Lepers est celui qui a le plus buzzé depuis la naissance du Festival. »

Cette année, Polymanga a convaincu Julien Lepers, finalement déboulonné de « Question pour un champion », pour animer un spécial « Quizz pour un geek ! ». « Il est faux de croire qu’il y a une culture pop pour les jeunes et une autre pour les vieux. C’est une distinction ullusoire et arbitraire. Il y a deux ans, on a demandé aux gens qu’elles étaient leurs séries préférées de M6. NCIS est arrivé en tête. Normal. Mais en second, surprise : on a vu arriver Scènes de ménage. On était complétement soufflé. C’est comme la cornemuse, vous croyez être le seul à aimer ça, que c’est votre petit truc à vous, alors qu’en fait c’est un instrument que beaucoup de monde écoute. »

« Refuser de se réinventer, c’est risquer de disparaître. J’aime l’idée de proposer un nombre impossible d’activités aux festivaliers. »

Du coup, des acteurs de la sitcom française feront le voyage à Montreux, aux côté de Youtubers (Alexclick, Mahyart, Missjirachi) et de Jerome Flynn qui joue Bronn, l’homme lige de Tyrion Lannister dans Game of Thrones. « Pour se distinguer de la masse des festivals existants nous devons garantir des exclusivités et innover. Cela passe par nos invités, mais aussi par de nouvelles idées. A chaque Polymanga, je remets le compteur à zéro et je cherche des projets. Refuser de se réinventer c’est risquer de disparaître. J’aime l’idée de proposer un nombre impossible d’activités aux festivaliers qui se dit ce qu’il a loupé cette année, il le fera à l’édition suivante. Sauf que tout a changé. C’est ce que j’appelle la frustration positive. »

Japonais rassurés
Cette année, Polymanga aura sa propre mascotte. Une intelligence artificielle baptisée Diana, tiré d’une websérie dont David Heim et le dessinateur Dara sont les auteurs. « Aujourd’hui on ne peut plus envisager une bande dessinée sur un seul support. Jeux interactifs, dessins animés, produits dérivés, la manière de « consommer » de la BD a complétement changé en quelques années. L’éditeur de manga Ankama publie même des libres sans images tirés de ses principales licences.

Reste à parler du Japon, le cœur de cible de Polymanga avec ses mangakas venus de loin pour rencontrer leur public helvétique. « C’était compliqué de les faire venir cette année. Le gouvernement japonais déconseille fortement à ses ressortissants de voyager en France en raison des risques d’attentats. Pour eux la Suisse ou la France, c’est un peu la même chose. Il a fallu faire preuve de beaucoup de conviction pour les rassurer », continue David Heim qui depuis cinq ans, dirige aussi Art to Play, un autre Polymanga, mais organisé à Nantes et adapté aux envies locales. « Ils sont venus nous voir, ont aimé ce que l’on proposait et nous ont demandé de monter un festival chez eux. Là-bas, notre marge de progression augmente chaque année, elle est même supérieure au festival suisse. » Un startupper on vous dit.

 

Emmanuel Grandjean – Le Temps – 23 mars 2016

 

 

20152015

Marina Rollman, nouvel espoir romand de l'humour

Entre radio, web et spectacles, la Franco-Suisse est omniprésente. Ce week-end, elle se produit à quatre reprises à l'enseigne du Montreux Comedy Festival.

Marina Rollman est drôle. Ça tombe bien, elle est humoriste. Mais ce n'était pas gagné. Lorsqu'en 2009, alors qu'elle vit à Paris, elle décid...

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Entre radio, web et spectacles, la Franco-Suisse est omniprésente. Ce week-end, elle se produit à quatre reprises à l'enseigne du Montreux Comedy Festival.

Marina Rollman est drôle. Ça tombe bien, elle est humoriste. Mais ce n'était pas gagné. Lorsqu'en 2009, alors qu'elle vit à Paris, elle décide de tenter sa chance et de s'inscrire à un concours de stand up, l'expérience est catastrophique. "J'aurais alors dû continuer, mais je ne l'ai pas fait et j'ai perdu quatre ans", avoue-t-telle avec le recul.

Mais la roue tourne, heureusement. Et depuis quelque temps, Marina Rollman est partout. Sur le web, où elle s'illustre au sein du collectif Carac Attack, à la radio, où elle incarne dans les matinales de Couleur 3 la doctoresse Simone Schmidt, et sur scène, que cela soit dans le cadre de plateaux collectifs ou en solo, comme récemment au Théâtre de Poche la Grenette, à Vevey.

Une humoriste tout-terrain

Entre ce soir et lundi, elle n'est pas moins de quatre fois à l'affiche du Montreux Comedy Festival. N'Est-ce pas un peu trop ? "Il faut bien payer ses factures", se marre-t-elle en soulignant que le fait d'être un jeune femme dans un monde encore majoritairement masculin explique peut-être l'intérêt qu'on lui porte. "Je pourrais me retirer et écrire un livre super triste avant de faire un come-back, mais vous savez, l'humour, ça ne rapporte pas des milles et des cents... Et il faut bien payer ses factures. De plus, cumuler les expériences, quand on a moins de 35 ans. cela aide à faire le tri afin de pouvoir ensuite pousser l'artisanat sur un domaine plutôt qu'un autre." [...]

Marina Rollman se produit à quatre reprises à l'enseigne du Montreux Comedy Festival :

  • "La Topito Comedy Night t'explique internet", vendredi 4 déc. à 20h30 au Comedy Club.
  • "Say that again ?", spectacle en anglais, samedi 5 déc. à 20h30 au Stand Up.
  • "Stand up Carac Attack", dimanche 6 déc. à 16h au Théâtre de Poche de la Grenette (Vevey).
  • "Gala de clôture : #hyperconnecté", lundi 7 déc. à 20h15 à l'Auditorium Stravinski.

Stéphane Cobbo - 03.12.2015 -Le Temps

Hausse des recettes à Montreux

Une perte de 2,3 mios de francs est prévue, pour des charges de 141 mios. La marge d'autofinancement est de 3,8 mios pour des investissements de 20 millions. L'arrivée de nouveaux habitants engendre une augmentation des recettes fiscales de 1,5%.

À l'heure de présenter son budget 2016, la Municip...

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Une perte de 2,3 mios de francs est prévue, pour des charges de 141 mios. La marge d'autofinancement est de 3,8 mios pour des investissements de 20 millions. L'arrivée de nouveaux habitants engendre une augmentation des recettes fiscales de 1,5%.

À l'heure de présenter son budget 2016, la Municipalité de Montreux se dit optimiste. "Même si une perte est annoncé au budget 2016, ce dernier est dans la continuité des exercices précédents et équilibré, annonce le municipal des finances, Pierre Rochat. La bonne maîtrise des charges permet de réguler le porte-monnaie communal et de ne pas couper dans les prestations". Pour arriver à cet équilibre, la Municipalité mise sur le contrôle des charges dont elle a la maîtrise, à savoir les dépenses des biens, services et marchandises. Elle a ainsi revu à la baisse d'un demi-million ses dépenses par rapport à 2015.

Du sang neuf à la Saison culturelle de Montreux

Actuel délégué à la communication de la ville de Vevey, Pierre Smets sera le nouvel administrateur de l'institution montreusienne.

"La Riviera, c'est toute ma vie. Je continuerai à me mettre au service de la région", résume Pierre Smets. L'actuel chargé de communication de la ville de Vevy changer...

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Actuel délégué à la communication de la ville de Vevey, Pierre Smets sera le nouvel administrateur de l'institution montreusienne.

"La Riviera, c'est toute ma vie. Je continuerai à me mettre au service de la région", résume Pierre Smets. L'actuel chargé de communication de la ville de Vevy changera de casquette et de ville le 1er janvier prochain : il a été nommé administrateur de la Saison Culturelle de Montreux.

Pierre Smets aura pour missions principales la composition de la Saison, sa promotion et le bon accueil des artistes et du public.

Journaliste de formation, Pierre Smets est également l'instigateur des spectacles à succès "Tous en Chœur", qui réunissent chaque année 200 enfants et des vedettes de la chanson sur la scène de l'Auditorium Stravinski. Il travaille depuis huit ans pour la ville de Vevey.

Raphaël Dellessert - 25.09.2015 - 24 heures

La foule pour tatoueurs à Montreux

Plusieurs milliers de personnes ont afflué de vendredi à dimanche à la première Convention internationale de tatouage de Montreux. Professionnels, amateurs et simples curieux ont déambulé dans les salles du 2m2c. Une 2e édition se tiendra en 2016.

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Plusieurs milliers de personnes ont afflué de vendredi à dimanche à la première Convention internationale de tatouage de Montreux. Professionnels, amateurs et simples curieux ont déambulé dans les salles du 2m2c. Une 2e édition se tiendra en 2016.

Le toucher ciselé et cristallin de Mikhaïl Pletnev

Le pianiste russe et le chef allemand Hartmut Haenchen étaient en concert, vendredi soir, à L'Auditorium Stravinski de Montreux

Le toucher ciselé et cristallin de Mikhaïl Pletnev

S'il est un pianiste qui affiche une forte personnalité, c'est bien Mikhaïl Pletnev. Rien, dans son jeu, n'est vraim...

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Le pianiste russe et le chef allemand Hartmut Haenchen étaient en concert, vendredi soir, à L'Auditorium Stravinski de Montreux

Le toucher ciselé et cristallin de Mikhaïl Pletnev

S'il est un pianiste qui affiche une forte personnalité, c'est bien Mikhaïl Pletnev. Rien, dans son jeu, n'est vraiment prévisible, au point que ses partis pris tournent parfois au maniérisme. Mais vendredi soir, à l'Auditorium Stravinski de Montreux, tout a paru très lumineux dans le Concerto en ré majeur (Hob XVIII/11) de Haydn.

Accompagné par le chef allemand Hartmut Haenchen et l'Orchestre national de Russie (que dirige habituellement Pletnev lui-même), le pianiste russe jouait sur son propre instrument de concert Kawai. Il en tire de très belles sonorités, percussives et Mondes, ciselées et cristallines. Son articulation est prodigieuse, avec un soin porté à la variété des attaques (tel accent placé juste au bon moment) et au contrepoint. Il joue sur les pleins et les déliés, sur les contrastes entre sonorités timbrées et détimbrées.

Cet esthète aborde en orfèvre le "Poco adagio" du Concerto de Haydin, puis empoigne de manière enjouée le "Rondo" final, dont il souligne subtilement l'ascendance hongroise. En bis, il joue le Nocture en ut dièse mineur opus posthume de Chopin, selon un phrasé qui tranche avec ce qu'on y entend habituellement . Il va jusqu'à octavier certaines notes dans le grave, tout en restant dans le cadre du style de cette époque.

On n'imaginait pas nécessairement l'orchestre national de Russie dans les Symphonies Nos 40 et 41 de Mozart. On craignait même qu'il soit hors style, or Harmut Haenchen a suffisamment de métier pour familiariser ces musiciens au style du XVIIIe siècle. Ce chef allemand a déjà démontré son oreille pour le classicisme dans Iphigénie en Tauride, de Gluck, qu'il dirigeait au Grand Théâtre de Genève au début de l'année.

Ses interprétations ne prétendent pas imiter les instruments d'époque. Elles privilégient un son généreux tout en creusant l'articulation. Harmut Haenchen parvient à imprimer une ligne à la phrase mozartienne. Les bois ont de l'expressivité et les cordes revêtent un certain soyeux dans les épisodes lyriques. Parfois, le discours paraît trop appuyé ("Menuet" de la 40e) ou un peu métrique (la finale de la 41e où les cordes atteignent leurs limites). Mais le premier mouvement de la Symphonie "Jupiter" est plein de vitalité, tout comme le "Menuet". On aime ce classicisme noble et radieux, à mille lieues d'interprétations plus sèches.

J.S - 31.08.2015 - Le Temps

Montreux Jazz, l'année Gaga

Le festival vaudois a présenté jeudi l'affiche de sa 49e édition. Des Cheéical Brothers à la famille Chedid, la programmation ne s'arrête pas à la rencontre entre une Lady en robe de viande et un crooner en costard italien

La programmation ne s'arrête pas à la rencontre entre une Lady en robe de v...

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Le festival vaudois a présenté jeudi l'affiche de sa 49e édition. Des Cheéical Brothers à la famille Chedid, la programmation ne s'arrête pas à la rencontre entre une Lady en robe de viande et un crooner en costard italien

La programmation ne s'arrête pas à la rencontre entre une Lady en robe de viande et un crooner italien.

Déjà l'année dernière, ils avaient fait leur conférence de presse une superproduction. Les artistes de la programmation révélés, case après case, sur un mur lumineux et musical. Cette année, le Montreux Jazz sort un film. Une dizaine de minutes où des artistes, des danseurs, des peintres déambulent dans leur vie bohème au long de laquelle les noms des musiciens de la 49e édition sont dévoilés. Au Théâtre de Vidy, tout le monde est là : journalistes, sponsors, mécènes, acteurs culturels, directeurs de festival. de cette capacité à magnétiser son monde, Montreux a fait sa plus grande fortune.

Juste avant le tartare de thon et le gaspacho pimenté, dans les agapes qui suivent la présentation, c'est autour d'une robe de viande que l'essentiel des conversation se noue. Celle de Lady Gaga, le grand coup de Montreux, qui débarque dans ce festival de jazz accompagnée par l'ultime crooner italo-américain survivant de la mafia et des excès d'exposition solaire : le presque nonagénaire Tony Bennett. Une affiche se joue sur un ou deux noms. Cette année, ce sont ceux-là. La diva warholienne face au costard à pochette. du Montreux craché. Mais ce n'est pas tout, forcément.

Il faut chercher des lignes de force, alors le patron, Mathieu Jaton, évoaue la persistance des duos : Caetano Veloso et Gilberto Gil, les tropicalistes ultimes dans leur uniforme de résistance bahianaise, Chick Corea et Herbie Hancock, deux fils mutins de Miles Davis ne sont pas rencontrés à Montreux depuis presque quarante ans. Et puis Sly & Robbie, le couple définitif de la syncope jamaïcaine, qui croise un trompettiste septentrional : Nils Petter Molvaer. On risque le chaud-froid. Dans le même ordre d'idées, une réunion de famille, celle des Chedid qui viennent à quatre pour définir de nouvelles lois de la génétique.

Tout cela est beau mais ne serait pas grand-chose sans la présence de D'Angelo (avant Mary J. Blige). Le colosse soul qu'on espérait tant voir à Montreux après son récent concert zurichois revient avec l'un des groupe de scène les plus audacieux du moment. L'Auditorium Stravinski, dans ce qu'il permet de précision sonore et d'intimité communicative, annonce une série de concerts valeureux : Portishead et le retour de la pluie insulaire, Alabama Shakes aux blues sudistes, Lenny Kravitz armé de colifichets.

Le Jazz Club, lui aussi, réunit plus que les mastodontes du jazz (superbe création autour de Fats Waller du pianniste Jason Moran), c'est là qu'on ira entendre le Kronos Quartet face aux Maliens de Da Kali. On ne boudera pas les camelots savants : Dianne Reeves, surtout qu'elle chante après Hugh Coltman parti en chasse de Nat King Cole, mais aussi Al Jarreau dont le swing grimaçant rappelle les heures les plus claires de notre histoire. Dans cette longue salle au plafond bas, il faudra se précipiter sur Joshua Redman face à Bad Plus, la rencontre de deux générations de buzz en jazz.

Quant au cabaret bétonné du Lab, il multiplie "les envahisseurs anglais et les résistants français" ( la formule est de Mathieu Jaton). On se réjouit fort de James Blake, d'Ibeyi au déhanché afro-pop, du furieux rap d'Asap Rocky ou de Die Antwoord et des pitreries charmantes d'Aloe Blacc. Mais c'est surtout face à Asaf Avidan (cœur d'artichaut oblige) qu'on aimerait se trouver cet été. Tête d'affiche d'une programmation urbaine où il s'agit souvent d'avantage de climat que de tambours. Une petite mélancolie montreusienne qui nous sied assez. Comme celle de Jack Garratt (avant Sophie Hunger), invité de cette conférence de presse, roux et barbu, qui poétise les infrabasses égoncé dans des t-shirts de métalleux.

Bref, il y aurait encore beaucoup à dire de cette édition pré-anniversaire. D'un léger côté retour éternel des vieilles huiles (Lionel Richie, Santana, George Benson, Quincy Jones) ou du problème insolube du prix des billets. Mais tout cela n'entame pas le sentiment général d'une édition riche, pas forcément de légende (ah oui: John Legend, le 3 juillet, à L'auditorium Stravinski), mais dont les promesses sont généreuses.

Arnaud Robert - 16.04.2015 - Le Temps

 

 

 

Belles carrosseries aux enchères

Les amateurs de voitures de collections n'ont qu'à bien se tenir. Le Centre de Congrès et de la Musique accueille du 17 au 19 avril une vente aux enchères prête à remonter le temps.

Pas moins de 140 automobiles de sport, de collection et de tourisme seront astiquées pour dévoiler leurs carrosserie...

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Les amateurs de voitures de collections n'ont qu'à bien se tenir. Le Centre de Congrès et de la Musique accueille du 17 au 19 avril une vente aux enchères prête à remonter le temps.

Pas moins de 140 automobiles de sport, de collection et de tourisme seront astiquées pour dévoiler leurs carrosseries rutilantes. L'évènement avait déjà eu lieu entre 2005 et 2012 à Morges, puis en 2013 et 2014 à Lausanne et St-Suplice. Cette année, c'est au tour de Montreux de faire vibrer les amoureux de voitures d'époque. Tous les modèles présentés seront à vendre au plus offrant. L'année dernière, sur les 120 automobiles présentées, 59 ont été vendues sur place pour des prix variant entre 1'000 et 121'000 frs. Après la vente, douze véhicules ont encore trouvé preneurs. Le prix moyen des ventes se situe plutôt autour des 25'000 à 30'000 frs et les modèles datent de 1912 à 2010.

Avec Polymanga, la Riviera devient complètement managa et geek

Le festival Polymanga transforme Montreux en capitale geek. Mangaka, Youtubers et acteurs de la série "Game of Thrones" animent le week-end de Pâques.

Des Youtubers et des héros de séries télé en chair et en os, des concours de déguisements et des mangas comme s'il en pleuvait. Depuis sa création ...

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Le festival Polymanga transforme Montreux en capitale geek. Mangaka, Youtubers et acteurs de la série "Game of Thrones" animent le week-end de Pâques.

Des Youtubers et des héros de séries télé en chair et en os, des concours de déguisements et des mangas comme s'il en pleuvait. Depuis sa création il y a 11 ans, Polymanga qui a ouvert ses portes et les fermera lundi anime le week-end de Pâques.

A l'origine uniquement dédié à la création japonaise, le festival créé par David Heim s'est petit à petit élargi aux autres domaines de la culture geeks. Au point que la manifestation qui attirait 30 000 visiteurs l'année dernière est la plus importante du genre dans tout le pays.

Mais Polymanga c'est quoi ? C'est d'abord l'endroit de la BD nippone et tous le merchandising qui va avec, mais aussi où on vous initie au Paperkraft pour fabriquer n'importe quoi en 3D à partir d'une feuille de papier. C'est aussi là où un customer de Tokyo  transforme Clio en bolide Fast & Furious. Sans oublier au programme les projections de films et d'animés en avant première et les incontournables séances de dédicaces.

A côté des stars du streaming (Le Joueur du Grenier, Noob) et des mangakas japonnais (Takahiro et Tetsuya Taashiro, auteur de Red Eyes Sword), le festival a aussi fait venir les acteurs de Game of Thrones. Iain Glen qui joue Jorah Mormont a finalement annulé sa venue sur la Riviera. L'acteur sera remplacé par son père télévisuek (James Cosmo qui interprète Jeor Mormont, le "Vieil Ours" de la Garde de Nuit) et par Sibel Kekilli, Shae la maîtresse traitresse de Tyrion Lannister. Le rendez-vous des geeks, on vous dit.

Polymanga jusqu'au 6 avril 2015, 2m2c à Montreux.

Emmanuel Grandjean - 03.04.2015 - Le Temps

A 11 ans et déjà sur la route...

Près de 700 enfants, soit l'ensemble des classes de 7e de toute la Riviera, auront passé une matinée au jardin de la circulation, entre janvier et février. Aux endroits stratégiques de cette aire de quelque 500 m2, bordée de multiples panneaux, avec giratoire, routes principales et secondaires, cro...

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Près de 700 enfants, soit l'ensemble des classes de 7e de toute la Riviera, auront passé une matinée au jardin de la circulation, entre janvier et février. Aux endroits stratégiques de cette aire de quelque 500 m2, bordée de multiples panneaux, avec giratoire, routes principales et secondaires, croisements avec priorité de droite et cédez-le-passage, passages piétons et même un radar, trois policiers corrigent les erreurs des apprentis cyclistes. Pour la première fois cette année, les Transports publics de la Riviera y dispensent en parallèle en cours sur les dangers des bus scolaires ou de ligne. reportage et impressions des enfants.

Il est 8h30 ce mardi 18 février. La vingtaine d'élèves d'une classe de 7e de Corseaux déboule dans le sous-sol du 2m2c (Centre de Congrès et de la Musique) de Montreux, pour une matinée pas comme les autres. Comme chaque année depuis 2005 - date de la création de l'association de communes Sécurité Riviera - c'est là que Police Riviera aménage le Jardin de la circulation. Une aire de quelque 500 m2 bordée de multiples panneaux, avec un giratoire, des routes principales et secondaires, des passages-piétons et même un radar. Entre janvier et février, le Jardin accueille les classes de 7e de toute la Riviera, soit environ 700 enfants âgés de 11 ans environ. Cette année, pour la première fois, les VMCV (Transports publics de la RIviera) y dispensent en parallèle un cours de prévention relative à l'usage des bus scolaires ou de ligne. "Jusqu'ici, nous nous déplacions d'une école à l'autre et certains cercles scolaires déclinaient notre proposition", explique Pierre Savoy, instructeur aux VMCV. "Cette solution nous simplifie la tâche et, surtout, l'ensemble des élèves bénéficie ainsi du cours de prévention."

Priska Hess - 27.02.2015 - Le Régional

"L'enthousiasme de Montreux a été décisif"

Plus de 400 fines lames sont attendus du 5 au 11 juin à l'Auditorium Stravinski à l'occasion des championnats d'Europe

Quelle plus belle scène que celle de l'Auditorium Stravinski pouvait accueillir les championnats d'Europe d'escrime ? Du 5 au 11 juin, le Montreux Music Convention Center (2m2c) v...

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Plus de 400 fines lames sont attendus du 5 au 11 juin à l'Auditorium Stravinski à l'occasion des championnats d'Europe

Quelle plus belle scène que celle de l'Auditorium Stravinski pouvait accueillir les championnats d'Europe d'escrime ? Du 5 au 11 juin, le Montreux Music Convention Center (2m2c) verra les virtuoses du sabre, de l'épée et du fleuret croiser le fer. Soit plus de 400 athlètes provenant de plus de 40 nations.

Hier à Ittigen, Swiss Fencing (la Fédération suisse d'escrime) a dévoilé les contours de l'organisation de cet évènement majeur. devant un parterre de journalistes composé en grande majorité de Suisse allemands, les sourcils se sont évidemment levés et les mines ont été interloquées. Pourquoi donc organiser un tel championnat à Montreux ? La réponse n'a pas tardé.

Dix-sept ans après avoir organisé les Mondiaux à La Chaux-de-Fonds, la Suisse souhaitait marquer le 100e anniversaire de sa fédération. Et s'est lancée dans ce projet ambitieux. "Lorsque nous avons obtenu cet évènement, le lieu n'était pas encore choisi, raconte Sophie Lamon, sport manager à Swiss Fencing et en charge de la gestion opérationnelle des Européens. Mais l'enthousiasme de Montreux et du Canton a été déterminant dans le choix du site. Sans parler du cadre de la Riviera et de la motivation du club de Vevey-Montreux. Collaborer avec des partenaires aussi impliqués est un bonheur"...

Pierre-Alain Schlosser - 14.01.2015 - 24 heures

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Ça va vrombir sous les capots

Il y a 80 ans, le premier Montreux Grand Prix s'élançait à travers la ville. Depuis, à cinq reprises, les bolides ont joué de leur mécanique. Le prochain rendez-vous, du 4 au 7 septembre, va réunir quelque 150 véhicules. La participation de Sébastien Loeb, multiple champion du monde de rallye, pime...

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Il y a 80 ans, le premier Montreux Grand Prix s'élançait à travers la ville. Depuis, à cinq reprises, les bolides ont joué de leur mécanique. Le prochain rendez-vous, du 4 au 7 septembre, va réunir quelque 150 véhicules. La participation de Sébastien Loeb, multiple champion du monde de rallye, pimentera les démonstrations sur le circuit.

Alfa Romeo, Ferrari, Maserati, Bugatti, Lotus, Aston Martin, Jaguar, Lagonda M45, Ford GT, des noms qui font rêver les passionnés d'automobiles. Ces bolides emblématiques pourront être admirés sous toutes leurs coutures durant quatre jours sous le Marché couvert de Montreux. Pour son 80e anniversaire, l'organisation du Montreux Grand Prix a déroulé le tapis rouge.

Des pilotes titrés

Le pilote Sébastien Loeb a confirmé sa participation. Neuf fois champion du monde des rallyes entre 2004 et 2012, il est le pilote le plus titré du sport automobile toutes disciplines confondues. Au volant de sa Citroën DS WRC, il fera jouer sa pédale à gaz sur le circuit fermé mis en place le dimanche. Guy Frequelin, vice-champion du monde des pilotes de rallye avec comme co-pilote Jean Todt, ex-patron de Citroën Sport, équipe qu'il mènera au titre de champion du monde des rallyes pilotes avec Sébastien Loeb, sera aussi présent avec l'écurie Citroën Racing pour arpenter la côte mythique du Revival entre Montreux et Caux. L'ex champion de France de F1, de F3 et de voitures de tourismes, Erik Comas présentera sa Tesla, une voiture de sport électrique. L'ancien pilote aiglon Georges Gachnang, grand père de Sébastien Buemi et de Natacha Gachnang, viendra , quant à lui, transmettre sa passion pour l'automobile.

Rallye et courses mythiques

Un programme intense et gratuit qui promet d'attirer un public nombreux. "Cela dépendra évidemment de la météo, mais on s'attend à accueillir 35'000 personnes sur les quatre jours", annonce Dominique Massard Delaporte, responsable de la communication.

Les choses sérieuses débuteront le vendredi avec un rallye de prestige qui sillonnera les routes de Suisse romande entre Montreux et Gruyère en passant par le col des Mosses et le barrage de l'Hongrin. Le samedi sera réservé au Revival Montreux-Caux, une course de 4,5 km pour 900 mètres de dénivelé. Le dimanche, un circuit au cœur de Montreux situé entre le débarcadère de la CGN et le Centre de Congrès et de la Musique mettra en compétition des véhicules datant d'avant-guerre jusqu'aux années 80. Et chaque jour, après les courses, les voitures reviendront sous le Marché couvert pour être présentées au public.

Sandra Giampetruzzi - 04.09.2014 - Le Régional 

Stephan Eicher, le choeur à prendre

Le chanteur suisse créait à Montreux un spectacle à l'intelligence vive

La Louisiane balkanique de Stephan Eicher, pimentée d'une touche Mittelschweiz. Il est quelle heure ? Une poignée de minutes avant minuit, samedi. La fanfare a fendu la foule, elle a escaladé le balcon de l'Auditorium Stravins...

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Le chanteur suisse créait à Montreux un spectacle à l'intelligence vive

La Louisiane balkanique de Stephan Eicher, pimentée d'une touche Mittelschweiz. Il est quelle heure ? Une poignée de minutes avant minuit, samedi. La fanfare a fendu la foule, elle a escaladé le balcon de l'Auditorium Stravinski, toute l'équipée s'est enfilée dans le grand escalier en colimaçon qui conduit à l'averse généralisée sur le parvis du Montreux Jazz Festival.

Eicher en tête, il a l'air plus gitan que jamais, accoutré de sa meute de cuivres et de son gilet noir, ils tournent ensemble autour du palais. Ils jouent comme à la Nouvelle-Orléans, "Hemmige", qui devrait être sacré-si un parlementaire nous lit à l'instant - hymne national. Ils jouent pour les porteurs, les techniciens, pour les badauds qui se faufilent entre les gouttes. Et ils se coincent dans le monte-charge pour perpétuer la sarabande.

Fin de concert, comme on l'espérait même pas. Stephan Eicher avait pourtant averti qu'il allait être punk, ce soir-là. On ignorait que punk, pour lui, sert à qualifier toute communication qui dépasse les bornes. Un début de concert en noir et blanc, éclairé avec de gros projecteurs de cinéma, on dirait le Studio Harcourt. Son groupe, trombone, violon, autour de microphones posés comme dans un salon. C'est la complainte au coin du feu, façon millénaire nouveau.

Tout est beau. Cette voix, miaulée, les blagues qu'il distille dans une langue à lui, ces chansons qui finissent toujours par tourner en banquet. Puis le groupe s'électrise, après "Confettis". Rien n'a l'air plus simple que cette science pop, faite de séduction, de risque mesuré, d'écoute, beaucoup d'écoute. Après "Rivière", après avoir démonté "Papa was a Rolling Stone", Eicher explique l'idée de cette création. Il pétri d'angoisse. Il n'en montre rien.

L'oratorio de Montreux, une chorale vêtue de noir, et cette fanfare immense qui frise le big band. Ils font le ciel, l'eau, la montagne, pour reprendre le tableau de Holder qui a inspiré cette fresque. Des esprits étriqués, rares, se plaignent que l'affaire tourne en fête à la saucisse, que les voix dérapent légèrement. Stephan Eicher aurait pu se payer le meilleur chœur possible, des mercenaires de la note juste. Son spectacle y aurait gagné en propreté ce qu'il aurait perdu en hospitalité.

La machinerie s'embraie. Plus de cent musiciens convoqués pour enchanter Montreux. La version de "Cendrillon" est sublime. Avec ce qu'il faut de rugosité pour tourner un concert attendu en histoire à raconter.

Arnaud Robert - 13.07.2014 - Le Temps

Happy Culture

Pharrell Williams chantait lundi au Montreux Jazz Festival, d'un falsetto de skateboarder angélique. Il ne manque pas d'hymnes. Mais de présence. Histoire d'un concert sans doute trop attendu

"Je vous avertis, quand il chantera "Happy", on risque de vous pousser." Elles sont cinq, six, de tous âge...

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Pharrell Williams chantait lundi au Montreux Jazz Festival, d'un falsetto de skateboarder angélique. Il ne manque pas d'hymnes. Mais de présence. Histoire d'un concert sans doute trop attendu

"Je vous avertis, quand il chantera "Happy", on risque de vous pousser." Elles sont cinq, six, de tous âges, des galurins d'osier plantés sur le crâne. Elles ont préparé une chorégraphie pour le moment où l'hymne conciliateur retentira. Auditorium Stravinski, lundi, pas un centimètre carré abandonné à l'air pu. Personne ne se souvient que Pharrell Williams avait déjà joué ici, en 2008, qu'il avait remué ses jeans taille basse sur des rythmes trafiqués, avec son frère Chad Hugo dans le fond du son et même Erykah Badu en invitée. A l'époque, on aurait largement trouvé de la place dans la salle pour une chorégraphie. Sans pousser personne. Mais ça, c'était avant.

Dans les loges, fin d'après-midi, il débarque en faune ; une assistante, qui ressemble à l'enfant indigne de Kurt Cobain et de Yoko Ono, s'occupe de tout pour qu'aucun désir ne souffre l'affront d'être formulé. Un manager minute les entrevues, avec la précision d'un horloger neuchâtelois en finale de Coupe du monde. Des armoires à glace qui surplombent tout au point où l'on se demande s'il reste de l'oxygène aux hauteurs où ils évoluent. "Salut les gars." Pharrell a un chapeau de feutre, pas le chapeau cabossé de Vivienne Westwood qu'il a vendu pour sauver des enfants, mais pas loin. De petites bottines de cuir, informes et confortables. Un pull à capuche gris, estampillé de sa marque : le club des garçons milliardaires.

On glisse avec empressement une corbeille de chocolats à sa portée. Qu'il n'aura même pas le temps d'apercevoir. lorsqu'il répond aux questions, Pharrell intensifie son regard. Le reste du temps, il se languit dans une demi-léthargie où rien ne semble avoir d'importance que la fin de tout cela. On passe rapidement sur ses réponses. Une philosophie assez sentie de l'amour partagé, de l'humilité réelle, de la femme comme mission.
Comme mission ? Comme mission. Le parfum Girl. L'album Girl. Tous les produits dérivés Girl. ce n'est pas du commerce. C'est un combat. Il faut comprendre Pharrell. Depuis des années qu'on lui dit à Art Basel ou aux Grammy Awards que tout ce qu'il fait relègue Léonard de Vinci dans les limbes de la médiocrité créative, il a fini par le croire.

Dans la biographie de Pharrell Williams qu'il vient de publier aux éditions Favre, le journaliste Christophe Passer montre à quel point le mythe ne s'est pas construit à la faveur de deux ou trois tubes planétaires avec les Daft Punk ou Robin Thicke. Tout jeune producteur, le natif de Virginia Beach recelait déjà ses chansons pour 150 000 dollars la pièce. En 2003, 43% des chansons diffusées sur les radios américaines étaient signées par son duo avec Chad Hugo, The Neptunes, Britney Spears, Justin Timberlake, Madonna, tous ont fait appel à ce Midas en bermudas, le décorateur sonore à la faconde indéniable, qui a défini mieux que quiconque le rythme de son époque. Mais il demeure, malgré le typhon "Happy" dont rien ne semble venir à bout, essentiellement un génie d'intérieur.

La scène lui va mal. il a beau convoquer Woodkid, l'artisan français, pour mettre en scène son spectacle, il peut s'entourer d'une dizaine de danseuses dont les charmes ne s'arrêtent pas aux pirouettes, il se repose sur le tapis de tubes qu'il a tissé depuis le siècle dernier, mais rien n'y fait. Le petit skateboarder nonchalant, honteux de l'intérêt démesuré qu'on lui porte, ressurgit à chaque refrain. Dans les clips où il surgit en plans de trois secondes, déhanché et sensuel, il peut faire illusion. Mais face à 4000 personnes, dans le temple où Prince a plusieurs fois pris ses quartiers funky, l'expérience est cruelle. Pharrell ne danse pas. Il s'escrime à prendre possession de l'espace. Au mieux, il se penche pour effleurer des mains. Ou alors, il saisit un téléphone dans la foule pour se filmer. Comme s'il souhaitait au fond revenir à l'univers produit, monté, construit, où il excelle.

Pharrell est une machine virtuelle, un cerveau vif capable d'animer les corps sur tous les continents, mais certainement pas le rejeton béni de Michael Jackson qu'il vénère tant. Ses morceaux sont d'une puissance folle, surtout ceux de son groupe N.E.R.D qui conjuguent les excès distordus de Rage Against the Machine et la moiteur de James Brown. Mais même en une heure seulement de spectacle, et muni d'autant de hits, il ne parvient pas à élever la tension. C'est même pénible, lorsqu'il se lance dans d'interminables prêches où il enjoint dans le même geste de sauver le monde et d'animer les femmes - ce qui n'est pas incompatible.

A court d'arguments, il fait monter une spectatrice qui n'en revient pas. elle danse. Il la regarde pleurer. Elle danse encore. il lui demande pourquoi elle pleure. "J'aimerais que tu t'amuses. Juste que tu t'amuses". Et là, on croit comprendre. Pharrell Williams souhaiterait écrire "happy", voir au Malawi et en Ukraine des peuples portés par son air, sans subir les conséquences de "Happy". Plus personne au monde ne le regarde comme le petit gars de Virginia Beach, doué mais traqueur, qu'il est resté. D'ailleurs, le moment est venu de timbrer. Dans ce court concert qui ne laisse que peu de souvenirs. "Happy" monte. Le bonheur pour tous. Les téléphones sont déjà dégoupillés. Le morceau, on le connait déjà. Personne n'écoute. On filme.

Arnaud Robert - 08.06.2014 - Le Temps

""L'arrivée du SwissTech Center de l'EPFL renforce le positionnement de notre Centre de Congrès qui bénéficie d'une unité de lieu en termes d'offre hôtelière et de transports" "

Rémy Crégut, Directeur général du Centre de Congrès et de la Musique de Montreux

Montreux sous l'inluence japonaise

Du 18 au 21 avril, l'évènement Polymanga célébrera ses 10 ans au Centre de Congrès et de la Musique. Au programme : culture pop, jeux vidéo, manga, concerts, ateliers, shows et projections.

Pour la deuxième année consécutive, sur plus de 12'000m2, la culture manga s'emparera du public montreusien ...

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Du 18 au 21 avril, l'évènement Polymanga célébrera ses 10 ans au Centre de Congrès et de la Musique. Au programme : culture pop, jeux vidéo, manga, concerts, ateliers, shows et projections.

Pour la deuxième année consécutive, sur plus de 12'000m2, la culture manga s'emparera du public montreusien durant quatre jours. Il ne sera alors pas rare de croiser des personnages issus tout droits de l'univers animé japonais. C'est une des particularités de Polymanga, les fans prennent l'apparence de leur héro. Un concours de Cosplay sera d'ailleurs organisé lors de l'évènement. L'année passée, l'évènement avait attiré près de 25'000 visiteurs. Cette dixième édition promet d'être celle de tous les superlatifs tant cette culture pop nippone fait des adeptes chez les jeunes et moins jeunes. Autre clou du week-end, la présence de Yasuhiro Yoshirua, figure montante de l'animation japonaise. Il y présentera son tout nouveau film Patema et le monde inversé en exclusivité suisse.

17.04.2014 - Le Régional

Quand les verres de Stevie Wonder reflètent le Léman

Le programme de la 48ème édition du Montreux Jazz Festival a été révélé hier. Pharrell Williams, Damson Albarn et le génie aveugle de Detroit sont de la fête.

L'inaccessible rêve, selon Claude Nobs, c'était que Stevie Wonder vienne à Montreux, qu'il joue du Duke Ellington avec les Alpes reflétées ...

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Le programme de la 48ème édition du Montreux Jazz Festival a été révélé hier. Pharrell Williams, Damson Albarn et le génie aveugle de Detroit sont de la fête.

L'inaccessible rêve, selon Claude Nobs, c'était que Stevie Wonder vienne à Montreux, qu'il joue du Duke Ellington avec les Alpes reflétées dans les lunettes noires. Hier matin, lors de la révélation du programme de cette 48ème édition, chacun pensait donc au patron historique du festival, qui ne verra pas le génie de Detroit se produire chez lui. Une année brillante, en somme, où le Montreux Jazz assume pleinement sa double identité : patrimoniale et fureteuse à la fois.

Vite, parce qu'il y a beaucoup à dire. Outkast, déjà, la réponse sudiste, d'Atlanta, au hip-hop le plus fascinant. On les attendait depuis si longtemps qu'on ne croyait plus à Andre 3000 en bermudas écossais sur la scène de l'Auditorium Stravinski. Pharrell Williams, aussi, la coqueluche de la saison, également en bermudas écossais c0est à parier. Un concours de style. Cinquante ans de musique noire, de Stevie à Pharrell.

Et puis le jazz qui est omniprésent depuis la naissance du Montreux Jazz Club (que l'on nous promet repensé) : John Scofield, Dave Holland, Mulatu Astatke, Jack DeJohnette, Trigan Hamasyan et puis, en majesté, le duo de Wayne Shorter et Herbie Hancock. Mais aussi de la soul à foison avec cette soirée qui mêle Dr. John aux différents avatars du puissant label Daptone (le son d'Amy Winehouse).

On ira forcément écouter Damon Albarn, M, Stephan Eicher en version tout-terrain, Chris Rea en exclusivité et puis une armée de batailleurs électriques (Olafur Arnalds, Temples, Banks, Massive Attack, Eels, Angus & Jula Jula Stone, London Grammar, Fauve, Archive, Rocky, Morcheeba ou les Babyshambles). Bref, il faudra un mur illuminé pour montrer l'entier de cette programmation, plus de cent formations sans compter le OFF dont l'affiche sera annoncée début juin.

Mais plus que jamais Mathieu JAton, l'héritier en jeans slim cette année, inscrit sa personnalité dans la longue histoire du festival : mettre au premier plan son équipe ressoudée de programmation et ne rien lâcher, jusqu'à la dernière seconde, pour pouvoir même dans une année difficile revendiquer des prises incontestables (Pharrell Williams, Outkast et bien entendu Stevie Wonder).

Le seul reproche que l'on peut faire à cette affiche, et il est de taille, c'est qu'elle est obsessionnellement occidentale. Au revoir le Brésil, autre spécialité de Montreux, alors que l'on sera en plein Mondial. l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud existent à peine. Une faute pour une manifestation qui avait été pionnière dans l'ouverture des frontières culturelles.

Arnaud Robert - 03.04.2014 - Le Temps

Le Centre de Congrès et de la Musique renoue avec la croissance

L'année 2013 a permis au 2m2c une augmentation de son chiffre d'affaires de 15%. Et 2014 débute bien grâce à la conférence sur la Syrie, 350'000 francs de chiffre d'affaires à elle seule.

Le directeur du Centre de Congrès et de la Musique, Rémy Crégut est un directeur heureux. Après deux années di...

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L'année 2013 a permis au 2m2c une augmentation de son chiffre d'affaires de 15%. Et 2014 débute bien grâce à la conférence sur la Syrie, 350'000 francs de chiffre d'affaires à elle seule.

Le directeur du Centre de Congrès et de la Musique, Rémy Crégut est un directeur heureux. Après deux années difficiles, 2013 a renoué avec la croissance. Avec une augmentation de 15% de son chiffre d'affaires, c'est même le meilleur bilan depuis ans. "Cela a été possible notamment grâce aux évènements comme les congrès médicaux", reconnaît le directeur. Les expositions se taillent aussi la part de marché représentant 11% du chiffre d'affaires. La première édition de Polymanga à Montreux a d'ailleurs fortement contribué à ce bilan positif. Quant aux évènements culturels, ils restent stables.

L'année 2014 a également bien démarré grâce à la Conférence de Paix sur la Syrie qui n'était pas prévue. Cette conférence a déjà engrangé un chiffre d'affaires de 350'000 francs pour le Centre de Congrès et de le Musique. D'autres évènements importants se dérouleront à Montreux cette année, comme l'assemblée générale de l'UCV (Union des communes vaudoises) ou le Sundance Festival qui revient à Montreux avec plus de 20'000 participants attendus sur 4 jours. Une nouvelle manifestation, le Swiss Web Festival organisé par Media Profil, se tiendra également au 2m2c et aura pour objectif de valoriser la production de contenu vidéo sur Internet.

Sandra Giampetruzzi - 20.02.2014 - Le Régional

 

 

Un centre high-tech connecté au monde entier

Montreux Modernisé à hauteur de 7 millions de francs, le Centre de Congrès et de la Musique a prouvé son efficacité en matière de technologie de l'information et de la sécurité avec la conférence de Paix Genève-II sur la Syrie. Visite dans l'antre du monstre.

Si vous cherchez où sont passés les 7...

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Montreux Modernisé à hauteur de 7 millions de francs, le Centre de Congrès et de la Musique a prouvé son efficacité en matière de technologie de l'information et de la sécurité avec la conférence de Paix Genève-II sur la Syrie. Visite dans l'antre du monstre.

Si vous cherchez où sont passés les 7 millions de francs investis dans les travaux de remises aux normes du 2m2c (Montreux Music and Convention Centre), vous risquez d'être déçu. Pour le visiteur lambda, rien ne semble avoir changé en entrant dans le Centre de Congrès. C'est plutôt dans l'arrière-boutique que tout s'est joué. "Sans ces travaux, nous n'aurions pas pu accueillir un évènement tel que celui de la conférence de Paix sur la Syrie en un laps de temps si court pour son organisation", reconnaît Jean-Paul Chabert, coordinateur technique du bâtiment.

Entre fibre optique et serveurs

Rien de très sexy donc pour le commun des mortels. Le centre de communication (CDC) se résume visuellement entre armoires et câbles informatiques. Actuellement, plusieurs armoires sont vides, mais elles se remplissent très vite au gré des manifestations. On y branche les différents serveurs et connectiques le temps de l'évènement. de la fibre optique a été installée partout pour pouvoir bénéficier d'une connexion haut débit et d'une haute définition pour les images. Désormais, le Centre de Congrès peut être connecté avec le monde entier quasiment en temps réel et sans devoir passer par des satellites. Il n'y a plus besoin de tirer des kilomètres de câbles à chaque évènement. Tout est en place, il suffit de se brancher. "Aujourd'hui, les gens viennent avec leurs supports informatiques, veulent pouvoir se brancher et que tout fonctionne immédiatement. Il n'y a pas besoin de grandes surfaces, mais nous devons, par contre, pouvoir offrir un service très pointu du point de vue technologique", ajoute le coordinateur technique du 2m2c.

Sécurité et économie d'énergie

À côté de ce monstre technologique, le côté sécuritaire a grandement été amélioré. Environ un millier de sprinklers sont disséminés dans le bâtiments pour détecter les moindres fumées. Le système d'extinction se fait à l'azote ce qui permet d'étouffer le feu sans mouiller le matériel, indispensable quand des millions de données sont sauvegardés sur des serveurs. Le système est directement relié chez les pompiers et indique précisément dans quel secteur le feu se trouve et son ampleur. La station de pompage de l'eau du lac a été également rénovée et a permis en 2013 de réaliser une économie d'énergie de 30%. "A terme, avec la surface importante en toiture orienté sud, l'idée sera d'utiliser un maximum de soleil à la place de l'eau", précise encore Jean-Paul Chabert.

Sandra Giampetruzzi - 6 février 2014 - Le Régional

Montreux sous haute sécurité

Les représentants des plus grandes puissances mondiales s'apprêtent à débarquer à Montreux, où aura le 22 janvier la conférence de paix Genève-2 sur la Syrie. Si l'évènement est placé sous la responsabilité de la Confédération, c'est la police cantonale vaudoise qui est chargée d'en assurer la sécu...

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Les représentants des plus grandes puissances mondiales s'apprêtent à débarquer à Montreux, où aura le 22 janvier la conférence de paix Genève-2 sur la Syrie. Si l'évènement est placé sous la responsabilité de la Confédération, c'est la police cantonale vaudoise qui est chargée d'en assurer la sécurité, en collaboration avec les polices communales, la police genevoise et les autres polices cantonales romandes. Mais tous les paritaires de la chaîne sécuritaire sont engagés, dont la protection civile et l'armée pour certaines missions spécifiques. Une interdiction de survol d'un périmètre de 46 km au-dessus de Montreux sera par exemple mise en place, ainsi que des restrictions de circulation et d'accès pour les habitants. Le point avec les forces de l'ordre.

Le 22 janvier, une centaine de délégués de l'Union européenne et de l'ONU sont attendus à Montreux pour la conférence de Paix Genève-2 sur la Syrie. Cette décision a été prise en accord avec la Confédération, car Genève ne pouvait accueillir la conférence à cette date là, faute de places dans les hôtels. une trentaine de pays seront représentés ainsi que les investigateurs de cette rencontre, les Etats-Unis et la Russie. Deux délégations syriennes, une pro gouvernementale et une autre de l'opposition, devaient également être présentés. Mais dans le groupe de l'opposition, la division règne. Dimanche 12 janvier, les onze membres des Amis de la Syrie (Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis et Turquie) ont exhorté l'opposition syrienne à y prendre part sans pouvoir clarifier sa participation ou non au terme de la rencontre. La coalition nationale syrienne a reporté la décision au 17 janvier. Dans ce contexte tendu, certains préconisent même d'annuler la conférence, car l'Iran n'a pas été invité. Washington s'oppose en effet à la présence de Téhéran accusée de soutenir financièrement et militairement le régime syrien et son allié libanais, le Hezbollah Chiite. À l'heure de mettre sous presse, les Etats-Unis étaient toujours opposés à sa présence. Quant à la Syrie, elle répète qu'elle n'ria pas à Genève le 24 janvier. Malgré cette incertitude, les préparatifs concernant la sécurité ne laissent rien au hasard. Quelques informations filtrent, mais les détails de l'organisation sur le terrain sont classés secret défense.

"Nous sommes habitués"

La conférence est placée sous la responsabilité de la Confédération, car c'est elle qui reçoit les représentants des différents pays. La police vaudoise est chargée d'en assurer la sécurité avec évidemment la collaboration de plusieurs partenaires, dont notamment la police genevoise "puisque tous les hôtes vont arriver à Montreux via Genève-Cointrin, précise le porte-parole de la police cantonale vaudoise, Jean-Christophe Sauterel. Il y aura aussi la participation des forces de sécurité de l'ONU, les polices communales vaudoises, les autres polices cantonales romandes, la protection civile et tous les partenaires de la chaîne sécuritaire ainsi que l'armée pour certaines missions spécifiques".

Une coordination au niveau Suisse est d'autant plus nécessaire que le Forum de Davos se tiendra en même temps que la conférence. des craintes que les altermondialistes se déplacent à Montreux ? "Non. Ce n'est pas du tout le même contexte, ni les mêmes enjeux", affirme le porte-parole de la police cantonale vaudoise avant d'ajouter : "Les difficultés d'organisation dans ce genre de cas ne se situent pas au niveau du thème de la conférence, mais de l'importance des personnalités invitées ainsi que des délais impartis très courts pour organiser la sécurité d'un tel évènement".

Est-ce à dire que d'éventuels attentats sont à envisager ? "C'est à la Confédération de définir le degré de sécurité à mettre en œuvre pour chaque personnalité hôte, mais pour des raisons de sécurité, nous ne communiquons jamais sur les risques cependant deux avantages non négligeables. Nous connaissons bien Montreux pour avoir déjà assuré la sécurité du sommet de la Francophonie en 2010 qui s'est très bien déroulé. Et nous avons l'habitude d'assurer la sécurité de ce genre d'évènements internationaux, comme l'EURO en 2008", rassure Jean-Christophe Sauterel. Si la sécurité de tous les hôtes est assuré par la Confédération, une personnalité comme John Kerry, secrétaire d'Etat des Etats-Unis, ne se déplace cependant jamais sans son propre service de sécurité, mais nous n'en saurons pas d'avantage, le sujet est classé top secret.

Sandra Giampetruzzi - 16.01.2014 - Le régional

""Une telle fréquentation, c'est assez exceptionnel pour la saison. C'est un bon résultat pour nous. Montreux va se retrouver sous les feux de la rampe du monde entier""

Antonie Suchet, déléguée médias

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Tous en Choeur avec Henri Dès

Pour sa 4ème édition, Tous en Choeur réunira 200 choristes de la région autour de l'idole indémodable des jeunes, Henri Dès. L'artiste fêtera par la même occasion ses 50 ans de carrière. Rendez-vous les 21 et 22 décembre à l'Auditorium Stravinski.

A 72 ans et 5 millions de disque vendus, Henri Dès ...

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Pour sa 4ème édition, Tous en Choeur réunira 200 choristes de la région autour de l'idole indémodable des jeunes, Henri Dès. L'artiste fêtera par la même occasion ses 50 ans de carrière. Rendez-vous les 21 et 22 décembre à l'Auditorium Stravinski.

A 72 ans et 5 millions de disque vendus, Henri Dès n'est toujours pas rassasié de voir s'illuminer les yeux des enfants lorsqu'il entonne les premières notes de ses chansons. Puis, la magie entre l'artisite et son public fait le reste. Les enfants reprennent alors en choeur les paroles et sont très vite suivis par leurs parents qui ont ausis été bercés par ses chansons durant leur enfance. Henri Dès travers les générations sans jamais se répéter. Il était donc tout naturel pour le président de Tous en Choeur, Pierre Smets, de l'inviter pour faire vibrer durant deux soirées la salle Stravinski du Centre de Congrès de Montreux. Il sera entouré d'un choeur de 200 choristes amateurs dont une grande majorité d'enfants venant de Renens, Montreux, Villeneuve et Sion.

Des choristes très jeunes
Qui dit nouveau spectacle, dit nouvel univers. "C'est à chaque fois une nouvelle aventure où on part de zéro pour s'approprier l'univers de l'artiste. C'est ça qui est passionnant" explique avec ardeur Jack Locks, directeur artistique de Tous en Choeur. Cette année, le défi est d'autant plus grand que l'artiste est un chanteur pour enfants et de ce fait les choristes du spectacle sont plus jeunes que les années précédentes. "C'est difficile de capter l'attention d'un enfant de sept ans sur la longueur. Il faut le faire travailler, mais en l'amusant tout en faisant attention de ne pas trop le fatiguer non plus", confie le directeur artistique.

Expérience unique
Quelque 40 enfants du Choeur de Montreux-Ouest Rambert vont prendre part à cet événement unique pour eux. "Pour les élèves, c'est une expérience nouvelle qui permet de leur ouvrir l'esprit. Pour une fois, ils ne sont plus spectateurs mais acteurs, c'est très important. Nous avons toujours eu cette politique-là à Montreux, celle de donner de la valeur et d'avoir une politique culturelle ouverte, aussi bien dans la peinture, le théâtre, le chant que le sport", reconnaît Gérald Frankhauser, directeur des écoles primaires et secondaires de Montreux Ouest.

 

Sandra Fiampetruzzi - 17 octobre 1993 - Le Régional

L'esprit envoûtant de la tradition russe

Yuri Temirakanov, Nikolaj Znaider et l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg au Septembre Musical de Montreux.

L'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg, c'est un formidable souffle de Russie. Peu de formations symphoniques ont une sonorité aussi clairement identifiable à une époque d...

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Yuri Temirakanov, Nikolaj Znaider et l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg au Septembre Musical de Montreux.

L'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg, c'est un formidable souffle de Russie. Peu de formations symphoniques ont une sonorité aussi clairement identifiable à une époque de standardisation du son tend à gommer les différences nationales. Mercredi soir à l'Auditorium Stravinski de Montreux (bien rempli!), Yuri Temirkanov, 74 ans, est apparu en grande forme, charriant l'esprit de la tradition russe à son meilleur.

Il fallait entendre ces cordes graves, ces frémissements de violons, ce solo de cor anglais intensément nostalgique dans la légende symphonique Kikimora d'Anatoly Liadov (1855-1914). En deux minutes à peine, nous voici transportés dans la Russie d'un autre temps, atmosphère fantastique, climat de conte de fées. L'air digne mais malicieux également, Yuri Temirkanov campe de riches atmosphères à l'orchestre. L'instrumentation rappelle par instants l'Apprenti Sorcier de Dukas, mais c'est bel et bien un compositeur russe qui s'exprime (les harmonies modales et le lyrisme). La partition s'anime peu à peu pour devenir très vive et diabolique, avec des jolis effets au xylophone. ...

Après ce feu d'artifice du romantisme, Yuri Temirkanov empoigne la 6e Symphonie en si mineur de Chostakovitch. On y admire l'architecture savamment déployée (le vaste premier mouvement), la plénitude du son, la ferveur d'une interprétation qui puise ses racines dans les soubassements de l'orchestre. Il y a ces grandes lignes creusées, ces phrases étales aux violons, pareilles à des steppes, d'où se détache une mélodie aux bois (le "Largo" initial). Le "Scherzo" se veut persifleur. Puis advient un ultime coup d'accélérateur dans le "Presto" final, faussement gai, avec des sonorités de fête foraine et de kermesse grimaçante. Acclamés, le chef et ses musiciens offrent Salut d'amour d'Elgar en bis, modelé avec un art consommé du rubato.

 

Julian Sykes - 12 octobre 2013 - Le Temps

 

 

Montreux Jazz, la révolution tranquille

Première édition sans Claude Nobs. Le festival est dans les chiffres noirs et accroît sa fréquentation.

Certains imaginaient que le Montreux Jazz Festival, sitôt son fondateur retiré, déposerait le bilan ou sombrerait dans un train-train fonctionnel dont la magie ne serait plus qu'un souvenir flou,...

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Première édition sans Claude Nobs. Le festival est dans les chiffres noirs et accroît sa fréquentation.

Certains imaginaient que le Montreux Jazz Festival, sitôt son fondateur retiré, déposerait le bilan ou sombrerait dans un train-train fonctionnel dont la magie ne serait plus qu'un souvenir flou, ressassé par des vétérans sous un palmier des quais. Il y avait le sourire légèrement figé de Mathieu Jaton, le nouveau directeur général, plus employé de commerce que Monsieur Loyal. Il n'avait pas la tête de l'emploi; ni le charisme, ni l'entregent. De ce délit de belle gueule, Jaton a fait un avantage. Il n'était pas attendu, il a su tout bousculer sans qu'on le remarque.

Puisqu'il faut en passer par les chiffres, la 47e du Montreux Jazz Festival est un succès: 105'000 billets vendus cette année, une augmentation de 46% par rapport à l'édition précédente. Un budget de 25 millions, contre 22 en 2012, couvert avant la clôture de la manifestation. Un taux de remplissage, pour les trois salles, qui dépasse les 85%. Montreux s'est réinventé en 2013, sous l'impulsion de Claude Nobs, quelques mois avant sa mort, mais aussi d'une équipe qui maîtrisait les fragilités du modèle et les aléas d'une industrie musicale en profonde transformation.

Du Lab au Club
Le réajustement de la deuxième salle, le Lab, paie. Plus compact, plus ouvert aux découvertes, moins cher, le lieu semble répondre davantage aux attentes d'un public qui n'a pas forcément 100 francs à dépenser pour un concert. L'Auditorium Stravinski, vaisseau amiral de cette flotte continue d'assurer le rythme mais se concentre sur les spectacles événements (Leonard Cohen, Prince, Sting, Kraftwerk) au détriment de ce qui avait fait la réputation du festival: les grands raouts dispendieux, pleins de demi-vedettes dont Nobs avait fait des amis. Montreux Jazz y gagne en cohérence ce qu'il y perd en démesure.

Et puis, il y a le Jazz Club, cas plus complexe. Retour du swing à Montreux, personne ne se plaint. Il est néanmoins incompréhensible qu'il ait fallu attendre les premières heures du festival pour se rendre compte que l'espace - un corridor interminable sans visibilité et surchauffé - n'allait pas remplir son cahier des charges. MAthieu Jaton voulait un club à la new-yorkaise, il n'a réussi qu'à déployer un cagibi bling-bling. Les occasions ne manquaient pas, pourtant: Charles Lloyd en majesté, Jonathan Batiste, Charles Bradley.

Mais Montreux doit aussi se connecter mieux à ce qui se trame en jazz aujourd'hui, comme le festival le fait pour les musiques urbaines. Il n'est plus acceptable pour un festival de cette ampleur et qui porte l'Afro-Amérique dans son ADN, de reconduire par endroits de son affiche les habitués du smooth jazz californien ou du blues le plus ravalé, sans chercher à défricher dans ce club neuf des chemins moins empruntés. Le Lab prend des risques, le Club ronronne un tantinet.

A l'extérieur du Centre de Congrès, les aménagements ont tous payé: les nouvelles terrasses, désengorgement des quais, redistribution de l'offre gratuite. La grotesque et malencontreuse affaire de la photographie du petit Grégory imprimée sur le journal du Festvail a beaucoup occupé l'actualité. Elle a sans doute légèrement occulté la prouesse d'une manifestation qui fait plus que survivre à son fondateur. L'année prochaine, les visiteurs marcheront sur l'avenue Claude-Nobs pour rejoindre les salles. Toujours ce grand écart, heureux, entre le patrimoine et l'invention.

 

Arnaud Robert - 21 juillet 2013 - Le Temps

 

 

Wyclef Jean quand il est président

Le musicien haïtien, l'un des producteurs les plus influents du rap américain, a donné samedi un concert à sa démesure.

Il y a deux manières de voir ce concert. Première hypothèse. Le récital le plus foutraque de l'histoire du Montreux Jazz Festival: Wyclef Jean qui débarque sûr de son fait avec la...

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Le musicien haïtien, l'un des producteurs les plus influents du rap américain, a donné samedi un concert à sa démesure.

Il y a deux manières de voir ce concert. Première hypothèse. Le récital le plus foutraque de l'histoire du Montreux Jazz Festival: Wyclef Jean qui débarque sûr de son fait avec la prestation bancroche de Bobby Womack, et qui inflige trois heures durant les tubes les plus éculés du répertoire des autres, juke-box des identités créoles où Bob Marley revient à tout bout de chant. Et puis "La Bamba", Cat Stevens, "Knockin' on Heaven's Door", l'ancienne portoricaine "La Gazolina" sur laquelle il chante le texte de "Guantanamera". On dirait un animateur de bal champêtre qui croit si peu en sa fortune et en le discernement des danseurs face à lui qu'il rassemble en un geste pailleté tous les hymnes possibles.

En 2009, à Montreux, Wyclef avait porté Claude Nobs sur les épaules - la photographie de l'instant est affichée en énorme dans la vestibule du festival. Il était déjà monté sur le balcon. Il refait le coup exactement. Il s'en prend aux "connards de VIP's" qui surplombent la foule et ne lui en veulent pas puisqu'ils le portent en triomphe lorsqu'il gravit les étages de l'Auditorium Stravinski. Wyclef tapote sur des congas, sur une batterie, il mange sa guitare avec les dents, il se lance dans des cabrioles, ne sais pas trop quoi faire alors il invite des enfants, une femme, à côté de lui, pour remplir l'espace. A plusieurs moments de ce spectacle, la sensation du naufrage s'insinue tranquillement.

Deuxième hypothèse, Wyvlef Jean, 43 ans, qui a vendu davantage de disques - avec son groupe Fugees, avec ses composition pour Santana ou Shakira et en solo - que n'importe qui saurait en rêver aujourd'hui, reste profondément cet enfant surdoué dont la seule ambition est de porter la nuit à son niveau d'incandescence. Il possède assez de chansons, dans sa discographie, pour asseoir la plupart de ceux qui viendront après lui. Alors il rassemble tout ce qu'il sait. Comme si un concert ne valait que lorsqu'il résume cinquante ans de pop music.

Wyclef est un cas. Dans l'après-midi on le rencontre au long des couloirs du festival. Il cherche le regard de l'autre à travers ses lunettes noires. Il parle de Claude Nobs: "Je sens encore son odeur, son énergie. Son décès m'a fait le même effet que celui de Bob Marley. Ce genre de personnes ne meurent pas, ils sont des trompe-la-mort. Ils survivent par leur oeuvre." Fils de prédicateur protestant, de franc-maçon, petit-fils de prêtre vaudou, Haïtien qui a fait de son exil aux Etats-Unis la matière première de son oeuvre, Wyclef Jean a connu tellement de vies, d'avatars et de renaissances que, au fil des ans, il est devenu ce mutant béni dont la chronique se repaît.

 

Arnaud Robert - 7 juillet 2013 - Le Temps

 

 

Le Septembre Musical maintient sa formule

Cinq grands concerts symphoniques et concerts de musique de chambre à Montreux.

Le Septembre musical de Montreux-Vevey ne bouleverse pas la donne pour l'édition 2013: grands concerts symphoniques à l'Auditorium Stravinski et concerts de musique de chambre au château de Chillon. Le Théâtre de Vevey ...

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Cinq grands concerts symphoniques et concerts de musique de chambre à Montreux.

Le Septembre musical de Montreux-Vevey ne bouleverse pas la donne pour l'édition 2013: grands concerts symphoniques à l'Auditorium Stravinski et concerts de musique de chambre au château de Chillon. Le Théâtre de Vevey accueille le jeune pianiste Daniil Trifonov, dans un très beau programme avec les 24 Préludes de Chopin, et la finale du 25e Concours Clara Haskil aura lieu dans ce même théâtre pour clore le festival.

Le directeur artistique Tobias Richter rappelle que le budget du Septembre musical, de l'ordre de 1.6 millions de francs cette année, n'est pas comparable à ceux du Verbier Festival (environ 9 millions) et du Menuhin Festival Gstaad (4 millions). "Il y a une stagnation de la croissance, dit-il et c'est difficile d'obtenir le soutien de sponsors institutionnels (banques, sociétés). "Le festival doit ainsi faire face au retrait d'une banque privée genevoise (y compris pour le Concours Clara Haskil).

Les frais de logistique sont un autre obstacle. "Le plus grand problème, ce sont les coûts d'hébergement et de transports. Ces coûts, ceux de l'hôtellerie en particulier, sont très élevés." A titre d'exemple, il cite l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg: chacun des 127 musiciens a droit à une chambre single. Le fidéle François Margot a par ailleurs annoncé son retrait de la présidence du conseil de fondation.

La pianiste russe Elisabeth Leonskaja ouvre le festival dans le très populaire Concerto de Grieg; le chef Neeme Järvi et l'OSR offrent la belle 5ème Symphonie de Prokofiev. Charles Dutoit et le Royal Philharmonic Orchestra de Londres renouvellement leur résidence au Septembre musical avec trois concerts. Le 2 e Concerto de Rachmaninov joué par Kirill Gerstein sera suivi du sacre du Printemps de Stravinski. Andrea Mslath et Balint Szabo chantent le Château de Barbebleu de Bartok en version de concert, après le 1er concerto de Chopin défendu par Martha ARgerich. Enfin le Prélude à l'après-midi d'un faune, La Mer de Debussy et le Boléro de Ravel encadrent la Symphonie espagnole de Lalo interprétée par Renaud Capuçon.

 

Julian Sykes - 1er mai 2013 - Le Temps

Montreux accueille son premier Polymanga

Après cinq éditions au Palais de Beaulieu à Lausanne, le rendez-vous des amoureux des mangas et de la culture pop se déroule ce weekend au centre de congrès 2m2c.

Polymanga a connu un nouveau record d'affluence cette année. Après avoir comptabilisé 20'000 visiteurs en 2012, le rendez-vous des fans ...

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Après cinq éditions au Palais de Beaulieu à Lausanne, le rendez-vous des amoureux des mangas et de la culture pop se déroule ce weekend au centre de congrès 2m2c.

Polymanga a connu un nouveau record d'affluence cette année. Après avoir comptabilisé 20'000 visiteurs en 2012, le rendez-vous des fans des mangas et de la pop-culture a fait mieux pour cette édition qui s'est déroulée au Centre de Congrès de Montreux. "Nous n'avons pas encore le décompte finale mais nous avons déjà dépassé les 24'000 visiteurs, se réjouit David Heim, patron de la manifestation. Ce record d'affluence s'explique en partie par le fait que Polymanga a duré quatre jours cette année contre trois les éditions précédentes.

Cette affluence n'a pas été sans poser quelques soucis. Samedi, les organisateurs ont dû évacuer une partie de l'Auditorium Stravinski ainsi que ses accès. Trop de personnes voulaient assister à la conférence du Joueur du Grenier. Le Français actif sur YouTube passe à la moulinette les jeux vidéos des années 80 et 90.


24 heures - 31 mars 2013

 

 

Voxset et les meilleures chorales s'affrontent

Du 3 au 6 avril, dix choeurs de six pays se disputent le 49e Montreux Choral Festival. En gala de clôture, le prestigieux ensemble Voxset.

Ce sont les régionaux de l'étape qui ouvriront les feux mercredi 3 avril à l'Auditorium Stravinski pour une soirée hors concours: La Chanson de Montreux, le Cho...

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Du 3 au 6 avril, dix choeurs de six pays se disputent le 49e Montreux Choral Festival. En gala de clôture, le prestigieux ensemble Voxset.

Ce sont les régionaux de l'étape qui ouvriront les feux mercredi 3 avril à l'Auditorium Stravinski pour une soirée hors concours: La Chanson de Montreux, le Choeur d'hommes de Chernex - Montreux et le Choeur Symphonique de Vevey. Le concours démarre les 4 et 5 avril au Théâtre de Vevey, où les dix choeurs en lice présenteront le programme obligatoire. Samedi 6 avril, place au programme libre, dès 13h30 à l'Auditorium Stravinski, suivi de la soirée de gala, diffusée en direct sur RTS Espace 2. Avec dès 19h30 Voxset et son human beatboxing, sa base massive, ses 4 voix féminines qui en font un incontournable du panorama musical contemporain. Suivront les prestations des lauréats des prix spéciaux, puis le Grand Prix de la ville de Montreux et la proclamation du Palmarès 2013.

 

Le Régional - 21 mars 2013

Montreux, fidèle à sa partition

Mathieu Jaton a présenté la programmation de la 47ème édition orpheline de son fondateur. Leonard Cohen, Sting, Prince, Kraftwerk, Green Day, Ben Harper, ZZ Top et Woodkid, succès du moment, marquent une quinzaine sur laquelle flotte l'esprit de Claude Nobs.

Armé d'un portable et d'un micro, Mathie...

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Mathieu Jaton a présenté la programmation de la 47ème édition orpheline de son fondateur. Leonard Cohen, Sting, Prince, Kraftwerk, Green Day, Ben Harper, ZZ Top et Woodkid, succès du moment, marquent une quinzaine sur laquelle flotte l'esprit de Claude Nobs.

Armé d'un portable et d'un micro, Mathieu Jaton a présenté ce matin tambour battant le programme de la 47e édition du Montreux Jazz Festival. Le directeur général a aligné les noms et les soirées. Successeur de Claude Nobs, décédé en début d'année, il a rappelé au détour d'histoires et anecdotes la figure fondatrice et tutélaire de festival qui va accompagner la quinzaine.

Des musiciens inoxydables vont côtoyer des "petites perles", des "diamants bruts" dans les trois salles du festival. Parmi les têtes d'affiches à l'Auditorium Stravinski, en un condensé du passé de Montreux, on compte Leonard Cohen en ouverture le 4 juillet. Puis, Green Day, Woodkid, succès du moment, ZZ Top, Prince trois fois, Sting, Kraftwerk en exclusivité suisse, George Benson, Deep Purple, Joe Cocker et Quincy Jones pour terminer le 21.

Dans les deux autres salles, résultat d'une réorganisation annoncée en mars dernier et voulue par Claude Nobs, la richesse un rien hétéroclite sera aussi de mise. Grace Kelly Quintet, Avishai Cohen Quartet, le guitariste Shuggie Otis ou l'autodidacte blueswoman Valerie June occuperont notamment le Montreux Jazz Club. Kendrick Lamar & Band (hip-hop), The Lumineers (folk rock) ou James Blake se produiront au Montreux Jazz Lab.

Un programme création fait, lui, la part belle aux rencontres entre traditions musicale parfois de niche ou lointaines. Douze heures de musique électronique et instrumentale assiégeront par exemple le Château de Chillon le 7 juillet.

Il y aura comme d'habitude des trains et des boats estampillés Festival. Pour l'occasion un Funky Claude's boat et un Funky Claude's train enrichiront la panoplie des croisières et des escapades. Enfin, un peu partout à Montreux, les concerts et performances gratuits seront légion. Leur programme sera dévoilé le 6 juin.

 

Marco Danesi - 18 mars 2013 - Le Temps

Concours en vue pour le Centre de Congrès

Les travaux de mise en sécurité du bâtiment ont démarré. Prochaine étape, un concours d'architecture pour le repositionner parmi les centres de congrès les plus performants de Suisse.

En novembre 2012, le Conseil communal acceptait un nouveau crédit de 7 mios de francs pour permettre des rénovation...

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Les travaux de mise en sécurité du bâtiment ont démarré. Prochaine étape, un concours d'architecture pour le repositionner parmi les centres de congrès les plus performants de Suisse.

En novembre 2012, le Conseil communal acceptait un nouveau crédit de 7 mios de francs pour permettre des rénovations techniques indispensables à la poursuite de l'utilisation du centre de congrès. Il en va également de l'organisation d'un concours d'architecture dont l'objectif est de rénover les structures du bâtiment.

Des optimisation pour les malentendants
Les travaux de remise à niveau ont déjà démarré au mois de décembre. Ils concernent la mise à jour de la gestion technique centralisée du bâtiment, la rénovation de la station de pompage servant à la climatisation du centre de congrès et du Fairmont Le Montreux Palace ainsi que la mise aux normes des installations électriques. Un dispositif d'aide aux malentendants sera également mis en place dans l'Auditorium Stravinski et sera déjà opérationnel pour l'édition de cette année du Montreux Jazz Festval. Durant tous ces travaux, le centre de congrès restera opérationnel.

Nouveau crédit pour 2014
Quant au concours d'architecture, le centre de congrès, exploitant du bâtiment, devra dans un premier temps mettre sur pied un cahier des charges. LA commune, propriétaire du bâtiment, pourra alors lancer un concours d'architecture. "Il faudra ensuite que le Conseil communal accepte un nouveau crédit, de construction cette fois-ci, pour la réalisation du projet lauréat", précise le chef de service des domaines et bâtiments de Montreux, Gian-Franco Sentinelli. Selon la planification des services communaux, le concours devrait être lancé dans le courant de l'année 2014. Le Conseil communal devra d'ailleurs prochainement se prononcer sur la prise en considération ou non d'un postulat, déposé par Montreux Libre qui souhaite débattre sur l'avenir du 2m2c.

 

Sandra Giampetruzzi - 28 février 2013 - Le Régional

"Le tourisme reste l'un des principaux secteurs de l'économie montreusienne."

Christopher Rudolph, président des hôteliers Montreux-Riviera

"Claude disait: le jour où je quitte ce monde, je veux que vous ouvriez une bonne bouteille de rouge et que mettiez de la bonne musique. Alors place à la musique."

Mathieu Jaton, ancien bras droit de Claude Nobs et nouveau directeur du Montreux Jazz Festival

Mathieu Jaton prend la tête du Montreux Jazz Festival

Le Conseil de fondation du Montreux Jazz s'est réuni hier soir pour nommer le successeur de Claude Nobs, directeur et fondateur de la manifestation, décédé le 10 janvier. Sans surprise et comme désiré par Claude Nobs, il a nommé Mathieu Jaton, qui assure depuis plusieurs années la direction opératio...

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Le Conseil de fondation du Montreux Jazz s'est réuni hier soir pour nommer le successeur de Claude Nobs, directeur et fondateur de la manifestation, décédé le 10 janvier. Sans surprise et comme désiré par Claude Nobs, il a nommé Mathieu Jaton, qui assure depuis plusieurs années la direction opérationnelle du Festival.

Le Conseil de fondation a également fait part de plusieurs événements pour rendre hommage à Claude Nobs. Le premier se tiendra le 8 février en début de soirée à l'Auditorium Stravinski, afin de permettre aux membres du festival d'exprimer au nom de Claude Nobs sa reconnaissance à la ville de Montreux, sa région et ses habitants. Plusieurs artistes qu'affectionnait Claude Nobs seront sur scène. Une autre soirée hommage aura lieu au printemps 2013 à New York, ville qui a inspiré Claude Nobs. Cette soirée réunira les artistes amis américains de Claude Nobs et du Festival.

Le Temps - 15 janvier 2013

 

 

Claude Nobs, le maître de musique

Le formidable fondateur du Montreux Jazz Festival, qui était dans le coma depuis son accident de ski de fond il y a deux semaines, est mort ce jeudi. Il avait 76 ans. Le monde du jazz, la planète musique sont en deuil. Hommage signé Arnaud Robert.

Finalement, il n'aura pas eu le temps de vieillir. ...

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Le formidable fondateur du Montreux Jazz Festival, qui était dans le coma depuis son accident de ski de fond il y a deux semaines, est mort ce jeudi. Il avait 76 ans. Le monde du jazz, la planète musique sont en deuil. Hommage signé Arnaud Robert.

Finalement, il n'aura pas eu le temps de vieillir. Il avait installé dans son chalet un ascenseur, pour laisser penser qu'il avait tout prévu même le déclin. Ca le faisait rire, de s'imaginer en grand-père indigne, dans les fêtes infinies de son perchoir, à rôder canne en main, veiller à la qualité du vin, puis retourner à ses gadgets électroniques pour ne pas manquer un seul train. Claude Nobs aimait marcher avec ses chiens, dans la solitude des matins de Caux, au-dessus de Montreux. Il aimait encore skier - c'est une chute qui a mené, après un coma, à sa mort, cette mort étrange dont il parlait volontiers. Il avait même prévu, pour ne pas alourdir le quotidien de ses proches, de recourir un jour à l'euthanasie si la nécessité s'en était fait sentir. Mais Nobs est mort bien vivant. Après une ultime édition de son festival, la 46e pour laquelle il s'était particulièrement engagé; il avait prévu d'ouvrir le bal en tutu de ballerine ou en reine d'Angleterre, jubilé éternel d'un épicurien.

Le meilleur hôte de son temps
Il faudrait parler, et on le fera, de sa contribution, des hommages internationaux, de cette histoire folle: un cuisinier de Territet qui devient l'un des mâitres de musique les mieux célébrés dans le monde. Mais ce qui nous revient, à cet instant précis, c'est sa capacité invraisemblable à recevoir. Il accueillait dans ses maisons de bois, des boîtes à bijoux pleines de locomotives miniatures, de juke-box, de sculptures et d'art du pire goût possible. Il servait du saumon, de la viande très rouge, des poissons pêchés dans des étangs de proximité, des bordeaux vieux, des alcools capiteux, il vous resservait à chaque instant pour être sûr que vous ne manquiez de rien. Il parlait sans cesse, vous questionnait, puis vous amenait dans sa salle de cinéma, sur le meilleur fauteuil d'avion imaginable pour regarder Miles Davis en 1991, Nina Simone en 1976, Aretha Franklin en 1971. Claude Nobs, et ce n'est sans doute pas anecdotique de le rappeler, était sans doute l'un des meilleurs hôtes de son temps.

Les musiciens les plus absurdes, les plus chevelus, les plus colériques, se transformaient instantanément en gamins espiègles quand ils débarquaient dans son nid d'aigle. Ils s'adoucissaient au contact de ce petit bonhomme qui parlait toutes les langues et qui traversait tous les milieux. Nobs était capable de descendre à Montreux, un soir de Nouvel An, avec David Bowie pour distribuer du caviar aux pauvres. Il était capable aussi de colères terribles. Il vous appelait et vous traitait de tous les noms d'oiseaux rares pour un article qui ne lui revenait pas, avant de s'excuser comme un môme,d e vous taper dans le dos et de concéder, dans un murmure, que jamais il ne grandirait. Nobs était en outrance. Dans un pays qui ne raffole pas qu'on marche en dehors des clous. Il dormait à Los Angeles pour une remise de trophée, se réveillait à Bangkok pour se baigner, avant de s'ennuyer et de repartir pour créer une succursale du Montreux Jazz à Tokyo. Il était cosmopolite, et pourtant si enraciné qu'il donnait parfois l'impression de n'avoir jamais quitté son berceau.

Le don absolu
Territet, 8 février 1936, Verseau ascendant Verseau. Une boulangerie, des batailles d'Indiens dans les grottes du voisinage, des guerres puniques d'enfant glorieux dans les palaces à l'abandon, des kiols de septante-huit tours que Claude classait avec des étoiles, une enfance parfaite, l'appétit des bonnes choses. Il avait, avec son terroir, la relation complexe du don absolu. Pour rien au monde, il n'aurait quitté son Léman, les montagnes qui font mur, le côté "station pour vieilles Anglaises" de Montreux l'assoupie. Et pourtant, il menaçait presque chaque année le syndic, le canton, les autorités compétentes et même les gens de passage qu'il allait s'enfuir, déplacer le Montreux Jazz en des royaumes plus reconnaissants. Claude Nobs voulait être aimé. Et il ne comprenait pas toujours qu'il l'était. Il savait l'incroyable courage, la force de conviction, dont il avait fait preuve, lui, le timide, pour forcer le destin de son coin de lac.

Nuits longues, impérieuses et brutales
Tout jeune homme, commis de l'Office du tourisme montreusien, il avait enfoncé la porte des fondateurs du label Antlatic, à New York. Aux frères Ertegun, il n'avait pas laissé le choix. S'ils avaient refusé de l'aider à fonder un festival, il serait encore, aujourd'hui, en train de faire le pied de grue dans leur vestibule. Ses premières nuits américaines, il les avait passées à Chicago, il avait appelé le bluesman Willie Dixon dont il avait degotté le numéro, il était allé écouter Muddy Waters, Howlin' Wolf, la virée dans une Plymouth défoncée, dont une seule portière fonctionnait. Claude s'était effondré avant l'aube, porté par Dixon jusqu'à un lit improbable où il avait rêvé de toutes les nuits qui allaient subire. Elles étaient longues, impérieuses, brutales, ces nuits des premiers festivals de Montreux quand le minuscule radiocrochet étalé sur deux jours en 1967 devenait peu à peu une sorte de bacchanale compulsive où les mélomanes les plus entraînés tous, s'épuisaient avec lui. Son public, composé essentiellement de gens qui vivaient le jour, se plaignait des retards, des concerts qui s'éternisaient, des ajouts de dernière minute dans des programmes déjà blindés.

Claude Nobs ne pouvait concevoir de fermer sa porte à un artiste qui s'imposait in extremis. Aux autres, à son entourage, d'aménager les horaires. Chaque année, avant le festival, il vous montrait sur une tablette numérique les vidéos des derniers prodiges qu'il avait croisés, des inconnus qui n'allaient pas amener un spectateur en sus mais dont il était plus fier que de n'importe quelle diva. Un guitariste hongrois de 14 ans. Un génie du piano cubain. Un orchestre de tambourineurs ghanéens. Santana, son ami, voulait faire un carnaval sur la Grand-Rue: pas de problème! Stephan Eicher désirait obtenir des musiciens maliens mais aussi des yodleurs et pourquoi pas un orchestre: marché conclu! Pourquoi ne pas monter une soirée qui intégrerait l'histoire entière de la dance music avec des dizaines d'invités qui viendraient de tous les continents pour une seule nuit? Pourquoi pas. Nobs ne supportait pas qu'on le ramène à la raison. Lui qui avait connu une ère fastueuse où la musique faisait encore de l'argent. Il ne s'y habituait pas, au règne des économies.

Boulimique de pop, de stars et de show-business
Il n'était absolument pas déconnecté, pourtant. Il avait saisi immédiatement que l'audiovisuel serait une clé de sa réussite. Il filmait tout, chaque concert, jusqu'à accumuler dans son coffre-fort personnel l'un des plus formidables collections de musique du XXe siècle. Il avait compris, aussi, que la musique dont il était l'apôtre fervent - le blues, le jazz - ne suffirait pas à son appétit et à son aura. Il raffolait de la pop, des stars, du show-business dont il avait compris la mécanique intime: l'entregent. Il allait chercher Miles Davis à l'aéroport en Ferrari jaune. Il s'occupait de Nina Simone, au pire moment de sa vie, quand elle l'appelait depuis son exil suisse et qu'il accourait pour changer chez elle une ampoule. Claude Nobs, tout au fond de lui, savait que DJ Bobo n'équivalait pas un Duke Ellington ou à B.B. King. Mais, dépourvu d'une once de snobisme et conscients de la marque qu'il lui fallait défendre, conviait toutes les musiques à son festin goulu. Même si certains zélateurs du swing en auraient appelé au tribunal de La Haye pour exiger qu'on retire la mention jazz au Montreux Jazz Festival.

Champagne, toujours
C'était grotesque. Prince tout juste débarqué de Minneapolis, aurait-il joué des standards de La Nouvelle Orléans en ouverture de son concert montreusien si le festival n'avait pas d'abord inscrit sa légende dans des disques de Bill Evants ou de Keith Jarrett? Pour les rockeurs de toutes espèces, Montreux était une sorte de rite initiatique dont ils voulaient être à la hauteur. Wyclef Jean, ancien rappeur des Fugees, en arrivant dans l'Auditorium Stravinski s'était lancé dans une touchante revisite du jazz créole, sur un piano qu'il arpentait comme une chose dangereuse. Nobs regardait depuis sa loge minuscule, souvent tout seul, sur un écran posé pour lui. Des chemises fauves suspendues sur un cintre. Et du champagne auquel il ne touchait pas forcément. Il n'était dupe ni de l'orgueil, ni du talent, il savait quand une salle allait s'allumer comme un feu de savane, il se levait quatre secondes avant la fin pour saisir son microphone doré et annoncer en tout un tas de langues mélangées que la nuit, jamais, ne s'arrêterait. Et puis, il saisissait au vol Quincy Jones, le producteur par excellence, qui passait tous ses étés depuis quelques années à Montreux. Il lui demandait d'aller raconter sa vie, face à un public qui l'écoutait à moitié. On n'a pas compris, toujours, que Nobs invite des artistes qui avaient connu, un temps, la gloire et ne semblaient plus vivre que par Montreux. Il était d'une fidélité unique dans cette profession où la passion de demain balaie celle d'hier.

Avec son ultime festival, 46e édition dont rien ne laissait présager qu'elle serait conclusive, nous l'avions rencontré dans son chalet. Nous avions mangé sur le balcon des plats inouïs, en écoutant des musiques de maintenant sur YouTube, malgré les dizaines de milliers de disques qui encombraient sa réserve. Il parlait de tous les films qu'il n'avait pas pu voir et son ami Thierry Amsallem avec lequel il était pacsé, des dix concerts de Miles Davis à Montreux dont il avait sorti un coffret. "C'est une trace de mon passage sur terre, non?" Nobs, à 76 ans, n'était pas sage. Il croyait encore qu'on peut repousser indéfiniment l'aube en ne se couchant pas. Il n'ignorait rien de ce qu'il avait laissé, à la Suisse, au monde, mais il se persuadait sans peine que rien ne vaut le désir. Au final, ce petit cuisinier contrarié avait choisie une vie au service.

 

Arnaud Robert - 11 janvier 2013 - Le Temps

Montreux, centre de l'événementiel durant trois jours

Le Montreux Music & Convention Centre (2m2c) accueillera du 27 au 29 janvier prochains la conférence internationale EMEC (European Meetings & Events Conference). Cet événement organisé chaque année dans une ville européenne, rassemble les professionnels d'événements de 86 pays. Il est organisé par M...

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Le Montreux Music & Convention Centre (2m2c) accueillera du 27 au 29 janvier prochains la conférence internationale EMEC (European Meetings & Events Conference). Cet événement organisé chaque année dans une ville européenne, rassemble les professionnels d'événements de 86 pays. Il est organisé par MPI, la plus grande association mondiale dans le secteur du tourisme d'affaires. Elle revient en Suisse pour la seconde fois, après Davos en 2006. Cette année, ce sont quelques 400 participants qui sont attendu à Montreux.

 

HTR - 10 janvier 2013

20122012

Evénements et détente

Les raisons qui motivent les gens à visiter la région Montreux-Riviera sont relativement diversifiées et changent selon la saison. En hiver, les excursionnistes loisirs se rendent principalement dans la région pour participer à des événements ponctuels et font volontiers du shopping. En été, ils pri...

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Les raisons qui motivent les gens à visiter la région Montreux-Riviera sont relativement diversifiées et changent selon la saison. En hiver, les excursionnistes loisirs se rendent principalement dans la région pour participer à des événements ponctuels et font volontiers du shopping. En été, ils privilégient la visite des sites naturels et les activités de détente. Les hôtes s'arrêtent au bord du lac dans le cadre de la visite de la Suisse en général ou, dans la même proportion, pour rendre visite à des connaissances. La qualité des hôtels et l'offre gastronomique sont également très appréciées.

YM - 8 décembre 2012 - 24 heures

Les zygomatiques vont travailler fort

La 23ème édition du Montreux Comedy Festival prend ses quartiers d'hiver sur la Riviera du 6 au 10 décembre.

Quatorze millions de vidéo vues sur le web en une année. Le Montreux Comedy Festival s'étend bien au-delà des cinq jours de festival et des frontières de Montreux. C'est un événement planéta...

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La 23ème édition du Montreux Comedy Festival prend ses quartiers d'hiver sur la Riviera du 6 au 10 décembre.

Quatorze millions de vidéo vues sur le web en une année. Le Montreux Comedy Festival s'étend bien au-delà des cinq jours de festival et des frontières de Montreux. C'est un événement planétaire qui continue à prendre de l'ampleur comme pour faire un pied de nez à la morosité ambiante. "Le Web Casting affole la planète humoristique en devenir aux quatre coins de la francophonie" assure Grégoire Furrer, directeur et fondateur du festival. La planète rire est en marche. Comme chaque année, une pléthore d'humoristes se succèderont sur les scènes de l'Auditorium Stravinski à Montreux, du Théâtre de Vevey et du Théâtre de Poche de la Grenette à Vevey. Dont notamment Karim Slama, Les Frères Taloche, Julie Victor, Pascal Légitimus, Vérino, Shirley Souagnon, Jérémy Ferrari, Kheiron ou encore Brigitte Rosset.

En plus durant trois soirs, une scène gratuite est ouverte aux jeunes talents au Miles Davis Hall. Les artistes programmés sont notamment les lauréats du Montreux Comedy Casting 2012 organisés en collaboraiton avec Dailymotion. Cette scène propose également des shows en anglais avec des humoristes venant de Grande Bretagne, cAnada ou encore du Pakistan. Pendant le festival, les cinémas Hollywood à Montreux participent à l'événement en projetant plusieurs films où l'humour en est le fil conducteur.

Nouvelle tendance
Cette année, une nouvelle tendance pointe le bout de son nez avec l'intégration de la musique dans l'univers humoristique. Un des Galas présente la performance totalement loufoque et déjantée des Airnadette dont les membres du groupe s'échinent. Les solos de guitare se font dans le vide, tandis que le micro est souvent remplacé par une brosse à cheveux. Le groupe Oldelaf sera présent sur la scène du Miles Davis Hall avec des chansons drôles et toujours très bien écrites. Il y aura également Julie Victor et son One Musical Show où se croisent une Susan Boyle revisitées, du jazz allemand ou des producteurs bio dégradables.

 

Sandra Giampetruzi - 6 décembre 2012 - Le Régional

Dette quasi nulle et investissements massifs

Le budget 2013 affiche un déficit de 2.9 millions de francs, mais une dette de 1.7 millions et un autofinancement positif. La commune s'apprête à injecter 40 millions dans ses infrastructures.

C'est assez rare pour le relever, la commune de Montreux n'a pratiquement plus de dettes dans son ménage c...

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Le budget 2013 affiche un déficit de 2.9 millions de francs, mais une dette de 1.7 millions et un autofinancement positif. La commune s'apprête à injecter 40 millions dans ses infrastructures.

C'est assez rare pour le relever, la commune de Montreux n'a pratiquement plus de dettes dans son ménage communal. Une marge d'autofinancement positive de 1.5 mio de francs permet de voir l'avenir sereinement. "Le contexte pour Montreux est agréable par rapport à la situation générale. Nous avons de la chance d'avoir une situation stabilisée. Mais nous restons tout de même prudents car les charges liées et la facture sociale sont en constante augmentation", annonce Pierre Rochat, municipal des finances. Et le syndic Laurent Wehrli d'ajouter: "C'est un travail de plusieurs années. Nous avons anticipé la facture sociale et nous avons fait le ménage dans les différents services et dicastères. Il y a eu des choix douloureux".

Il est temps d'investir
Avec des finances stables - des charges estimées à 130 millions pour des recettes s'élevant à 127 mios pour 2013 - Montreux entend désormais regarder vers l'avenir et injecter près de 40 mios de francs dans des projets qui arrivent en phase de concrétisation, comme la maison de quartier de Clarens, les travaux de rénovation du Centre des Congrès dont le préavis d'un crédit de 7 mios de francs a été accepté à l'unanimité moins une abstention lors de la séance du Conseil communal du 7 novembre, les parkings ainsi que les installations sportives.

Pour tenir ce programme d'investissements, la commune devra cependant recourir à l'emprunt. Certains conseillers ont freiné quelque peu l'enthousiasme général. "Il faut rester prudents car la mage d'autofinancement reste faible par rapport aux investissements futurs prévus" a relevé Daniel Manzini (PS). Le budget 2013 sera débattu et voté lors de la dernière séance du Conseil de l'année en décembre, les élus ont un mois pour l'éplucher.

 

Sandra Giampetruzzi - 17 novembre 2012 - Le Régional

L'art contemporain déplace les foules

La 8ème édition du Montreux Art Gallery, qui s'est tenue la semaine dernière au Centre de Congrès a enregistré une affluence record. Quelques 15'200 personnes (contre 15'000 l'an dernier) se sont dèplacées au salon d'art contemporain. Comme lors de chaque édition, une association caritative est conv...

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La 8ème édition du Montreux Art Gallery, qui s'est tenue la semaine dernière au Centre de Congrès a enregistré une affluence record. Quelques 15'200 personnes (contre 15'000 l'an dernier) se sont dèplacées au salon d'art contemporain. Comme lors de chaque édition, une association caritative est conviée pour présenter ses activités. La Fondation Enfants Papillons qui lutte contre l'épidermolyse bulleuse, une maladie cutanée rare, a pu récolter 7500 francs de dons grâce à la vente de bouteilles de vin stylisées par les élèves de l'Eikon deFribourg.

N.D - 14 novembre 2012 - 24 heures

7 millions pour le Centre de Congrès

Le Conseil communal de Montreux a accepté la semaine dernière l'octroi d'un crédit de 7 millions de francs pour une première phase d'étude de l'état du bâtiment et les travaux de mise en sécurité du Centre de Congrès. Il s'agit entre autres de rénover la station de pompage et de mettre aux normes le...

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Le Conseil communal de Montreux a accepté la semaine dernière l'octroi d'un crédit de 7 millions de francs pour une première phase d'étude de l'état du bâtiment et les travaux de mise en sécurité du Centre de Congrès. Il s'agit entre autres de rénover la station de pompage et de mettre aux normes les installations électriques et de sécurité. Des voix se sont néanmoins élevées contre ces coûts d'entretien important. "Nous avons dit oui à ce crédit, mais il n'est pas dit que nous en acception un autre", commente le Parti socialiste.

C.B. - 14 novembre 2012 - 24 heures

Le chef donnera vie aux "trésors du classique"

Luc Baghdassarian dirigera 250 musiciens au fil d’une soirée de gala, dans un mois, à Montreux.

Qui ne connaît pas les célébrissimes quatre premières notes de la 5e Symphonie de Beethoven? Les vocalises de la Reine de la nuit dans La flûte enchantée? Les arpèges du prélude de la Suite No 1 pour vio...

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Luc Baghdassarian dirigera 250 musiciens au fil d’une soirée de gala, dans un mois, à Montreux.

Qui ne connaît pas les célébrissimes quatre premières notes de la 5e Symphonie de Beethoven? Les vocalises de la Reine de la nuit dans La flûte enchantée? Les arpèges du prélude de la Suite No 1 pour violoncelle de Jean-Sébastien Bach? Tour à tour interprétés par les plus grands orchestres au fil des siècles, remixés par des rappeurs ou recyclés dans des pubs pour la télévision, ces fleurons de la musique classique sont à l’affiche d’un concert de gala inédit, qui sera donné vendredi 30 novembre à Montreux. Ce soir-là, l’Auditorium Stravinski, dont on célèbre cette année le 20e anniversaire, verra défiler sur sa scène quelque 250 chanteurs et musiciens, dirigés par le chef d’orchestre Luc Baghdassarian. Le quadragénaire, qui vit à Villeneuve, ne cache pas son excitation: «Plus qu’un concert, ce sera un événement. Festif, drôle, et plein d’émotion.» Baptisée Les Trésors de la musique classique, la soirée devrait attirer un public d’ordinaire peu enclin aux notes dites savantes. «Avec ces pièces courtes, nous souhaitons faire venir des spectateurs rebutés par l’idée d’écouter tout un concerto ou une symphonie dans son entier. Les jeunes, en particulier; il faut penser au public du futur», dit celui qui est à la tête du Chœur symphonique de Vevey, de l’Orchestre de Ribaupierre et de l’Orchestre des gymnases lausannois.

Racines arméniennes
Né en Suisse, le maestro aux racines arméniennes se rend régulièrement dans le pays de ses ancêtres pour y diriger l’Orchestre philharmonique d’Arménie. «J’aime les gens là-bas, leur sensibilité pour la musique. Comme je ne parle pas la langue, tout doit passer par la gestuelle. C’est un excellent exercice de direction.» Au début de l’année, cet engagement bénévole lui a permis de recevoir le Prix de l’Etat d’Arménie, remis par Charles Aznavour. Passionné de théâtre et de cinéma, Luc Baghdassarian est aussi un amateur de sport: il ne rate pas un match de Roger Federer et avoue un gros penchant pour le rugby. Au rang de ses compositeurs favoris, il cite Beethoven, «celui dont je ne saurais me passer», Chostakovitch, Bruckner ou Mahler. «Et en matière d’opéra, celui qui me touche le plus, c’est Puccini. Ses œuvres me font encore pleurer dans le train, quand je travaille leur partition.»

«Je suis insupportable»
Réputé exigeant, le chef ne cache pas qu’il est particulièrement pointilleux sur le respect des tempos: «Je reconnais que je suis insupportable. Surtout, je ne lâche rien tant que je ne ressens pas d’émotion.» Pas question donc pour les musiciens de mettre leur archet sur pilote automatique pendant une répétition ou un concert. «Les fausses notes, les baisses de concentration, ça existe. Mais j’ai beaucoup moins d’indulgence quand je ne sens pas la passion chez les instrumentistes. « Ces derniers ont manifesté des réactions diverses à la découverte du programme. «Il y avait des enthousiastes et des réticents. Je leur ai dit: «Les airs d’opéra vont vous emporter.» Et les derniers irréductibles se sont laissé séduire en interprétant le Casta Diva, de Bellini. «Il y aura certes des changements de couleurs, d’ambiance, pendant le concert, mais ça ne me dérange pas. Car tous ces compositeurs véhiculent finalement le même message: l’amour.» 

Raphaël Delessert – 31 octobre 2012 – 24 heures

"Nous souhaitons faire venir des spectateurs rebutés par l’idée d’écouter une symphonie dans son entier."

Luc Baghdassarian, chef d’orchestre

Tous en Choeur se prépare à chanter le partage

Les 21 et 22 décembre, Michel Fugain et 200 choristes se produiront sur la scène du Stravinski pour une aventure humaine.

«Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, on va commencer!» C’est en chantant que Pascal Pellegrino, directeur de la Fondation de la Saison culturelle de Montreux, pré...

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Les 21 et 22 décembre, Michel Fugain et 200 choristes se produiront sur la scène du Stravinski pour une aventure humaine.

«Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, on va commencer!» C’est en chantant que Pascal Pellegrino, directeur de la Fondation de la Saison culturelle de Montreux, présentait hier Michel Fugain. Après IMuvrini en 2008 et Hugues Aufray en 2010, l’artiste français a accepté de se lancer dans l’aventure Tous en Chœur. Les 21 et 22 décembre prochain, il se produira sur la scène de l’Auditorium Stravinski en compagnie de 200 choristes vaudois et valaisans, tout en mettant en lumière le travail d’une fondation de la région. Parmi eux, environ 160 chanteurs sont des enfants et adolescents de la Riviera. «Ce n’est pas la première fois que je travaille avec des chorales, c’est l’un des privilèges qu’amène le statut de chanteur populaire!» se réjouit Michel Fugain. Sur la scène montreusienne, l’artiste proposera une version adaptée du spectacle qu’il tourne en ce moment, Bon an mal an. «Je ne voulais pas présenter mes chansons à la façon d’un récital. Il faut raconter une histoire. Ce spectacle doit parler de notre vie.»

«Notre but est de proposer un spectacle inédit et rassembleur, explique Pierre Smets, président de l’Association Tous en Chœur. C’est une aventure unique pour les jeunes qui y participent.» Agés essentiellement de 8 à 20 ans, les choristes chanteront sous la direction de Jacky Locks, directeur artistique du spectacle. «Pour travailler avec des enfants, il faut gérer les répétitions afin qu’ils restent dynamiques et motivés, mais avec de la bonne musique, ça aide.» Pour être fin prêts le 21 décembre, les 200 amateurs enchaînent depuis quelques mois les répétitions hebdomadaires.

Ouverture au monde
Pour l’édition 2012, l’Association Tous en Choeur collabore avec Le Solstice. Cette fondation œuvre pour l’accès à l’éducation des enfants défavorisés en Inde, à Madagascar, en Tanzanie et en Uruguay. «Notre objectif en participant à ce spectacle n’est pas d’obtenir des fonds , mais de communiquer sur nos actions et de sensibiliser les jeunes choristes », précise Jérôme de Meyer, président. La fondation ne touchera pas d’argent, mais elle gagnera en visibilité, non seulement auprès du public, mais aussi des jeunes participants. Son président est donc allé rencontrer les chanteurs lors d’une répétition pour leur parler des activités de sa fondation. «Les enfants ne se rendent pas forcément compte que l’éducation est un privilège. Le but n’est pas de les culpabiliser mais de les rendre conscients des réalités du monde.» Pour Pierre Smets, cette collaboration avec Le Solstice s’est imposée comme une évidence pour Tous en Chœur: «Il y a une unité entre nous, nous menons un combat pour l’enfance et le partage.»    

Michel Fugain «C’est un défi, mais c’est agréable à relever!»
Qu’est-ce qui vous a décidé à participer à Tous en Chœur?
 
Ça ne m’a pas demandé plus de deux secondes de réflexion. J’ai déjà chanté plusieurs fois avec des chorales. Pour les Nuits de Champagne, en 2004, il y avait 900 chanteurs. Quand on termine un spectacle comme celui-là, on se dit «plus jamais, c’est trop compliqué», mais finalement on repart toujours. S’insérer dans un projet comme celui-ci, faire en sorte que tout le monde trouve sa place est un défi, mais c’est agréable de créer, recréer et même récréer! 

Comment se passe le travail avec les jeunes? 
Ce mercredi ce sera notre première prise de contact. Il faut rassurer les mômes, les dynamiser et mettre l’accent sur les choses importantes. Nous répéterons à nouveau en décembre, peu avant les représentations, avec mes six musiciens. Eux chantent, nous chantons, il est essentiel de coordonner tout ça. 

Comment sont conçues ces deux représentations de Tous en Chœur?
La base est la même que celle du spectacle que nous tournons en ce moment au Québec. Entre les morceaux, je fais un peu de stand-up. Ce qu’on raconte conduit les spectateurs à écouter les chansons différemment, ils les redécouvrent. A force de les entendre, elles sont comme édulcorées, vidées de leur substance. Ce genre de spectacle permet de leur redonner du corps.  

 

Anne Rey-Mermet - 4 octobre 2012

"Notre but est d’offrir à la région un spectacle inédit et populaire. C’est aussi une aventure unique pour les jeunes qui y participent."

Pierre Smets, président de l’Association Tous en Chœur

Le Centre de congrès, ce cher paquebot...

30 à 35 mios seront investis au Centre de Congrès les six prochaines années. Dans un premier temps, 7 mios sont demandés pour des travaux urgents liés à la sécurité.

Les nouvelles normes en matière de sécurité dictées par l'ECA (Etablissement cantonal d'assurances) imposent une remise à niveau de t...

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30 à 35 mios seront investis au Centre de Congrès les six prochaines années. Dans un premier temps, 7 mios sont demandés pour des travaux urgents liés à la sécurité.

Les nouvelles normes en matière de sécurité dictées par l'ECA (Etablissement cantonal d'assurances) imposent une remise à niveau de toutes les installations techniques du Centre des Congrès. Des travaux urgents qui s'élèvent tout de même à 7 mios de francs. Un investissement sur lequel le Conseil communal devra se prononcer après avoir déjà alloué l'an passé un montant de 7.75 mios pour le financement de l'Auditorium Stravinski. De quoi faire grincer quelques dents.

Mise à niveau obligatoire
Le syndic, Laurent Wehrli, admet que c'est un investissement important, mais rappelle également de manière très énergique l'importance de cette infrastructure économique pour Montreux. "Vu les nouvelles normes, si l'on ne fait rien l'Auditorium Stravinski sera limité à 900 places. C'est-à-dire fini le Montreux Jazz Festival, fini le Septembre Musical, fini les grands congrès et symposiums. Les conséquences de cela se répercuteraient sur l'hôtellerie et l'économie montreusienne serait en chute libre. Quelle autre industrie pourrait rapporter autant à Montreux? A titre d'exemple le Montreux Jazz Festival représente 45 mios de francs réinvestis directement dans la région. Mettons tous ces éléments en parallèle."

D'autres investissements seront nécessaires
Cette remise à niveau des infrastructures techniques n'est pas la dernière étape. Une deuxième phase de travaux est déjà prévue pour l'automne 2013 avec au programme un concours d'architecture pour la création de nouvelles voies de fuite et ainsi que d'amenées d'air frais pour le désenfumage qui auront un impact sur les façades. La Municipalité avertit que 30 à 35 mios seront investis au Centre de Congrès sur les six prochaines années. Et le syndic de renchérir: "Nous allons avoir un vrai débat politique à savoir quelle vision politique nous avons de Montreux pour l'avenir. Ces dernières années, l'hôtellerie a fait sa part en ce qui concerne la mise à niveau des infrastructures, nous devons également investir de notre côté".

 

Sandra Giampetruzzi - 4 octobre 2012 - Le Régional

Polymanga abandonne Lausanne et ses impôts

La manifestation dédiée à la culture manga déménage à Montreux. Une ville qui ne connaît pas la taxe sur le divertissement.

Polymanga s’en va après cinq éditions au Palais de Beaulieu. Le salon, qui a réuni 20 000 fans de la culture pop nippone en 2012, prendra ses quartiers au Montreux Music & Con...

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La manifestation dédiée à la culture manga déménage à Montreux. Une ville qui ne connaît pas la taxe sur le divertissement.

Polymanga s’en va après cinq éditions au Palais de Beaulieu. Le salon, qui a réuni 20 000 fans de la culture pop nippone en 2012, prendra ses quartiers au Montreux Music & Convention Centre du 29 mars au 1er avril 2013, a indiqué hier 20 minutes. La taxe sur le divertissement que pratique Lausanne est une des raisons «parmi d’autres» de ce départ, explique David Heim, fondateur et président de la manifestation. Pourtant, la Ville a participé financièrement à la dernière édition. Ce n’était pas suffisant, selon lui. 

Une aide de 15000 francs
«Pour 2013, nous voulons améliorer drastiquement Polymanga, affirme David Heim. Ce qu’il n’est pas possible de faire à Beaulieu.» Le Montreux Music & Convention Centre offrira une surface plus importante. «Nous sommes arrivés à saturation cette année à Lausanne », rappelle-t-il. Le complexe possède aussi un amphithéâtre de 2000 places et la gare CFF est juste à côté. Mais il y a surtout l’argent, le nerf de la guerre. «Comme il n’y a pas de taxe à Montreux, cela nous permet de faire des investissements, notamment de rajouter un jour à Polymanga», note David Heim. A Lausanne, cet impôt prend 14%sur le billet d’entrée des manifestations culturelles ou sportives. Le calcul du prix et du nombre d’entrées à Polymanga permet d’estimer que le salon aurait allongé plus de 40 000 francs pour régler la note en 2012.Mais la Ville de Lausanne a mis la main à la poche pour atténuer l’effet de la taxe. «Leur aide n’était de loin pas à la hauteur de ce que nous avons dû payer, et jusqu’à la dernière édition nous nous sommes débrouillés tout seuls», lance le patron de la manifestation. A la Commune de Lausanne, on est surpris de cette réaction. «Nous leur avons donné 15 000 francs. C’est la somme annoncée dans le budget de Polymanga, s’étonne Fabien Ruf, chef du Service de la culture. La Ville s’était même engagée à les soutenir les années suivantes.» «Sur les cinq ans passés à Lausanne, cela représente un dixième de ce que nous avons dû débourser en impôt sur le divertissement», calcule pour sa part David Heim. 

Beaulieu espère un retour
Le grand perdant de ce départ est le Palais de Beaulieu, qui voit lui échapper une manifestation importante. «Polymanga a évolué favorablement à Lausanne, rappelle Beat Kunz, directeur général de Beaulieu SA. Est-ce qu’elle prospérera autant à Montreux? En tout cas, nous gardons le contact avec M. Heim. Nous avons perdu une manche, pas le match.» En attendant, l’agglomération de Lausanne devrait toujours avoir sa convention de culture japonaise. Japan Impact, issu du même noyau que Polymanga avant la scission, se tiendra comme chaque année à l’EPFL. 

Une aide contre la taxe
En 2010, la Municipalité a proposé un «crédit-cadre» pour atténuer l’effet de l’impôt sur le divertissement. Il faut dire que, à l’époque, elle devait faire face à l’initiative de la droite qui visait à supprimer cette taxe. Comme l’initiative a échoué devant le peuple, la Ville a dû s’exécuter. Elle a mis à disposition un budget de 1 million de francs pour soutenir certaines manifestations. Une somme qu’elle peut dépenser jusqu’en 2014. «Le but de ces aides est que les événements de grande ampleur ne fuient pas Lausanne à cause de la taxe de 14% sur les entrées», explique Fabien Ruf, chef du Service de la culture lausannois. Le concept est simple: la Commune impose d’un côté et compense en donnant des aides financières de l’autre. La pilule est ainsi moins dure à avaler. Le Ballet du Bolchoï, qui s’est produit dans le chef-lieu vaudois en février 2011, a, par exemple, profité de ce traitement. 

Renaud Bournoud - 24 heures - 25 septembre 2012

Des stars pour faire le plein de l'Auditorium Stravinski

Maurane, I Muvrini, Patricia Kaas, Archive, Luz Casal, Michel Fugain et Marie-Thérèse Porchet. Ce sont là les têtes d'affiche de la Saison Culturelle de Montreux pour 2012-2013.

Le but est de susciter des sensations, des découvertes émotionnelles, précise dans un communiqué le directeur Pascal Pell...

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Maurane, I Muvrini, Patricia Kaas, Archive, Luz Casal, Michel Fugain et Marie-Thérèse Porchet. Ce sont là les têtes d'affiche de la Saison Culturelle de Montreux pour 2012-2013.

Le but est de susciter des sensations, des découvertes émotionnelles, précise dans un communiqué le directeur Pascal Pellegrino, en poste depuis juin 2010. A Montreux, dans cette superbe salle qu'est l'Auditorium Stravinski, on a envie de provoquer des rencontres inédites entre les artistes et le public. De fait, la Saison Culturelle de Montreux propose à la fois de la chanson, du rock, de l'art choral, de la musique classique et aussi de l'humour.

Ces Suisses qui font rire
Ainsi, MArie-Thérèse Porchet ouvrira le bal le 1er octobre avec la réunion de la crème des humoristes romands pour un spectacle, "Ces Suisses qui font rire". Côté humour signalons également la venue de Patrick Sébastien le 26 avril 2013.

De grandes voix feminines seront au rendez-vous: Maurane, Luz Casal, Patricia Kaas. Au registre des concerts événements, on pourra voir Archive, New Gospel Family, Tous en Choeur avec Michel Fugain ou encore la venue en excluisivité d'I Muvrini.

L'année chinoise
Dans le registre de la musique classique et l'art choral, 500 chanteurs et musiciens vont donner un concert pour les 100 ans de Robert Mermoud, chef de choeur vaudois à qui l'on doit le recueil scolaire "Chanson vole".

L'année prochaine sera aussi chinoise, avec la venue de 100 musiciens chinois pour le Grand Chinese New Year Concert afin de célébrer l'année du serpent puis avec la "Passion selon saint Jean" de Bach qu'interprétera le Choeur d'Oratorio de Montreux et enfin avec le très beau spectacle "Ma vie avec Mozart" que jouera l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt au côté de l'Orchestre Symphonique Lyonnais.

Enfin, les enfants - grands et petits - pourront retrouver Henri Dès pour un concert au Théâtre de Vevey le 3 février 2013.

 

24 heures - 8 août 2012

 

 

Le Montreux Jazz est aussi l'occasion de faire des affaires

Trois piliers de l'économie oeuvrent de concert pendant la manifestation pour attirer et fidéliser leur clientèle.

Qui dit Montreux Jazz Festival dit, pour l'immense majorité des quelques 230'000 festivaliers présents durant la quinzaine, concerts, petits plats sur le pouce et sur les quais, bière ...

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Trois piliers de l'économie oeuvrent de concert pendant la manifestation pour attirer et fidéliser leur clientèle.

Qui dit Montreux Jazz Festival dit, pour l'immense majorité des quelques 230'000 festivaliers présents durant la quinzaine, concerts, petits plats sur le pouce et sur les quais, bière ou soirée entre amis. Il fait beau, quelquefois chaud, la musique est partout et l'ambiance est très souvent garantie. Mais si les 1'200 membres du staff veillent au succès populaire de la manifestation, certains acteurs sont également là pour assurer la bonne marche des affaires.

On les trouve, à l'écart des festivaliers, dans un cadre idyllique: le jardin du Montreux Palace. Des tentes luxueuses sont mises à disposition pour accueillir des clients acquis ou en devenir. L'accès y est strictement réservé. Apéritif, repas chaud, visite des coulisses et billets de concert sont généreusement offerts par les différents partenaires financiers du festival, dont le budget cette année, ascende à 25 millions de francs. "Alors que les retombées directes et indirectes de la quinzaine sont évaluées à 45 millions de francs" indiquait récemment Laurent Wehrli, syndic de Montreux.

Plate-forme commune
Trois acteurs majeurs de l'économie montreusienne sont également bien présents dans ce micro village VIP: le Centre de Congrès Montreux Vevey Tourisme (MVT) et le Montreux Palace. Le trio travaille tout au long de l'année de conserve et il a mis sur pied une plate-forme commune pour la deuxième fois consécutive. "Nous sommes forcément plus forts à trois et ça nous coûte moins cher", avoue le directeur du Montreux Palace, Michael Smithuis.

Cette collaboration grandeur nature a lieu dans un univers particulier: un duplex avec une terrasse qui offre une vue imprenable sur le lac. "Nous avons élaboré le programme et un planning pour recevoir nos propres clients. Avec le panorama, ça aide", lance Rémy Crégut, directeur du Centre de Congrès, qui a engagé 55'000 francs, hors hébergement. Le Montreux Palace a déboursé un peu plus, MVT un peu moins.

Et le jeu peut en valoir la chandelle. "Parce que le Montreux Jazz, c'est tout simplement hors norme. C'est un sommet de l'excellence pour nous et nos partenaires, et sans doute notre meilleur vitrine", avance Christoph Sturny, directeur de MVT. Et Rémy Crégut d'ajouter : "En voyage à l'étranger dans le courant de l'année, je propose à des futurs clients de nous visiter. Ils sont souvent pris ou pas tout de suite intéressés. Pour les inciter, je les invite l'été au festival. Et là, ils se libèrent de suite."

Quatre cents invités
Qui sont les 400 personnes invitées durant la quinzaine? "Des journalistes à qui nous faisons visiter la Riviera et Lavaux, des professionnels du tourisme et des agences", répond Christoph Stunry. Les organisateurs de meetings et de séminaires sont plus dans la cible du Palace et du Centre de Congrès; ils sont souvent Anglais, Allemand, Français et Suisses.

En majorité, les invités sont déjà des clients ou des congressistes passés par Montreux. "Notre opération consiste déjà à leur dire merci", relate Michael Smithuis. Deuxième étape, la fiédlisation. "On revoit des congressistes, on essaie de les faire revenir" remarque Christoph Sturny.

Les petits plats dans les grands, le champagne, une chanson de Bastian Baker et une belle chambre peuvent-ils dès lors permettre de signer des contrats ? Les trois mousquetaires avancent à fleuret moucheté. "Il serait utopique de le croire, même si on l'espère, tempère Rémy Crégut. En 2011, l'opération a néanmoins permis de générer de nombreuses demandes d'informations."

Effets à moyen terme
"On peut avoir des discussion très concrètes et avancer sur un dossier si on est par exemple en concurrence avec une autre ville", complète Christoph Sturny. La concrétisation des affaires interviendra peut-être bientôt: "J'ai bien discuté mardi soir avec une dame qui cherchait à placer un groupe pour le mois d'octobre. Je la rappelle ce lundi", indique Michael Smithuis.

Sponsors ou PME à la même enseigne
La Vaudoise Assurances fait partie depuis deux ans des plus gros sponsors du Montreux Jazz Festival (MJF). Pour quelle somme? "Nous ne communiquons pas les budgets" assène Emmanuelle Chatenet, responsable marketing et communication. Dans le jardin du Montreux Palace, c'est la première fois que la société dispose d'une loge privative. Elle la partageait l'an passé avec d'autres partenaires. En 12 soirées, la compagnie a accueilli près de 500 clients, partenaires et collaborateurs.

"Le lieu est enchanteur, c'est une merveille. Alors nous nous contentons d'en profiter et d'en faire profiter, sans approche commerciale", assure Emmanuelle Chatenet, qui se réjouit encore de la visibilité offerte par le raout montreusien.

La vitrine Montreux Jazz, BAtiplus en profite aussi. La PME de Lutry, qui emploie 30 personnes, a un contrat d'échange avec le MJF. "Nous fournissons tout l'aménagement mobilier du jardin et des loges VIP. En échange, nous obtenons pour la même valeur cinq soirées que nous pouvons choisir pour recevoir clients et partenaires", indique Pierre Jutzi, administrateur de Batiplus. Modalités du contrat: contre le prêt du mobilier et son installation estimés à 100'000 francs, la société se voit offrir des repas, des concerts et des apéritifs dans la résidence de Claude Nobs à Caux pour 20 à 30 personnes par soir.

 

Christophe Boillat - 14 juillet 2012 - 24 heures

Bastian Baker a ouvert les feux

Le chanteur vaudois à mis le feux à l'Auditorium Stravinski et le bluesman Fankhauser a suivi au Miles Davis Hall.

Une fois n'est pas coutume, deux artistes suisses ont lancé vendredi soir le Montreux Jazz Festival. Bastian Baker, nouvelle coqueluche romande, a attiré nombre de jeunes filles, mais ...

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Le chanteur vaudois à mis le feux à l'Auditorium Stravinski et le bluesman Fankhauser a suivi au Miles Davis Hall.

Une fois n'est pas coutume, deux artistes suisses ont lancé vendredi soir le Montreux Jazz Festival. Bastian Baker, nouvelle coqueluche romande, a attiré nombre de jeunes filles, mais aussi leurs parents lors d'un concert "sold out". Des artistes plus exotiques devaient prendre le relais, à l'instar de la jeune Ecossaise Amy MacDonald, et de deux artistes de blues, Taj Mahal Trio et Joe Bonamassa.

En prélude, le directeur du MJF Claude Nobs a inauguré le nouvel espace du Festival, le Funky Claude Lounge. Avec un bar rappelant le chalet de Claude Nobs à Caux et une scène, il devrait notamment accueillir des "jams sessions", phénomènes qui avaient pratiquement disparu du festival, a-t-il expliqué.

"Comme disait Charlie Parker, la musique parle plus fort que les mots", a souligné Claude Nobs. Il s'est notamment réjoui de recevoir de très jeunes musiciens, preuve que le festival n'a pas perdu sa vocation. Il a notamment présenté Alfredo Rodriguez, Nikki Yanofsi et Andreas Varady, des artistes talentueux qui seront les invités de Quincy Jones dimanche soir.

Axelle Red au programme
Le secrétaire général du MJF Mathieu Jaton a souligné pour sa part que l'accueil était le maître mot de cette édition. "Nous sommes deux vieux hôteliers", a-t-il plaisanté. Dans la journée, le MJF a annoncé que Jane Birkin qui a annulé sa venue le 8 juillet pour des raisons de santé sera remplacée par sa compatriote Axelle Red. LA chanteuse française se produira pour la première fois à Montreux.

Au total, le MJF propose 32 soirées payantes jusqu'au 14 juillet. Il offre également plus de 250 concerts gratuits sur cinq scènes.

ATS/NXP - 30 juin 2012 - 24 heures

 

 

 

Sur le pied de guerre pour le tourisme d'affaires

L'office du tourisme repense la stratégie pour freiner l'érosion de ce marché, qui représente 50% des nuitées totales.

"A Montreux, en ce qui concerne le tourisme d'affaires, nous nous sommes endormis sur nos lauriers il y a quelques années déjà." Rémy Crégut, directeur du Centre de Congrès de Mont...

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L'office du tourisme repense la stratégie pour freiner l'érosion de ce marché, qui représente 50% des nuitées totales.

"A Montreux, en ce qui concerne le tourisme d'affaires, nous nous sommes endormis sur nos lauriers il y a quelques années déjà." Rémy Crégut, directeur du Centre de Congrès de Montreux (2m2c), n'est pas le seul à faire ce constat. Si bien que le nouveau directeur de Montreux-Vevey Tourisme, Christoph Sturny, a pris le taureau par les cornes. "Montreux possède une longue tradition d'incentives (ndlr: ces voyages de motaivation-récompenses offerts aux employés de grandes entreprises). Ces derniers surtout en provenance des Etats-Unis, explique Christoph Sturny. Comme ces événements revenaient de manière récurrente, la région n'a pas vu la concurrence arriver à très grande vitesse. Ce secteur, qui générait un chiffre d'affaire très important, a fortement diminué."

C'est que la concurrence est rude: de nombreuses villes investissent énormément dans leurs centres de congrès, à l'étranger ou en Suisse. Sans compter que la crise et le franc fort prétéritent nos latitudes.

Les nuitées "affaires" représentent environ 50% des nuitées totales. Et ces hôtes dépensent le double d'un touriste "loisirs". Mais comment capter ce marché rentable ? "Il faut que nous arrivions avec une offre, une vraie différenciation, un message", martèle Rémy Crégut. Quelles sont les cartes à jouer ? "Générer la demande est complexe. Il ne suffit pas d'arriver avec une brochure de présentation pour décrocher un événement de 700 personnes, remarque Christoph Sturny. Au plan logisitique, Montreux a un avantage. Les participants à un congrès peuvent se rendre au 2m2c à pied depuis leur hôtel. Et avec la Montreux Riviera Card, ils peuvent se déplacer gratuitement, par exemple pour se rendre à une soirée de gala au Château de Chillon. c'est une valeur ajoutée appréciée", détaille Christoph Sturny.

Restructuration
Mais il faut aussi démarcher les clients. L'organisme Montreux Riviera Convention Bureau (MRCB) , déjà existant, est donc restructuré. En résumé: auparavant, trois des quatre employés se contentaient de répondre aux demandes des sociétés. De même qu'un particulier délègue à son agence de voyage l'organisation de ses vacances, le MRCB fournissait aux entreprises un programme clé en main (de l'heure de la pause-café durant le congrès aux chambres d'hôtels en passant par le lieu de la soirée de gala). Et se prenait une commission de 18% au passage. Désormais ces employés chercheront des clients. Et seront chapeautés par un responsable engagé pour l'occasion dès le 1er août. "Un spécialiste du domaine" dont le nom n'est pas encore communiqué.

Dorénavant, finie la commission. "C'était assez élevé. De plus, aux yeux des sociétés dont c'est le travail d'organiser de tels déplacement professionnels de A à Z, nous constituons une concurrence assez mal vue car, en tant qu'Office du tourisme, nous touchons des subventions publiques" rappelle Christoph Sturny.

Pour compenser ce manque à gagner, 100'000 fr. ont été versé en mars par la Société des hôteliers Montreux Vevey Riviera. Cette dernière, comme le 2m2c s'est liée par convention avec le MRCB pour le soutenir financièrement sur trois ans. Silence radio sur le montant de la transaction, "comme cela est stipulé dans le document", précise Christophe Sturny.

En chiffres - hôtes d'affaires
400'000 Le nombre de touristes d'affaires en un an sur la Riviera, soit 13% des touristes.
88 millions Somme dépensée par les touristes d'affaires en un an, soit 26% des dépenses du total des touristes (ces derniers dépenses 144 fr. en moyenne par séjour, 282 fr. pour les premiers).
160 millions Le chiffre d'affaires.
950 emplois générés (étude Rütter + Partner, 2004)

En chiffres - centre de congrès
430 millions L'argent investi pour le futur complexe de Bâle.
225 millions Pour le futur Swiss Tech Convention Center de l'EPFL
100 millions Le montant des travaux à Palexpo, Genève
140 millions Pour transformer Beaulieu, sans compter la rénovation du théâtre, ni la tour Taoua
20 millions Rémy Crégut les pense nécessaires au 2m2c de Montreux après les 7.75 millions investis à l'Auditorium Stravinski

 

 

Stéphanie Arboit - 21 juin 2012 - 24 heures

"Il faut investir et créer un espace de restauration"

Le bâtiment qui accueille entre autres le Montreux Jazz Festival fête ses 40 ans. Le directeur espère remodeler son nez côté lac.

Quarante ans qu'il trône au bord du lac, à deux pas du Palace de Montreux. Il a pris de l'ampleur au fré d'agrandissements successifs et son nom s'est anflicisé au passa...

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Le bâtiment qui accueille entre autres le Montreux Jazz Festival fête ses 40 ans. Le directeur espère remodeler son nez côté lac.

Quarante ans qu'il trône au bord du lac, à deux pas du Palace de Montreux. Il a pris de l'ampleur au fré d'agrandissements successifs et son nom s'est anflicisé au passage. Le Centre de Congrès de Montreux s'appelle 2m2c (pour Montreux Music & Convention Centre - comprenez Centre de Congrès & Musique Montreux). Etat des lieux et perspectives d'avenir avec son directeur, Rémy Crégut.

L'an dernier, le chiffre d'affaire de l'événement le plus important organisé au 2m2c se montaità plus de 180'000 fr. contre 450'000 fr. en moyenne sur les cinq dernières années. Pourquoi cette chute vertigineuse ?
C'est une tendance dans notre métier, et pas seulement au 2m2c. Depuis la crise de l'été 2009, les manifestations sont de moindre envergure. De plus, avec le renchérissement du franc suisse à l'été 2011, nous sommes plus chers qu'ailleurs. Certes, en ce qui concerne les événements d'entreprises, historiquement les plus rémunérateurs, les société ne renoncent pas é réunir leurs cadres. Mais elles sont constamment à la recherche d'économies et n'hésitent pas à faire jouer une concurrence de plus en plus vive. Des palais de congrès ouvrent ou se rénovent tous les jours ! En Suisse, par exemple, Bâle, Verne et Davos ont effectué récemment d'importantes transformations. A l'étranger aussi, du Qatar au Mexique en passant par la Chine, ou, plus près, la Côte d'Azur.

Dans un environnement aussi concurrentiel, Montreux et son 2m2c ont-ils les moyens de jouer dans la cour des grands?
J'en reste convaincu, et nous l'avons prouvé à maintes reprises, en parvenant à faire venir des manifestations qui n'avaient jamais eu lieu ici. Mais il faut investir pour rester compétitif et améliorer notre rentabilité.

L'Auditorium Stravinski vient d'être rénové. Le bâtiment appartient à la ville et les autorités politiques ne voudront peut-être pas continuer à injecter de l'argent...
Le propriétaire a bien sûr des priorités. Mais, d'une part, il y a des travaux indispensables, pour la sécurité du public ou encore son confort (la climatisation a 20 ans). D'autre part, il faut revaloriser le niveau inférieur, 6000 m2, soit un tiers de la surface totale. Une mine d'or inexploitée!

Ces surfaces brutes, les plus anciennes mais aussi les plus nobles car au niveau et au bord du lac, étaient jadis louées pour leur polyvalence. Ce n'est plus le cas?
Nobles mais malheureusement cachées car jusqu'alors dédiées à des expositions qui n'existent plus (type le Symposium TV). Notre survie passe par la possibilité d'accueillir à cet étage plusieurs événements en même temps et de proposer un espace de restauration. Un Montreux Jazz Café ou autre chose. Sans articuler d'aussi grandes sommes que les 250 millions levés pour le futur SwissTech Convention Center de l'EPFL, à Lausane, je pense qu'il nous faudrait une vingtaine de millions, investis sur les prochaines années pour rester dans la course et renoncer à la subvention communale annuelle.

Quelles sont les cartes à jouer face à la concurrence?
Un cadre exceptionnel envié par tous. En plus d'une équipe expérimentée, nous offrons une unité de lieu: lors d'un congrès, par exemple, les participants ont tout sous la main et peuvent même venir au 2m2c à pied depuis leur hôtel.

Des festival, un seul toit
Les bureaux du Montreux Jazz Festival ont déménagé sur le site même du grand raout musical, dans le Centre de Congrès (2m2c) en décembre 2010. Les bureaux du Septembre Musical (le festival de musique classique) devraient intégrer les murs à l'automne, et ceux du Montreux Comedy Festival au printemps 2013. Une optique gagnant-gagnant: "Je cherche à créer des synergies, à minimiser leurs coûts et les nôtres et à accroître les performances, affirme Rémy Crégut, directeur du 2m2c. Au 1er janvier de chaque année, 36% de notre chiffre d'affaires est assuré grâce aux gros festivals. Si l'un des trois ne va pas bien, cela nous affecte directement!".

Outre ces gros événements récurrents, le 2m2c est dépendant de l'offre hôtelière. "Je suis chanceux parce que le Palace et le Suisse Majestic ont rénové déclare Rémy Crégut. Les clients ne sont pas fous: ils veulent un produit complet."

Quelques chiffres
100 millions Le coût approximatif de la construction en trois étapes (entre 1972 et 1992) plus la récente rénovation de l'Auditorium stravinski (7.75 millions).
2.5 millions Ce que coûte annuellement le 2m2c à la commune (1 million de subvention et 1.5 million de provisions pour l'entretien lourd du bâtiment). Il faut retrancher plus de 100'000 fr. rétrocédés à la commune ainsi que l'éventuel remboursement de la subvention en cas d'exercice bénéficiaire (1'350'880 fr. de 2006 à 2011).

 

Stéphanie Arboit - 7 juin 2012 - 24 heures

Sur une note positive

Résultats 2011 supérieurs aux attentes pour le Centre de Congrès de Montreux.

En dépit de la fermeture pour travaux de l’Auditorium Stravinski pendant les quatre premiers mois de l’année, d’une conjoncture économique et d’un taux de change ne favorisant pas les événements d’entreprises, le 2m2c es...

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Résultats 2011 supérieurs aux attentes pour le Centre de Congrès de Montreux.

En dépit de la fermeture pour travaux de l’Auditorium Stravinski pendant les quatre premiers mois de l’année, d’une conjoncture économique et d’un taux de change ne favorisant pas les événements d’entreprises, le 2m2c est néanmoins parvenu à boucler l’année 2011 par un EBIT positif de CHF 99'194 contre une perte annoncée au budget de CHF 89'111.

77 événements professionnels, associatifs et culturels ont généré au total 208 journées d’exploitation. Le résultat de l’exercice atteint quasiment l’équilibre avec une perte limitée à CHF 1655,15. "Dans un contexte économique toujours plus complexe avec une très faible visibilité sur l’évolution du chiffre d’affaires (de plus en plus de réservations et d’annulations de dernière minute), le 2m2c reste néanmoins confiant pour l’année 2012 et poursuivra ses efforts de créativité et de réactivité pour continuer à s’adapter en fonction des aléas de la conjoncture et rester dans des chiffres noirs", communique la direction du 2m2c. 

 

Travel Inside - 15 mai 2012

Du neuf au Montreux Choral Festival

Au programme de la 48ème édition, 15 choeurs en compétition, un nouveau directeur artistique et des prix plus attractifs. 

Le 48ème Montreux Choral Festival 2012 (MCF) se déroulera du mercredi 11 au vendredi 13 avril. 15 choeurs disputeront le concours sur la scène du théâtre de Vevey évalué par un...

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Au programme de la 48ème édition, 15 choeurs en compétition, un nouveau directeur artistique et des prix plus attractifs. 

Le 48ème Montreux Choral Festival 2012 (MCF) se déroulera du mercredi 11 au vendredi 13 avril. 15 choeurs disputeront le concours sur la scène du théâtre de Vevey évalué par un jury de trois personnalités du monde choral. Le palmarès sera dévoilé à 17h à l'Auditorium Stravinski samedi 14 avril. Le concert final se déroulera dans la soirée.

Nouveau directeur artistique
Après de très nombreuses années à la direction artistiques de la manifestation, Michael Corpataux a remis son mandat. Hansruedi Kämpfen lui succède, chef de choeur talentueux et reconnu du monde choral suisse et bien au-delà. Hansruedi Kämpfen s'engage activement pour l'art choral, dans sa région et au niveau international. Il est régulièrement demandé, en Suisse et à l'étranger, comme chef d'atelier lors de semaines chantantes et de cours de direction chorale, ainsi qu'en qualité d'expert lors de concours internationaux. Il assume également la fonction de directeur artistique du Choeur Suisse des Jeunes, dont il est le co-fondateur et avec lequel il a obtenu le premier grand prx choral de la Fondation Lamprecht Steiger en 2007.

Meilleur choeur suisse
Cette année, un nouveau réglement a été établi pour une meilleure répartition des récompenses entre les choeurs participants. Ce sont donc trois prix que se partageront les 3 meilleurs choeurs. De plus, désireux de voir et d'entendre, davantage de choeurs suisses, un prix du meilleur choeur suisse sera décerné pour la première fois en 2012.

Le concert de clotûre; une soirée à l'opéra
L'Oberwalliser Vokalensemble donnera le concert de clôture du Montreux Choral Festival à l'Auditorium Stravinski, samedi 14 avril à 20h30, avec la soliste Rachel Harnisch. Le concert de gala, "une soirée à l'opéra", enchantera littéralement le public, avec l'Ensemble vocal du Haut-Valais", accmompagné de Rachel Hamisch, soprano renommée, qui s'est déjà produite à la Scala de Milan ou à l'Opéra Bastille. Dans des airs fameux des plus grands compositeurs, ils vous feront vibrer dans un Auditorium Stravinski rénové pour une magnifique soirée en perspective !

 

LR - 5 avril 2012 - Le Régional

 

 

20112011

La gestion du Centre de Congrès critiquée

Adressé au Conseil communal, un courrier signé des simples initiales d'un "citoyen montreusien" vise le directeur du Centre des Congrès, qui dépend en partie de subventions communales. Les faits reprochés sont "archi-faux" se défend l'intéressé, tandis que le syndic parle de "jalousie". La commissio...

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Adressé au Conseil communal, un courrier signé des simples initiales d'un "citoyen montreusien" vise le directeur du Centre des Congrès, qui dépend en partie de subventions communales. Les faits reprochés sont "archi-faux" se défend l'intéressé, tandis que le syndic parle de "jalousie". La commission de gestion sera mandatée pour faire la lumière.

Pas datée et signée des simples initiales manuscrites "NHR", avec en dessous la mention "citoyen montreusien", une lettre a été adressée au Président du Conseil communal de Montreux, avec copie aux présidents des partis, ainsi qu'à la rédaction. Elle s'attaque à la gestion du Centre des Congrès, mentionnant un mandat d'un coach externe à 200'000 voire 250'000 francs "afin de mettre de l'ordre dans cette structure qui a l'époque fonctionnait". Le document critique dans la foulée le directeur de l'établissement, "omni absent", qui se serait "attribué une prime annuelle de 50'000 francs pour son engagement exemplaire alors que personne ne peut confirmer son effort dans une manifestation quelconque ni même comprendre la raison de voyages incessants et de frais exorbitants"...

"Archi faux"
Contacté pour pouvoir répondre à ces insinuations, Rémy Crégut, le principal intéressé, a la conscience tranquille: "Tout d'abord, j'estime que des faits reprochés de façon anonyme ne méritent pas de réponse. Mais, je précise que tous les faits avancés sont archi-faux. Je ne m'attribue en aucun cas de bonus personnel puisque je suis employé par le Centre des Congrès". Au sujet d'un coach externe, "nous n'en avons jamais mandaté, pour la simple raison que nous n'en n'avons pas besoin", réagit Rémy Crégut, qui précise: "Nous avons commandé un audit pour définir nos moyens et nos besoins en termes de ressources humaines. Nous voulions savoir quelles étaient les attentes de nos employés et comment nous pouvions améliorer certaines choses. Les personnes mandatées pour cet audit nous accompagnent dans notre démarche. Et cela ne coûte de loin pas les chiffres avancées". Et le directeur d'assurer: "Notre employeur c'est la ville. Tout est fait dans la plus grande transparence et figure dans les comptes de la commune".

"Jalousie"
Pour le syndic Laurent Wehrli, qui représente la commune au sein du conseil d'administration du Centre des Congrès, ces attaques sont "de la jalousie" et les montants avancés "hors de propos". Pour le prouver, Laurent Wehrli divulgue le salaire réel du directeur, précisant toutefois qu'il n'a pas à être publié, car il s'agit d'une société privée. Mais le radical juge surtout "inadmissible la mise en cause des compétences professionnelles du directeur, car le Centre de Congrès n'a jamais aussi bien marché".

Des questions à poser
Destinataire de cette lettre, le président du Conseil communal, Grégoire Furrer, fait savoir que "la commission de gestion, organe habilité dans ce genre de situation, sera mandatée pour poser les questions à qui de droit". Car, bien que le Centre de Congrès soit une société anonyme, elle bénéficie de subventions communales, notamment concernant l'entretien du bâtiment et la Saison culturelle. Il s'agira de vérifier que les subventions communales soient utilisées de manière appropriée.

80 événements en 2011
"En 2011, quelques 80 événements ont été organisés au Centre de Congrès contre 60 en 2005, relève son directeur Rémy Crégut. Le 50% de ces activités est culturel et les relations sont très bonnes avec les divers partenaires, assure-t-il. Le directeur cite en exemple le festival des médias, qui a pris place au Centre pour la première fois l'an passé, et qui a signé pour trois ans". "Ce genre d'événements dynamise toute l'économie locale". A l'avenir, confie Rémy Crégut, "un nouvel accent sera mis sur les congrès en cherchant des collaborations via l'EPFL ou Nestlé. Ce travail de longue haleine sera réalisé avec l'aide de l'office de tourisme". 

 

Sandra Giampetruzzi - Le Régional - 8 novembre 2011

 

 

 

 

"En 2011, quelques 80 événements ont été organisés au Centre de Congrès contre 60 en 2005. Le 50% de ces activités est culturel et les relations sont très bonnes avec les divers partenaires."

Rémy Crégut, directeur du 2m2c

Lisa Batiashvili, corde vocale

La force de Lisa Batiashvili, c'est un timbre tout à la fois ferme et ondoyant, libre, jamais corseté dans une quelconque rigidité. Démonstration à Montreux.

Lisa Bathiashvili appartient à cette classe de violonistes dont l'instrument semble vibrer à la manière d'un organe supplémentaire. Malgré le...

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La force de Lisa Batiashvili, c'est un timbre tout à la fois ferme et ondoyant, libre, jamais corseté dans une quelconque rigidité. Démonstration à Montreux.

Lisa Bathiashvili appartient à cette classe de violonistes dont l'instrument semble vibrer à la manière d'un organe supplémentaire. Malgré les reflets carnés de sa robe églantine, on la croirait presque fragile, comme tournée vers le dedans sous sa frange droite. Et puis cette jeune trentenaire se saisit d'elle-même, et son chant prend des envols puissamment suspendus. Dimanche a l'Auditorium Stravinski, en clotûre du Septembre Musical, sa lecture du Concerto en ré majeur de Brahms prônait une vocalité qu'on entend rarement portée à ce niveau de souplesse.

La Géorgienne, ancienne disciple d'Ana Chumachenko (tout comme Julia Fischer ou Arabella Steinbacher), passée désormais dans l'escadrille Deutsche Grammophon, est aussi capable d'effusions rêches et martiales, presque rauques. La technique est belle dans les passages brillants (les doubles cordes de la cadence!), même si la nervosité, dans les premières interventions, voile un peu la plénitude sonore. Car la force de Lisa Batiashvili, c'est ce timbre tout à la fois ferme et ondoyant, libre, jamais corseté dans une quelconque rigidité. L'acoustique du Stravinski, améliorée et harmonisée par de récents réglages, laisse apprécier les subtils cuivrés de son Stradivarius - l'Engleman de 1709.

Dans le premier mouvement, le second thème se libère de la pesanteur terrestre, porté par une conscience de la phrase dont le naturel ne doit rien au hasard. On aimerait encore plus de générosité et de calme dans le mouvement lent. La flamme du final est parfois légèrement retenue par le traditionalisme ample et cossu que développe Charles Dutoit, à la tête d'un Royal Philharmonic Orchestra London.

Le chef souffrait cet été à Verbie, semble avoir retrouvé la hargne chaloupé qui le caractérise. Sa dixième Symphonie de Chostakovitch, en deuxième partie, est une menace assénée sans concession - on di parfois de cette oeuvre qu'elle dépeint les difficiles rapports entre le compositeur et Staline. La lecture de Dutoit, moins enlevée que celle d'un Mariss JAnsons (l'intégrale parue chez EMI), gagne en impact et en propulsion ce qu'elle perd en rebondi. Inspiré et mobile, le Suisse bâtit une musique aux gestes vigoureux, à l'expressionnisme cinglant. Percussions tranchantes, cuivres piqués au vif, le Royal Philharmonic Orchestra London déploie une force de frappe d'une précision sans faille. La Marche Hongroise de Berlioz, en bis, renoue avec des élans plus délestés.

 

Le Temps - 19 septembre 2011

 

 

Près de 3'000 figurines historiques exposées

Le Centre de Congrès ouvre ses portes au Swiss World Expo, le rendez-vous mondial du modélisme. 15'000 visiteurs sont attendus.

Quel enfant n'a jamais jouée avec des figurines de bois ou de plomb ? Se créer un monde, une vie avec des personnages miniatures et les faire évoluer fait parte de l'imagi...

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Le Centre de Congrès ouvre ses portes au Swiss World Expo, le rendez-vous mondial du modélisme. 15'000 visiteurs sont attendus.

Quel enfant n'a jamais jouée avec des figurines de bois ou de plomb ? Se créer un monde, une vie avec des personnages miniatures et les faire évoluer fait parte de l'imaginaire des premières années. Avec le World Expo, le temps de l'enfance fait place au hobby, à la passion de posséder de petites figurines faisant référence à l'histoire. Plus de 3'000 pièces seront exposées durant trois jours à Montreux du 19 au 21 août. 200 exposants présents et 400 tables de jeu Warhammer installées. 15'000 visiteurs sont attendus dont 6'000 étrangers. L'univers du modélisme n'est pas mort.

Renommée mondiale
Ce grand rassemblement des passionnés d'art de la miniature historique et de la maquette a vu le jour sous l'impulsion de la fédération américaine "World Model Soldier Federation" et se déroule tous les trois ans dans une ville différente. Après entre autres Washington qui a été choisie pour accueillir cet événement en 2011. Pour l'occasion, le rendez-vous est rebaptisé Swiss World Expo. Sur 13'000 mètres carrés, les visiteurs pourront ainsi admirer quelque 3'000 pièces et s'initier à l'art de la figurine.

A vous de jouer
Le défi de cette année sera de coordonner deux championnats du monde sous le même toit. En plus du concours de figurines historiques, ce sera également l'occasion de découvrir le Warhammer Championship (ETC), qui se déroule dans un pays européen différent chaque année. L'univers Warhammer, inspiré de l'oeuvre fantastique Le Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien, attire toujours plus d'un demi-millier de joueurs. Les équipes internationales sélectionnées seront répartie au Centre de Congrès sur 400 tables, elles-mêmes installées parmi plus de mille décors. Le championnat se déroule en parallèle au Swiss World Expo et le but du jeu consiste à monter et peindre des figurines fantastiques pour créer ses propres armées et affronter des adversaires possédant les leurs.

 

Sandra Giampetruzzi - 9 août 2011 - Le Régional

Montreux Jazz, le bonheur fragile

Le festival s'est achevé samedi sur un bilan positif. Les congratulations des organisateurs de devraient plus cacher, néanmoins, d'importants défis structurels.

"Un colosse aux pieds d'argile." Dans sa loge, à quelques pas de la scène de l'Auditorium Stravinski, Claude Nobs vérifie que le champagne...

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Le festival s'est achevé samedi sur un bilan positif. Les congratulations des organisateurs de devraient plus cacher, néanmoins, d'importants défis structurels.

"Un colosse aux pieds d'argile." Dans sa loge, à quelques pas de la scène de l'Auditorium Stravinski, Claude Nobs vérifie que le champagne est frais. Il y a là, sur une dizaine de mètres carré, une patronne de télévision sud-coréenne, quelques administrateurs de marques prestigieuses, des aspirants-parvenus et Paul Simon, star américaine; il vient de quitter la foule qui l'acclamait. Fin de 45e édition, au Montreux Jazz Festival. Le communiqué de presse est prêt à sortir. "Un bilan réjouissant", annoncent les organisateurs. Près de 90% de taux de remplissage dans les deux salles payantes, 10% de ventes de nourriture et boissons en plus, 230'000 visiteurs en quinze jours, bref une édition triomphale. Et pourtant, c'est le fondateur qui le dit - Claude Nobs dans son chandail fauve - ce festival est un colosse, certes, mais dont la base est fragile.

Il faut aller au-delà de la novlangue satisfaite des communicants pour saisir le défi auquel cette manifestation, née dans un autre siècle et une autre ère, est confrontée. Il y a quelques jours, dans Libération, le patron de l'un des plus gros open-air d'Europe, les Vieilles Charrues en Bretagne, évoquait la concurrence de plus en plus violente qui oppose les organisateurs de manifestations musicales. A un cachet de 200'000 euros proposé pour une tête d'affiche, certains surenchérissent à 500 ou même 600'000 euros, notamment le Superbock au Portugal ou Benicassim en Espagne; sans compter les nombreux festivals d'Europe de l'Est entièrement financés par des marques de boisson alcoolisée qui jouissent de fonds presque illimités pour s'adjuger les stars de l'été.

 Les Vieilles Charrues, avec sa capacité d'accueil de plus de 50'000 personnes par jour, n'est pas le plus mal positionné sur la carte des festivals. Montreux Jazz Festival, lui, ne dépasse pas les 4'000 places dans sa grande salle. "Je préfère être Giradet que McDonald's" rétorque Claude Nobs, dans son mantra le plus célèbre. Avec des places assises qui atteignent le prix de loges d'opéra (plus de 300 francs pour Sting), cette gastronomie musicale reste sur l'estomac. Surtout pour les dizaines de fans debout, qui avaient eux payé 100 francs, et se retrouvaient dans l'impossibilité de pénétrer dans la salle dont la jauge avait été surévaluée. De même pour le concert de Liza Minnelli, si convoité que les scandales ont éclaté, devant les portes du début du concert, face à une sécurité totalement dépassée.

Pire encore, lors de certains concerts au Miles Davis Hall où les spectateurs assis avaient déboursés 180 francs, le bourdonnement permanent du Montreux Jazz Café, en sous-sol rendait l'écoute difficile. Pour une manifestation qui demande 40 ou 50 francs pour une entrée, ces désagréments restent peut-être admissibles. Pour un festival, comme le Montreux Jazz Festival, qui se veut un Girardet de l'audiophilie, ils sont inacceptables. C'est que les interférences sonores entre les différentes salles disent beaucoup du problème montreusien. Une salle du bas, le Café, avec d'importants concerts gratuits, face à une salle du haut, le Miles Davis Hall, où les prix flambent. Le Festival peine encore à trouver l'équilibre entre son offre monnayée et une partie off fondamentale pour l'équilibre du budget (par les ventes de boissons). Montreux se concurrence lui-même. C'est son dilemme.

Jusqu'ici, grâce aux efforts personnels de certains membres du conseil de fondation qui ont renfloué le Montreux Jazz Festival à coups de millions, grâce aussi à des tentatives de restructuration, le festival ne semble pas menacé dans sa survie. Le génie particulier de la manifestation, sa vocation patrimoniale et son histoire prestigieuses continuent de lui permettre de recevoir Sting en formation symphonique ou les Canadiens d'Arcade Fire. Mais le Montreux Jazz compte beaucoup sur la bonne volonté des têtes d'affiche qui acceptent de revoir à la baisse leurs cachets pour bénéficier de l'aura internationale du festival vaudois. Difficile de dire si, avec la chute des ventes de disque et le déséquilibre des capacités financières entre les manifestations de l'été, la bonne fortune de Montreux durera encore longtemps.

Une des solutions envisagées par Claude Nobs est d'augmenter la part de sponsoring du festival (qui passerait de 7 à 10 millions pour un budget global de 23 millions par éditions). C'est une hypothèse crédible pour une manifestation dont la marque séduit le secteur du luxe. Mais cette contribution du privé n'est pas anodine; elle coûte des dizaines de places assises que les compagnies distribuent à leurs clients, places souvent désertées qui laissent des trous béants dans le parterre face à des artistes qui n'y comprennent rien alors qu'on leur avait signifié que la salle était pleine. Festival de sponsors ? Festival grand public ? Festival pour noceurs qui hantent le off ? Etrangement après 45 ans d'existence, le Montreux Jazz Festival se cherche encore.

La nécessité de plus en plus délicate d'étoffer une affiche de trente dates devrait peut-être aboutir à une réduction de la durée de la manifestation. Mais l'immense déploiement d'infrastructure qu'exige un Centre de Congrès en coquille presque vide ne permet pas une rentabilisation sur une période trop courte. De grosses discussions en perspective, donc, avec un conseil de fondation qui doit jouer son rôle. Reste que le Montreux Jazz Festival (les concerts de James Blake, Trombone Shorty ou Sting l'ont prouvé cette année) reste un festival sans équivalent en Suisse. Dont personne ne souhaiterait qu'il soit mis en péril par une industrie musicale hystérique ou par le refus de choix radicaux de la part des organisateurs.

 

Arnaud Robert - 17 juillet 2011 - Le Temps

Une envolée rock qui a pris du temps

Dimanche 10 juillet, Arcade Fire a mis le feu à l'Auditorium Stravinski, bondé pour l'événement.

Plébiscités par tous les festivals, avec leur dernier album,The Suburbs sous le bras, les sept membres du groupe Arcade Fire, originaires de Montréal au Canada étaient ce dimanche à Montreux. Jouant à g...

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Dimanche 10 juillet, Arcade Fire a mis le feu à l'Auditorium Stravinski, bondé pour l'événement.

Plébiscités par tous les festivals, avec leur dernier album,The Suburbs sous le bras, les sept membres du groupe Arcade Fire, originaires de Montréal au Canada étaient ce dimanche à Montreux. Jouant à guichets fermés depuis plusieurs mois, la soirée promettait d'être LE concert à ne pas rater de cette 45ème édition du Montreux Jazz Festival. C'est qu'ils font parler d'eux depuis un petit moment. Et chaque sortie d'album, trois en tout, ressemble à un coup de génie. Cette année, ils ont d'ailleurs remporté le Grammy Award du meilleur album pour ce troisième opus, The Suburbs.

Problème de son
Les premières images de la vidéo The Suburbs a immédiatement mis le feu aux poudres, entraînant le public dans les sonorités hystériques. Mais il a aussi vite déchanté. L'ouverture du concert avec Ready to start jurait. La régie n'était pas prête. Une première demi-heure qui était donc loin d'amener l'extase attendue. La faute au son, fermé avec une absence dans les basses et les guitares, puis dans la batterie et les voix. Pas évident d'être un groupe de rock alternatif. Et cela n'a pas échappé au public qui s'est montré plutôt réservé. Il aura fallu attendre six morceaux et trouver les bons réglages pour que le concert prenne définitivement son envol dans une salle survoltée. L'alchimie avait enfin pris.

La rock attitude
Les nouveaux titres de leur dernier né sorti en 2010 ont côtoyé les incontournables de leur précédent album Neon Bible. Les voix haut perchées du chanteur Win Butler et de l'accordéoniste et chanteuse Régine Chassagne se sont subtilement insérées aux mélodies franchement rock des musiciens. Une heure et demie de concert, finalement trop courte, pour la plupart des festivaliers qui se sont laissé prendre par l'enchaînement des morceaux où chaque membre du groupe s'amuse à s'échanger les instruments. Tout vrai fan d'Arcade Fire sait que le multi-instrumentisme est également la marque de visite du groupe.

 

Sandra Giampetruzzi - 12 juillet 2011 - Le Régional

Comment le docteur du son à sauver l'Auditorium Stravinski

 Après avoir soigné le son du Miles Davis Hall, André Lappert vient de revamper l’acoustique de l’Auditorium Stravinski, à Montreux pour y accueillir à la fois des concerts de jazz et de musique classique.

A 75 ans, André Lappert affiche fièrement cinquante-six ans de métier. Tapissier décorateur for...

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 Après avoir soigné le son du Miles Davis Hall, André Lappert vient de revamper l’acoustique de l’Auditorium Stravinski, à Montreux pour y accueillir à la fois des concerts de jazz et de musique classique.

A 75 ans, André Lappert affiche fièrement cinquante-six ans de métier. Tapissier décorateur formé à l’acoustique aux Etats-Unis où il a collaboré avec Elvis Presley dans les années 1950-1960, l’acousticien vaudois est un maître du silence et des sons à qui on fait appel lorsqu’il y a un problème. La salle du Conseil National, à Berne, a bénéficié de ses soins. La Piazza Grande du Festival du Film de Locarno lui doit en partie son acoustique sans réverbération.

A l’aula de l’Université de Lausanne, dans diverses églises, dans des salles de cours, dans des restaurants gastronomiques, des brasseries comme la Brasserie du Cardinal à Neuchâtel, ou des cafétérias, ce docteur du son a su créer un suspense, une attente, un silence. Chacun entend ce qu’il dit et surtout écoute les autres. Dans les salles envoûtées par ce gourou du son, le public boit les paroles de l’orateur.

Fondateur de la société d’Silence Acoustique à Lausanne et à la Tour-de-Peilz, André Lappert vient de rénover le Saint des Saints du Montreux Jazz Festival: l’Auditorium Stravinski à Montreux. Ce n’est pas sa première salle de concert. Il y a quelques années, il a soigné l’acoustique du Miles Davis Hall, autre lieu bien connu du festival de jazz montreusien. Cette fois-ci, le chantier, énorme, a mobilisé une cinquantaine de professionnels nuit et jour durant quatre mois, de décembre à avril. Les travaux ont coûté 7,5 millions de francs à la municipalité de Montreux, crédit voté à l’unanimité, chose extrêmement rare dans cette localité connue pour ses bisbilles municipales. «Il faut dire qu’au départ, le projet était acoustique, puis il est devenu scénique et scénographique», confie l’ingénieur français Jean-Paul Chabert, maître d’œuvre de l’ouvrage. 

Emotion. Et pourquoi rénover une salle âgée de dix-huit ans à peine et réputée pour sa qualité sonore? Avant, cette scène était conçue pour les musiciens qui y jouaient particulièrement bien, et la qualité de la musique qu’ils émettaient était magnifique. Mais dans la salle, le spectateur percevait mal la qualité de la musique. Le public n’en savait rien et les musiciens non plus. En revanche, l’exploitant le constatait dans ses comptes. L’Auditorium Stravinski souffrait d’une baisse de fréquentation surtout pour la musique classique, qui représente près de 20% de ses revenus. 

A en croire un expert, seule une centaine de places sur les 1900 sièges permettaient de ressentir une réelle émotion pendant un concert. «Si le spectateur ne ressent pas l’émotion attendue durant un concert classique, il ne revient pas, même s’il ne peut pas dire pourquoi», affirme André Lappert.

L’acousticien n’avait pas de solution toute faite pour résoudre ce problème. Une délégation suisse s’est donc rendue à Berkeley près de San Francisco, dans une salle de concert, qui propose de la musique classique sonorisée avec des haut-parleurs, procédé très répandu aux Etats-Unis. «A la sortie du spectacle, le patron a demandé notre avis, raconte André Lappert. C’était bien, mais je n’ai vu aucun spectateur le regard illuminé. A l’entracte, je n’ai vu aucun sourire.» 

Défi. Après l’abandon de cette option sur l’insistance des organes dirigeants du Septembre musical, le choix s’est porté sur le maintien de l’acoustique naturelle de la salle dans le but de créer un lieu de concert polyvalent parfait à la fois pour la musique classique et pour le Jazz. Ce dernier assure en deux semaines par an la moitié des revenus de l’Auditorium. Jusqu’ici aucun lieu de spectacle au monde ne convient à la fois à la musique acoustique et aux sons électroacoustiques, sauf modification profonde de l’enveloppe intérieure qui doit passer de relativement lisse pour l’écoute des sons naturels à fortement absorbante pour la musique sonorisée. Le grand défi pour l’acousticien a consisté à améliorer l’acoustique de l’Auditorium sans modifier son aspect architectural. Car la municipalité de Montreux a exigé une rénovation invisible ou presque pour le profane.

Comment a-t-il procédé pour gagner ce pari réputé impossible? Pendant deux mois et demi, des menuisiers ont scié et poli à la main cinq kilomètres de rainures dans les parois boisées de la salle. «On est en train de foutre en l’air un travail réalisé par une grande entreprise», ont-ils tout d’abord pensé en attaquant ces panneaux en cerisier multiplis moulés par la société Lignoform selon un procédé très pointu, maîtrisé par quelques entreprises seulement. Aujourd’hui, Pierre-Alain Mercier, menuisier à Morges, fait très fièrement visiter à des collègues l’atelier de menuiserie installé à même ce chantier exceptionnel pour éviter des frais de transport.

Les rainures, aux dimensions toutes différentes auront un effet sur le son et surtout sur les ultrasons. Cela permettra à 1400 spectateurs de ressentir toute l’émotion de la musique. En revanche, les places sous galeries resteront moins bonnes. Les améliorer aurait coûté cher et il aurait fallu tout refaire. Ce qu’interdisaient les autorités. 

Autrefois concave, le plafond de la salle est cependant devenu convexe, mais cela ne se remarque pratiquement pas. Le plafond de la scène, monté sur des châssis métalliques et articulés, s’ouvre sur un avale-son géant et acoustiquement neutre, ce qui apporte une grande polyvalence acoustique. Ce système permet d’envoyer l’énergie sonore dans le plafond où les ondes ne reviennent plus. Pour la musique classique, la scène se referme. Elle agit alors comme un haut-parleur naturel. 

Extrêmes. L’Auditorium peut désormais s’accorder, comme un instrument de musique, en fonction des orchestres et des spectacles. Grâce à un fine-tuning acoustique, il suffit de modifier la puissance de certaines voix pour éviter que la salle ne sature. Désormais, celle-ci pourra accueillir dans de meilleures conditions «Le fantôme de l’opéra» ou l’assemblée générale du groupe Nestlé, toutes choses qui se faisaient jusqu’ici sans confort et qui se vendaient mal.

«La nouvelle structure permet aussi de changer rapidement l’affectation des lieux, se réjouit Christian Treboud, directeur Technique et Bâtiments de la ville de Montreux. Au lieu de 2 ou 5 jours de préparation pour un concert, nous pourrons modifier la salle en trois quarts d’heure.» Le taux d’occupation et la rentabilité de la salle pourront sans doute s’en ressentir. Désormais, la scène est faite pour le public. Après les cinq premières mesures, les musiciens seront désorientés, puis ils sentiront que la salle les perçoit et vibre.

«Notre intervention rend la salle idéale pour tout, l’électroacoustique et le classique. L’Auditorium Stravinski sera l’une des meilleures salles au monde dans tous les extrêmes», affirme André Lappert. 

L’Auditorium Stravinski deviendra-t-il l’Olympe de l’acoustique? Soudain saisies d’un doute, les autorités de Montreux ont demandé une expertise du travail d’André Lappert. L’expert n’a pas pu s’exprimer sur les méthodes peu orthodoxes de d’Silence Acoustique qui ne reposent pas sur des calculs à la manière des acousticiens traditionnels, mais avant tout sur la grande expérience d’un homme qui affirme voir les sons. 

«Après avoir réalisé une cinquantaine de salles de spectacle, je suis convaincu qu’il y a plusieurs réponses acoustiques à un lieu de concert, affirme le maître d’œuvre Jean-Paul Chabert. André Lappert et son associé Bertrand de Rochebrune ont su nous convaincre d’un certain nombre de partis pris dans leur technique et dans leur savoir.» Reste à passer l’épreuve de la réalité. Rendez-vous cet été au Montreux Jazz Festival et au Septembre Musical pour juger sur pièce.

3 questions à André Lappert et Bertrand de Rochebrune

Comment crée-t-on de l’émotion dans un concert? 

Entre ce qui est beau et ce qui est merveilleux, dans cette différence, il y a l’émotion, qui est le sentiment de l’indicible. Nous le suscitons par les harmoniques dans les ultrasons, qui ne s’entendent pas mais qui circulent et qui font rêver l’auditeur, en se mêlant et en se dissolvant dans les timbres audibles.

S’agit-il d’un processus subliminal? 

Oui, absolument, il s’agit d’une sorte d’acoustique subliminale. Beethoven, Mozart, tous les grands musiciens ont travaillé de manière intuitive en jouant avec les sons et les ultrasons. Ils sont parvenus à transposer ce côté ineffable de la perception avec des sons inaudibles qui découlent de l’addition d’autres phénomènes dans les harmoniques. C’est ce plus subliminal qui crée le bonheur pour l’auditeur. A l’Auditorium Stravinski, nous avons voulu créer du bonheur. C’est notre boulot. 

Comment calcule-t-on ces ultrasons? 

Contrairement aux acousticiens classiques pour qui tout se calcule, nous ne calculons pas, nous savons. A l’Auditorium Stravinski, les panneaux boisés aux rainures, aux dimensions toutes différentes, vont avoir un effet sur le son. Les rainures agissent sur le plan de la diffraction. C’est très précis.

 

Giuseppe Melillo - juin 2011 - PME Magazine

Lambiel et Porchet en gala inaugural à Stravinski

Restauré et bénéficiant des dernières technologies en matière d'acoustique et de visuel, l'Auditorium Stravinski sera inauguré par une soirée de gala exceptionnelle lundi 6 juin à 20h. Au programme variété, humour, jazz et classique.

Vous connaissez la dernière ? Marie-Thérèse fricote avec Yann! Ca...

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Restauré et bénéficiant des dernières technologies en matière d'acoustique et de visuel, l'Auditorium Stravinski sera inauguré par une soirée de gala exceptionnelle lundi 6 juin à 20h. Au programme variété, humour, jazz et classique.

Vous connaissez la dernière ? Marie-Thérèse fricote avec Yann! Ca c'est vraiment glamour... ou explosif... En tous les cas, ça va faire jaser dans les gazettes. Et pour ceux qui n'y croient pas, une occasion unique leur est donnée de s'en rendre compte de visu! Oui, ce lundi 6 juin à 20 heures, ils seront pour la première fois tous les deux ensemble à Montreux. Marie-Thérèse Porchet et Yann Lambiel, qui feront un sketch commun, vont inaugurer la salle rénovée de l'Auditorium Stravinski lors d'une soirée inaugurale proposée au prix unique de 39 francs pour des places numérotées. Mais ils ne seront pas les seuls...

Du classique au comique
Cette salle mythique accueille aussi bien des orchestres classiques, du jazz, des choeurs, des fanfares que de la musique contemporaine, des variétés, de la chanson. Son acoustique a été totalement modifiée pour que chaque discipline y trouve un véritable confort. Aussi cette soirée de gala accueillera-t-elle les 80 musiciens du Sinfonietta de Lausanne pour, entre autres, une interprétation du Boléro de Ravel. Une soirée de gala à l'Auditorium Stravinski ne saurait se concevoir sans jazz. Et c'est Erik Truffaz et son quartet qui viendront rendre un hommage au génial Miles Davis, disparu il y a juste 20 ans, "un hommage inédit conçu spécialement pour cette soirée", s'enthousiasme Pascal Pellegrino, directeur de la saison culturelle de Montreux.

Trois en un
C'est donc à trois spectacles en une soirée que propose l'Auditorium Stravinski sous les couleurs de la ville de Montreux, de la Saison culturelle, du 2m2c, de Dorier SA et de La Télé. Raison pour laquelle ces trois spectacles en un peuvent être proposés au prix unique de 39 francs pour 90 minutes de dépaysement.

 

Nina Brissot - 31 mai 2010 - Le Régional

"L’Auditorium peut désormais s’accorder, comme un instrument de musique, en fonction des orchestres et des spectacles. Notre intervention le rend idéal pour tout. L’Auditorium Stravinski sera l’une des meilleures salles au monde dans tous les extrêmes"

André Lappert, accousticien

Mission possible

En apparence, il est comme avant. En réalité, il a changé ! L'Auditorium Stravinski de Montreux vient d'être transformé.

Les spécialistes disaient: mission impossible! La mission? Transformer la célèbre salle, inaugurée au début des années nonante et conçue d'abord pour la musique classique. Son us...

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En apparence, il est comme avant. En réalité, il a changé ! L'Auditorium Stravinski de Montreux vient d'être transformé.

Les spécialistes disaient: mission impossible! La mission? Transformer la célèbre salle, inaugurée au début des années nonante et conçue d'abord pour la musique classique. Son usage fut très vite bien plus diversifié. "De moins en moins classique et de plus en plus multi-fonctions" relève Rémy Crégut, directeur du Centre de Congrès. Conséquence: pour chaque manifestation musicale, il fallait installer tout un attirail technique pour rendre la salle acoustiquement compatible et répondre à un minimum d'exigences scénographiques.

André Lappert, un virtuose de l'acoustique mobilisé
De nombreuses journées de montage et de démontage et d'inutilisation. L'idée germa donc de rendre la salle polyvalente, en offrant la même haute qualité acoustique pour tous les types de musiques. Le maître d'oeuvre - la Commune de Montreux - lança le projet mais de contraintes qui firent se dresser les cheveux aux spécialistes: "mission impossible" dirent-ils à l'unisson. A l'unisson? Pas tout à fait! Ils sont moins d'une demi-douzaine, en Suisse, de virtuoses de l'acoustique à voir les compétences pour conduite un tel chantier. Par chance, l'un deux, André Lappert, est un enfant de la région. Il mobilisa sa petite équipe "d'Silence Acoustique" pour plancher sur ce casse-tête. Multipliant les études les plus audacieuses et les expertises, il parvint à convaincre le maître d'oeuvre. Mission lui fut confiée de transformer l'auditorium mais sans modifier l'aspect architectural, avec une enveloppe budgétaire limitée et en garantissant que le chantier sera mené en un temps record. Avec le scénographe français, Jean-Paul Chabert, il allait conduire le "chantier de sa vie". Du jamais fait. Début 2010 l'auditorium affiche "fermeture".

Un plafond équipé de passerelles pour un éclairage à distance
Fin avril: l'auditorium nouveau accueille le Festival européen des brass-bands. Verdict? Une acoustique impressionnante, unique, dit-on, bien supérieure à celle d'avant. Mais il n'y a pas que l'acoustique qui a été revisitée. "Le plafond a été complètement transformé et équipée de passerelle permettant l'installation rapide de n'importe quel éclairage avec un câblage permettant une commande entièrement à distance" jubile Rémy Crégut. Idem pour la scène, qui peut désormais facilement être agrandie. "Nous gagnons en qualité dans tous les domaines et nous pourrons changer de configuration en un temps record".

Montreux possède désormais un outil performant. Et unique. En Suisse. Et peut-être même en Europe. "Je ne connais pas d'autre salle polyvalente offrant de tels atouts" confie André Lappert. La facture 7.7 millions. Un investissement énorme? Détrompez-vous! "Un chantier de cette importance aurait normalement coûté pas loin du double". 6 juin 2010, une soirée inaugurale fera étalage des qualités de ce nouvel Auditorium en mélangeant tous les genres. Mission accomplie pour André Lappert.

Claude Jenny - HTR - 26 mai 2011

Petite Messe solennelle de Rossini

Réunissez des passionnes de chant choral, des solistes, des musiciens et un directeur talentueux au parcours exemplaire. Laissez-leur le temps de se concerter, de s'assembler, de s'harmoniser... pour enfin venir recueillir le fruit de leur long travail et l'intense émotion qu'ils ont l'intention d'o...

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Réunissez des passionnes de chant choral, des solistes, des musiciens et un directeur talentueux au parcours exemplaire. Laissez-leur le temps de se concerter, de s'assembler, de s'harmoniser... pour enfin venir recueillir le fruit de leur long travail et l'intense émotion qu'ils ont l'intention d'offrir lors du concert qu'ils donneront le dimanche 22 mai à 18h. Cree en juin 2000, le Chœur d'Oratorio de Montreux se consacre principalement au répertoire classique, à la musique sacrée en particulier, allant du baroque au contemporain. Direction: Yves Bugnon. Solistes: Charlotte Muller Perrier, soprano; Isabelle Henriquez, alto; Gilles Bersier, tenor; Claude Darbellay, basse; Olga Rapin et David Lugrin, piano; Pierre-Alain Clerc, harmonium. 

 

RM - 13 mai 2011 - Riviera Magazine

Etat des lieux du couple

La rencontre, cet objet du désir - lors du deuxième forum Couple et Famille, on se penchera sur le thème de "La rencontre" pour tenter d'éclaircir ce qui se joue à deux, aujourd'hui, dans une société en pleine mutation. Car à l'heure des sites de rencontre, des speed-dating, des clubs de célibataire...

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La rencontre, cet objet du désir - lors du deuxième forum Couple et Famille, on se penchera sur le thème de "La rencontre" pour tenter d'éclaircir ce qui se joue à deux, aujourd'hui, dans une société en pleine mutation. Car à l'heure des sites de rencontre, des speed-dating, des clubs de célibataires, on n'a jamais été aussi seul.

Pour aborder ce sujet, tant au niveau personnel, intime, que social, des spécialistes viennent débatre et échanger sur la rencontre amoureuse, du 4 au 6 février au 2m2c de Montreux. ...

 

Laurent Montbuleau - 4 février 2011 - Riviera Magazine

 

 

Le MJF dévoile ses nouveaux locaux

Peu avant Noël, le Montreux Jazz Festival a investi un nouvel espace au coeur du Centre de Congrès. Visite.

Quelques cartons non déballés traînent encore ici ou là. La petite cuisine n'est pas encore terminée et la salle de conférence pas complétement installée, mais les téléphones sonnent déjà de ...

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Peu avant Noël, le Montreux Jazz Festival a investi un nouvel espace au coeur du Centre de Congrès. Visite.

Quelques cartons non déballés traînent encore ici ou là. La petite cuisine n'est pas encore terminée et la salle de conférence pas complétement installée, mais les téléphones sonnent déjà de toutes parts car le festival n'attend pas. Les collaborateurs du Montreux Jazz Festival poussent un ouf de soulagement. Le plus gros du travail est fait. Depuis mi-décembre ils étaient dans les starting-blocks pour que tout soit prêt en vue du jour-J: le déménagement.

Quitter les vieux appartements chargés d'histoire de Territet après 20 ans pour des locaux flambants neufs n'était pas gagné d'avance. "A Territet, c'était un peu un labyrinthe avec ses escaliers, les voisins qu'on rencontrait entre deux portes. C'était plutôt sympa. Le changement est assez raidcal, mais vu la complexité grandissante du festival, des activités annexes, le Montreux Jazz Café, il nous fallait un endroit plus adapté à nos besoins", concède Francesco Laratta, responsable de la presse.

Un sérieux gain de temps
En investissant définitivement le Centre de Congrès, le Montreux Jazz Festival gagnera un précieux temps. Jusqu'alors, chaque année au mois de juillet, toute l'équipe du festival prenait ses quartier au Centre des Congrès pour tout redéménager une fois le festival terminé. "Cé'tait pénible car durant cette période ou travaille jour et nuit, il fallait en plus s'occuper du déménagement sans compter que souvent on n'avait pas tout sous la main. On sera beaucoup plus efficaces et opérationnels", se réjouit Francesco Laratta.

Un bon coup de balai
La préparation pour ce nouveau départ a été initiée deux ans auparavant avec la configuration des locaux, le choix du mobilier et surtout le tri des archives. "Ce n'était pas une mince affaire. Mais nous allons pouvoir maintenant créer de nouvelles synergies avec les autres activités de la région", assure Julia Nusslé-Jaton, responsable RH et qui a soigneusement organisé ce déménagement. Un énorme travail de sélection des archives a été effectué avec la collaboration des archives de Montreux. "Il a fallu trier les tonnes de documents, fax et photos d'artistes que nous avions entassés depuis 20 ans. Trier les documents qui avaient une valeur historiques de ceux qui n'en avaient pas". Les archivistes sont maintenant à l'oeuvre pour préparer tous ces trésors à l'archivage.

 

Sandra Giampetruzzi - 18 janvier 2011 - Le Régional

 

 

20102010

"Je me réjouis de chanter la vie et l'espoir dans ce magnifique Auditorium !"

Hughes Aufray

La nouvelle génération du rire débarque

Du 1er au 5 décembre, le 22e Montreux Comedy Festival fait confiance à de jeunes artistes au talent prometteur.

Pour ce nouveau millésime, la recette n'est pas classée "Top secret". La volonté du festival est d'offrir une visibilité à la nouvelle vague d'artiste qui anime la scène humoristique fran...

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Du 1er au 5 décembre, le 22e Montreux Comedy Festival fait confiance à de jeunes artistes au talent prometteur.

Pour ce nouveau millésime, la recette n'est pas classée "Top secret". La volonté du festival est d'offrir une visibilité à la nouvelle vague d'artiste qui anime la scène humoristique française. Ils s'appellent Eric Antoine, Véronic Dicaire, Arnaud Tsamère ou encore Olivier de Benoist. Et en Suisse, on peut compter sur Samir, Noman Hosni, Charlotte Gabris, Nathanaël Rochat ou encore Laurent Deshusses. "Cette nouvelle génération d'artistes est amenée par la vague des nouveaux médias, que ce soient les chaînes de la TNT, l'Internet ou les réseaux sociaux", explique Grégoire Furrer, président fondateur du festival. Ainsi le site Internet du Montreux Comedy Festival et ses comptes sociaux sont encore plus fournis cette année. Et la scène découverte, le Montreux Comedy Club, est presque entièrement programmée par la communauté online de Montreux, via un site participatif.

Humour à tous les étages
Cette 22e édition est à nouveau ponctuée par trois galas. Le premier, en ouverture du festival, joue sur les opposés entre Chantal Lauby, un tantinet féministe et Jean-Luc Lemoine, macho dans l'âme. Le choc promet de belles envolées. Les Chevaliers du Fiel ont eu carte blanche pour le deuxième gala et ils se sont malicieusement glissés dans la peau de deux agents immobiliers. Dérapages assurés. Quand au gala de clotûre, présenté par Eric Antoine, la soirée est entre les mains de magiciens. Le théâtre de Poche de la Grenette à Vevey participe également à cet événement où le rire est roi en présentant sur sa scène de jeunes artistes, avec notamment Noman Hosni, Arnaud Tsamere, Chirs Esquerre et Olivier de Benoist.

Le Montreux Comedy Festival, ce sont aussi des nouveautés, avec notamment le Montreux Comedy Awards, ouvert aux professionnels du monde entier. Plus de 200 artistes originaires d'Europe, des Etats-Unis, d'Amérique du Sud et d'Afrique ont déjà posté leur oeuvre. Un jury international aura pour tâche de les départager. Autre innovation, le Montreux Comedy Market, qui se déroule au Centre de Congrès et permet aux professionnels du secteur télévisuel et aux artistes de se rencontrer et de créer des contacts.

 

Sandra Giampetruzzi - 15 novembre 2011 - Le Régional

L'Art contemporain dans tous ses états

 La sixième édition du Montreux Art Galery, qui se tiendra du 10 au 14 novembre au Montreux Music & Convention Centre (2m2c), réunira plus de 250 galerie d'art sur 8'000 m2. En vedettes, entre autres, l'Afrique du Sud, la peinture animalière et une grande exposition de photochromes.

Avec pas moins ...

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 La sixième édition du Montreux Art Galery, qui se tiendra du 10 au 14 novembre au Montreux Music & Convention Centre (2m2c), réunira plus de 250 galerie d'art sur 8'000 m2. En vedettes, entre autres, l'Afrique du Sud, la peinture animalière et une grande exposition de photochromes.

Avec pas moins de 11'500 visiteurs l'an dernier, le marché de l'art se porte bien. Preuve supplémentaire, le Montreux Art Galery (MAG) a plus que doublé sa surface d'exposition en six années d'existence. Du 10 au 14 novembre, pas moins de 250 galerie seront représentées au Centre de Congrès. Cette année les organisateurs espèrent 15'000 visiteurs, pour une manifestation d'envergure dont le budget s'élève à 500'000 francs. Les invités d'honneur de cette 6ème édition feront voyager les collectionneurs et amateurs d'art, avec tout d'abord l'Afrique du Sud, qui présentera différents mouvements artistiques contemporains. Une journée officielle festive est prévue samedi 13 novembre, avec l'ambassadeur d'Afrique du Sud en Suisse en personne. Le Sud de la France tiendra également la vedette, avec deux artistes sculpteurs de renommée internationale, Marion Heybroek et Ulysse Plaud, qui exposeront des oeuvres monumentales réalisées à base de matériaux naturels bruts.

La passion de la nature
Les exposition thématiques présenteront deux sujets exclusifs. Pour la première fois en Suisse, la plus grande exposition de photochromes, collection privée de Monsieur Walter et la collection de Photoglobe. La peinture animalière, représentée par la fondation Hainard, avec cinq artistes qui exposeront et expliqueront leurs différentes techniques et leur passion pour la nature, la faune et la flore. Autre présence exceptionnelle au MAG cette année, Dame Tempra et l'exposition des travaux des lauréats de la Biennale internationale d'Art contemporain de Malte.

Pour la première fois au MAG, six prix artistiques seront décernés à de nouvelles créations présentes sur le salon. Un jury professionnel évaluera selon des critères bien définis et récompensera la créativité et encouragera l'art contemporain.

 

LR - 2 novembre 2010 - Le Régional

La Francophonie sous toute ses coutures

En marge du programme officiel, le Village de la Francophonie a fait la part belle à la découverte de l'autre et des différences. Une initiative appréciée.

Loin du dispositif de sécurité lié au Sommet de la Francophonie et à l'arrivée des chefs d'Etat, loin des vedettes militaires et autres hélicop...

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En marge du programme officiel, le Village de la Francophonie a fait la part belle à la découverte de l'autre et des différences. Une initiative appréciée.

Loin du dispositif de sécurité lié au Sommet de la Francophonie et à l'arrivée des chefs d'Etat, loin des vedettes militaires et autres hélicoptères, la Place du Marché de Montreux a arboré son manteau de fête. Avec 53 chalets suisses, animés par diverses associations, pays, offices de tourisme et ONG, les délégués au Sommet de la Francophonie se sont mêlés à la population locale pour offrir une véritable balade du monde dans une ambiance conviviale décontractée.

Senteurs africaines et couleurs helvétiques
Les abords de la place du Marché ont fait preuve d'ouverture notamment avec les stands des différentes nations représentant le Sommet de la Francophonie. Entre dégustations marocaines de thé à la menthe, musiques et mode de vie des nomades du Sahara, art africain, présentation d'activités artisanales de la région par le Parc naturel régional Gruyère Pays-d'Enhaut, ou encore la production et vente de chocolat artisanal fabriqué dans la région, le métissage était de mise. Chaque chalet a ainsi mis en avant sa richesse culturelle et, entre dégustations, musiques et animations humoristiques dans la rue, l'ambiance était à la fête.

Les grands défis
L'important chalet suisse a été le porte-parole du Sommet de la Francophonie en présentant les grands défis de ce rendez-vous international avec trois axes importants: la Francophonie, acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale; la Francophonie et le développement durable comme la sécurité alimentaire, le changement climatique et la diversité biologique et, pour finir, la langue française et l'éducation dans un monde globalisé. Sous forme de grande exposition, ces enjeux étaient à découvrir et un quiz a permis aux visiteurs de prendre conscience de l'importance de l'eau.

 

Sandra Giampetruzzi - 27 octobre 2010 - Le Régional

Montreux, capitale cosmopolite de la francophonie

Montreux a beau être pendant une semaine la capitale du monde francophone, l'histoire de la Riviera vaudoise trahit des liens très forts avec l'univers anglo-saxon, qui est à l'origine de sa réputation touristique. Mais aussi avec la culture germanophone, voire avec l'Est de l'Europe. Flash sur cett...

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Montreux a beau être pendant une semaine la capitale du monde francophone, l'histoire de la Riviera vaudoise trahit des liens très forts avec l'univers anglo-saxon, qui est à l'origine de sa réputation touristique. Mais aussi avec la culture germanophone, voire avec l'Est de l'Europe. Flash sur cette confluence.

Victor Hugo compte certes parmi les hôtes illustres dont Montreux s'enorgueillit, tout comme Jean-Jacques Rousseau, Alphonse Daudet ou encore Anna de Noailles. Mais ces grands noms de la littérature françaises se voient disputer la vedette dans les archives et sur les brochures touristiques par Hemingway, par Rilke, par Nabokov, par Hans-Christian Andersen et ses contes et Francis Scott Fitzgeral, qui a situé à Caus des chapitres des "Tendre est la nuit". Lord Byron, avec son "Prisonnier de Chillon" devrait figurer en tête de cette liste. Sans oublier les musiciens, comme Stravinsky, dont l'auditorium porte le nom, et Tchaïkovski, ni les têtes couronnées comme Sissi impératrice.

Montreux parle anglais, allemand, russe, autant que français. Aujourd'hui, les écoles privées, hôtelière surtout, enseignent volontiers dans la langue de Shakespeare. Les nouveaux propriétaire de belles demeures entre lac et rochers se recrutent surtout parmi les sujets de la reine Elizabeth, les compatriotes de Vladimir Poutine ou les rejetons du capitalisme d'Etat chinois. Les Français, qui ne manquent certes pas à l'appel, ne sont pas les plus nombreux.

Au sein de la population étrangère résidente, les francophones représentent à peine 13% des 7'100 ressortissants enregistrés, alors que l'on dénombre quelques centaines de Chinois, d'Anglais, d'Allemands, d'Indiens et de Sri Lankais.

Deux raisons expliquent le penchant très prononcé de la ville pour le nord et l'orient européen: le tourisme et le chemin de fer. Dès la fin du XIXe siècle, la Riviera se métamorphose en lieu de villégiature. La douceur méditerranéenne du lac Léman mariée aux hauteurs cristallines des Alpes voisines séduit les aristocrates, bourgeois et artistes de contrées plus froides. A son tour, le rail, via la ligne du Simplon inauguré en 1906, a ouvert la Riviera aux courants d'est. Le Simplon-Orient-Express reliera Paris à Istanbul en passant par là de 1919 à 1962. Le Festival de Jazz viendra ensuite sacrer le bonheur cosmopolite des anciens villages vaudois devenus Montreux.

 

Marco Danesi - 21 octobre 2010 - Le Temps

 

 

 

 

 

 

Marco Danesi - 21 octobre 2010 - Le Temps

Montreux au sommet !

La perle de Riviera se met en quatre pour accueillir le 13e Sommet de la Franophonie. En marge des officialités, de nombreuses animations sont prévues du dimanche 17 au dimanche 24 octobre, au Village de la Francophonie, sous le Marché couvert et sur la Place du Marché et les quais de Montreux. Au p...

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La perle de Riviera se met en quatre pour accueillir le 13e Sommet de la Franophonie. En marge des officialités, de nombreuses animations sont prévues du dimanche 17 au dimanche 24 octobre, au Village de la Francophonie, sous le Marché couvert et sur la Place du Marché et les quais de Montreux. Au programme, plus de 50 concerts et spectacles, 53 chalets, animés par près de 25 pays et quelques 300 associations, ainsi que des tables rondes à Chillon.

Le Festival du Rire change d'identité

Nouveau nom, nouveau logo, nouveau site Internet, création d'une scène libre & gratuite; après 20 ans de bons et loyaux service, le festival devient le Montreux Comedy Festival et se déroulera du 2 au 6 décembre.

Si la 20ème édition du Festival du Rire fut un succès, son fondateur, Grégoire Furrer,...

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Nouveau nom, nouveau logo, nouveau site Internet, création d'une scène libre & gratuite; après 20 ans de bons et loyaux service, le festival devient le Montreux Comedy Festival et se déroulera du 2 au 6 décembre.

Si la 20ème édition du Festival du Rire fut un succès, son fondateur, Grégoire Furrer, ne compte pas se reposer sur ses lauriers. C'est décidé, cette année, le festival connaîtra de nouveaux changement en commençant par son nom, son logo revu et corrigé ainsi qu'un nouveau site Internet. Et dans la programmation, les nouveaux moyens de communication prendront encore plus d'ampleur et une nouvelle scène sera ouverte aux jeunes talents avec pour animateur l'humoriste valaisan Frédéric Recrosio. Arrêt sur image.

Le Régional: Pour les 20 ans du festival, de nombreuses nouveautés étaient au programme. Cette année, le changement de nom, de logo, de programme, vous n'avez pas peur du changement!
Grégoire Furrer: Le changement ne m'a jamais fait peur. Notre monde bouge et nous devons évoluer avec. Et les modifications initiées en 2009, à l'occasion des 20 ans, ont porté leurs fruits au-delà de nos espérances. Pour aller plus loin. il fallait changer de nom et de logo, car l'identité visuelle du festival, qui nous a suivis pendant 20 ans ne nous correspondait plus. Et je suis heureux du résultat qui fait l'unanimité. C'est clair qu'un logo ne fait pas une manifestation mais lorsque le nom et la marque sont cohérents avec le projet, il y a une dynamique positive qui se met en place et je sens cette énergie actuellement en mouvement.

- Tous ces changements signifient-ils que le festival devait trouver un nouveau souffle?
- Mais le festival a trouvé un nouveau souffle. Nous sommes le festival d'humour le plus en vue sur les nouvelles technologies. Nous avons trois chaînes 100% à nous sur You Tube et dailymotion qui totalisent 4.6 millions de vues depuis décembre dernier. Nous ouvrons de nouveaux partenariats avec des festivals au Canada, en Ecosse et même en Corée, où j'ai présenté notre projet le 10 septembre dernier, et nous avons scellé un pacte de coopération transatlantique. Nous venons aussi de créer un Comedy Awards. Le festival après 20 ans est plus en avance sur son temps qu'il ne l'a jamais été !

- Pourquoi un nom anglais?
- Le mot "comedy" est largement admis dans le vocabulaire francophone comme top model ou shopping. Il a été popularisé chez nous par Jamel et son Jamel Comedy Club.

- Le festival se tourne aussi de plus en plus vers le multimédia et internet, est-ce désormais l'avenir du rire ?
- C'est l'avenir tout court. Je ne suis pas un "geek" et ne sais toujours pas brancher un ordinateur tout seul mais je suis passionné par les changements que la technologie provoque sur le comportement humain. Dans notre domaine, internet rapproche les créateurs de leur public. Les filtres tombent et le rapport de consommation est beaucoup plus participatif. Au début, nous avions un spectacle et un public, puis nous avons amené la Télévision et avons dû composer avec des téléspectateurs. Aujourd'hui nous avons en plus une communauté internet qui non seulement spectatrice mais aussi actrice. Tout ces publics se mélangent et se superposent. On doit tenir compte de cette évolution. C'est tellement passionnant !

- Quelles nouveautés majeures dans la programmation pour cette année ?
- Une scène libre et gratuite sera installée dans le Centre de Congrès, le Montreux Comedy Club. Il y aura des jeunes suisses issues des scènes libres romandes. Cette scène sera présentée par Frédéric Recrosio et mise en scène par Jean-Luc Barbezat. J'espère qu'il y aura aussi des artistes connus présents aux galas qui viendront en invités. Pour cette année, cette programmation est complète, mais en 2011, tout est ouvert. J'adorerais organiser un concours international sur le web intitulé "qui veut venir jouer au Montreux Comedy Club"!

 

Sandra Giampetruzzi - 21 septembre 2010 - Le Régional

L'Auditorium doit vivre avec son temps

Le Conseil communal devra se prononcer sur un crédit de 7.7 mios de francs pour rénover l'Auditorium Stravinski du Centre des Congrès.

Le temps a eu raison de l'Auditorium Stravinski, créé au tout début des années nonante et don la sonorité acoustique était spécifiquement dédiée à la musique classi...

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Le Conseil communal devra se prononcer sur un crédit de 7.7 mios de francs pour rénover l'Auditorium Stravinski du Centre des Congrès.

Le temps a eu raison de l'Auditorium Stravinski, créé au tout début des années nonante et don la sonorité acoustique était spécifiquement dédiée à la musique classique. Aujourd'hui, les infrastructures sont vieillissantes et plus adaptées aux normes actuelles. De plus, dès le début, les représentations classiques ne représentaient que 15 à 25% des manifestations. Avec l'arrivée des concerts du Montreux Jazz Festival au sein du bâtiment, ainsi que les congrès et le Festival du Rire, la salle doit être plus polyvalentes et adaptée du point de vue phonique pour une large palette d'utilisation. Cette lourde rénovation fait partir des huits grands projets du plan directeur du développement du Centre des Congrès.

Travaux à effectuer
Aujourd'hui, l'Auditorium est adapté du point de vue phonique à chaque manifestation ou concert. Ce travail prend beaucoup de temps et le matériel, vieillissant n'assure plus une sécurité maximale ni pour le public, ni pour les monteurs. Le câblage informatique n'est également plus adapté aux exigences actuelles.
Sans toucher à l'architecture de la salle, les travaux consisteront, dans les grandes lignes, à moderniser et réadapter les parois, le plafond et les aspects acoustiques de la salle, ainsi que de la scène, et à moderniser les réseaux électriques.

Difficile à planifier
Les travaux devront se réaliser en fonction de l'agenda chargé du Centre des Congrès. Quatre mois sont nécessaires pour transformer la salle sans exploitation possible durant ces travaux. Entre le Montreux Jazz Festival, le Septembre Musical, le Festival du Rire et le XIIIe Sommet de la Francophonie, la seule période possible pour fermer la salle est du 19 décembre 2010 au 20 avril 2011.
Après présentation du préavis, certains conseillers communaux ont déjà fait part de leurs doutes. La précipitation avec laquelle et amené le projet n'est pas de leur goût au vu de l'important montant en jeu.

 

Sandra Giampetruzzi - 21 septembre 2010 - Le Régional

Un septembre hautement musical

Du 27 août au 12 septembre, la Riviera vivra sa 64ème édition d'un festival classique de haut vol.

Tobias Richter, directeur de ce festival est dithyrambique, " nous aurons le privilège de présenter une des pièces majeures du XXe siècle d'Arnold Schönberg "Die Gurrelieder". Selon lui, l'Auditorium ...

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Du 27 août au 12 septembre, la Riviera vivra sa 64ème édition d'un festival classique de haut vol.

Tobias Richter, directeur de ce festival est dithyrambique, " nous aurons le privilège de présenter une des pièces majeures du XXe siècle d'Arnold Schönberg "Die Gurrelieder". Selon lui, l'Auditorium Stravinski, où elle sera présentée est l'une des rares salles en Suisse capable d'accueillir une oeuvre aussi colossale. Elle sera interprétée par l'orchestre de la Suisse romande et l'orchestre de la Tonhalle de Zürich et dirigée par David Zinman et avec des solistes internationaux.

Différents lieux
Riche de 14 concerts, la programmation se fait en différent lieux. L'Auditorium Stravinski et le Théâtre de Vevey mais aussi le Temple Saint Martin à vevey et au Château de Chillon. Enfin, un concert spécial est programmé le lundi 30 août à 19h au Suisse Majestic Grand Hôtel avec la Quintette du Royal Philarmonic Orchestra de Londres. L'entrée à ce concert est libre.

Noms prestigieux
Ce septembre musical offre une affiche d'une rare qualité avec en direction d'illustres chefs tels Philippe Béran, Sir Andrew Davis, Charles Dutoit, Daniele Gatti, Davin Zinman ou Pinchas Zukerman. Au niveau des formations il y aura le Quatuor Amedo Modigliani, les orchestres de la Suisse romande, de la Tonhalle de Zurich, de chambre de Genève, National de France et le Royal Philharmonic Orchestra de Londres. Des interprètes d'exception seront également au rendez-vous. Parmi eux: Grigory Sokolov, Yuja Wang, Corey Cerovsek, Jean-Yves Thibaudet, Sasha Rozhdestvensky, Robert Kollinsky, Jinsang Lee, Cherry Rhodes, Paul Badura-Skoda, le Quatuor Amedeo Modigliani, Vilde Frang, Julien Quentin et d'autres ainsi que les choeurs dont le choeur d'Etat de Lettonie, le choeur des femmes du grand théa^tre de Genève ou le Norddeutscher Rundfunk Chor.

Billets
Comme l'an dernier, il est possible d'acheter ses billets en ligne et de les imprimer. Les prix s'étalent de 30 à 160 francs par concert et il suffit d'aller sur septmus.ch pour choisir et réserver ses places.

nb - 24 août 2010 - Le Régional

Les pompiers déménagent !

La caserne du Service de Défense contre l'Incendie de Montreux-Veytaux sera hébergée par le Centre des Congrès du 14 août au 18 septembre.

Des travaux de fouilles concernant plusieurs rues devant et aux alentours de la caserne de pompiers obligent ces derniers à trouver refuge ailleurs afin de pouv...

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La caserne du Service de Défense contre l'Incendie de Montreux-Veytaux sera hébergée par le Centre des Congrès du 14 août au 18 septembre.

Des travaux de fouilles concernant plusieurs rues devant et aux alentours de la caserne de pompiers obligent ces derniers à trouver refuge ailleurs afin de pouvoir garantir en permanence la sortie des véhicules d'urgence dans des conditions optimales. Durant à peu près un mois, les véhicules de secours partiront depuis le sous-sol du 2m2c en empruntant une portion des quais avant de rejoindre la Grand-Rue à hauteur de la rue Emery se situant entre le centre de congrès et les jardins du Montreux Palace.

Pas de grands bouleversements
En ce qui concerne la manière d'intervenir, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. "Seuls les véhicules ainsi que le matériel des intervenants seront transférés au centre des congrès. Pour le reste tout est maintenu à la caserne actuelle", annonce Cédric Fagherazzi, commandant de bataillon de Montreux-Veytaux. Les locaux provisoires n'ont pas non plus nécessité d'infrastructures spéciale mis à part un raccordement électrique pour maintenir les véhicules d'intervention en charge. Quelques porte-habits et certains dossiers utilisés pour le début des interventions seront à disposition sur place. "Le seul point qui porte une attention particulière est le tronçon d'une centaine de mètres sur les quais que nous devrons emprunter avec les véhicules. La pose de barrière et de signalisation sera effectuée par Police Riviera afin de garantir la sécurité des usagers du quai. Nous demandons à la population, aux piétons et aux cyclistes d'être néanmoins vigilants à cet endroits. Il ne faudra donc pas être surpris de nous voir déboucher du centre de congrès", conclut le major-

 

Sandra Giampetruzzi - 11 août 2010 - Le Régional

              

Une Saison en Francophonie

Les promesses 2010-2011 sont éclectiques et foisonnantes, malgré une saison amputée d'un mois pour cause de francophonie et de lourds travaux prévus.

Montreux a présenté sa saison culturelle qui ouvrira en beauté avec un spectacle exceptionnel puisqu'il s'agit d'un mixage de cultures entre musique ...

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Les promesses 2010-2011 sont éclectiques et foisonnantes, malgré une saison amputée d'un mois pour cause de francophonie et de lourds travaux prévus.

Montreux a présenté sa saison culturelle qui ouvrira en beauté avec un spectacle exceptionnel puisqu'il s'agit d'un mixage de cultures entre musique classique, le requiem de Verdi avec l'orchestre de Ribeaupierre dirigé par Luc Baghdassarian, de chant, avec l'Union chorale de Vevey et... une compagnie de danse moderne ADN Dialect. Autrement dit, un spectacle impossible comme le dit Angelo Dello lacono, directeur d'ADN. Mais un spectacle absolument unique, à réserver tout de suite.

Francophonie
Laurent Wehrli, président de la Fondation de la Saison culturelle a rappelé que durant tout le mois d'octobre, Sommet de la Francophonie oblige, le Palais sera entièrement fermé au public. Cependant , sur la place du marché une animation gratuite sera planifiée du 17 au 24 dans l'esprit tradition et folklore mais aussi modernité et innovation. Cette conférence était également l'occasion de présenter le nouveau directeur des lieux, Pascal Pellegrino, qui a des velléités de faire souffler un vente de jeunesse sur les planches montreusiennes. D'ailleurs, il a programmé un concert unique de Christophe Willem et sa voix à la Nilda Fernandez et Chimène Badi qui revient à la scène après une pause de 3 ans. Mais aussi Gentleman, l'Allemand qui a su s'imposer sur la scène jamaïcaine et dans le reggae. Pascal Pellegrino a présenté la saison comme un show, faisant intervenir chaque responsable pour en parler. Ainsi René Falquet a eu l'occasion de parler des 2 Faust, la version terrienne et la version philosophique, réunies dans un spectacle intitulé entre terre et ciel. 

Tous publics
Au programme encore, Henri Dès, invité par Montreux mais qui se produire au Théâtre de Vevey. Et pour bien rigoler, le fameux festival du rire présentera sa 21ème édition avec notamment Jonathan Lambert, Arthur, Frederic Recrosio, Guillon & Timsit, Arnaut Lemort et bien d'autres encore. Et pour sortir en famille, "Tous en Choeur avec Hughes Aufray" qui pour ce spectacle unique chantera avec les choeurs des écoles de Villeneuve et de St Guérin à Sion. Des invités surprises viendront pour ce spectacle. Il y aura encore, au château de Chillon, le Gala des jeunes talents du conservatoire qui se déroulera le 8 avril 2011. Quant à ceux qui aiment la musique tsigane, qu'ils réservent immédiatement la soirée du 10 décembre pour voir Chico et Gypsies.

Brass Bands, Gospel, Choral
Gospel pour 100 voix fera vivre cette folle ambiance que le groupe est capable de créer et le bonheur sera présent grâce à l'extraordinaire renouveau que vivent les brass-band. Le 36ème concours suisse se déroulera les 27 et 28 novembre et le Brass Bands Euro Festival du 23 avril au 1er mai 2011. La saison se terminera avec, du 26 avril au 1er mai, le Montreux Choral Festival. Un festival de fin mars à début avril programmé extra muros. Il s'agit de clins d'orgue sur Montreux qui se déroulera à l'église Saint Vincent.

 

Nina Brissot - 23 juin 2010 - Le Régional

Dix ans d'événements et de culture

En une décennie, pas moins de 1.4 millions de spectateurs ont foulé l'espace du Centre des Congrès.

Le 19 mai dernier, la société qui gère l'exploitation du 2m2c (Montreux Music & Convention Centre) a commémoré les dix années passées au coeur de Montreux. Séparer les deux entités - propriétaire et ...

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En une décennie, pas moins de 1.4 millions de spectateurs ont foulé l'espace du Centre des Congrès.

Le 19 mai dernier, la société qui gère l'exploitation du 2m2c (Montreux Music & Convention Centre) a commémoré les dix années passées au coeur de Montreux. Séparer les deux entités - propriétaire et exploitant - est considéré comme une décision judicieuse pour le bon déroulement du volet économique du bâtiment. "Le tourisme à Montreux, et tout particulièrement le Centre de Congrès, a toujours été un sujet politiquement sensible compte tenu de la charge financière importante qu'il représente pour la collectivité publique, explique Ernest Guibert, président du Conseil d'administration.

Avec le recul, nous sommes convaincus que les structures mises en place s'avèrent efficaces et garantissent le respect des rôles pratiques et financier dévolus tant au propriétaire, la Commune, qu'à l'exploitant, notre société. Cette indépendance, tant sur le plan commercial que structurel, apermis une évolution dynamique de l'image du bâtiment". Le syndic Pierre Salvi a pour sa part relevé que ce pari a pu être tenu grâce "au Conseil communal, à la population, au canton et à la région. Sans eux rien n'aurait été possible. Nous ne sommes pas tout seuls dans l'histoire, nous faisons partie d'un tout".

Dernières nouveautés
Inauguré en 1972, le bâtiment était alors ouvert uniquement lors d'événements. Une des dernières nouveautés est que le Centre des Congrès est ouvert désormais tout au long de l'année, indépendamment des animations culturelles qui s'y déroulent. Les gens peuvent y venir prendre des renseignements sur les animations à venir auprès de l'information et un lounge avec une vue imprenable sur le lac accueille désormais les passants. Le bâtiment est devenu aujourd'hui un lieu ouvert et vivant. Un Montreux Jazz Café permanent est également à l'ordre du jour.

L'année prochaine de l'équipe administrative du Montreux Jazz Festival au sein du 2m2c est également un plus qui permettra de développer de nouvelles synergies. "Investir les murs du 2m2c est un 1er pas vers une collaboration encore plus étroite" confirme Mathieu Jaton, secrétaire général du Montreux Jazz Festival. "Cet emménagement n'est qu'une étape, d'autres organisations auront la possibilité de nous rejoindre" se réjouit Rémy Crégut, directeur général.

Il a également confirmé qu'en termes de mètres carré, le 2m2c possède encore de la marge pour accueillir d'autres événements, notamment lors de la basse saison allant de janvier à avril. Il a également avoué qu'un travail de collaboration entre Montreux et le Palais de Beaulieu à Lausanne était en place, même si Lausanne "organise plutôt des salons que des concerts. Nous avons des métiers différents ce qui n'empêche pas de collaborer sur certains événements communs" ajoute le directeur général.

 

Sandra Giampetruzzi - 2 juin 2010 - Le Régional

Un méga stade pour la Riviera

Jalousie ou nécessité, de Vevey à Villeneuve, les autorités se mettent à rêver à un stade olympique unique pour toute la Riviera, qui pourrait voir le jour près de Chailly sur Montreux.

Après le nouveau stade olympique qui devrait voir le jour à Ouchy et celui tant attendu en Valais par Christian C...

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Jalousie ou nécessité, de Vevey à Villeneuve, les autorités se mettent à rêver à un stade olympique unique pour toute la Riviera, qui pourrait voir le jour près de Chailly sur Montreux.

Après le nouveau stade olympique qui devrait voir le jour à Ouchy et celui tant attendu en Valais par Christian Constanti qui est pressenti finalement à Riddes, la Riviera veut suivre le mouvement. Suite au refus du Conseil communal montreusien de s'associer à Villeneuve pour créer une zone sportive commune, les acteurs politiques de Vevey à Villeneuve se sont retrouvés autour d'une table pour élaborer un projet commun porteur qui profiterait à toute la population et à la renommée de la région; un grand stade pour la Riviera, drainant un bassin de population de plus de 75'000 habitants.

Vers une seule grande commune
Pour une agglomération de cette taille, imaginer un projet de telle envergure, c'est faire preuve d'une réelle vision politique à long terme. C'est peut-être également le premier pas vers une future grande commune de la Riviera qui semble désormais inéluctable. "C'est une évolution logique et cela correspond aux besoins actuels et futurs d'une "ville" qui se place au 7ème rang en Suisse, précise le municipal montreusien des sports, de l'économie et du tourisme, Laurent Wehrli. Ainsi construire un grand stade pour la Riviera est un moteur pour préparer la fusion des communes et il pourra devenir un phare exceptionnel pour toute la région. Selon nos informations, il serait également question de l'appui de sponsors locaux prestigieux, qui trouveraient là l'opportunité de promouvoir leur image à travers la région. Mais pour l'heure, aucun nom n'a filtré.

Site à l'étude
Si le projet n'en est qu'à son balbutiement, un site centralisé a déjà été privilégié pour accueillir ce projet fédérateur. Près de Chailly sur Montreux, en limite avec des surfaces agricoles considérables situées sur la commune de la Tour-de-Peilz et en légère déclivité, ce terrain posséderait tous les avantages pour un tel projet. Ce site pourrait facilement accueillir un stade englobant une patinoire, salle polyvalente de basket, volley, gymnastique, coiffé d'un terrain en gazon synthétique et éventuellement d'un anneau ovale d'athlétisme. Plusieurs variantes ont été mises en réflexion et seront bientôt à l'étude. Ce futur grand stade, idéalement placé près de la sortie de l'autoroute, bénéficierait d'une excellente accessibilité depuis Montreux, La Tour-de-Peilz, Vevey, Blonay, St-Légier et les autres villes de la région.

Ce sera également le complément logique au Centre de Congrès et Musique de Montreux pour de grandes manifestations impossibles à réaliser dans ce complexe. "En plus des aspects sportifs nécessaires pour une "ville" qui serait plus grande que Neuchâtel, Sion ou Bienne, les apports et retombées économiques d'une telle réalisation sont plus qu'évidents" appuie le municipal Laurent Wehrli.

 

Sandra Giampetruzzi - 30 mars 2010 - Le Régional

Création mondiale au Montreux Choral Festival

Une quinzaine de Choeurs en compétition entrent du 7 au 9 avril, avec en point d'orgue, "Une rêve pour Charlemagne", en première mondiale, pour la soirée de gala du 10 avril.

Pour la 46ème édition du Montreux Chorale Festival, qui se tiendra du 7 au 9 avril, une quinzaine de choeurs du monde entier...

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Une quinzaine de Choeurs en compétition entrent du 7 au 9 avril, avec en point d'orgue, "Une rêve pour Charlemagne", en première mondiale, pour la soirée de gala du 10 avril.

Pour la 46ème édition du Montreux Chorale Festival, qui se tiendra du 7 au 9 avril, une quinzaine de choeurs du monde entier concourront et se produiront au Théâtre de Vevey, tandis que le concert de Palmarès aura lieu à l'Auditorium Stravinski du Centre de Congrès de Montreux. On peut donc dire que ces deux villes se partagent les festivités. Après chaque concert de ce Festival, le public est invité à venir rejoindre les artistes à la Salle del Castillo, place du Marché à Vevey. Il pourra alors, dès 22 heures et jusqu'à minuit, chanter à son tour, librement, dans une ambiance des plus conviviales. Boissons et petite restauration seront à disposition.

Spectacle de gala pour compléter le Festival
Comme un supplément à ces trois jours de fête, une soirée de gala est présentée par le Théâtre Montreux-Riviera (TMR) et le Montreux Choral Festival: "Un Rêve pour Charlemagne", spectacle musical en création mondiale avec pas moins de 20 comédiens-chanteurs, sur une musique de Jakob Vinke qui en assume la direction. Charlemagne, fils de Pépin le Bref et de Berthe aux grands pieds, empereur des Français, fut l'un des premiers souverains à avoir rêvé de l'Europe. Il imposa une monnaie unique dans tous les pays qu'il avait réunis dans son empire. Ce qui a provoqué une terrible inflation ... Comme quoi les jours se suivent et parfois se ressemblent ... même à plus de douze siècles d'intervalle.

Un orchestre a été spécialement réuni pour ce spectacle qui compte également... un éléphant nommé Abul Abbas, ainsi que le Choeur Caliope de Lausanne. Celui-ci fut créé en 1976 par Florence Grivat-Favre, qui en assuma la direction.

Un mois d'avril qui commence en beauté.

 

30 mars 2010 - Le Régional

Le National plafonne le budget du Sommet de la Francophonie

La Confédération ne doit pas dépenser plus de 30 millions de francs pour le Sommet de la Francophonie, prévu du 20 au 24 octobre à Montreux. Le Conseil national a raboté jeudi par 102 voix contre 63 le crédit demandé par le Département de Micheline Calmy-Rey.

Le PS a soutenu en vain le maintien des...

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La Confédération ne doit pas dépenser plus de 30 millions de francs pour le Sommet de la Francophonie, prévu du 20 au 24 octobre à Montreux. Le Conseil national a raboté jeudi par 102 voix contre 63 le crédit demandé par le Département de Micheline Calmy-Rey.

Le PS a soutenu en vain le maintien des 35 millions sollicités par la ministre socialiste. selon Jean-Charles Rielle (PS/GE), ce budget est réaliste et raisonnable pour un sommet aux si grandes retombées culturelles et promotionnelles.

La majorité en a décidé autrement. Le sommet lui-même n'a pas été contesté que par les UDC alémaniques. Leur proposition de ne pas entrer en matière sur le projet a toutefois été rejetée par 134 voix contre 31.

Auparavant, le Conseil fédéral en a pris pour son grade. Non seulement il a informé très tardivement le Parlement, mais il a encore utilisé une procédure d'urgence pour solliciter une avance ordinaire de 11.5 millions auprès de la délégation des finances.

Celle-ci l'a refusée fin janvier au profit de la procédure ordinaire, a rappelé Jean-Pierre Grin (UDC/VD) au nom de la commission. Le Parlement ne voulait pas être contourné. Micheline Calmy-Rey a également commis le faux pas de ne pas être présente lors des débats en commission, ont relevé plusieurs orateurs.

Présentant ses excuses pour cette absence, la conseillère fédérale a dit la regretter amèrement au vu de la tournure des événements. Elle a rappelé les circonstances exceptionnelles ayant conduit la Suisse à se porter candidate au pied levé, en raison de la suspension de la candidature de Madagascar à la suite d'un coup d'Etat. Micheline Calmy-Rey voulait attendre l'attribution officielle pour informer le Parlement.

Plaidant pour le rayonnement qu'apporterait le sommet à la Suisse, elle a invité le Conseil national à ne pas punir le Département fédéral des affaires étrangères pour un événement qui profitera au pays.

 

Le Temps - 4 mars 2010

 

 

Montreux, centre de la francophonie

Le 15 décembre dernier, Montreux a été choisie pour accueillir le XIIIe Sommet de la Francophonie qui se déroulera du 22 au 24 octobre. Une première pour la Suisse.

Tous les deux ans, les pays du monde entier qui ont en commun la langue française, se réunissent avec comme objectifs de promouvoir la...

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Le 15 décembre dernier, Montreux a été choisie pour accueillir le XIIIe Sommet de la Francophonie qui se déroulera du 22 au 24 octobre. Une première pour la Suisse.

Tous les deux ans, les pays du monde entier qui ont en commun la langue française, se réunissent avec comme objectifs de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique; de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'Homme; d'appuyer l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche et de développer la coopération au service du développement durable. Le dernier sommet s'est tenu à Québec en 2008 et le prochain aurait dû avoir lieu à Antananarivo, capitale de Madagascar. Mais la situation politique trop instable a forcé l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) à changer son fusil d'épaule et c'est Montreux qui a été choisie.

Une première pour Montreux
Ce sont ainsi les chefs d'Etat et de gouvernement de 56 pays membres et de 14 pays observaeurs qui feront le déplacement à Montreux. Plus de 3'000 personnes sont attendues ce qui représentera l'un des plus grand événements jamais organisés sur le territoire montreusien et au Montreux Music and Convention Center (2m2c). La cérémonie d'ouverture, de clotûre ainsi que la plupart des séances s'y dérouleront. D'autres rencontres seront également organisées dans différents endroits de la ville jusqu'à Lausanne. Une année chargée pour le 2m2c? "Oui d'autant plus que le permis de rénovation et transformation a été délivré ce matin (vendredi 15 janvier). Les travaux vont donc démarrer tout prochainement" annonce Laurent Wehrli, municipal de la culture et du tourisme. A cela viendra s'ajouter au mois de juin un nouveau salon professionnel dédié à la restauration. Zagg, présent déjà en Suisse allemande, avec pour la première fois une antenne romande à Montreux.

Grande coordination
Quelque 10'000 nuitées seront ainsi enregistrées dans la région pour ce sommet qui mettra aussi bien Montreux, la région, le canton que la Suisse sur le devant de la scène internationale. "La mise en place d'un tel événement est très complexe, d'où la création d'un comité d'organisation national. En ce qui concerne les nuitées, toutes les réservations sont déjà faites. La sécurité sera assurée par l'armée, la police cantonale ainsi que Police Riviera, mais en aucun cas nous ne voulons faire de Montreux un camp retranché. Nous ne sommes pas dans un contexte de G8", précise le Municipal.

La population sera aussi étroitement associée à l'événement puisqu'un village francophone sera dressé sur les quais et la Place du Marché durant tout le sommet.

 

Sandra Giampetruzzi - 19 janvier 2010 - Le Régional

20092009

Le Sommet 2010 de la Francophonie se tiendra bel et bien à Montreux

Malgré le vote contre les minarets, les membres musulmans de l'organisation, dont l'Egypte était le plus virulent, renoncent à boycotter la Suisse.

C'est un premier test réussi pour la diplomatie suisse, après le vote interdisant les minarets. Le prochain sommet de l'Organisation internationale de ...

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Malgré le vote contre les minarets, les membres musulmans de l'organisation, dont l'Egypte était le plus virulent, renoncent à boycotter la Suisse.

C'est un premier test réussi pour la diplomatie suisse, après le vote interdisant les minarets. Le prochain sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) aura lieu en 2010 à Montreux, malgré la présence de plusieurs pays musulmans en son sein.

De source diplomatique, on indique que l'Egypte, dont le ministre des Affaires étrangères avait qualifié le vote de "grave erreur", s'est montrée "virulente", mais a ensuite mis son opposition en sourdine. "Ils étaient les plus forts en termes de décibels, mais aucun pays n'a été virulent au point d'empêcher la tenue du sommet à Montreux", ajoute cette source.

Les autres pays majoritairement musulmans de l'OIF qui compte 56 membres, sont la Mauritanie, le Mali, le Maroc, le Niger, le Tchad, le Sénégal, le Liban et la Tunisie.

"L'affaire des minarets a suscité un certain émoi" explique au Temps Alain Joyandet, le ministre français de la Coopération, qui s'explirmait en marge de la réunion ministérielle de l'OIF à Paris. "Mais ses membres ont reconnu que l'OIF était une organisation laïque. Et les pays musulmans n'ont pas bloqué la candidature de Montreux." D'autant que selon lui, la candidature helvétique était chaudement soutenue par le Canada.

Le Sommet de la Francophonie se tiendra donc dans la Riviera vaudoise en octobre prochain. Il devait se tenir initialement à Madagascar, mais les troubles politiques dans l'île ont obligé l'OIF à se retrouver un autre point de chute.

 

Sylvain Besson - 15 décembre 2009 - Le Temps

La promotion touristique sur la sellette

L'action de Montreux-Vevey Tourisme ne fait plus l'unanimité auprès des acteurs touristiques de Vevey. C'est ce que révèle une enquête de satisfaction dont le Régional a obtenu une copie. En cause, le récent changement de nom de l'office en Montreux-Riviera, ses orientations coûteuses et ses demande...

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L'action de Montreux-Vevey Tourisme ne fait plus l'unanimité auprès des acteurs touristiques de Vevey. C'est ce que révèle une enquête de satisfaction dont le Régional a obtenu une copie. En cause, le récent changement de nom de l'office en Montreux-Riviera, ses orientations coûteuses et ses demandes de subventions en forte hausse. La grogne s'étend même aux syndics de Lavaux.

46% des prestataires touristiques de Vevey se disent satisfaits des services de Montreux-Vevey-Tourisme (MVT). C'est ce qui ressort d'un sondage commandé par la Municipalité de Vevey suite à un postulat des conseillers communaux Pascal Nicollier et Birgitta Bischoff. Faisant écho aux critiques formulées par certains prestataires touristiques de Vevey à l'égard de MVT, notamment à cause de sa centralisation à Montreux et son récent changement de nom en Montreux Riviera, ce postulat invitait l'exécutif à effectuer une enquête de satisfaction sur l'action de MVT. Or, cette même étude, réalisée par des étudiants HEC (Junior Entreprise) entre janvier et mard 2009 auprès des hôteliers, restaurateurs et commerçants de Vevey et dont Le Régional s'est procuré une copie, révèle que seuls 26% de ces prestataires sont satisfaits du nouveau nom "Montreux Riviera" utilisé par MVT pour promouvoir la région à l'étranger. "Et si j'avais eu les moyens de prendre en compte l'importance économique des établissements interrogés, confie Adriana Orellana, auteure du sondage, il y aurait un taux d'insatisfaction encore plus élevé!"...

C'est pourtant cette étude qui avait permis à la Municiplaité d'affirmer, dans sa réponse au postulat de Pascal Nicollier et Birgitta Nischoff: "Les services de MVT sont connus et appréciés par une majorité des acteurs touristiques de Vevey. De plus, une majorité des acteurs est satisfaite du changement de nom, tant pour son efficacité que pour sa clarté". Une réponse qui a le don d'irriter Pascal Nicollier: "46% et 26% ne sont pas la majorité!" remarque l'avocat veveysan.

Grincements de dents...
Pour mémoire, MVT, né de la fusion des offices du tourisme de Vevey et Montreux (en 2001), puis Lavaux (dès 2003), a changé d'appellation depuis 2008, afin de garantir une promotion plus efficace à l'étranger. Ainsi, hors des frontières nationales, la promotion de la région qui s'étend de Villeneuve à Lutry, est faite désormais sous le label "Montreux-Riviera". Or, la suppression de Vevey dans ce nouveau nom a soulevé des critiques parmi les veveysans. Dont celle du conseiller communal Jean-François Favre, auteur d'une interpellation en mai 2008, qui a inspiré un mois plus tard le postulat de Birgita Bischoff et Pascal Nicollier.
Esprit de clocher ? Réflexion identitaire ? Au delà du chauvinisme local que ces réactions peuvent évoquer, force est de constater que le soutien politique envers les décisions de MVT n'est pas unanime.
Du côté des hôteliers, le directeur de l'Hôtel du Lac à Vevey, Christopher Rudolf, observe aujourd'hui, tout en étant en accord avec les orientations du MVT, que l'office du tourisme concentre "avant tout ses efforts sur le tourisme d'affaire au détriment du tourisme de loisir qui conviendrait mieux à Vevey". Sur ce point, le directeur de MVT Harry John se défend "Le tourisme d'affaire existe depuis toujours sur la Riviera. Aujourd'hui la moitié des touristes viennent pour le loisir, l'autre moitié pour les affaires. Il est donc normal de promouvoir aussi ce tourisme-là". Reste que le rapport annuel 2008 de MVT indique que 64% des actions promotionnelles ont concerné le tourisme d'affaire, montrant ainsi une forte volonté de développer ce segment touristique dans la région.

La candidature et la très probable nomination de Montreux pour accueillir le prochain Sommet de la Francophonie en 2010 reflètent cette volonté d'attirer une clientèle "business et first class". Mais dans la mesure où un tiers du budget de MVT provient des subventions communales, soit 2.05 mios de frs pour 2009-2011, pour un total de 6.3 mios, des élus commencent à grincer des dents au sujet de ses orientations coûteuses et envers lesquelles les communes ont peu d'influence. "MVT n'a de cesse d'augmenter son budget et d'effectuer de nombreux voyages d'affaires pour vanter les mérites de la région, souligne ainsi Pascal Nicollier. On dépense beaucoup pour des questions d'agrément. Mais il n'y a pas que des porteurs d'attaché-case qui visitent la Riviera!"

L'attaque est lancée est les chiffres lui donnent raison: les subventions communales sur la Riviera ont augmenté de 19.5% par rapport à la période précédente, tandis que pour l'ensemble des communes de Lavaux, les demandes de subventions ont carrément doublé cette année, passant de 208'000 à 400'000 francs. Pour justifier cette hausse, la direction de MVT invoque "la crise, les efforts promotionnels à l'étranger mais aussi le renouvellement du parc informatique et l'achat de nouvelles voitures de fonction".

Nouvelle étude demandée
Après avoir vécu la débâcle financière des abattoirs de Clarens, certains élus de la Riviera préfèrent sonner l'alarme avant qu'il ne soit trop tard. D'autant que les résultats de l'étude de la Junior HEC Entreprise semblent confirmer leurs craintes. "Cette enquête invite surtout à penser qu'il y a des améliorations à mener. Il s'agit maintenant de faire une étude plus poussée ou d'organiser une table ronde avec les dirigeants de l'office du tourisme pour comprendre le résultat mitigé de la première étude et trouver une solution qui convienne à tout le monde", suggère Pascal Nicollier.

 

Nicolas Maeder avec sn - 3 novembre 2009 - Le Régional

Le MJF déménagera au Centre des Congrès

La Municipalité demande un crédit de 2 mios de francs pour la création de nouvelles surfaces administratives au Montreux Music & Convention Centre (2M2C). D'autres travaux s'échelonneront sur quatre ans pour un montant global avoisinant les 19 mios de francs.

Est-ce pour pouvoir rivaliser avec son ...

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La Municipalité demande un crédit de 2 mios de francs pour la création de nouvelles surfaces administratives au Montreux Music & Convention Centre (2M2C). D'autres travaux s'échelonneront sur quatre ans pour un montant global avoisinant les 19 mios de francs.

Est-ce pour pouvoir rivaliser avec son "grand frère" qu'on prévoit tant de transformations ? Ou est-ce pour remédier à la crise économique environnante ? C'est un peu de tout cela. Mais surtout "Montreux ne doit pas s'endormir sur ses lauriers. Si cette ville croit au devenir touristique et culturel, elle doit continuer ce qu'elle a commencé", avoue Rémy Crégut, directeur général du 2m2c. Car concurrence il y a. Interlaken construit son centre des congrès ainsi que l'EPFL. Lausanne, Genève et Bâle rénovent les leur.

Une mezzanine pour des bureaux
L'objectif est donc de créer un nouveau niveau à l'Ouest du bâtiment d'une surface de 650 m2. "Le coût des travaux peut paraître onéreux, mais c'est parce que nous créons une structure. L'aménagement sera des plus standards", précise Rémy Crégut. Si le préavis est accepté avant la fin de l'année, les travaux pourraient débuter en janvier et l'équipe du Montreux Jazz Festival pourrait investir les locaux dès le mois de juin.
Comme dévoilé par nos confrères de Radio Chablais, la partie administrative du MJF investira le centre des congrès à l'année. "Nous les avons contactés pour leur proposer cette solution. Car chaque année, ils doivent déménager avec toutes leurs infrastructures au 2m2c durant la période du festival. C'est une perte de temps aussi bien pour eux que pour nous", explique le directeur. Ce serait également l'occasion de créer une billeterie commune et de mettre des synergies en commun. Mais l'idée n'est pas d'accueillir d'autres sociétés au sein du centre des congrès.

Travaux à venir
Un planning allant jusqu'à 2015 à également été remis avec le préavis, car les travaux ne s'arrêteront pas à la création de bureaux. L'Auditorium Stravinski sera également rénové et adapté à son utilisation actuelle. Conçu à l'origine pour de la musique classique, il ne représente aujourd'hui que le 10% de l'ensemble des manifestations. La gestion des installations devra être revue ainsi que la station de pompage d'eau du lac. Aujourd'hui, le Montreux Palace y est aussi raccordé. A l'avenir le Royal Plaza et l'Eurotel pourraient bénéficier du système.
Structure du bâtiment, toitures et façades sont aussi à l'ordre du jour. Autre gros morceau: les extérieurs. L'accès au centre des congrès est catastrophiques. L'arrivée des camions et du déchargement doivent être facilités. Un giratoire, à l'ouest, est prévu pour fluidifier le trafic et donner accès à une voie de dégagement juste derrière le bâtiment. Un parking en silo ou en surface avec une capacité de 150 véhicules minimum est également prévu.

 

Sandra Giampetruzzi - 20 octobre 2009 - Le Régional

 

 

"Montreux ne doit pas s'endormir sur ses lauriers. Si cette ville croit au devenir touristique et culturel, elle doit continuer ce qu'elle a commencé."

Rémy Crégut, directeur du Montreux Music & Convention Centre

Montreux, capitale du rire

Du 8 au 13 décembre, le Montreux Festival du Rire fêtera ses 20 ans d'existence. Cela mérite bien quelques fous rires.

Il y en a pour rester jeune, qui font recours à toutes sortes de crèmes miracles ou à des interventions chirurgicales. Le Montreux Festival du rire a opté pour une technique bien p...

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Du 8 au 13 décembre, le Montreux Festival du Rire fêtera ses 20 ans d'existence. Cela mérite bien quelques fous rires.

Il y en a pour rester jeune, qui font recours à toutes sortes de crèmes miracles ou à des interventions chirurgicales. Le Montreux Festival du rire a opté pour une technique bien plus amusante: le rire. Et il faut croire que ça lui réussit car malgré sa vingtième édition, l'événement surfe toujours sur la vague de la jeunesse et de l'innovation. La force du festival est le résultat d'un travail acharné d'une équipe pleine d'idées mais aussi de l'exclusivité des spectacles donnés. Dans sa programmation, le Montreux Festival du rire présente toujours plusieurs galas créés exclusivement pour Montreux et les spectacles joués au Théâtre de Vevey sont des premières Suisses. "L'humour est un genre de proximité et pour réussir à le médiatiser, il faut être original", explique Grégoire Furrer, président et fondateur du festival. Avec un budget de 2.5 millions de francs, le festival innove et investit donc dans les nouveaux moyens de communication pour que le rire soit communicatif. 

Mille et une façon de rire
Cette année, personne ne pourra dire qu'il n'était pas au courant. C'est à Montreux que ça se passe et tous les supports médias connus ont été sollicités. Radios, télévisions et aussi cinéma. Une des grandes nouveautés de cette année et la retransmission du spectacle du 8 décembre dans plus de 100 salles de cinéma françaises grâce à une nouvelle technologie. Internet sera aussi sollicité. Depuis le 20 octobre, les internautes pourront télécharger leur vidéo avec un message d'anniversaire pour le festival. La plus originale fera gagner un pass pour l'ensemble des spectacles. Le festival lance également sa Web TV avec un site Internet qui mettra en ligne des contenus inédits.

En marge du festival
Et pour enrichir cette 20ème édition, une exposition de photos en 3D du photographe parisien Henri Clément sera présentée pendant toute la durée du festival dans le hall du 2m2c.
Les 11 et 12 décembre, rencontres, débats, conférences et workshops seront organisés afin de comprendre le phénomène des nouveaux moyens de diffusion. "Dans le milieu humoristique, nous sommes un peu les pionniers en matière d'utilisation des nouvelles technologies. Nous allons essayer d'expliquer tout ça aux gens", souligne Grégoire Furrer.
Pour la première fois également le Montreux Jazz Festival prendra part au Montreux Festival du Rire en inaugurant son premier Jazz Café mobile. Les grands moments du Montreux Jazz Festival seront à découvrir ou a redécouvrir.

 

Sandra Giampetruzzi - 6 octobre 2009 - Le Régional

Oui aux subventions au Centre des Congrès

Le Conseil communal se penchait sur les collaborations et flux financiers entre les deux entités. Entre doutes et soupçons, le préavis déposé a finalement été accepté mais avec un amendement.

Le 1er septembre, les élus débattaient d'un préavis concernant les flux financiers entre les deux parties a...

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Le Conseil communal se penchait sur les collaborations et flux financiers entre les deux entités. Entre doutes et soupçons, le préavis déposé a finalement été accepté mais avec un amendement.

Le 1er septembre, les élus débattaient d'un préavis concernant les flux financiers entre les deux parties avec à la clé diverses subventions pour le fonctionnement du Centre des Congrès. Pour rappel, le 11 novembre 2009, le Conseil communal acceptait un préavis municipal dont l'objectif était d'autoriser la création d'un nouveau niveau à mi-hauteur du bâtiment B ouest pour en faire des espaces administratifs à louer. Le préavis avait été accepté à la majorité avec un amendement précisant que la redevance des loyers soit perçue par la commune.

Le noeud du problème
La venue prochaine du Montreux Jazz Festival au sein du Centre des congrès a monopolisé toutes les discussion. Actuellement le MJF paye un loyer de 90'000 francs pour ses locaux à Territet. Dès le 1er janvier 2011, il paiera ce loyer à la société Centre des Congrès Montreux SA tout en recevant de cette dernière un montant annuel de 150'000 francs en contrepartie de la publicité que lui fait le festival par la présence du logo 2m2c sur les supports, billets de spectacles, etc. 
Pour une question de transparence et de simplicité des comptes et afin de s'assurer un montant annuel quel que soit le locataire, la commune désire que le MJF paie son loyer directement à la société du centre de congrès et que ce dernier vers la somme à la commune. Ce procédé ne serait pas en adéquation avec ce qui avait été demandé lors du préavis de novembre 2009. Celui-ci avait été amendé dans le sens que les loyers des locaux soient versés directement à la commune.

Imbroglio financier
Certains conseillers ont qualifié ce procédé de micmac comptable allant à l'encontre de la volonté du Conseil. de plus, en agissant ainsi, les montants devant être perçus pour la TVA ne sera plus les mêmes. Certains qualifient cette façon de faire d'illégale. A ce stade, Yannick Hess (PLR) a fait savoir que "si la Municipalité est dans l'illégalité, la situation est grave, ou alors ce sont les propos de Montreux Libre qui sont diffamatoires. J'aimerais que la Municipalité me rassure sur ce point."
Le municipal en charge de la culture, Laurent Wehrli, a rappelé qu'en "2004, le Conseil Communal a accepté que la commune traite avec un seul interlocuteur et non directement avec les locataires. Si le MJF part, le Centre des Congrès doit quand même nous verser un loyer, à lui de trouver un autre locataire." Yannick Hess s'est dit rassuré par la réponse municipale et a demandé à Montreux Libre de "cesser ces insinuations. La situation est déjà assez catastrophiques ces temps à Montreux".

Conclusion
La subvention annuelle, de 1 mio de francs, versée par la commune à la société Centre des Congrès Montreux SA, a été reconduite pour une durée de cinq ans et non de trois comme demandées. De plus, 1.5 mio de francs annuel à titre de provision pour l'entretien lourd du bâtiment dès 2011 et jusqu'en 2015, a été voté à une large majorité.

 

Sandra Giampetruzzi - 7 septembre 2010 - Le Régional

Farouche Pogorelich

Ces mains sont carnassières. Elles dévorent les touches, articulent des rictus d'ivoire, mordent la chair pianistique. Un feulement digital sous des atours trompeurs: Ivo Pogorelich a-t-il été desservi par sa plastique calibrée ? Vogue et Esquire glaçaient leurs pages avec cette silhouette taillée, ...

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Ces mains sont carnassières. Elles dévorent les touches, articulent des rictus d'ivoire, mordent la chair pianistique. Un feulement digital sous des atours trompeurs: Ivo Pogorelich a-t-il été desservi par sa plastique calibrée ? Vogue et Esquire glaçaient leurs pages avec cette silhouette taillée, rouge pulpe aux lèvre, une pénombre jetée dans le regard. C'était il y a plus de vingt ans, et la gloire l'assaillait à contre-jour: en 1980, le Concours Chopin de Varsovie laissait le jeune pianiste croate en marge. Martha Argerich, membre du jury, abdiquait en signe de protestation. "C'est un génie!". La lionne reconnaissait l'un des siens, et fédérait Pogorelich au sein de sa meute élitiste. Carnegie Hall et Deutsche Grammophone ne tarderaient pas à ouvrir leurs grilles.

Depuis, le pianiste croate s'est rasé la tête. En 1996, il se murait dans une douleur silencieuse, laissant derrière lui quelques proies d'exception. Scarlatti aux dents claquées, Moussorgski aveuglant dans des Tableaux d'une exposition élevée en référence. Ivo Pogorelich scellait une carrière en éclipse; sa lune est une femme, épouse et mentor de 21 ans son aînée, emportée par le cancer. Au moment de mourir, elle lui offre un dernier baiser baigné de sang noir", déclarait-il en 2006 à Die Welt. Après dix année de face cachée, Pogorelich se révélait plus iconoclaste que jamais. Ses récitals américains désarçonnent la critique, qui évoque un instrument à peine émergé de la pénombre, un jeu décanté jusqu'à la réfraction.

Cet appétit pour des lectures décortiquées n'a-t-il pas toujours été en germe ? A vérifier mercredi à l'Auditorium Stravinski de Montreux, dans le cadre du Septembre Musical, où Ivo Pogorelich opérera un retour attendu sur la scène helvétique. Ravel et son Gaspard de la nuit cloront le programme; en 1983, ils dévoilaient déjà au disque un piano avide et minéral, loin des conceptions coloristes d'un Perlemuter ou d'un Alexandre Tharaud. Ici la poésie puise son souffle dans une transcendance typiquement lisztienne, et "Ondine" ne prend son envol que par une maîtrise complète des forces gravitationnelles. Affiner l'afflux de chaque note, mobiliser les élans sur un squelette de graves profonds, cultiver une invertie de la phrase à fleur d'artère. Et Ravel de déborder soudain le carcan strictement français pour exulter dans tout son potentiel expressionniste.

Comme une prémonition, "Le Gibet" se balance au rythme d'une procession morbide, lesté par un tempo étiré au possible. Cette basse obstinée est un socle sans fond, d'une lenteur abyssale. L'exubérance de "Scarbo" n'en saute que davantage au visage. C'est une blessure faite au clavier, une dureté voulue, une violence dont on jouit la mâchoire serrée. Le goût du sang en somme. Ancestral, et sacrificiel.

Chaque semaine de l'été, Le Temps a détaillé l'oeuvre phare, les influences et filiations, l'époque d'un artiste qui faisait l'actualité.

 

Jonas Pulver - 28 août 2019 - Le Temps

 

 

Claude Nobs: les raisons du succès

 Le fondateur du Montreux Jazz Festival juge que le film et le disque sont à l'origine du succès et de la légende du festival.

"Je me trouvais aux Etats-Unis pour le festival folk de Newport et pensais aller à Woodstock, j'y ai renoncé en entendant le flot de nouvelles sur les embouteillages et les...

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 Le fondateur du Montreux Jazz Festival juge que le film et le disque sont à l'origine du succès et de la légende du festival.

"Je me trouvais aux Etats-Unis pour le festival folk de Newport et pensais aller à Woodstock, j'y ai renoncé en entendant le flot de nouvelles sur les embouteillages et les problèmes logistiques. Tout passait par la radio, c'est ce média qui a porté le festival, pas la télévision. L'organisateur principal, Michael Lang était un type très peu connu. C'est un vrai miracle que le festival ait eu lieu dans les conditions où il avait été mis sur pied.

Si j'ai été influencé par l'événement ? Pas vraiment. Dans les année 60, je passais mes vacances à San Francisco et allais au Fillmore, où jouait les Grateful Dead, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix et la plupart des groupes qui ont fait l'affiche de Woodstock. Santana était venu à Montreux en 1968, un an auparavant. La différence est que le vieux Casino n'avait que 600 places...

Par ailleurs, les festivals s'ouvraient au rock un peu partout. Musicalement, Woodstock n'a pas été si innovateur que cela, et les prestations inégales. La foule exceptionnelle, le contexte et surtout le disque et le film qui en ont été tirés en ont fait un événement magnifique, unique.

Sans ces derniers, on n'en parlerait pas. Ahmet Ertegün, fondateur de la compagnie de disques Atlantic, a joué un rôle clé dans l'opération. Ce fils d'un ambassadeur turc en Suisse a été un géant de la scène musicale mondiale, un dénicheur de talents unique. C'est lui qui a racheté pour Warner les droits du festival. Les organisateurs étaient sans le sous, ils les ont vendus pour presque rien. Film et disque sont devenus un énorme succès portant le mythe aux quatre coins du monde.

Je dois être un des seuls à posséder une affiche originale de Woodstock."

 

 

 

 

Belles saisons en vue pour la culture

Tant Stravinski qu'au Théâtre de Vevey, la Riviera peut se réjouir de voir arriver l'automne pour passer d'excellentes soirées en musique ou au théâtre. Les programmes sont magnifiques.

Que l'on aime la danse, le théâtre, la musique, le rire, le divertissement ou tout à la fois, le choix est vaste....

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Tant Stravinski qu'au Théâtre de Vevey, la Riviera peut se réjouir de voir arriver l'automne pour passer d'excellentes soirées en musique ou au théâtre. Les programmes sont magnifiques.

Que l'on aime la danse, le théâtre, la musique, le rire, le divertissement ou tout à la fois, le choix est vaste. Pour ne prendre que les deux plus grandes scènes de la Riviera, à savoir le Théâtre de Vevey et l'Auditorium Stravinski, ce sont près de 60 propositions qui sont faites au public. Autant dire qu'il y en aura pour tous les goûts. Cet article n'a pas pour but de donner un programme exhaustif de chaque production. L'idée ici est d'attirer l'attention du lecteur sur la diversité des offres avec quelques points forts. ...

Auditorium Stravinski
Plus axé musique, l'Auditorium Stravinski propose une bonne vingtaine de concert. Bernard Lavilliers, Roch Voisine, Linda Lemay, Monserrat Caballé, Thomas Dutronc, Juliette Greco, c'est une pluie de têtes d'affiche qui s'est abattue sur Montreux. Il y aura aussi des concerts classiques, des brass bands (60), des choeurs, des créations et dans le cadre du Festival du Rire, quelques moments vraiment pas tristes à partager avec le public. Enfin, les enfants, de 4 à 104 ans vont avoir le plaisir de retrouver les fabuleux personnages imaginés par Kipling et immortalisés par Walt Disney, ceux du Livre de la Jungle. Tandis que les âmes nostalgiques iront écouter pleurer les 100 violons tziganes de Budapest. Autant de belles soirées en perspectives offertes par ces scènes à la fois proches et complémentaires.

 

Nina Brissot - 21 juillet 2009 - extraits Le Régional

Comment faire venir Prince à Montreux

Le 18 juillet, le chanteur de Minneapolis donnera deux concerts au Montreux Jazz Festival. Récit des coulisses d'un événement dont les enjeux s'étendent du prix du cachet à la marque de l'eau dans sa loge.

Petite loge pleine de technologie, à dix mètres de la scène de l'Auditorium Stravinski. C'est...

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Le 18 juillet, le chanteur de Minneapolis donnera deux concerts au Montreux Jazz Festival. Récit des coulisses d'un événement dont les enjeux s'étendent du prix du cachet à la marque de l'eau dans sa loge.

Petite loge pleine de technologie, à dix mètres de la scène de l'Auditorium Stravinski. C'est de là que le patron envoie des mails douze heures par nuit pendant le festival. D'un dossier dont il est très fier, Claude Nobs extrait les 80 courriers échangés avec l'entourage de Prince. Depuis le 6 avril, depuis que le chanteur de Minneapolis s'est manifesté pour annexer la dernière nuit du Montreux Jazz, les informations circulent, changent, se précise pour définir la seule prestation européenne de Prince en 2009. "It's your lucky day", ce'st votre jour de chance, annonce l'un des envois, au moment où la proposition faite depuis Los Angeles est enfin confirmée. Récit des coulisse d'un double concert qui apparaît déjà comme l'événement estival par excellence.

Prince est déjà venu en 2007 à Montreux, comme un échauffement avant sa vingtaine de concerts colossaux dans cette Arena de Londres où Michael Jackson avait prévu son retour. Le spectacle était déjà le fruit d'une relation longue entre Prince et Nobs. "Je l'ai connu en 1979, quand je travaillais pour Warner. Je l'ai conduit dans une petite tournée européenne, notamment au Palace de Paris. Beaucoup de gens se méfiaient de ce nain habillé comme un clown. Mais il était déjà phénoménal sur scène."

Trente ans plus tard, rien n'a changé. Prince est toujours petit, surmonté de talonnettes, et il vous met la chair de poule quand il prend sa guitare. Il était prévu que Prince donne trois concerts la même nuit, puis un seul, puis enfin deux. Aléas d'une organisation millimétrée où les exigences d'un artiste qui contrôle tout prennent le pas sur les questions financières.

Même si l'aventure est bien entendu dispendieuse. En additionnant le cachet et les frais des deux concerts, la nuit coûte à Montreux la bagatelle de 1.5 millions de francs. Une somme que la billeterie couvre tout juste. "Il ne s'agit pas de gagner de l'argent avec cette soirée. Mais de vivre une des plus passionnantes aventures du Montreux Jazz", s'enthousiasme Mathieu Jaton, le secrétaire général du festival. Il était là déjà en 2007, dans les jours qui précédaient le concert de Prince, avec son agent. A parcourir le trajet exact que la star allait emprunter pour rajouter ici une barrière, là une sécurité. Le plus infime détail est soumis à la bonne volonté des estafettes américaines.

Cette année, on ne sait pas si Prince allongera la nuit, après ses concerts, pour une prestation gratuite au Montreux Jazz Café. Mais dans le monte-charge qui l'y conduirais depuis l'Auditorium Stravinski, on a déjà remplacé la cellule lumineuse par une bande fluorescente pour éviter qu'un geste princier malencontreux arrête l'ascenseur entre deux étages.

Les informations circulent au compte.gouttes depuis Los Angeles, les bureaux de l'avocat et des agents. Jamais aucune question artistiques n'a encombré la discussion. "J'ai toujours dit oui à tout", affirme Claude Nobs. "Comment mettre en doute les choix d'un artiste aussi doué?" Notre contrat c'est l'affiche estampillé du Montreux Jazz que son graphiste nous a fait parvenir et dont on couvrira les murs de Montreux." On sait que Prince viendra à Montreux en petite formation, un batteur (John Blackwell), une bassiste (Rhonda Smith), un clavier (Morris Hayes) et un pianiste (Renato Neto). Quinze billets d'avions ont été réservés depuis L.A. sur un vol Swiss. Le chanteur et sa suite avaient volé en avion privé il y a deux ans. Ils devraient arriver le 17 juillet et répéter dans la journée ou la nuit au Petit Palais, qui dispose d'un accès souterrain au Montreux Palace.

Les requêtes liées à la sécurité de Prince ne dépassent pas celles d'une rockstar de dimension internationale. Il se déplace avec ses gardes du corps. Mais sa loge ne devra ni être repeinte, ni des fenêtres ouvertes sur des murs. Le kid de Minneapolis demande seulement une machine à pop corn, quelques biscuits et de l'eau de marque américaine qu'on ne trouve qu'à l'American Market de Genève. Sur la liste des recommandations, la température de la loge est tout de même spécifiée au degrés près. Et l'accès à Internet doit se faire par câble et non sans fil.

Exigences très raisonnables. Le cahier des charges frise l'anecdotique, mais chacun joue gros dans cette affaire où l'humeur de l'artiste peut affecter considérablement sa prestation. En 2007, après avoir joué près de 30 minutes à deux pas de l'aube au Montreux Jazz Café, un Prince euphorique était rentré dans l'ascenseur. D'un geste vers sont manager Trevor Horn, sans un mot, il avait exigé de retourner sur scène pour jouer trois morceaux encore. De quoi tourner un grand spectacle en concert historique.

Pour ce double concert, dont 8'000 billets (vendus entre 195 et 480 francs) se sont écoulés en sept minutes, la grande difficulté provient du flux des personnes. Double file du public, salle vidée et nettoyée entre les deux spectacles, gestion des accès pour les personnes munies d'un badge qui ne doivent pas prendre la place du public payant. Mathieu Jaton ne compte plus ses nuits blanches depuis les premiers contacts avec l'entourage de Prince. Mais la bonne volonté, du côté américain, est manifeste. "C'est un dieu de la communication", s'exclame Jaton.

L'affiche, d'un goût personnel, a été envoyée par le graphiste de Prince, ainsi que les illustrations des tee-shirts. Il y a quelques heures, Prince a même téléchargé une chanson exclusive pour la promotion de son concert Montreusien, "In a Large Room With No Light". Après l'avoir interdit en 2007, il accepte aussi que ces concerts lémaniques soient filmés, en vue d'une éventuelle publication.

Prince du marketing, le chanteur a inventé une relation à ses fans dont les plus grandes stars voudraient s'inspirer. Les organisateurs du Montreux Jazz Festival, à chaque étape de la négociation, avaient la surprise de voir immédiatement publiée sur des sites en hommage à Prince, les dernière s informations diffusées comme des rumeurs. "On a compris assez vite que les fuites étaient organisées.", s'amuse Mathieu Jaton. Une confirmations supplémentaire au fond de l'importance que ces concerts revêtent pour le Prince lui-même.

 

Arnaud Robert - 16 juillet 2009 - Le Temps

Le meilleur de l'art choral à Montreux

 Le 45ème Montreux Choral Festival réunit un plateau exceptionnel en compétition, avec, au final, le lumineux choeur londonien "Tenebrae".

A l'affiche cette année, 18 choeurs - enfants, jeunes filles, dames, hommes, mixtes - en provenance de 10 pays au traditions musicales variées, à savoir la Russ...

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 Le 45ème Montreux Choral Festival réunit un plateau exceptionnel en compétition, avec, au final, le lumineux choeur londonien "Tenebrae".

A l'affiche cette année, 18 choeurs - enfants, jeunes filles, dames, hommes, mixtes - en provenance de 10 pays au traditions musicales variées, à savoir la Russie, la République tchèque, la Pologne, l'Italie, l'Estonie, la France, la Lettonie, l'Angleterre, la Suisse et pour la première fois le Bénin.

Le concours se déroulera du mardi 14 au vendredi 17 avril, chaque soir dès 19h30 au Théâtre de Vevey. Les concurrents seront départagés par un jury de professionnels formés de Pierre Huwyler (Suisse), Michele Patuzzi (Suisse) et John Fitzpatrick (Irlande).

Le 45ème Festival sera doublement couronné. Le concert de clotûre et de palmarès avec tous les choeurs, un événement empli de joie et d'émotion, aura pour cadre l'Auditorium Stravinski de Montreux samedi 18 avril à 16 heures.

Réflexion spirituelle et musicale
Le Festival s'achèvera en apothéose, le même soir dans la même salle à 20h30. A l'affiche du concert de gala, le choeur londonien "Tenebrae". Cette remarquable formation jouit d'une réputation mondiale. Elle chante à la lumière des bougies, de façon à créer une atmosphère de réflexion spirituelle et musicale.

En première partie, "Tenebrae" interprétera des chants russes, de Tchaïkovski et de Rachmaniniv notamment. Pour suivre, une oeuvre de création suisse, "The Path of Miracles" (Le Chemin des Miracles), inspirée par le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle.

 

lr - 7 avril 2009 - Le Régional

20082008

Le nouveau PGA de Montreux est enfin prêt

Fruit de cinq ans de travail, cet épais pavé a été en partie disséqué par le Conseil.

Le travail du Conseil promettait d'être long et ardu. Se prononcer sur l'épais rapport d'une quarantaine de pages du nouveau plan général d'affectation a retenu les conseillers pendant 3h30 et seul le plan des zon...

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Fruit de cinq ans de travail, cet épais pavé a été en partie disséqué par le Conseil.

Le travail du Conseil promettait d'être long et ardu. Se prononcer sur l'épais rapport d'une quarantaine de pages du nouveau plan général d'affectation a retenu les conseillers pendant 3h30 et seul le plan des zones a pu être discuté. Deux séances supplémentaires sont prévues en janvier pour terminer et peut-être accepter l'ensemble du PGA. Pour l'heure, le plan des zones dans sa globalité et tel que amendé par la commission ainsi que par le Conseil a été accepté par 73 oui, 3 non et 3 abstentions.

Un travail de titan
Les élus veulent prendre leur temps, car ce nouveau PGA façonnera le visage de Montreux pour au moins 40 ans. Ils ont d'ailleurs tous félicité la commission pour son travail de longue haleine qui a nécessité 160 heures d'analyses. "J'éprouve une grande sérénité quant au travail de la commission, Grégoire Furrer. Tous les opposants ont eu le loisir de venir exposer leurs requêtes. Ils ont tous été entendus par la commission. Dans les faits, si le PGA est accepté, cela ne va pas changer le paysage du jour au lendemain. "Cela va prendre des années. Mais avec ce nouveau document nous confirmons les zones à préserver, les villages. Dans les zones urbaines, qui sont déjà bâties, c'est la qualité qui va être améliorée. D'autres zones sont encore à développer comme le plateau de Chernex-Fontanivent, le secteur des Vaudrès et peut-être encore à Chailly. Ce document est la colonne vertébrale de notre commune", précise le syndic, Pierre Salvi.

Oui, oui, oui et encore oui
La totalité des amendements proposés par la commission et présentés devant le conseil ont été acceptés à une large majorité, sauf le secteur de villas qui se trouve en face de l'Auditorium Stravinski à côté de l'église apostolique. D'une zone de coteau B, la commission proposait de passer ce secteur en zone urbaine, ce qui à largement été refusé en raison de la qualité esthétique des villas et de la proximité de l'église.

Autre point important, le PPA "en Massiez", comprenant un parking souterrain et un port en face du Centre des congrès, projet dont le promoteur était l'architecte Patrick Cantatore, a tout simplement été annulé. Emmanuel Gétaz, de Montreux Libre a soutenu ce rejet en affirmant que "l'endroit n'est pas adéquat pour la création d'un port. Les accès sont inexistants et en contradiction avec l'engorgement des quais durant le Montreux Jazz Festival". La suite au mois de janvier.

 

Sandra Giampetruzzi - 17 décembre 2008 - Le Régional

I Muvrini et les 150 Choristes

Un véritable conte de fée a commencé pour les 150 choristes des Choeurs des Ecoles de Villeneuve et environs en marge du prochain concert des chanteurs corses à Montreux.

Il a été proposé à ces élèves d'accompagner sur scène le groupe corse I Muvrini en faveur de la Fondation Lionel Perrier qui sou...

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Un véritable conte de fée a commencé pour les 150 choristes des Choeurs des Ecoles de Villeneuve et environs en marge du prochain concert des chanteurs corses à Montreux.

Il a été proposé à ces élèves d'accompagner sur scène le groupe corse I Muvrini en faveur de la Fondation Lionel Perrier qui soutient des recherches dans le domaine des tumeurs cérébrales. 
L'heure est à la première répétition générale au Collège du Lac de Villeneuve. Chef de choeur d'I Muvrini, Jacky Locks s'est spécialement déplacé en Suisse pour diriger les élèves. Fusent quelques traits d'humour suivis d'un détaillé des exigences. Le travail peut commencer, avec l'aide de deux responsables locaux Alexandre Nicolet et Laure-Anne Yerson. Une première approche de deux chansons, "Veillez tard" de Jean-Jacques Goldman et "Le Temps qu'il fera", un air populaire adapté par I Muvrini, prendra près de deux heures. Jean-François Bernardini, le leader du groupe corse venu exceptionnellement à Villeneuve, associe sa voix aux jeunes choristes qui ignorent peut-être qu'ils ont devant eux un artiste qui a conquis 12'000 spectateurs à Paris-Bercy.

Le chanteur voit dans cette aventure chorale lémanique l'occasion de tisser des liens d'amitié avec la population. "Chanter, c'est essayer de joindre son vis-à-vis, lui parler. C'est encore la joie d'être avec les autres, de montrer que des paroles et de la musique permettent de fonder une fraternité vivante avec les gens d'un pays. L'idéal serait de développer ensemble un concept que l'on pourrait appeler Terres en Choeur!".

A la question de savoir si le pari n'est pas audacieux, Jean-François Bernardini répond: "Certes travailler avec des jeunes implique beaucoup de travail, beaucoup d'énergie. Mais je crois que cette expérience nous rend encore plus proches et plus humains. Il n'y a rien de plus fort qu'un mariage de voix, si l'on sait ajouter de la ferveur que l'on porte en soi."

 

François Berger - 5 novembre 2008 - Le Régional

Galerie géante pour 10'000 visiteurs

Le 4ème Montreux Art Gallery accueillera une cinquantaine d'exposants, du 12 au 16 novembre, au Montreux Music & Convention Centre.

Organisé depuis 2005 sur les bords du lac Léman, Montreux Art Gallery (MAG) est désormais le plus important rendez-vous des galeries et éditeurs d'art en Suisse Romand...

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Le 4ème Montreux Art Gallery accueillera une cinquantaine d'exposants, du 12 au 16 novembre, au Montreux Music & Convention Centre.

Organisé depuis 2005 sur les bords du lac Léman, Montreux Art Gallery (MAG) est désormais le plus important rendez-vous des galeries et éditeurs d'art en Suisse Romande. S'il fait la part belle aux galeries de Suisse romande, ce salon joue aussi la carte de la multiculturalité et de l'ouverture, offrant l'opportunité aux galeristes et artistes venus d'ici et d'ailleurs de se confronter, avec notamment cette année de l'art inuit, aborigène australien, chinois ou exicain. Outre la cinquantaine d'exposant, le MAG présente trois exposition thématiques: la collection de photographies de la dynastie Deriaz, les peintures et sculptures de l'artiste français Christian Pieroni et les toiles du peintre allemand Helmut Guth.

Jeunes créateurs
Autre point fort du Montreux Art Gallery, la section "Jeunes créateurs". Depuis 2006, le MAG a choisi d'ouvrir largement ses portes à la jeune scène artistique, suisse principalement mais aussi étrngère, en lui offrant un espace de création libre et en donnant à une dizaine d'artistes la possibilité d'exposer dans de bonnes conditions et de faire connaître leur travail, sans engagement financier de leur part. Au programme cette année, une quinzaine d'artistes, aux techniques mixtes, installations, performances, vidéos, sculptures, taggs, vidéos, illustrations, peintures, photographes.

Succès au-delà des frontières
Pour sa 4ème édition, MAG espère dépasser la barre des 10'000 visiteurs. Pour mémoire, ce salon a accueilli plus de 7'500 passionnés d'art en 2007, en augmentation de 50% par rapport à la première édition. Ils provenaient de la Riviera, mais aussi de Suisse romande - de Genève à Sion en passant par Fribourg et Neuchâtel - de Suisse alémanique, de France et d'Italie principalement.
Unique en son genre en Suisse romande, cette manifestation bénéficie du soutien de la ville de Montreux, de Promove (Office de promotion économique de la région Montreux-Vevey), du Centre de Congrès et d'Expositions de Montreux et de Montreux-Vevey Tourisme.

 

lr - 5 novembre 2008 - Le Régional

Polyvalents mais spécifiques

Le Montreux Music & Convention Centre (2m2c), une SA qui appartient à la commune, a choisi depuis 2006, la voie de la diversification, explique Rémy Crégut. On y trouve des congrès et des conférences, certes, mais aussi de la culture, notamment de la musique, chez elle à l'Auditorium Stravinski, bât...

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Le Montreux Music & Convention Centre (2m2c), une SA qui appartient à la commune, a choisi depuis 2006, la voie de la diversification, explique Rémy Crégut. On y trouve des congrès et des conférences, certes, mais aussi de la culture, notamment de la musique, chez elle à l'Auditorium Stravinski, bâti en 1993. LE directeur général du site résume ainsi l'enjeu, "profiter des 18'000 mètres carré de surface modulables afin de remplir les hôtels de la région. Chaque année 120 dates, dont les célèbres Jazz Festival et Septembre Musical, rassemblent 100'000 personnes pour un chiffre d'affaire de 6 millions.

Le Centre international de conférence de Genève (CICG) travaille dans le giron des Nations unies. Inauguré en 1973, il reçoit des conférences internationales à l'échelon gouvernemental ainsi que, en moindre mesures, des congrès privés. En 2007, 120 événements ont attiré 70'000 personnes.

Dernier venu, encore virtuel mais pesant 130 millions d'investissements, le centre de congrès de l'EPFL, 3'000 places, s'imagine en lieu d'échanges scientifiques. "La moitié du potentiel existe à l'interne", souligne Isabelle Aubert, directrice générale du site de l'EPFL. Son exploitation sera assurée de concert par l'EPFL et Beaulieu-Lausanne.

 

Marco Danesi - 11 octobre 2008 - Le Temps

"Je tiens beaucoup à une présence helvétique."

Ancré dans le concret, efficace par nature, Tobias Richter est en passe de devenir un élément incontournable du paysage culturel romand. Il s'essaie depuis 2004, non sans succès, à redonner ses lettres de noblesse au Septembre Musical, qui s'ouvre ce soir à l'Auditorium Stravinski du 2m2c à Montreux...

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Ancré dans le concret, efficace par nature, Tobias Richter est en passe de devenir un élément incontournable du paysage culturel romand. Il s'essaie depuis 2004, non sans succès, à redonner ses lettres de noblesse au Septembre Musical, qui s'ouvre ce soir à l'Auditorium Stravinski du 2m2c à Montreux. Mais l'actuel directeur du Deutsche Oper am Rhein, 54 ans, compte bien étendre encore son influence, puisqu'il troquera en juillet 2009 ses fonctions allemandes pour la direction du Grand Théâtre de Genève.

- Qu'est-ce qui vous a décidé de reprendre les rênes du Septembre Musical, alors dans une conjoncture difficile ? Comment se porte le festival ?
- La Riviera est évidemment une des plus belles régions d'Europe. Mais la particularité de Montreux-Vevey est la diversité et la qualité de salles qu'on y trouve. Pas besoin de tentes, nous pouvons offrir au public l'acoustique exceptionnelle de l'Auditorium Stravinski ou de la Salle del Castillo. Côté finances, il faut savoir que notre manifestation est très peu subventionnée. Mais la fréquentation est en hausse, et nous attirons à nouveau l'attention d'artistes de haut niveau. Et puis, contrairement à Gstaad ou Verbier, il s'agit d'un Festival régional. La population locale doit pouvoir s'identifier à l'événement, même si nous comptons aussi attirer un public plus international.

- D'ailleurs on vous reproche parfois une programmation un peu consensuelle...
- Quand on s'adresse à un public de non-spécialistes il faut le mettre en confiance avec des oeuvres, des compositeurs célèbres. Ce qui permet de faire le lien vers la musique contemporaine, avec la soirée Beat Furrer de l'Ensemble Contrechamps, ou le Jazz, avec Fazil Say et le Düsseldorfer Symphoniker.

- Ce soir, l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich et l'OSR joueront pour la première fois ensemble. Comment est né ce projet colossal ?
J'avais envie d'offrir quelque chose qu'on ne retrouve pas dans les saisons régulières de concert. Le Requiem de Berlioz nécessite des effectifs énormes, j'ai donc songé à réunir deux orchestres de Suisse romande et alémanique. Je tiens beaucoup à cette double présence helvétique au sein du Festival; c'est un peu notre carte de visite. D'ailleurs, l'expérience pourrait bien se reproduire dans deux ans avec les Gurrelieder de Schönberg dirigés par David Zinman.

- Conserverez-vous vos fonctions au Septembre musical une fois à la tête du Grand Théâtre ?
- Tout à fait. D'ailleurs j'envisage même des synergies entre ces deux pôles lémaniques.

 

Le Temps - 28 août 2008

Adele, demoiselle aux sortilèges soul

Samedi, cette Britannique de 19 ans s'est révélée prodigieuse d'intensité, de maturité et de nuances.

Elle n'a que 19 ans. Mais quelle voix! Adele, Britannique pur sucre, enrobée et accent cockney tranchant, charrie déjà son timbre d'une exceptionnelle maturité tout un pan d'histoire du soul-jazz a...

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Samedi, cette Britannique de 19 ans s'est révélée prodigieuse d'intensité, de maturité et de nuances.

Elle n'a que 19 ans. Mais quelle voix! Adele, Britannique pur sucre, enrobée et accent cockney tranchant, charrie déjà son timbre d'une exceptionnelle maturité tout un pan d'histoire du soul-jazz américain. Car si on la place dans la lignée de Amy Winehouse, Duffy ou Kate Nash, c'est plutôt du côté d'Etta James - dont Adele reprend d'ailleurs en scène "Fool that I am", Ella Fitzgeral, Patty LaVette ou Lauryn Hill qu'elle s'insère. Samedi soir à Montreux, alors ue la fête brésilienne bat son plein à l'Auditorium Stravinski, le Miles Davis Hall est donc pris à la gorge. De stupéfaction, d'émotion, de frissons parfois devant ce concentré d'authenticité non usurpée.

 On savait Adele douée et dotée d'un organe prodigieux grâce à un premier album, 19, qui dévoilait la précocité de son âge sans ambages avec un contenu pourtant bien plus mûri. Mais pas à être renversé, avant tant de sortilèges nuancés et dépouillés en scène. En lever de rideau de Mark Ronson et Jill Scott venus joliment parader avec leurs grands orchestres respectivement pop et R&B, Adele Adkins de son vrai nom sidère d'autant plus qu'elle bâtit son tour d'enchantements sur l'économie de notes. Guitare, clavier, basse et la batterie encerclée de plexiglas n'entrent que parcimonieusement dans le champs d'action de son chant légèrement voilé. Qu'elle s'accompagne de-ce de -là à la guitare acoustique pour de charmants accidents plus folk comme "Daydreamer" ou "Crazy for you", la Londonnienne insuffle tantôt une mélancolie rêveusement insidieuse tantôt la passion fiévreuse dénuée de tout pathos.

Au fil des éraillements parfois de miel qui s'épanchent avec fiel sur de défuntes amours adolescentes, Adele a construit des chansons au spleen évident avec un grain noir-blanc dans les compositions qui la ramène dans les parages de cette soul afro-américaine qu'elle vénère. La charge chagrine des textes est compensée par la distance humoristique qu'elle insère entre les titres, avec gaucherie et l'air touché de se retrouver sur l'une des scènes de ce Montreux Jazz où on défilé toutes ses héroïnes. Si elle avoue désormais ne plus se saouler avant de monter sur scène pour conjurer le trac, une bière et une bouteille d'eau l'accompagnent sur un tabouret proche. Le talent d'Adele réside aussi dans l'alternance. Quand par exemple, en groupe cette fois, elle active les versants plus immédiatement mélodiques de son mince répertoire. Avec "Best For Last" ou "Chasing Pavements" qui évoquent les ambiances rétro-soul-pop brossées par sa consoeur Amy Winehouse.

Hélas on ne retrouvera pas d'Adele en doublure d'Amy durant le concert suivant de Mark Ronson, pour interpréter le tube chaloupé "Valerie". Mais elle entonnera son propre titre "Cold Shoulder" avant de retourner dans la salle pour assister à la suite du concert et de la soirée. Sans une once de bécasserie textuelle que pourrait induire son âge précoce, les petits malheurs de coeur d'Adele auront su toucher juste. Dans un moment de vérité sans artifices, à l'image encore de "First Love" égrené au célesta qui prend la forme d'une comptine cruelle et désabusée. Adele y dit devoir goûter d'autres lèvres car elle étouffe. Samedi, les chants de sa bouche en coeur auront suffi à combler le reste de la nuit.

 

Olivier Homer - 14 juillet 2008 - Le Temps

L'Auditorium Stravinski dévoile sa saison culturelle

Du rire aux choeurs en passant par la chanson française et le philharmonique, l'Auditorium Stravinski prépare une saison flamboyante.

C'est un programme plein de surprises qu'à présenté Laurent Wehrli pour la saison 08-09 de l'Auditorium Stravinski à Montreux. Il débutera (11.10.08) par une premièr...

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Du rire aux choeurs en passant par la chanson française et le philharmonique, l'Auditorium Stravinski prépare une saison flamboyante.

C'est un programme plein de surprises qu'à présenté Laurent Wehrli pour la saison 08-09 de l'Auditorium Stravinski à Montreux. Il débutera (11.10.08) par une première en Suisse avec l'Orchestre symphonique de la Philharmonie nationale d'Ukraine dont le pianiste Dmytro Sukhovienko est issu, comme l'était Vladimir Horowitz, de l'école de piano de Félix Blumenfeld. La jeune Harmonie de Chernex y fêtera (13.12.08) don centenaire tandis que l'union chorale de Vevey y fêtera ses 150 ans (21.01.09) en compagnie de l'OCL. Puis la Philharmonie Tchèque viendra (15.02.09) présenter entre autres, l'oiseau de feu d'un certain Igor ... Stravinski. Enfin, toujours dans le classique, l'Orchestre national de Bordeaux Aquitaine (16.03.09) jouera du Ravel, Gershwin et Bernstein.

Variété
Entre classique et variété, le mythique Carmen sera joué dans la version d'Antonio Gadès que Carlos Saura avait repris au cinéma. C'est la compagnie d'Antonio Gadès qui le présentera (22.01.09) avec 25 danseurs chanteurs et musiciens. Et puis, comme une histoire d'amour s'est tressée entre Montreux et le groupe corse I Muvrini, ils ont décidé de revenir à Montreux (19.12.09) et de chanter cette fois avec le choeur des écoles de Villeneuve et environs. Etienne Daho sera en exclusivité suisse à Montreux (22.11.08) avec son nouvel album très intime. "Mademoiselle viendra chanter le blues" et bien d'autres choses puisqu'elle sort un 8e CD en automne. Patricia Kass (06.03.09) viendra le présenter en mars. Henri Dès fait lui aussi partie de la programmation (15.11.08) puisqu'il a donné rendez-vous à ses petits fans dès 3 ans. Hélène Ségara, l'Esmeralda de Notre Dame de Paris y présentera de la musique du monde (07.11.08).

Rire
En collaboration avec le Festival du rire, quelques très belles têtes d'affiche seront à Stravinski. Guy Bedos (10.12.08) qui annonce - mais nous ne le croyons pas - sa tournée d'adieu. Le jeune Manu Payet (11.12.08) qui déclinera des "Ruquiereries" drôles ou perfides et "Anne Roumanoff" (04.04.09) qui fêtera ses 20 ans ... de scène. Quand à Yann Lambiel, que parfois l'on confond avec un autre Lambiel, il viendra (19.03.09) proposer un patinage satirique.

Choeur
Outre I Muvrini, déjà cité, l'Oslo Gospel Chois (23.11.08) fêtera ses 20 ans à Montreux. Côté Brass Band, le 34ème concours suisse se déroulera à l'Auditorium les 29 et 30 novembre 08. Et puis la saison se terminera par le 45ème Montreux Chorale Festival qui se déroulera du 14 au 18 avril avec des choeurs du monde entier. Un programme sur lequel Le Régional aura l'occasion de revenir dans de prochaines éditions.

Affiche 
Selon la formule consacrée, l'affiche a été confiée à un artiste de la région. Elle est signée cette année par le Montreusien d'adoption et Tessinois d'origine Giovani Lanzi.

 

Nina Brissot - 2 juillet 2008 - Le Régional

Claude Nobs annonce le nom de son successeur

Mathieu Jaton remplacera le directeur du Montreux Jazz Festival. Mais rien ne presse.

C'est une nouvelle et, en même temps, ce n'en est pas vraiment une. Car oui, Claude Nobs a bien confié hier au journal argovien Sonntag, pour la première fois officiellement, que Mathieu Jaton, secrétaire général ...

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Mathieu Jaton remplacera le directeur du Montreux Jazz Festival. Mais rien ne presse.

C'est une nouvelle et, en même temps, ce n'en est pas vraiment une. Car oui, Claude Nobs a bien confié hier au journal argovien Sonntag, pour la première fois officiellement, que Mathieu Jaton, secrétaire général du Montreux Jazz Festival, reprendrait la tête de la manifestation quand lui quitterait ce poste. "Mais ça fait des année qu'on a programmé ce passage de relais", minimise Claude Nobs. Et surtout, aucune échéance n'accompagne cette annonce. "Je n'ai pas encore de plan retraite", plaisante l'âme vivante du prestigieux rendez-vous estival. Ou comment conserver intact le swing médiatique.

Partira, partira pas ? A chaque édition, les spécialistes se posent la question. Et la posent parfois au concerné, Claude Nobs, 72 ans, dont quarante consacrés à l'événement incontournable de la planète jazz. Même si, aujourd'hui, deux tiers de la programmation ne relèvent plus de ce genre musical. Pour le moment, le fondateur ne faiblit pas dans son action. De toute façon, son carnet d'adresses, ses connaissances musicales et son sens de la fête rendent "impossible son remplacement par une seule et même personne", assure le connaisseur. Alors pourquoi parler de Mathieu Jaton comme futur leader de la manifestation ?

"Parce que, après Claude Nobs, c'est bien lui notre boss", répond la Lausannoise Lori Immi, co-programmatrice du festival.

Ainsi quand Claude Nobs le voudra, Mathieu Jaton deviendra directeur administratif, tandis que l'actuelle équipe de programmatrices assurera le maintien de la ligne artistique. Lori Immi au Miles Davis Hall, Michaela Maierth à l'Auditorium Stravinski et Stéphanie-Aloysia Moretti aux événements spéciaux. "Mais le plus tard possible, précise Lori Immi. Trop dur d'imaginer le Montreux Jazz Festival sans le rayonnement de son créateur!".

 

Marie-Pierre Genecand avec la collaboration d'Arnaud Robert - 28 avril 2008 - Le Temps

 

 

62ème Septembre Musical - un programme riche et équilibré

Le programme du "Septembre Musical" 2008 a fait l'objet, mercredi 16 avril, d'une présentation devant l'Association des amis du Festival, réunie en assemblée générale à Saint-Légier. Programme riche et bien équilibré, qui renoue avec la tradition des grands orchestres symphoniques et des chefs prest...

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Le programme du "Septembre Musical" 2008 a fait l'objet, mercredi 16 avril, d'une présentation devant l'Association des amis du Festival, réunie en assemblée générale à Saint-Légier. Programme riche et bien équilibré, qui renoue avec la tradition des grands orchestres symphoniques et des chefs prestigieux.

Ainsi, du jeudi 28 août au dimanche 14 septembre, se succéderont vingt concerts à l'Auditorium Stravinski, au Théâtre de Vevey, à la Salle del Castillo, au Château de Chillon, au Palais de l'Alcazar et au Montreux- Palace. Le Requiem de Hector Berlioz (la Grande Messe des morts) ouvrira les feux le 28 août à l'Auditorium Stravinski avec deux orchestres: l'Orchestre de la Suisse romande et l'Orchestre de la «Tonhalle» de Zurich, placés sous la direction de Marek Janowski. Participation également à ce concert du «Schweizer Kammerchor».

De Fabio Luisi à Charles Dutoit et Lorin Maazel
L'Auditorium Stravinski accueillera ensuite la «Staatskapelle», de Dresde, dirigée par Fabio Luisi (vendredi 29 août), les «Düsseldorfer Symphoniker » (samedi 30 août), le «Royal Philharmonie Orchestra », de Londres, conduit par Charles Dutoit (samedi 6 et dimanche 7 septembre), et le «Symphonica Toscanini», placé sous la direction de Lorin Maazel (samedi 13 septembre). Deux orchestres de chambre compléteront cette série, à savoir l'Orchestre de chambre de Lausanne, direction et soliste Christian Zacharias (mercredi 10 septembre), et l'Orchestre de chambre de Zurich (dimanche 14 septembre). Et l'on pourra entendre, dimanche 31 août, le magnifique pianiste Grigory Sokolov, désormais habitué des lieux, dans un récital Mozart et Chopin.

Gidon Kremer à Vevey
Au Théâtre de Vevey Gidon Kremer fera entendre, lundi 1er septembre, un concert insolite «Cinéma et comédie», suite de sketches sur des musiques de Franz Schubert, Charlie Chaplin, Ennio Morricone, etc. Jeunes musiciens de Verbier à Moscou Le lundi 8 septembre, ce sera au tour de l'Ensemble de musique contemporaine «Contrechamp » de se produire au Théâtre de Vevey. De son côté, le Château de Chillon accueillera les meilleurs jeunes musiciens de l'Académie musicale de Verbier. On pourra entendre le Badke Quartet (mercredi 3 septembre) et la pianiste Angela Hewitt (jeudi 4), suivis, le vendredi 5, du pianiste David Kadouch et, le dimanche 14, de Alexandra Soumm, violoniste, et Julien Quentin, pianiste. A Territet, le Palais de l'Alcazar recevra, lui, les lauréats du Concours international Tchaikovski, de Moscou (jeudi 11 et vendredi 12) , tandis que le Quatuor Auryn sera accueilli le mardi 2 au Montreux Palace, où se produiront également, le dimanche 7, Leonard Elschenbroich, violoncelle, et Vadim Gladkov, piano. Autre concert à signaler: celui que donneront, le mercredi 3 septembre, à la Salle del Castillo, à Vevey, le violoncelliste Julian Arp et le pianiste Caspar Frantz, interprétant des oeuvres de Schumann, Beethoven et Mendelssohn. Nous reviendrons, bien entendu, sur tous ces événements, ainsi que sur les différents programmes proposés. 


Nicole HIRSCHKLOPFEN STEIN - Vevey Hebdo - 25 avril 2008

 

 

Alain Morisod à la tête de 2'300 musiciens

"Coup de coeur" des Suisses romands depuis de très nombreuses années, Alain Morisod sera l'hôte d'honneur de la Fête cantonale des musiques vaudoises qui vivra sa 26e édition à Montreux lors du weekend de l'Ascension. Le pianiste et producteur genevois foulera les planches de l'Auditorium Stravinski...

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"Coup de coeur" des Suisses romands depuis de très nombreuses années, Alain Morisod sera l'hôte d'honneur de la Fête cantonale des musiques vaudoises qui vivra sa 26e édition à Montreux lors du weekend de l'Ascension. Le pianiste et producteur genevois foulera les planches de l'Auditorium Stravinski vendredi 2 mai à 20h15, accompagné de sa formation Sweet People.

La Fête cantonal des musiques vaudoises, proprement dite, s'annonce exceptionnelle. Avec des concours sur deux jours pleins, jeudi 1er et samedi 3 mai, 56 sociétés de musiques et 14 groupes de tambours, venus des quatre coins du canton en découdront. Ce sont donc plus de 1'300 musiciens qui rivaliseront de talent à l'Auditorium Stravinski, au Miles Davis Hall et au Collège de Montreux-Est. ...

 

PR - Le Régional - 23 avril 2008

Le salut par le luxe

Il faudra compter une centaine de francs, cette année pour que les portes de l'Auditorium Stravinski s'ouvrent devant vous. Pour la moitié du prix, souvent, Paléo propose une vingtaine d'artistes chaque soir, de la découverte à la tête d'affiche. Le calcul est vite fait. Les 180'000 billets du festi...

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Il faudra compter une centaine de francs, cette année pour que les portes de l'Auditorium Stravinski s'ouvrent devant vous. Pour la moitié du prix, souvent, Paléo propose une vingtaine d'artistes chaque soir, de la découverte à la tête d'affiche. Le calcul est vite fait. Les 180'000 billets du festival nyonnais ont trouvé acquéreurs en deux heures. Et Montreux ne fera pas chaque soir le plein, c'est écrit. Dans cette histoire, celle de deux mastodontes culturels qui ont fini par se tourner le dos, le Montreux Jazz Festival (MJF) fait un pari extraordinaire. Au moment où la musique s'achète au poids, même ne se paie plus; où la perspective historique s'arrête à la Star Academy de l'année dernière; Montreux a l'air anachronique. Vider son portefeuille pour écouter un artiste dans une salle close. Voir défiler le phénomène de l'année dernière ou celui du siècle dernier. C'est pourtant un défi pertinent, celui du luxe contre le barnum, une manière de niche dans lequel Montreux s'est lové. Un autre modèle de consommation, au fond, qui ne devrait pas exclure la gourmandise généreuse de Paléo. A quelques jours d'intervalle, en Suisse Romande, la musique se déguste pour les uns sur le pouce, pour les autres à la petite cuillère.

 

Arnaud Robert - 18 avril 2008 - Le Temps

Le meilleur de l'art choral

19 choeurs en provenance de 13 pays seront en compétition au 44ème Montreux Choral Festival.

Pour sa 44ème édition, du 25 au 29 mars, le Montreux Choral Festival met plus que jamais l'accent sur la diversité. A l'affiche, 19 choeurs - enfants, jeunes filles, dames, hommes, mixtes - en provenance de...

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19 choeurs en provenance de 13 pays seront en compétition au 44ème Montreux Choral Festival.

Pour sa 44ème édition, du 25 au 29 mars, le Montreux Choral Festival met plus que jamais l'accent sur la diversité. A l'affiche, 19 choeurs - enfants, jeunes filles, dames, hommes, mixtes - en provenance de 13 pays aux traditions musicales variées. A savoir la Slovénie, le Japon, la Russie, la France, la Pologne, l'Allemagne, l'Ukraine, les Philippines, la République tchèque, les Pays-Bas, la Roumanie, l'Italie et la Suisse.

18'000 francs de prix
Comme le veut la formule, très appréciée, en vigueur depuis quelques années, le concours se déroulera chaque soir dès 19h30 au Théâtre de Vevey, du mardi 25 au vendredi 28 mars. Les concurrents seront départagés par un jury de professionnels formés de Jacques Barbier (France), Valérie Jobbagy (Hongrie) et Dolf Rabus (Allemagne). Les choeurs se disputeront six prix, dont celui attribué par le public, pour un montant total de 18'000 francs. Le grand concert de clotûre et de palmarès,animé par une dizaine de choeurs, aura pour cadre l'Auditorium Stravinski de Montreux, samedi 29 mars à 15h.

Un gala royal
C'est dans cette même salle que le Festival sera couronné par un concert de gala, samedi 29 mars, à 20h30. Cet événement peut être qualifié de royal, puisque l'affiche sera tenue par les Pages, les Chantres et les Symphonistes du Centre de musique baroque de Versailles. Intitulé "Te Deum, l'hymne royal", le programme comprendra notamment des oeuvres de Claude Le Jeune, Eustache du Carroy, Guillaume Bouzignac et Marc-Antoine Charpentier.

Le Montreux Choral Festival, c'est cinq jours d'immersion jubilatoire dans la musique chorale, dans le melting pot culturel, dans la fraternité des peuples. Et cela est d'autant plus vrai que le public et concurrents sont conviés à prolonger les concerts chaque soir, jusqu'au vendredi, par des retrouvailles (en)chantées, en toute liberté et convivialité, à la Salle del Castillo de Vevey.

 

PR - Le Régional - 19 mars 2008

20072007

Première édition du Comptoire de la Riviera

Du 10 au 14 octobre prochains se déroulera le premier Comptoir de la Riviera au Centre de Congrès de Montreux. Une manifestation qui réunira quelque 120 exposants sur 5000 m2, l’assurance pour les visiteurs de pouvoir compter sur la variété et le professionnalisme en un seul et même lieu. Mais le Co...

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Du 10 au 14 octobre prochains se déroulera le premier Comptoir de la Riviera au Centre de Congrès de Montreux. Une manifestation qui réunira quelque 120 exposants sur 5000 m2, l’assurance pour les visiteurs de pouvoir compter sur la variété et le professionnalisme en un seul et même lieu. Mais le Comptoir de la Riviera c’est également un esprit de fête au service du commerce insufflé par de nombreuses animations. Les visiteurs pourront découvrir aussi bien des expositions d’art que des défilés de mode, de la musique ou des activités sportives, ainsi que plusieurs concours. La restauration et la détente seront également de la partie pour le plaisir de tous. Comme le précisait Christophe Vuillermet, l’organisateur de la manifestation, «un comptoir est une vitrine, un miroir de, la vie d’une région. L’essor du monde informatique ne remplacera pas le contact humain et se faire connaître, ou reconnaître, hors des schémas et structures habituelles n’est pas négligeable.»

 

Jean-Pierre Nicolau - 4 octobre 2007 - 24 heures Hebdo

Belle affluence au festival classique

Septembre Musical - Une dizaine de jours après l'ultime concert, les organisateurs du Festival de musique classique Montreux-Vevey dressent un bilan très satisfaisant de la 61ème édition. Du 30 août au 16 septembre, quelques 8'500 mélomanes ont assisté aux 19 concerts proposés. Une belle fréquentati...

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Septembre Musical - Une dizaine de jours après l'ultime concert, les organisateurs du Festival de musique classique Montreux-Vevey dressent un bilan très satisfaisant de la 61ème édition. Du 30 août au 16 septembre, quelques 8'500 mélomanes ont assisté aux 19 concerts proposés. Une belle fréquentation qui a permis d'équilibrer les comptes, selon le comité.

Le prochain Septembre Musical est prévu du 28 août au 14 septembre 2008.

 

24 heures Hebdo Riviera-Chablais - 4 octobre 2007

Le soir où Prince embrasa Montreux

Le concert de l’année a commencé à la Nouvelle-Orléans quand les trois cuivres ont déboulé en rugissant Oh! When the Saints. Cela fait juste quarante ans que Coltrane est mort, et la soirée se réclame ouvertement du jazz. L’orchestre chauffe longuement la salle. Lorsque Prince, sapé en rouge comme u...

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Le concert de l’année a commencé à la Nouvelle-Orléans quand les trois cuivres ont déboulé en rugissant Oh! When the Saints. Cela fait juste quarante ans que Coltrane est mort, et la soirée se réclame ouvertement du jazz. L’orchestre chauffe longuement la salle. Lorsque Prince, sapé en rouge comme un petit caïd de Harlem, se pointe enfin, la rythmique entre en éruption. Le maître de cérémonie se contente d’exécuter un solo de guitare vicelard. Il se pavane, claque des doigts, flirte avec le micro sans chanter, ressort de scène tandis que les claviers gargouillent de sons électroniques. Prince a toujours revendiqué la liberté, y compris celle de porter à incandescence la patience du public en lui imposant des performances de jazz rock qui seraient rédhibitoires sans son aura. Après de longs préliminaires, le funk se fait énorme. Magnitude 5 pour la rythmique, tsunami de cuivres. Prince salue «Montraux» et pousse des cris de matou en rut. Enfin, au gré d’un blues immensément baveux, il chante. Il fait entendre toutes ses voix, gazouillis de rossignol, crissement d’égoïne, feulement de Tigrou, scats et roucoulades... Il accroche un rai de lumière pourpre et pirouette comme un feu-follet, bat des ailes et incendie la salle avec Girls and Boys, précis d’efficacité funky, avant d’enchaîner sur Purple Rain, crémeux à souhait et serti d’un solo éminemment psychédélique. Intermède instrumental avec Whata Wonderful World qui privilégie la technique au feeling–c’est le péché mignon du septet. TRANSES La pulpeuse Shelby Johnson vocalise brillamment, Prince revient en costard noir d’hidalgo. Ebranlée par des breaks époustouflants, déchirée par des hululements de guitare, la musique atteint une puissance hallucinante. La basse pilonne, Prince jappe, invite sur scène une dizaine de spectateurs qui dansent comme des ploucs désinhibés, la salle entre en transe dans ce prodigieux accélérateur de particules soniques. Assénant un majestueux Nothing Compares 2 U, Sa Majesté fait chanter le public et s’amuse à dire «Merci du fond du cœur » lorsque 4000 adulateurs beuglent qu’il est incomparable. La grande musique afro-américaine dont Prince est le héraut fait un crochet chez les Beatles: le concert se termine avec Come Together, impeccablement œuvré au noir. Prince revient en blanc. Seul avec sa guitare, il susurre Little Red Corvette d’une voix de velours incroyablement souple, mélancolique et sensuelle. Il suspend la note, effleure le bord de son chapeau avec une classe folle, reprend la ballade fragile. «Love and Peace», dit-il, et c’est fini. Pendant le concert, les spots projetaient parfois sur les parois de l’Auditorium Stravinski l’ombre de Prince. Elle est immense. Car elle embrasse l’esprit de Satchmo, Coltrane, Marvin Gaye, Hendrix et tous les autres… 

Antoine Duplan – L’Hebdo - 19 juillet 2007

Norah Jones dans l'étuve glacée

Même une fille qui a vendu des dizaines de millions de disques peut souffrir de la chaleur. C'est la leçon de ce concert, qui n'en comptai pas d'autre. Mardi, dans l'Auditorium Stravinski de Montreux, le front de Norah Jones perle. Ce qui ajoute à la sensualité de la sublime demi-Indienne - la part ...

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Même une fille qui a vendu des dizaines de millions de disques peut souffrir de la chaleur. C'est la leçon de ce concert, qui n'en comptai pas d'autre. Mardi, dans l'Auditorium Stravinski de Montreux, le front de Norah Jones perle. Ce qui ajoute à la sensualité de la sublime demi-Indienne - la part américaine de Ravi Shankar. Concert pris d'assaut des mois avant l'heure, par une foule qui l'avait vue à la télé. Des chansons qui grapillent partout, dans l'élégante country des rednecks bobos, chez Tom Waits (arrangements cassés à la Kurt Weill), la folk de Joni Mitchell.

Avec son ami bassiste Lee Alexander, en son ranch de préretraite frénétique, Norah peaufine des bafouilles intemporelles. Elle critique le président, avec la musique du président. Et, dans ce paradoxe où la chanson la moins critique devient la référence alternative, on s'interroge parfois sur les chemins confus qu'emprunte cette culture. Norah est parfaite. On ne peut rien lui reprocher. Sa voix tombe juste. Elle est parfaite oui. Transpire mais nous laisse froid.

 

Arnaud Robert - 19 juillet 2007 - Le Temps

Le port de plaisance refait surface

A Montreux-Vernex, devant le Centre de congrès, un nouveau port pourrait voir le jour. Dotée d’un cadre légal en 1994 (comprenez: un plan partiel d’affectation) l’idée germait depuis 1973 sans jamais avoir été menée à terme. Changement de rythme dès aujourd’hui. Un nouveau projet est soumis à l’enqu...

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A Montreux-Vernex, devant le Centre de congrès, un nouveau port pourrait voir le jour. Dotée d’un cadre légal en 1994 (comprenez: un plan partiel d’affectation) l’idée germait depuis 1973 sans jamais avoir été menée à terme. Changement de rythme dès aujourd’hui. Un nouveau projet est soumis à l’enquête publique. On ne parle plus de 260 bateaux amarrés et d’un parking sous-lacustre pour 310 voitures, comme imaginé il y a treize ans. Mais d’un total de 342 places d’amarrage, sans parking sous-lacustre, moyennant une enveloppe pour l’heure estimée à 20 millions de francs. Après trois études préliminaires, c’est un architecte montreusien, Patrick Cantatore, qui est seul maître à bord de Port de Montreux SA. Une société au capital-actions de 100 000 francs née le 25 mai dernier. «Amoureux du lac et de la navigation, je vois ce projet comme un challenge, confie-t-il. Un rare défi, donc passionnant.» Mais pas philanthropique pour autant? «Disons que la réalisation d’un port diffère d’une opération immobilière. Le ratio de gains est moins important alors que la prise de risques est plus conséquente.»

 

F. M. H. - 28 juin 2007 - 24 heures Hebdo  

La 15ème édition de la Saison Culturelle sera variée

Adamo ouvrira la saison culturelle de l'Auditorium Stravinski à Montreux, le 9 novembre. Yann Lambiel, Smaïn, MC Solaar, les orchestres classiques de Liège, Venise ou Göteborg sont également au programme.

La 15e édition de la Saison culturelle de Montreux donnera à nouveau dans le multicolore. Part...

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Adamo ouvrira la saison culturelle de l'Auditorium Stravinski à Montreux, le 9 novembre. Yann Lambiel, Smaïn, MC Solaar, les orchestres classiques de Liège, Venise ou Göteborg sont également au programme.

La 15e édition de la Saison culturelle de Montreux donnera à nouveau dans le multicolore. Partenariat avec le Festival du rire oblige, l’humour sera bien représenté, avec les venues de Yann Lambiel, qui aura carte blanche pour une soirée cabaret, l’humoriste québécois qui monte Stéphane Rousseau ou le duo des Pierre, Palmade et Richard. Quant à Marie- Thérèse Porchet, elle donnera, à l’heure de l’Eurofoot, sa vision personnelle du roi des sports sur les planches de l’Auditorium Stravinski. Liane Foly viendra surprendre son monde avec un nouveau spectacle faisant la part belle à l’imitation, tandis que Smaïn prêtera sa voix au récit de Pierre et le loup, sur le classique de Prokofiev, interprété par l’Orchestre de la Suisse romande. Dans le même registre, Romane Bohringer tiendra le rôle de Jeanne d’Arc dans l’oeuvre d’Arthur Honegger, sur des textes de Paul Claudel. Côté musique classique, on note les orchestres de Venise, Liège ou Göteborg. Une orgie de cuivres, avec le concours suisse de Brass band, et de tambours, avec la troupe japonaise de Kodo. Fait rare à Montreux, le hiphop sera à l’affiche, par l’entremise des rimes châtiées du revenant MC Solaar. Quant aux enfants, ils seront fêtés à l’heure de Noël, avec le spectacle de Sonia Grimm.  

 

Marc Ismail - 21 juin 2007 - 24 heures

Le Septembre musical se dévoile

La manifestation de musique classique entre Montreux et Vevey, présente une affiche consensuelle. Son directeur Tobias Richter mise sur les valeurs sûres.

Rétrospectivement, on réalise combien le 60e anniversaire du Septembre Musical l’an dernier fut d’une qualité et d’une richesse exceptionnelle. ...

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La manifestation de musique classique entre Montreux et Vevey, présente une affiche consensuelle. Son directeur Tobias Richter mise sur les valeurs sûres.

Rétrospectivement, on réalise combien le 60e anniversaire du Septembre Musical l’an dernier fut d’une qualité et d’une richesse exceptionnelle. L’affiche 2007 du festival classique de fin d’été sur la Riviera - au demeurant fort copieuse et séduisante - a été dévoilée la semaine dernière par son directeur Tobias Richter. Elle marque cependant un certain essoufflement dans l’originalité, un repli sur des valeurs sûres et consensuelles.

Pour sa troisième année à la tête du festival, Tobias Richter mise avant tout sur des interprètes de renom et les tubes du répertoire pour attirer le public à l’Auditorium Stravinski: le Requiem de Faure avec la Chambre Philharmonique, le 2e Concerto de Rachmaninov et la 5e symphonie de Tchaïkovski avec l’Orchestre de Saint-Pétersbourg, la 7e de Beethoven avec celui de Londres, la 4e de Brahms avec l’Orchestre de la radio berlinoise, le Concerto pour violon de Mendelssohn avec l’ONF. Toutefois, on se réjouit d’avance de pouvoir entendre d’affilée autant de remarquables violonistes: Gidon Kremer en formation de quatuor à cordes, Pinchas Zukerman pour deux concerts, Renaud Capuçon, Joshua Bell. Et comment résister à l’appel des sirènes dans les Nocturnes de Debussy avec le Chœur de l’Opéra de Lausanne et Marek Janowski (le 5)?

On regrette évidemment qu’il n’y ait pas de compositeur en résidence comme précédemment, avec Kagel et Kurtag, ni d’expérience décoiffant à la frontière du jazz comme le programme Zappa de 2006. Le partenariat avec le Montreux Jazz est cependant maintenu puisque Fazil Say viendra en juillet a Chillon avec du Stravinski et des créations du phénoménal pianiste (le 15 juillet). Concours Clara Haskil oblige, le Théâtre de Vevey ne pourra pas accueillir le traditionnel opéra, et, de toute façon, L’amour des trois oranges de Prokofiev n’y aurait pas trouvé sa place idéale: la production de Benno Besson du Deutsche Oper am Rhein sera montée au Théâtre du Jorat.

 

Matthieu Chenal - 31 mai 2007 - 24 heures

Art Forum pour la sixième fois

Déjà! Même doté d’un rythme bisannuel, Art Forum vit sa sixième édition, dès ce 29 mars et jusqu’au 1er avril. Une gageure, sachant que les 6500 m2 d’exposition reposent sur un pilier: le bénévolat. Mais qu’est-ce qui fait courir les six membres du comité, secondes par une soixantaine de personnes d...

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Déjà! Même doté d’un rythme bisannuel, Art Forum vit sa sixième édition, dès ce 29 mars et jusqu’au 1er avril. Une gageure, sachant que les 6500 m2 d’exposition reposent sur un pilier: le bénévolat. Mais qu’est-ce qui fait courir les six membres du comité, secondes par une soixantaine de personnes dès le lever de rideau. La conviction d’être utiles, lance Alain Siegrist, vice-président de la Fondation Art Forum. Avant de detailler: L’exposition telle qu’imaginée à sa création en 1996 est un tremplin pour les artistes. Possibilité leur est offerte de nouer des contacts avec des professionnels du marché. A l’entendre, édition après édition, le public y trouve aussi son intérêt. Combien de personnes nous ont dit avoir fait le pas d’acheter une œuvre, leur première, à Art Forum? Le jury a pu faire son choix parmi 500 candidatures en variant les techniques - peinture, mosaïque, sculpture, vidéo, photographie - et les provenances: 14 nationalités sont représentées, avec un total de 140 artistes.   

 

24 heures Hebdo - 29 mars 2007

Montreux & Vevey, stars du tourisme vaudois

Selon les chiffres publiés la semaine dernière par l’Office fédéral de la statistique pour le tourisme vaudois, l’année 2006 s’est terminée sur un feu d’artifice des nuitées au 4e trimestre: en hausse de 34 000, elles affichent une augmentation de +7,5%. Sur l’année, les touristes ont passé 2,45 mil...

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Selon les chiffres publiés la semaine dernière par l’Office fédéral de la statistique pour le tourisme vaudois, l’année 2006 s’est terminée sur un feu d’artifice des nuitées au 4e trimestre: en hausse de 34 000, elles affichent une augmentation de +7,5%. Sur l’année, les touristes ont passé 2,45 millions de nuits dans les hôtels vaudois, soit 4,8% de mieux qu’en 2005. La région Montreux-Vevey, à elle seule, est à l’origine de 55% de cette belle croissance cantonale. Toujours sur l’année, le nombre de nuitées a augmenté de 16,4% dans la région. Le mois de décembre a été particulièrement faste sur la Riviera, avec une progression record de 23,2% par rapport à décembre 2005. Lausanne reste la première destination touristique avec 43% des nuitées du canton. 

 

24 heures Hebdo Riviera Chablais - 8 mars 2007

Le MAD revient pour lancer son premier festival

Le Centre de Congrès sera du 5 au 8 avril prochain le théâtre du premier Sundance Electronic Music Festival. Un événement qui réunira les DJ les plus prisés du moment.

L’idylle semble partie pour durer. Lancé avec faste au tournant de l’année, avec l’immense succès du réveillon Red au Centre des Co...

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Le Centre de Congrès sera du 5 au 8 avril prochain le théâtre du premier Sundance Electronic Music Festival. Un événement qui réunira les DJ les plus prisés du moment.

L’idylle semble partie pour durer. Lancé avec faste au tournant de l’année, avec l’immense succès du réveillon Red au Centre des Congrès, le partenariat entre les dirigeants du MAD lausannois et les autorités montreusiennes portera de nouveaux fruits au début du mois d’avril. «Nous avions déjà prévu depuis longtemps de mettre sur pied un événement de ce genre en 2007, explique Olivier Fatton, programmateur du MAD. Et étant donné l’accueil phénoménal que nous avons reçu à Montreux lors de notre première venue, nous avons décidé de tenter l’aventure ici.» 12 000 festivaliers attendus Avec le Montreux Sundance Electronic Music Festival, c’est la crème des DJ européens qui sera au bord du Léman pendant quatre jours. «Ce sera un plateau unique, une première mondiale, avec les cinq nommés des demiers NRJ Music Awards, se réjouit Olivier Fatton. Nous mettrons également l’accent sur la décoration et les effets spéciaux, pour que les spectateurs en aient plein la vue!» Avec un demi-million de francs de budget - qui comprend bien entendu les cachets mirobolants exigés par les stars des platines - les organisateurs se donnent les moyens de leurs ambitions. En quatre soirs, ce sont dix à douze mille visiteurs qui sont attendus sur les deux dancefloors montés pour l’occasion. Et à en croire les premiers échos de la billetterie, alors que la promotion n’a pas encore débuté, ils devraient être au rendez-vous.

 

MARC ISMAIL - 22 février 2007 - 24 heures

20062006

Plus de 10'000 spectateurs hilares

Son rôle principal est de détendre, mais l’humour peut aussi surprendre. Et faire découvrir. La 17e édition du Montreux Festival du rire n’a pas échappé à ce cahier des charges. Venus en nombre - 10 000 - les spectateurs l’ont prouvé. Il faut dire qu’avec cinq scènes entre Vevey et Montreux - une no...

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Son rôle principal est de détendre, mais l’humour peut aussi surprendre. Et faire découvrir. La 17e édition du Montreux Festival du rire n’a pas échappé à ce cahier des charges. Venus en nombre - 10 000 - les spectateurs l’ont prouvé. Il faut dire qu’avec cinq scènes entre Vevey et Montreux - une nouveauté - plus d’une soixantaine d’artistes, 15 représentations dont trois galas, le festival avait mis les moyens. 

Tout en un! C’est ça un festival. Mais lorsque labellisé «humour», son objectif se corse: il doit faire rire. Entre Drôles de Zouaves et Drôle de Suisse, entre des têtes d’affiche -Nicolas Canteloup, Yann Lambiel, François Silvant, Marianne James, Leo Bassi - et des découvertes, la distribution du 17e Montreux Festival du rire allait elle tenir ses promesses? Au regard de la réponse chiffrée - 10 000 spectateurs sur 8 jours de spectacles et 15 représentations -la réponse est: oui. Avec, pour conséquence, un patron de la manifestation, Grégoire Furrer, ravi.

- L’entrée en scène des quatre théâtres veveysans a-t-il contribué à ce succès ?
- La complémentarité avec l’Auditorium Stravinski, la grosse machine avec laquelle on peut aller aussi loin qu’on a de moyens, est évidente. L’intimité propre aux scènes veveysannes nous a permis de diversifier l’affiche de cette 17e édition. Et on peut facilement créditer 10% du résultat final de la billetterie à cette nouvelle offre.

- A développer encore pour 2007 ?
- L’intention est ferme. Il s’agit de trouver un véritable parallélisme entre Vevey et Montreux.  Ce qui est également valable pour les dates. Expérience faite cette année: la programmation étendue sur deux week-ends est un véritable «plus». Si bien qu’on espère pouvoir faire de même l’année prochaine à Vevey.

- Dans le pipeline encore, cet accord de trois ans signé avec la TSR. Que est son apport ?
- La preuve d’une grande confiance en notre manifestation. La TSR est derrière nous, elle filme et ne pose aucune condition quant à la programmation artistique. La confiance... c’est d’ailleurs un mot qui convient bien au Festival.  Il faut savoir qu’en arrivant à Montreux, la majorité des artistes n’avaient pas encore signé leur contrat. La preuve que la famille du Montreux Festival du rire existe et qu’entre ses membres, on se fait confiance.

- Reste que télévision et festival n’ont pas toujours fait bon ménage dans l’histoire du festival ?
- C’est juste! Admettons qu’à l’époque ma volonté était portée par l’énergie sans complexe d’un trentenaire. Aujourd’hui, si les expériences m’ont rendu plus sage, je n’en ai pas pour autant perdu l’envie de faire du Festival du Rire un événement international. La présence de la TSR et, à travers elle, des chaînes étrangères fait partie de cette stratégie. Il y a là derrière tout un potentiel à exploiter en lien avec l’histoire et les rapports que Montreux a entretenus avec l’audiovisuel, la Rose d’Or et le Symposium de télévision. Croyez-moi, fort de cette énergie, le Festival du rire est un événement qui monte. L’édition à peine achevée sert de preuve. Elle bénéficie des efforts des deux dernières années où nous avons renforcé notre structure à l’interne. Le team est solide. A partir de là, on peut élargir le cercle.

- Et les moyens ?
- C’est une recherche constante. Nous allons boucler l’édition 2006 (n.d.l.r: 1,5 million de budget) sur un léger déficit de 10 à 15 000 francs. Mais la présence médiatique, les contacts spontanés avec certaines personnalités nous font comprendre que le festival a gagné en dimension, en notoriété.

 

Florence Millioud Henriques - 14 décembre 2006 - Presse Hebdo  

Le Podium Femina prend de l'étoffe

Le magazine féminin organise ce soir à l'Auditorium Stravinski du 2m2c de Montreux son concours annuel. Promesses.

Le premier signe qui ne trompe pas, c'est le nombre de jeunes designers de mode alémaniques qui ont postulé pour participer à la finale du cinquième concours de mode organisé par le ma...

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Le magazine féminin organise ce soir à l'Auditorium Stravinski du 2m2c de Montreux son concours annuel. Promesses.

Le premier signe qui ne trompe pas, c'est le nombre de jeunes designers de mode alémaniques qui ont postulé pour participer à la finale du cinquième concours de mode organisé par le magazine romand Femina. Signe que cette compétition réservée à de jeunes stylistes mais ouverte au grand public est en train de se forger une aura nationale.

Le deuxième signe qui en dit long, en matière de glamour et de crédibilité, c'est que la guest star du défilé-concours de ce soir sera le duo de designers français Marithé & François Girbaud. Ces deux-là ont donné au denim ses lettre de coolness dès les années 80, en faisant redescendre le jean dans la rue, en le libérant de son académisme amidonné (influence streetwear ou workwear), tout en sophistiquant à l'extr^me le traitement de sa matière.

Après pour président du jury, les pionniers d'un style qui a marqué les années 90; savoir, surtout, que le lauréat gagnera un stage auprès du duo et se familiarisera avec la vie d'une vraie entreprise, qui vend du rêve mais surtout de vrais habits sur 3'000 points de vente, voilà qui fait du Podium Femina l'un des deux prix de mode crédibles - et cool - de Suisse. Au regard de l'enflure des défilés qui ne servent que de cache-misère à des opérations marketing, c'est plutôt bien joué.

Cette année, l'Ecole des arts appliqués/décoratifs de Genève sert de principal vivier à la compétition (Anne-Kathrin Stähli, Joëlle Konate et Sokhna Cissé), à côté de grandes écoles européennes (Lilla Wicki issue de Saint Martin's; Eliane Hakizimana, Julien Choffat et Cindy Belet), de l'école de mode de Bâle (Cornelia Peter & Nicole Müller, Mathias Jaquemet) et de celle de La Chaux-de-Fonds (Manon Kündig).

 

 

Francis Morin s'accorde avec les plus grands

Septembre Musical - On ne prépare pas forcément un piano de la même façon pour jouer du Franz Liszt ou du Mozart. Une certitude! Ce qui Test aussi, c’est que si c’est Francis Morin - accordeur établi a La Tour-de-Peilz - qui l’a préparé, l’instrument est au top! La preuve: cela fait trente ans, que ...

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Septembre Musical - On ne prépare pas forcément un piano de la même façon pour jouer du Franz Liszt ou du Mozart. Une certitude! Ce qui Test aussi, c’est que si c’est Francis Morin - accordeur établi a La Tour-de-Peilz - qui l’a préparé, l’instrument est au top! La preuve: cela fait trente ans, que l’homme au doigte d’or, à l’accent méridional, au tablier noir et à la valise oscillant entre la trousse du chirurgien et la malle de l’horloger est au travail. Une passion plus qu’un travail d’ailleurs qui l’a amené à suivre les plus grands en concert à l’étranger. Fidèle aussi, Francis Morin, œuvre dans les coulisses du Septembre musical depuis vingt-cinq ans.

Pianiste de carrière, il y a pensé... mais plutôt sur la scène de la variété. A quelques années-lumière de son terrain de jeu actuel: l’accordage de piano de concert. Un rôle qu’il endosse depuis 1981 pour le Septembre musical après avoir accompagné Christian Zimmermann pendant dix ans en tournée. Ce qui fait dire à Francis Morin, accordeur de La Tour-de-Peilz: ?La solitude du pianiste, je ne vous dis pas!?

- Et le métier d’accordeur, n’a-t-il pas un petit côté ingrat? 
- Oui, mais je le savais dès le départ. Mon maître d’apprentissage m’avait averti. Si tu fais de l’accordage de concert, quand tout se passe bien, ce n’est jamais grâce à l’accordeur. Mais gare aux problèmes, ils seront tous pour lui! Voilà pourquoi, je nous compare un peu au technicien sur un circuit de formule 1. Comme lui, on travaille en coulisses, ensuite charge à l’utilisateur d’en faire le meilleur usage. Si un piano est mal préparé, cela peut être très déstabilisant pour l’artiste. Il faut le comprendre: il est le seul à ne pas pouvoir voyager avec son instrument.

- Comment vous mettez-vous d’accord sur la façon de préparer l’instrument? 
- Après trente ans de métier, la plupart du temps, je connais les artistes, il suffit donc d’une simple discussion. Ensuite, il faut tenir compte de données comme l’hygrométrie ou la température. Et suivant les cas, il se peut que l’accordage prenne entre deux et huit heures de travail. 

- Que se passe-t-il à l’après concert? 
-Après... on peut dire qu’une moitié des artistes vient me donner quittance. Mais il faut savoir aussi que pendant la prestation, je reste à proximité. Et je touche du bois mes accords ont toujours tenus, je n’ai jamais eu à intervenir, mais il ne faut pas croire... je suis tendu le temps du concert. On ne sait jamais ce qui peut arriver. - Comme une corde qui casse? - La hantise. Pour l’éviter, avant de donner le piano comme prêt pour le concert, on s’acharne presque dessus pour qu’au cas où la corde lâchait qu’elle le fasse à ce moment-là. Las! Malgré ces précautions, ça m’est arrivé... Fort heureusement, il y a des endroits où c’est moins périlleux que d’autres puisqu’il y a deux cordes par touche. C’était le cas, cette fois, et l’artiste a pu poursuivre.  Le Septembre musical aussi en chantant

En attendant d'avoir son chœur, le Festival de musique classique a du c (h)oeur ou plutôt des chœurs. Comme l'année dernière, place est faite au réservoir de voix que constitue le Pays de Vaud. Apres une première soirée le dimanche 27 août (Union Chorale de Vevey, Ensemble vocal Arpege, Chorale du Brassus) une seconde date a été agendée pour le dimanche 3 septembre, toujours à 20 heures à l'Auditorium Stravinski à Montreux. Quatre formations sont à l'affiche, l'Ensemble vocal Euterpe qui propose chaque année trois à quatre séries de concert, le Chœur de l'Elysée constitue d'anciens élevés et d'enseignants du Collège du même nom, le Chœur de la Haute Ecole pédagogique crée en 2003 et le Chœur Pro Arte soutenu dès sa fondation en 1947 par Ernest Ansermet. Toutes ont eu carte blanche quant à leur choix musical. Si bien que Mozart, Faure, Mendelssohn, Falquet, Hubert, Brahms et Schubert sont au programme. Deux soirées qui permettent de faire un tour d'horizon non seulement au public mais également a la direction du Festival qui caresse l'idée de renouer avec l'expérience d'un chœur en résidence. 

Florence Millioud Henriques - 31 août 2006 - Presse Hebdo   

 

 

Jusqu'à dimanche, le Centre de Congrès de Montreux accueille les Championnats du monde de tennis de table handicapé

Certains se déplacent en chaise roulante, d’autres se tiennent debout. Tous sont animés par la même passion et le même courage. Handicapes, et néanmoins athlètes, ils sont 350, en provenance des cinq continents, à participer tout au long de la semaine aux Mondiaux IPC au Centre des Congres de Montre...

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Certains se déplacent en chaise roulante, d’autres se tiennent debout. Tous sont animés par la même passion et le même courage. Handicapes, et néanmoins athlètes, ils sont 350, en provenance des cinq continents, à participer tout au long de la semaine aux Mondiaux IPC au Centre des Congres de Montreux. Parmi eux, six Suisses, dont le Chablaisien Bernard Clot. L’entrée est gratuite. Et les places sont assises. Ceux qui ont assisté au spectacle, en début de semaine, n’ont pas eu à le regretter. 

30 millions de retombées financières

220'000 visiteurs, de 50'000 à 60'000 nuitées hôtelières et 30 millions de francs de retombées financières, dont 20 millions en effets directs et 10 millions en effets indirects, tels sont les chiffres-clés d'une étude sur l'impact économique en 2002 du Jazz Festival, sur Montreux et la région. Réal...

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220'000 visiteurs, de 50'000 à 60'000 nuitées hôtelières et 30 millions de francs de retombées financières, dont 20 millions en effets directs et 10 millions en effets indirects, tels sont les chiffres-clés d'une étude sur l'impact économique en 2002 du Jazz Festival, sur Montreux et la région. Réalisée par l'Unité d'enseignement et de recherche en tourisme de la faculté HEC de l'Université de Lausanne, et relayée par l'Hebdo, elle révèle que 48% du chiffre d'affaires global se fait sur le site du festival et 19% à l'extérieur, les 33% restant étant des retombées indirectes. Décomposant la provenance des spectateurs, cette recherche estime en outre à 28% ceux venant de l'étranger. 45.5% des 220'000 spectateurs ont logé à l'hôtel et ont dépensé en moyenne 120 francs par jour, tandis que les excursionnistes déboursaient 70 francs par jour. A eux seuls, les représentants des médias génèrent 2'000 nuitées et ceux du staff 8'80 nuitées.

 

SN - 27 mai 2006 - Le Régional

Temps forts du 40ème

Son premier atout, les exclusivités mondiales.

Parmi les gratifications musicales du jublié montreusien, on ne retiendra pas les deux plateaux sans sel en mémoire de Claude Nougaro, orchestrés pourtant par Michel Legrand. Ailleurs heureusement, les satisfactions furent nombreuses dans les trois sal...

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Son premier atout, les exclusivités mondiales.

Parmi les gratifications musicales du jublié montreusien, on ne retiendra pas les deux plateaux sans sel en mémoire de Claude Nougaro, orchestrés pourtant par Michel Legrand. Ailleurs heureusement, les satisfactions furent nombreuses dans les trois salles payantes du Montreux Jazz Festival dont la force d'attraction réside plus que jamais dans sa capacité à créer des événements inédits. A l'image des soirées hommages aux frères Ertegun, âmes d'Atlantic Records.

A l'Auditorium Stravinski, ce sont Omette Coleman, Terry Callier, Raul Midon, Ney Matogrosso, Maria Rita, Sting et Iggy Pop qui ont marqué les esprits. Tandis que les trois soirées exclusives imaginées par Carlos Santana pour le festival autour de l'Afrique, du blues et du funk se sont révélées pertinentes.

Au Miles Davis Hall dédié aux tendances actuelles, les temps forts de la quinzaine resteront Gnars Barkley, Adam Green, les improvisations électroniques à l'enseigne de The Laptop Supergroup, Bilal, Sigur Ròs, David Walters, Morrissey, dEUS et The Strokes. Alors qu'au sein du Miles Davis Club, son pendant gratuit et complémentaire musicalement, Two Gallants, Spleen ou Merz ont su séduire tard dans la nuit malgré le brouhaha ambiant. ...

 

Olivier Homer - 17 juillet 2006 - Le Temps

 

 

Le Montreux Jazz Festival à nouveau à l'équilibre

La manifestation annonce 100'000 billets vendus et devrait éponger ses dettes.

Y-a-t-il vraiment péril en la demeure au Montreux Jazz Festival, comme l'affirmait Claude Nobs ? Si le patron du Montreux Jazz Festival a réclamé une subvention publique de 1.8 millions de francs du Canton de Vaud, c'éta...

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La manifestation annonce 100'000 billets vendus et devrait éponger ses dettes.

Y-a-t-il vraiment péril en la demeure au Montreux Jazz Festival, comme l'affirmait Claude Nobs ? Si le patron du Montreux Jazz Festival a réclamé une subvention publique de 1.8 millions de francs du Canton de Vaud, c'était plutôt en contrepartie des prestations offertes sur les scènes gratuites et autres workshops. Il l'a répété vendredi à l'heure du bilan, tout en soulignant que ce n'était pas un coup de sang mais un appel à l'aide réfléchi, imaginé voilà trois mois lors d'une soirée en compagnie de Pascal Broulis et Anne-Catherine Lyon, membre de l'exécutif vaudois.

Car les chiffres de la billeterie et de la fréquentation globale de cette 40e édition anniversaire qui s'achève samedi sont au beau fixe: 100'000 spectateurs recensés aux concerts payants, soit 88% de taux de remplissage des trois salles (Auditorium Stravinski, Miles Davis Hall et Casino Barrière); 25 soirées à guichets fermés (plus de la moitié sur 16 jours de festival); 230'000 personnes en termes de fréquentation entre le "in" et les scènes "off". Et cela, "malgré la Coupe du monde de football et une première semaine hors des périodes de vacances scolaires".

Après deux années successives d'érosion de ses recettes - 88'000 spectateurs payants en 2005 et quelques 300'000 francs de déficit; plus de 100'000 billets en 2004 pour 250'000 francs de pertes -, la manifestation "devrait atteindre cette année son équilibre budgétaire".

Seul hic dans le tableau idyllique de ce jubilé aux nombreuses gratifications et exclusivités musicales, les recettes des boissons et de l'alimentaires. Elles sont inférieures à l'objectif visé. "A Montreux, on ne peut vivre et écouter plus de 200 heures de musique sans dépenser d'argent". Entendre sans passer par la caisse du Festival qui fonctionne avec sa propre monnaie - les "jazz". Or, même si le prix des consommations majoré permet l'accès aux ateliers et scènes libres, les gens préfèrent s'approvisionner ailleurs. D'où l'appel à l'aide lancé aux pouvoirs publics, le festival contribuant à la promotion touristique et économique de la région: "On supprimerait l'âme du festival en arrêtant toutes ces animations gratuites", certifie le directeur.

Si Claude Nobs admet volontiers une offre pléthorique, il confesse toute de même son "défaut de vouloir programmer trop de groupes dans les soirées payantes". En 2007, le Montreux Jazz Festival se tiendra du 6 au 21 juillet. D'ici là, il promet d'examiner de fond en comble son fonctionnement. Sans imaginer réduire sa formule, ni sa durée pour autant.

 

Olivier Homer - 15 juillet 2006 - Le Temps

 

 

"A Montreux, on peut vivre et écouter plus de 200 heures de musique sans dépenser d'argent."

Claude Nobs, fondateur du Montreux Jazz Festival

Sting abat ses belles cartes, rock & groove

Le sourire, toute la soirée. Celui, vissé, d'un public conquis d'avance, et en miroir, celui, nonchalant, de Sting. Peut-être d'ailleurs ne sourit.il pas. Mais sa physionomie aux yeux plissés et à la bouche pointue n'est pas seule à suggérer le plaisir évident que le Jack Nicholson du rock anglais p...

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Le sourire, toute la soirée. Celui, vissé, d'un public conquis d'avance, et en miroir, celui, nonchalant, de Sting. Peut-être d'ailleurs ne sourit.il pas. Mais sa physionomie aux yeux plissés et à la bouche pointue n'est pas seule à suggérer le plaisir évident que le Jack Nicholson du rock anglais prenait mardi soir, devant un Auditorium Stravinski complet de longue date. Dans une chemise de conquistador d'îles pacifiques, l'aristochat est tenu droit par une énergie sereine, par un souffle continu qui tient en haleine une audience béate, sur deux heures, sans jamais retomber. Deux heures de hits impérissables, que le public salue toutes paumes clapant, tous choeurs ânonnant, de lui-même. Sting n'est pas du genre à réclamer, hauts les bras, bêtes les rythmes, ces manifestations de bons sentiments, ce dialogue sommaires entre le petit peuple et la star. Il a, après tout, les deux mains prises.

Sa basse est accompagnée par deux guitares et une batterie, pour un show très rock, loin des ambiances calfeutrées d'une pop 80's, plutôt réminiscentes des débuts du rocker dandy. Solos électriques, rythmiques qui tapent, basse qui frappe... Et la voix du gentleman, signature au lettrage pointu, aux droits jambages, toujours déliée. Quand Sting reprend "A Day in the Life" des Beatles, on entend mieux la voix. On entend plus que ses succès émoussés par la force de l'habitude, par les facilités de la familiarité. Un accompagnement d'abord discret, qui pend à ses rythmiques fluettes la mélodie ténue: Sting investit le salon excentrique des Fab'Four, pousse les coussins pour asseoir, sur presque rien, son timbre clair. Apparaissent les grooves insensés de la voix, qui font tout, et qu'on préfère pas trop éclaboussés... Puis derrière ce funk vocal naturel, juste derrière, les riffs quasi hard rock qui poussent vers des presque cris, nets, hauts, loin. Sting mardi soir, n'avait pas de nouvel album à promouvoir, rien à vendre, mais est reparti plus riche. Avec la confiance du public, le respect des sceptiques... Avec sa basse épuisée, esquilles de bois apparentes, qui a dû pourfendre, et entamer, les insensibles à son groove métisse, tous les méchants.

 

Loïse Cuendet - 13 juillet 2006 - Le Temps

 

 

Le programme de la Saison Culturelle révélé

Au menu de la saison de l’Auditorium Stravinski à Montreux, on trouve vingt et un spectacles dans les registres de la musique classique, de l’humour ou de la variété. L’honneur d’ouvrir celle-ci - le 4 novembre - reviendra à TUBS Verbier Festival Orchestra, sous la direction d’Herbert Blomstedt et a...

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Au menu de la saison de l’Auditorium Stravinski à Montreux, on trouve vingt et un spectacles dans les registres de la musique classique, de l’humour ou de la variété. L’honneur d’ouvrir celle-ci - le 4 novembre - reviendra à TUBS Verbier Festival Orchestra, sous la direction d’Herbert Blomstedt et avec la jeune violoniste américaine Hilary Hahn. Le collectif Piano Seven prendra le relais et présentera le spectacle sacrant ses 20 ans de création. Pour l’occasion - le 18 novembre - outre les 7 pianistes, deux vidéastes, un percussionniste et un violoniste seront sur scène.

Présentée hier devant les médias, la saison culturelle montreusienne 2006-2007 est pour le moins variée. Un éclectisme désiré Jean-Vincent Fricker, responsable des Affaires culturelles de Montreux, histoire de séduire un large public. Et de remplir l’Auditorium Stravinski, salle qui accueille facilement 1800 spectateurs. Au menu de cette saison, on trouve vingt et un spectacles dans les registres de la musique classique, de l’humour ou de la variété. L’honneur d’ouvrir celle-ci - le 4 novembre - reviendra à TUBS Verbier Festival Orchestra, sous la direction d’Herbert Blomstedt et avec la jeune violoniste américaine Hilary Hahn. Le collectif Piano Seven prendra le relais et présentera le spectacle sacrant ses 20 ans de création. Pour l’occasion - le 18 novembre - outre les 7 pianistes, deux vidéastes, un percussionniste et un violoniste seront sur scène. Une venue qui comme celle des Américains de Pink Martini le 9 mars - les auteurs du célèbre titre «Je ne veux pas travailler, Je ne veux pas déjeuner » - figure au nombre des coups de cœur du programmateur. Du 2 au 10 décembre, c’est le Festival du rire qui investira le Strav’. A cette occasion, le public aura l’occasion de se détendre les zygomatiques avec notamment le Québécois Anthony Kavanagh et son show «Les Démons de l’Archange» (le 2 décembre). Mais aussi Nicolas Conteloup, l’imitateur rendu célèbre par les Guignols de Canal +, où il débuta.

Au programme également: de la chanson française avec le troubadour Hugues Aufray, du gospel (Marcel Boungoù & The Gospel move singers) ou encore de la musique populaire avec le 32e Concours suisse de brass bands.

Le dernier spectacle, prévu le 16 juin, sous le titre «Le grand livre des Anciens», sera musical et olfactif, avec notamment la violoncelliste Nathalie Manser, dont c’est la nouvelle création. 

 

Corinne Feuz - 22 juin 2006 - Presse Hebdo

L'Euro 2008 fait ses premiers pas en Suisse

Cérémonial empesé, discours de circonstance, le tirage au sort de la phase qualificative s'est déroulé comme prévu. A la clé, quelques chocs du genre France - Italie.

L'Euro 2008 est lancé. La grande famille du football, joliment encravatée pour la circonstance, s'est réunie vendredi au Centre de C...

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Cérémonial empesé, discours de circonstance, le tirage au sort de la phase qualificative s'est déroulé comme prévu. A la clé, quelques chocs du genre France - Italie.

L'Euro 2008 est lancé. La grande famille du football, joliment encravatée pour la circonstance, s'est réunie vendredi au Centre de Congrès de Montreux pour le tirage au sort de la phase éliminatoire du tournoi. Suivie par un milliard de téléspectateurs, la cérémonie s'est déroulée sur un mode "classico-mollasson" et a accouché de quelques belles confrontations entre Français et Italiens, Grecs et Turcs, Allemands et Tchèques.

Quelques images choisies de la précédente édition, en 2004, au Portugal, ont d'abord tenu à rappeler aux 700 invités à quel point le ballon rond soude les peuples et suscite l'émotion: même les sponsors de l'épreuve, sous la forme de petits bonshommes, se sont tenu la main sur les deux écrans déployés dans l'Auditorium Stravinski. Lennart, Johansson, président de l'UEFA, a souligné l'importance d'une telle manifestation. Ralph Zloczower et Friedrich Stickler, présidents des Fédérations suisse et autrichienne, ont dit toute leur fierté à la face du monde, avant d'être rejoints sur scène par Stéphane Chapuisat et Andreas Herzog, glorieux footeux promus ambassadeurs.

L'attaquant du FC Lausanne-Sport et l'international retraité ont, de concert, tiré les cinquantes boules verts réparties en sept chapeaux et correspondant à chaque nation engagée - les deux pays organisateurs sont qualifiés d'office. Entre le premier "élu" - le Kazakhstan - et le dernier sorti des urnes - les Pays-Bas - , une vingtaine de minutes. Au terme desquelles chacun a livré son sentiment face à la meute médiatique. Parmi les déclarations les plus boulversantes, celle de Raymond Domenech, sélectionneur français: "Il n'y a pas de bon ou mauvais tirage. Il faudra jouer les matches." Peut-être titillé par tant d'audace, Otto Rehhagel a répliqué: "Nous verrons des rencontres intéressantes. Il n'y a plus de petites équipes", a appuyé le coach allemand de la Grèce, championne en titre, sous le regard sceptique du sélectionneur maltais.

Dans cette atmosphère confraternelle et harmonieuse, un seul bémol. Soulevé par bon nombre de techniciens, le hic a trait à la lourderur du calendrier international. Avec des poules à sept équipes - huit dans le cas du groupe A - il y aura douze matches à caser sur le chemin de l'Euro 2008. "Cette formule avec deux qualifiés par groupe a l'avantage de supprimer les barrages, toujours aléatoires, mais elle rend le programme encore plus chargé", a résumé le sélectionneur néerlandais Marco van Basten.

Pas de quoi gâcher la fête, tout de même. "Bye, bye, tschüss, au revoir" a conclu Jacques Deschenaux, maître de cérémonie un peu tendu par l'enjeu malgré le concours d'un coach lors de sa préparation.

 

Simon Meier - Le Temps - 28 janvier 2006 

"La cérémonie sera retransmise en mondovision par plus de 60 chaînes et réunira quelques 700 invités dont les plus belles huiles du foot international."

Lars-Christer Olsson, Chef de l'Exécutif de l'UEFA

20052005

L'Art sous toutes ses formes

Kaléidoscope, photographie, sculpture, peinture ou bande dessinée; avec 150 artistes et cinq expositions thématiques, le premier Montreux Art Gallery voit grand.

Nouvelle manifestation inscrite au calendrier montreusien, le Montreux Art Gallery (MAG) se déroulera pour la première fois du jeudi 10 a...

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Kaléidoscope, photographie, sculpture, peinture ou bande dessinée; avec 150 artistes et cinq expositions thématiques, le premier Montreux Art Gallery voit grand.

Nouvelle manifestation inscrite au calendrier montreusien, le Montreux Art Gallery (MAG) se déroulera pour la première fois du jeudi 10 au dimanche 13 novembre au Centre de congrès et d'exposition de Montreux. Dédié à l'art contemporain sous toutes ses formes, le MAG jouera sur deux tableaux en accueillant à la fois une quarantaine de galeries d'art, qui présenteront les oeuvres de 150 artistes, ainsi que cinq exposition thématiques consacrées à la photographie, à la sculpture, à la peinture et à la bande dessinée.

De Tinguely à Favrod
Sur deux niveaux, les visiteurs pourront admirer une très large palette d'oeuvres, illustrant tous les courants artistiques actuels, mais aussi tous les modes d'expression: peinture, sculpture, vidéo, gravure, dessin. En provenance de Suisse romande et alémanique, les galeries exposantes proposeront d'aller à la rencontre d'artistes confirmés tels que Henry Moore ou Tinguely, mais aussi de nouveaux talents à découvrir. Un espace y sera également réservé aux artistes de la Riviera, dont une douzaine présenteront leurs oeuvres les plus récentes.

Créateur et ancien conservateur du Musée de l'Elysée à Lausanne, Charles-Henri Favrod présentera 130 photographies émanant de sa collection privée. 130 documents qui racontent l'histoire de la photographie, ou l'histoire tout court. 130 coups de coeur d'un passionné de l'image fixe à qui le MAG entendait rendre hommage avant que l'Italie ne le fasse prochainement lors de l'ouverture officielle du tout nouveau Musée de la photographie de Turin.

Sculptures monumentales
Le MAG abritera par ailleurs plusieurs dizaines de sculptures monumentales d'André Raboud et de Pascal Rerat. Sur le même espace, une fonderie, avec un mini-four en action, sera aménagé afin de permettre chaque jour aux visiteurs de découvrir le processus artisanal et créatif qui conduit à l'émergence d'une oeuvre. Les pièces qui sortiront de cette mini-fonderie seront mises aux enchères, vente dont le bénéfice sera attribué à une association d'utilité publique.

Une zone entière sera par ailleurs consacrée au dessinateur, peintre et sculpteur biennois M.S. Bastian, l'une des stars de la scène underground européenne. Il y exposera de nombreuses oeuvres récentes et en créera quelques-unes sur place, au gré de son inspiration. Inspirée par la bande dessinée, son travail révèle une photographie assez cruelle de notre époque, de notre monde, avec ses délires, ses folies, ses excès.

 

SN - 4 novembre 2005 - Le Régional

Montreux Art Gallery

L'art actuel dispose d'une nouvelle plate-forme pour faire valoir ses attraits. Située à Montreux, la manifestation réunit une quarantaine de galerie suisses et françaises. L'offre se complète de cinq expositions thématiques. A découvrir.

L'Hebdo - 10 octobre 2005

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L'art actuel dispose d'une nouvelle plate-forme pour faire valoir ses attraits. Située à Montreux, la manifestation réunit une quarantaine de galerie suisses et françaises. L'offre se complète de cinq expositions thématiques. A découvrir.

L'Hebdo - 10 octobre 2005

La Fondation Leenards fête un quart de siècle en grande pompe

La fondation a fêté, samedi, ses 25 ans en conviant les personnes âgées à un spectacle de gala à l'Auditorium Stravinski à Montreux. 

Sous l’impulsion de son nouveau tandem dirigeant, Michel Pierre Glauser et Philippe Steiner, la Fondation Leenaards n’entend plus se limiter à un rôle de mécène disc...

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La fondation a fêté, samedi, ses 25 ans en conviant les personnes âgées à un spectacle de gala à l'Auditorium Stravinski à Montreux. 

Sous l’impulsion de son nouveau tandem dirigeant, Michel Pierre Glauser et Philippe Steiner, la Fondation Leenaards n’entend plus se limiter à un rôle de mécène discret. Un double objectif est annonce: se centrer sur le lancement de projets et augmenter les montants verses a ces projets. ?On ne finance plus des murs mais des actions.? Le message délivré par Michel Pierre Glauser, le nouveau président de la Fondation Leenaards depuis avril 2004, est clair. Alors qu’elle fête ses 25 ans, la fondation, qui distribue chaque année en moyenne 7 millions de francs dans les domaines du social, de la culture et de la science, pour trois quarts aux Vaudois et un quart aux Genevois, entend se centrer sur son rôle d’?incubateur ?. Pour fêter ses 25 ans, la Fondation Leenaards a invité 1800 personnes âgées à l’Auditorium Stravinski, à Montreux. Elle dévoile également un nouveau site internet. L’Ecole-Atelier Rudra Béjart, la compagnie de cirque Starlight, le Conservatoire de Lausanne, sans oublier Patrick Lapp et Jean- Charles Simon: la fondation n’a pas lésiné pour offrir une soirée mémorable aux plus de 65 ans. Elle y a déjà invité 1800 personnes. Le spectacle sera retransmis sur les chaines de TV régionales ainsi que sur grand écran dans 25 EMS vaudois.

L'histoire d'une fortune 
Les bénéficiaires de la Fondation Leenaards peuvent remercier le ?bouchon couronne?. C'est grâce à cette petite capsule métallique de 21 dents, utilisée pour fermer les bouteilles en verre, que le père de la fondation, l'industriel belge Antoine Leenaards (1895- 1995), a fait fortune. En 1919, alors employé communal à Anvers, le jeune Leenaards fonde avec un associé une fabrique de bouchons couronnes, dont le brevet est alors tombé dans le domaine public. En plein essor, le marché des boissons carbonatées (Coca-Cola et Pepsi-Cola en tête) alimente la demande et le succès est fulgurant.

 

Presse Hebdo Riviera Chablais - 6 octobre 2005

 

 

Combat de reines à Montreux

Ils sont venus de loin pour voir Montreux. Pendant que "saint" Bob Geldof disparaît aux huit coins du monde son titanesque Live 8, Claude Nobs, lui tronaît samedi soir en coulisses, entouré de ses disciples exotiques. Dépêchés d'Atlanta, de Singapour ou de Prague, les maires-apôtres du vaste monde s...

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Ils sont venus de loin pour voir Montreux. Pendant que "saint" Bob Geldof disparaît aux huit coins du monde son titanesque Live 8, Claude Nobs, lui tronaît samedi soir en coulisses, entouré de ses disciples exotiques. Dépêchés d'Atlanta, de Singapour ou de Prague, les maires-apôtres du vaste monde sont là pour témoigner de leur foi en un Montreux jazz universel. Tokyo, Detroit, São Paulo et bientôt Marrakech, autant de colonies d'un festival à l'excellence tentaculaire: tous en chantent les louanges avec la ferveur des nouveaux convertis. Et dans les salles de son "Saint-Siège" vaudois, le professionnalisme du Montreux Jazz ne fait pas un pli.

Tori Amos seule en scène
Il fallait entendre, vendredi soir au Casino, la maestria avec laquelle Tori Amos dévissait seule en scène quelques monuments du répertoire chanté américain,d e Leonard Cohen à Tom Waits. Puis fondre devant l'aisance rythmique inoxydable de la paire légendaire du reggae Sly & Robbie. Et puis bouillir encore, à l'Auditorium Stravinski le lendemain, emporté par la soul ardente d'un Billy Preston aussi adroitement exalté qu'un prêcheur d'or.

Grands professionnels, les musiciens du Montreux Jazz offrent des shows comme on n'en voit pas ailleurs, fastueux et léchés. Sans aspérités, sans dérapages, les esthéthiques les plus brutes n'en sortent pas forcément gagnantes. Et lorsque Queens of the Stone Age, sensation rock de ce premier week-end électrise un Miles Davis Hall bondé, on se prend à craindre que les guitares lourdes et sales du quintette jurent avec le Las Vegas de la Riviera.

Physique de plombier polonais, tatoués jusqu'aux phalanges, ces américains-là ne donnent visiblement pas dans le point de croix. A la lisière du hard rock épais, empruntant à Led Zeppelin ses orientalismes grisants, Queens of the Stone Age reprend les choses là où Nirvana les a abandonnées prématurément. C'est-à-dire à cette intersection des esthétiques saturées qui réunit, par la force de ses mélodies imparables, les publics métal, indie et pop.

Sur la forme, pas de différence entre ces musiciens-là et les vétérans rutilants du Stravinski: plus au point tu meurs. Réglé au millimètre, le set des Américains aligne sans temps morts plus de tubes saturés qu'il n'en faut pour luxer la plus épaisse des nuques de festivaliers. Tandis qu'à la guitare et au chant, l'impressionnant Josh Homme mène sa bande au pas de charge, assisté en cela par un batteur aux bras hypertrophiés.

Machine à riffs surhumaine, le rock selon Queens of the Stone Age n'est pas le lieu des effusions nuancées. Dans ce combat frontal, dans cette précision du geste et du bruit, le groupe américain rejoint par le plus improbable des chemins l'esthétique robotique de Kraftwerk, célébrée ce lundi soir au même endroit. En cela, sans doute, réside la fascination croissante qu'exerce le groupe au sein, aujourd'hui, à rajeunir le rock sans sacrifier les acquis de la dernière décennie.

 

Nicolas Julliard - Le Temps - 4 juillet 2005

 

 

39ème Montreux Jazz Festival

Le Festival de jazz de Montreux battra son plein du 1er au 16 juillet. Sur les quais, à l’extérieur, Montreux Jazz Under the Sky (ex-festival off) proposera une foule de découvertes. Les trois salles de concert (Stravinski, Miles Davis Hall et Casino Barrière) accueilleront des artistes de renom (ph...

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Le Festival de jazz de Montreux battra son plein du 1er au 16 juillet. Sur les quais, à l’extérieur, Montreux Jazz Under the Sky (ex-festival off) proposera une foule de découvertes. Les trois salles de concert (Stravinski, Miles Davis Hall et Casino Barrière) accueilleront des artistes de renom (photo: les Corrs). Enfin, le Montreux Jazz Café présente un nouveau visage cette année. 

 

Presse Hebdo Riviera Chablais - 15 juin 2005

"Les artistes aiment venir à Montreux, il n'y a pas besoin de "vendre" le festival. Cette renommée internationale facilite les démarches, mais ne constitue pas une garantie pour attirer les musiciens."

Lori Immi - programmatrice du Miles Davis Hall pour le Montreux Jazz Festival

Montreux Jazz Festival 2005

Marianne James, sa voix et sa guitare vendredi à l'Auditorium Stravinski

C'est décidé, elle sera lançeuse de javelot, bonne soeur ou biologiste ! Finalement Marianne James deviendra artiste. Personne ne va s'en plaindre et surtout pas Montreux où sa tournée s'arrête vendredi.

- De diva un brin excentrique et un rien extravertie dans «Ultima Recital » (1175 représentatio...

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C'est décidé, elle sera lançeuse de javelot, bonne soeur ou biologiste ! Finalement Marianne James deviendra artiste. Personne ne va s'en plaindre et surtout pas Montreux où sa tournée s'arrête vendredi.

- De diva un brin excentrique et un rien extravertie dans «Ultima Recital » (1175 représentations) vous passez avec «Le Caprice de Marianne » à une forme d’introspection. Marianne James, ne seriez-vous pas une adepte du grand écart?
- C’est un peu comme deux enfants d’une même famille, mais qu’on ne compare pas. Il y a le petit garçon qui fait du foot avec son père et la petite fille qui s’exprime avec toute sa sensibilité. On est dans un registre complètement différent et c’est ce que j’ai souhaité pour «Le Caprice de Marianne», et j’insiste sur le singulier. A propos! C’est un «stand up» musical, un événement d’émotion avec un maître mot: la liberté. Une envie de rire, on y va et à l’inverse une larme qu’on ne retient pas, eh bien qu’elle coule... je veux fusionner avec les gens. Alors d’accord, le fil rouge, c’est moi, je me raconte-moi. Mais tout tourne autour d’un pot commun, la simplicité et la franchise aidant. Quand je raconte mon -'premier «patin» pour sûr que d’autres s’y retrouvent aussi! Ce qui nous fait une sorte de tremplin pour décoller ensemble. Avec au décollage, moi... C’est ainsi, je suis folle de moi, ce spectacle, c’est une question de nombril mais à la fois de grande humilité. Un peu le yin et le yang, l’orgueil et l’humilité. Ce qui fait que les gens s’y retrouvent.

- La générosité aidant....
- Cela doit être vrai puisqu’on me le dit souvent. Mais attention, cela ne veut pas dire «gentille» parce qu’alors là: je ne m’y retrouverais pas! Etre gentil, ce n’est pas un métier. Et j’en ai soupé des gens gentils, on ne voit presque plus que ça sur les plateaux télés: des «people» gentils. Et à l’âge que j’ai, je n’ai plus envie de perdre mon temps alors j’adorerais qu’on me dise: «vous êtes méchante».

- La musique n’adoucirait elle plus les mœurs...
- Dans le sens où c’est aussi une question de discipline, elle forge le caractère. Si je vais chercher une note aiguë parce que mon âme veut en faire un instant de fragilité proche du cri, de l’extase sans pour autant que cela ne déforme mon visage, cela tient d’une discipline du cerveau mais aussi du compromis. Comme ne pas parler avant un spectacle - un moment où je lâche la grappe à mon entourage. Comme respecter un certain régime alimentaire, quoi qu’on en pense... Pour tenir le Stravinski seule avec une guitare, on doit se donner. D’autant que le public a quitté son univers pour venir dans le mien. Mais pas de souci, j’ai les bras larges et j’ai envie d’embarquer tout le monde, non pas comme Watteau pour Cythère, mais pour une planète, ma planète. Où on rit et où on pleure. Il n’est pas question de gaver le public, on reste dans le registre de la séduction, de l’alchimie. Cette semaine j’ai fait beaucoup d’interviews pour la Nouvelle Star (ndlr: émission TV dont la troisième saison a démarré au début du mois sur M6), pour le spectacle en préparation, mais ce qui me fait tenir, la cerise sur le gâteau, c’est de savoir que je viens à Montreux vendredi avec «Le Caprice de Marianne». Un moment vraiment au-dessus.

- Comme la musique dans la vie?
- Bien sûr, on peut se faire sa culture musicale dans les livres et en écoutant des CD ou encore en assistant aux concerts. Mais la musique, c’est aussi et surtout un véhicule. Que ce soit du rai à Orange, de l’acadien au fin fond du Québec, de la country des plaines américaines ou alors du kodo au Japon: chaque musique m’évoque une atmosphère, une odeur, un homme de passage. D’aucuns reviennent de leur voyage avec des carnets de note, des poésies, des grigris, des cartes postales ou encore des clichés propres à assoupir la famille, moi j’en reviens avec des musiques. Et à Paris, Paris la métissée, on a la chance de vivre en direct et en version originale toutes les musiques et tous les peuples.

 

Entretien: Florence MILLIOUD HENRIQUES - 23 février 2005 - La Presse Riviera Chablais

La direction bicéphale a vécu !

Revu et corrigé, l'organigramme de Centre de Congrès Montreux SA n'a qu'une seule place à la direction. Et elle est à prendre ... Dans l'intervalle Eric Vodoz assure l'intérim alors que Philippe Besson, l'autre directeur en place depuis cinq ans, a été libéré de son mandat.

Rien a voir avec la prop...

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Revu et corrigé, l'organigramme de Centre de Congrès Montreux SA n'a qu'une seule place à la direction. Et elle est à prendre ... Dans l'intervalle Eric Vodoz assure l'intérim alors que Philippe Besson, l'autre directeur en place depuis cinq ans, a été libéré de son mandat.

Rien a voir avec la proposition - apparemment abandonnée - de chapeauter les centres de Montreux et de Beaulieu par une direction unique! Rien à voir non plus avec l’entrée en fonction prochaine d’une Madame congrès?! Si, depuis hier, Philippe Besson n’est plus directeur de Centre de congrès Montreux SA (CCM SA) il faut y lire le résultat d’une réflexion. Approfondie, précise Ernest Guibert, président de la société anonyme: En marge du débat global sur le tourisme à Montreux, nous avons également fait notre introspection au sein de la société. Ce qui a abouti à cette la solution: à savoir donner une direction unique a CCM SA.

D’un commun accord, Philippe Besson (directeur financier) a été libéré de son mandat et c’est Eric Vodoz (directeur technique) qui prend les rênes le temps d’engager la perle rare, - un directeur général. Il a toujours été clair que l’organisation bicéphale de la direction n’était que provisoire. Et le choix de la séparation était un choix nécessaire. N’empêche qu’après cinq ans de provisoire qui dure, l’annonce - abrupte - laisse un goût de désaveu... Une fois la décision prise, il faut l’appliquer, c’est une question de clarté pour nos clients et nos partenaires, désamorce le municipal montreusien Laurent Wehrli et à ce titre membre du conseil d’administration de CCM SA. Qui n’adhère pas davantage au constat de faillite du système mis en place il y a cinq ans. Qu’ est-ce que ça changerait de le dire? Non! Nous sommes simplement face à une évolution. Et avant d’en arriver là, d’autres questions ont été réglées comme les flux financiers entre l’actionnaire unique de CCM SA - la commune de Montreux - et la société.

Suite logique 
Mais... en cinq ans des critiques, il y en a eu! Toutefois, il apparaît qu’elles n’ont pas été l’élément déclencheur même si elles ont été prises au sérieux pour Ernest Guibert qui s’appuye sur l’historique. Ce qui par contre n’a jamais été remis en question, c’est la création d’une société anonyme pour gérer le Centre de congrès. Pendant deux ans, tout à bien fonctionné. Mais effectivement faute de décision, certains axes ont été plus longs à venir. Il faut également dire qu’avec désormais des données plus claires pour l’avenir en matière de relation avec l’actionnaire principal, nous pouvons aller de l’avant. Vers une organisation qui aura à sa tête un manager englobant tout et pas obligatoirement issu des milieux touristiques puisqu’il sera secondé par une équipe de spécialistes, détaille le président. La mesure n’est pas forcément financière - peut-être qu’on en verra une légère conséquence sur l’exercice 2005, note Laurent Wehrli. Elle vise plutôt une nouvelle dynamique d’entreprise selon Ernest Guibert. Dynamique qu’il souhaite inscrire dans un cadre plus général: Le débat sur l’économie touristique n’est pas clos, nous devons tous nous serrer les coudes.

Travaux: suite du programme
Rien à voir avec une mauvaise surprise, il s'agit bel et bien d'un suivi. Si le Conseil communal de Montreux est appelé à libérer un montant de 1,2 million de francs pour des travaux au Centre de congrès, c'est précisément un retour sur information. Lors de l'adoption du règlement des flux financiers entre CCM SA et son actionnaire principal, les élus ont consenti une aide annuelle à l'entretien du bâtiment à raison de 1,5 million de francs. De quoi en 2005, permettre la réfection des revêtements des sols, d'assurer l'étanchéité des toitures, de traiter des surfaces de façades, de remplacer certains organes mécaniques de la station de pompage ou encore de réviser la signalétique intérieure et extérieure. Un montant du même ordre devrait également être investi en 2006 alors que pour 2007 les prévisions sont en dessous du million. Parmi les travaux à effectuer cette année, certains auraient du être financés par le canton qui retient toujours son aide... en attendant que les synergies entre Beaulieu et Montreux se mettent en place.

 

Florence MILLIOUD HENRIQUES - 19 février 2005 - La Presse Riviera / Chablais  

TTW - accord signé

Le Travel Trade Workshop (Marché professionnel du voyage) restera à Montreux au moins jusqu'en 2008: un accord vient d'être signé entre cette organisation et le Centre de congrès de Montreux (CCM), a indiqué hier la direction de celui-ci dans un communiqué.
Créé et installé à Montreux depuis 1975, le...

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Le Travel Trade Workshop (Marché professionnel du voyage) restera à Montreux au moins jusqu'en 2008: un accord vient d'être signé entre cette organisation et le Centre de congrès de Montreux (CCM), a indiqué hier la direction de celui-ci dans un communiqué.
Créé et installé à Montreux depuis 1975, le TTW a réuni l'an dernier 6878 visiteurs, soit une augmentation de 3% par rapport à l'année précédente, la surface d'exposition et le nombre d'exposants ayant augmenté respectivement de 11% et de 10%.

Ce renouvellement de l'accord pour quatre ans permettra une planification à plus long terme des différents événements entourant ce grand rendez-vous, indique encore le communiqué.

Cette année, le TTW célèbrera ses 30 ans lors de son édition agendée au mois d'octobre.

 

La Presse Riviera-Chablais 2 février 2005

L'ère des reptiles

 Une exposition fascinante de reptiles ouvre ses portes à Montreux. Elle compte une multitude d'animaux, dont un serpent à deux têtes et un varan.

Le vivarium itinérant de Reptiles du Monde SA (Servion) est de retour à Montreux. L’exposition compte une multitude d’animaux, dont un serpent-roi bicép...

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 Une exposition fascinante de reptiles ouvre ses portes à Montreux. Elle compte une multitude d'animaux, dont un serpent à deux têtes et un varan.

Le vivarium itinérant de Reptiles du Monde SA (Servion) est de retour à Montreux. L’exposition compte une multitude d’animaux, dont un serpent-roi bicéphale, qui est présente pour la première fois au public. Ce sont deux serpents avec un corps. Mais il n’y a qu’une seule tète qui commande. Michel Guillod n’est pas peu fier de présenter au public montreusien le serpent-roi de Californie a deux têtes qu’il a déniche après plus d’une année de recherche. Cet ophidien - un male - de 70 cm peut atteindre 1 m 30. Mais, tout comme lui, sa renommée devrait grandir aussi rapidement. Il est dévoilé pour la première fois à Montreux. Baptise Tom & Jerry, comme le premier serpent bicéphale de Reptiles du Monde SA, mort dans l’incendie qui a ravage le vivarium de Servion en mai 2003, ce serpent exceptionnel est né en captivité aux Etats-Unis en 2002.

DEUX TETES EN DESACCORD
Les deux têtes mangent des souris qui sont digérées dans un tube digestif commun. Il peut arriver qu’une tète ait faim et l’autre pas, commente Michel Guillod. Mais, en général, les deux têtes mangent ensemble. Il arrive aussi que les deux têtes ne soient pas d’accord, sur la direction à prendre, par exemple. Plus curieux, cet animal, ou plutôt ses deux têtes, sont jumelles. Car elles sont toutes deux ornées de dessins identiques, explique Michel Guillod. Normalement deux serpents jumeaux auraient dû sortir de l’œuf. La séparation embryonnaire n’a toutefois été que partielle. Il est rare qu’un tel animal soit viable, poursuit Michel Guilod. Cela arrive peut-être une fois tous les deux ans. Ce qui explique aussi le prix paye pour serpent-roi: 50 000 francs.

UNIQUE EN EUROPE
A Montreux, le public pourra découvrir une multitude d’autres reptiles, en provenance des cinq continents et évoluant dans des terrariums ou des biotopes ont été reconstitues pour chaque espèce. Nous sommes les seuls en Europe à pouvoir présenter autant de serpent venimeux, dont le mamba vert au venin très toxique , assure Michel Guillod. Les visiteurs pourront également observer des mygales ou encore des scorpions. Parmi les autres curiosités figure un varan a gorge blanche d’Afrique, dont certains spécimens peuvent peser jusqu’à 20 kg et dépasser deux mètres. En Afrique, certains de ces varans servent de nourriture aux populations indigènes. L’espèce n’est pas en danger, précise Michel Guilod. Une femelle peut pondre près d’une cinquantaine d’œufs. Le caméléon panthère expose à Montreux devrait aussi fasciner petits et grands. Sa faculté de mimétisme lui permet d’approcher des proies sans être vu et le met à l’abri des prédateurs qui partagent son habitat. Sa peau est couverte d’un grand nombre de cellules pigmentaires. C’est cette concentration de cellules qui provoque, par des mécanismes hormonaux et neurologiques, ses changements de couleurs immédiats. Ce magnifique animal n’en est pas moins un redoutable chasseur. Malheur à l’insecte qui se trouve à portée de sa langue: aussitôt vu, aussitôt avale...

 

C.B. - 21 janvier 2005 - La Presse Riviera - Chablais 

20042004

Le Septembre Musical mise son avenir sur Tobias Richter

Le festival a nommé ce Zurichois, fils de l'immense Karl Richter, pour redorer son blason.

Le Septembre musical de Montreux-Vevey a-t-il déniché la perle rare ? Tobias Richter, nouveau directeur du Festival, fils du célèbre chef d'orchestre et organiste Karl Richter, se montre optimiste. Malgré un ...

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Le festival a nommé ce Zurichois, fils de l'immense Karl Richter, pour redorer son blason.

Le Septembre musical de Montreux-Vevey a-t-il déniché la perle rare ? Tobias Richter, nouveau directeur du Festival, fils du célèbre chef d'orchestre et organiste Karl Richter, se montre optimiste. Malgré un budget financier modeste, ce Zurichois, né en 1953, "se réjouit" de redorer le blason d'une manifestation qui a connu bine des turpitudes.

L'ère de Christian Chorier (l'ex Montreux Voice & Music Festival) est révolue. Depuis trois ans, une équipe constituée autour de François Margot et du chef bâlois Karl Anton Rickenbacher, s'est démenée pour cimenter le festival sur d'autres bases. Baptisé Septembre Musical, doté d'une nouvelle structure juridique, le festival a évacué la musique vocale et les instruments d'époque pour revenir à sa vocation première; le répertoire symphonique et la musique de chambre. Les affiches, bâties avec les moyens du bord, ont assuré sa pérennité. Mais pas son plein succès.

Attachement au bassin lémanique
Pourquoi Tobias Richter ? Pourquoi lui, alors que 19 candidats étaient en lice et qu'il s'est présenté en dernière minute ? Le métier d'abord. Tobias Richter dirige depuis neuf ans la Deutsche Oper am Rhein à Düsseldorf et Duisbourg. Les affinités ensuite. "Son attachement au bassin lémanique - il habite sur les hauts de Rolle - et son ouverture internationale sont autant d'atouts complémentaires", explique François Margot, président du Conseil de Fondation. La sensibilité artistique, enfin. "Tobias Richter est en contact avec la culture allemande. Nous souhaitions un changement après deux directeurs français."

Bien que né à Zurich, le nouveau directeur revendique ses "racines" romandes. "Peu de gens savent que j'ai ma maison près du lac depuis plus de trente ans. J'ai toujours rêvé de faire un festival dans la région." Echaffauder des programmations, gérer l'administration d'un théâtre: l'homme n'est pas exactement un novice. "J'ai la plus grande troupe d'opéra en Allemagne: 70 chanteurs fixes, 350 spectacles par ans répartis dans deux salles, l'une à Düsseldorf, l'autre à Duisbourg." Tobias Richter ne quittera pas des fonctions en Allemagne.

"Ce ne sera pas un festival lyrique, affirme-t il. L'auditorium Stravinski a été conçu pour le répertoire symphonique du XIXe siècle et du début du XXe siècle." Il espère que, sous son impulsion, cette salle pourra reconquérir son aura internationale. Le Théâtre de Vevey - pour les récitals et la musique de chambre - et le Château de Chillon - pour la musique ancienne - sont d'autres mines qu'il se réjouit d'exploiter.

Avec un budget d'un peu moins d'un million de francs, le Septembre musical ne roule pourtant pas sur l'or. "J'essaierai de faire la cour aux mécènes romands qui vous régulièrement à Bayreuth et Salzbourg" ironise Tobias Richter. Pour l'heure, l'homme doit faire vite: concocter une programmation pour l'été 2005, en espérant que dès 2006, les lignes du futur festival seront tracées.

Les Suisses, centre du monde

Davantages d'exposants et de surfaces: le TTW unique salon suisse pour les professionnels du voyage, organisé pour la vingt-neuvième fois à Montreux, veut y croire. Avec, jusqu'à ce soir, au centre de toutes les destinations: un client cible. Le touriste suisse, paraît-il le vacancier idéal...

S'il...

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Davantages d'exposants et de surfaces: le TTW unique salon suisse pour les professionnels du voyage, organisé pour la vingt-neuvième fois à Montreux, veut y croire. Avec, jusqu'à ce soir, au centre de toutes les destinations: un client cible. Le touriste suisse, paraît-il le vacancier idéal...

S'il devait y avoir des bons et des mauvais touristes, nul doute que l'Helvète ferait partie du premier wagon. Dans les travées de la foire des professionnels du voyage qui tient salon jusqu'à aujourd'hui à Montreux, le doute n'est pas permis.

Au travers des agents de voyage, c'est un touriste idéal que l'on vient séduire au TTW - Travel Trade Workshop. A coup de belles images, de costumes typiques et de sourires. Même si dans les stands, on est encore loin de la surenchère décorative des belles années, l'abondance est à chercher du côté des destinations. Où donner de la tête ? Latitudes fraîches ou tropicales: les quatre coins de la planète sont représentés avec, pour centre du monde deux jours durant, le touriste suisse.

Pas la quantité mais la qualité
Mais pourquoi lui plutôt qu'un autre? Serait-ce à cause de l'épaisseur de son porte-monnaie? Rares sont les responsables touristiques qui y font allusion. Et s'ils le font, c'est bien la dernière raison d'une longue liste. En tête de laquelle pas forcément la quantité, mais la qualité.


"C'est un bon touriste", note d'emblée Faïçal Jorio, directeur pour la Suisse de l'Office national marocain du tourisme. Avant de développer: "Il n'est pas arrogant et surtout il s'adapte facilement. D'autant que son intérêt n'est pas uniquement porté sur le balnéaire, il aime découvrir et il aime le contact avec les autochtones. Certes l'apport financier est intéressant pour le pays hôte, mais c'est d'avantage l'intégrité du Suisse qui nous séduit. De notre côté, nous offrons la gamme de contrastes recherchée. Ce qui fait que les Suisses reviennent au Maroc a coup de 42 à 43 000 touristes par an. La statistique le démontre. Un marché fidèle mais quoi qu’il en soit jamais acquis. Même pour nos voisins hexagonaux, la destination préférée des Suisses avec 3 millions de passeports à croix blanche qui ont passé la frontière l’année dernière. Si, côté chiffres, la stabilité est de mise, il s’agit néanmoins de batailler ferme pour la conserver. A coup de m2 occupes au TTW? Peut-être un signe. Contrairement aux discrets Etats-Unis, la France comme d’autres voisins européens ne lésine pas sur la surface. ?Le vacancier suisse? Il a les moyens, se déplace facilement et surtout il a le temps: c’est tout simplement le touriste idéal?, répond sans ambages, Jacqueline Dillman Faure, directrice de la Maison de France à Zurich. ?Cependant, poursuit-elle, qui dit “idéal” dit très convoite donc très courtise. Et, en ces temps d’incertitude pour la branche, la concurrence est rude.?

SERVICE HAUT-DE-GAMME Dans ce contexte pourquoi pas travailler l’association d’idées? Et il semble bien que qui dit ?luxe, golf, bien-être? pense ?Suisse?. D’ailleurs, l’Egypte se lance sur cette voie en ajoutant d’autres offres à sa palette bal néo-culturelle. ?Pour notre pays, la Suisse est, en importance, le cinquième ou sixième marche. Avec une augmentation de 52,9% entre cette année et la saison 2003?, analyse Youssreya Ismail, conseillère touristique auprès de l’ambassade d’Egypte à Berne. ?Actuellement nous mettons également en avant nos parcours de golf ainsi que les structures développées autour des sources naturelles pour le traitement de la peau et des os. De nouveaux marchés, pour lesquels il y a une clientèle. En particulier en Suisse.? Et lorsque le tourisme de masse n’intéresse pas, c’est aussi le marché suisse qui est en ligne de mire. Channa Juyasinghe, directeur touristique sri lankais pour l’Europe ne s’en cache pas. Et ce n’est pas pour rien que son pays se présente en force au TTW cette année. En plein essor touristique, nie de l’Océan indien développe en parallèle son offre et son plan de bataille. ?Sur place, nous mettons l’accent sur les services et sur la qualité. A l’extérieur, nos accentuons notre présence dans les salons a la conquête de deux marches: l’Autriche et la Suisse.?

 

Florence  Millioud Henriques - 28 octobre 2004 - La Presse Riviera Chablais

Montres à Montreux

Le Congrès International de Chronométrie se tient ces jours à Montreux. Horlogers, ingénieurs et techniciens de la branches se retrouvent au Centre des Congrès. La conférence inaugurale a été tenue par le professeur français Albert Jacquard.

Le célèbre généticien français Albert Jacquard était invi...

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Le Congrès International de Chronométrie se tient ces jours à Montreux. Horlogers, ingénieurs et techniciens de la branches se retrouvent au Centre des Congrès. La conférence inaugurale a été tenue par le professeur français Albert Jacquard.

Le célèbre généticien français Albert Jacquard était invite à ouvrir le Congrès international de chronométrie. Pour des raisons de santé, il a tenu sa passionnante conférence par satellite.

Un invité de grande renommée a inauguré le Congrès international de chronométrie à Montreux. Le professeur français Albert Jacquard a présente ses réflexions sur le temps et ses mesures lors de la première conférence de la manifestation. Connaissant des problèmes de sante récents, il n’a pu venir à Montreux. Mais grâce à la transmission par satellite, le scientifique a pu s’exprimer en direct depuis un studio de télévision parisien. Le président du Congrès international de chronométrie, Pierre-Yves Soguel affichait d’ailleurs sa satisfaction devant l’exploit technique: ?Nous avons réalisé une prouesse dans l’urgence. Ce qui est étonnant, c’est que l’absence physique du professeur Jacquard a donné encore plus de force à son message! ?

Effectivement, c’est dans un silence quasi religieux que les 530 horlogers ont écouté les réflexions du scientifique. ?Le temps, cette chose étrange que l’on cherche à mesurer, n’existe qu’à travers les évènements?, explique le généticien. Et Albert Jacquard de citer les grands bouleversements scientifiques de ce siècle: Albert Einstein avec la question de la vitesse de la lumière puis la théorie de la relativité générale. Et la théorie du Big Bang qui constate que l’univers bouge et se trouve en expansion. Toutes ces révolutions scientifiques ont ainsi eu de profondes répercussions sur la mesure du temps.

?Nous sommes peut-être en train de domestiquer le temps, de le mettre à notre service en imaginant demain. Ce qui nous différencie des animaux, c’est la notion d’avenir.?

Accompagnant son discours d’exemples clairs et évocateurs, parfois très drôles, Albert Jacquard a passionné son auditoire. La démarche scientifique rigoureuse à la base de ses réflexions, il n’hésite jamais à se rendre sur d’autres terrains, comme la littérature, la théologie ou la spiritualité. Une appréhension rationnelle du monde toujours empreinte d’humanisme profond. Et de terminer: ?Appartenir à l’espèce humaine, c’est dire non à la soumission.? 

Trois axes de réflexion sont abordés durant ces deux jours
Ce sont quelques 530 horlogers, Ingénieurs et techniciens spécialisés dans la mesure du temps qui se retrouvent durant deux jours au Centre des congrès de Montreux. ?Nous abordons trois axes concernant la mesure du temps, explique Pierre-Yves Soguel, président du Congrès international de chronométrie. L'axe scientifique tout d'abord, l'axe technologique ensuite et la dimension historique ?. Les montres et les systèmes de mesure du temps sont ainsi déclinés sous différentes formes à l'Auditorium Stravinski. Cela va du cadran solaire à l'horloge atomique que l'on retrouve, par exemple, à l'Observatoire chronométrique de Neuchâtel. Actuellement, si le domaine ne connait pas d'innovation majeure, il parvient à un certain degré de complexification pour gérer des produits de plus en plus élaborés.

UN RETOUR DE BALANCIER
?C'est amusant d'ailleurs, remarque le président, au début des premières mesures du temps, on utilisait les astres pour fixer les heures, avec les tables éphémérides par exemple. Aujourd'hui, on utilise l'horloge atomique pour mesurer les astres. C'est une sorte de retour de balancier!? Le Congrès est surtout l'occasion pour les représentants des grandes marques horlogères de multiplier les contacts, comme le souligne un ingénieur de Genève: ?On rencontre des gens de la profession que l'on croise rarement. Pour les professionnels de la branche, toutes les conférences s'avèrent intéressantes. Même s'il n'y a pas de révolution technologique d'envergure, j'ai apprécié certaines présentations d'avancée technique. En particulier une machine à cinq axes.? La montre garde une dimension particulière pour l'homme, comme le souligne Pierre-Yves Soquet: ?C'est un objet intime pour l'être humain. On la garde avec soi pour dormir. Elle peut être soumise à la sueur et à la température, c'est vraiment un objet particulier.? 

 

Laurent Donzelle - 1er octobre 2004 - La Presse Riviera / Chablais

Oeil à la loupe

Le 97ème Congrès suisse des ophtalmologues se tient au Centre des congrès de Montreux. Plus de cinq cents praticiens se rencontrent et échangent des informations jusqu'à samedi sur le développement de la recherche. Applications médicales en perspective pour les yeux de chacun.

Plus de 500 ophtalmol...

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Le 97ème Congrès suisse des ophtalmologues se tient au Centre des congrès de Montreux. Plus de cinq cents praticiens se rencontrent et échangent des informations jusqu'à samedi sur le développement de la recherche. Applications médicales en perspective pour les yeux de chacun.

Plus de 500 ophtalmologues se rassemblent au Centre des Congrès. Rencontres, séances d’enseignement et stands d’information à la clé pour traiter des avancées médicales. Lors de ce genre de congres, on peut essayer le matériel qui devient toujours plus sophistique ? se réjouit Magdalena Schoeneich, ophtalmologue à Montreux. Ce 97e congrès annuel de la société suisse d’ophtalmologie permet à plus de 500 praticiens de se rencontrer. A la clé, de nombreuses communications scientifiques, des ateliers et des laboratoires de travaux pratiques, étendus à des séances d’information et d’enseignement. ?Les progrès se réalisent beaucoup dans le domaine des appareils, renchérit-elle. Ils permettent de voir les structures de l’œil. L’imagerie est devenue très performante et l’on peut voir l’intérieur de l’œil par ultrasons!?

AVANCEES MEDICALES
Pendant ce congrès, les grandes maladies de l’œil vont être abordées. La dégénérescence maculaire en est un exemple. La macula est la partie de l’œil atteinte qui se trouve au centre de la rétine. Liée à l’âge, cette maladie augmente avec le temps. Cette dégénérescence est de plus en plus fréquente avec le vieillissement de la population. Elle est la cause principale de malvoyance chez les personnes âgées. La recherche dans ce domaine est extrêmement vaste. Ces dernières années le diagnostic s’est amélioré ainsi que les prises en charge et les traitements.

LA CATARACTE OPEREE
L’opération de la cataracte s’est également affinée. Cette intervention sur le cristallin devenu opaque est l’opération la- plus pratiquée en Suisse, plus fréquente que celle de l’appendicite, par exemple. Les problèmes de cataracte constituent la cause première de cécité dans les pays du Tiers monde. Ces interventions ne nécessitent plus d’hospitalisation et les patients peuvent être traites en ambulatoire. Les opérations fournissant des alternatives aux lunettes ont également progresse. Ces technologies sont très sophistiquées. Ce sont des prises en charge dites ?de luxe?, pour améliorer sa qualité de vie. Elles ne sont ainsi que peu souvent remboursées par les assurances maladies.

LES GENES DES YEUX
?La génétique de l’œil -l’oculogenetique- a également fait de très grands progrès ces dernières an- nées, explique un spécialiste lausannois. On comprend mieux l’origine de certaines maladies selon l’héritage génétique du patient. ? En découvrant celui-ci, les médecins peuvent parfois appliquer des mesures préventives. ?Il existe l’espoir à long terme de modifier tel ou tel facteur. Mais c’est vrai qu’on touche là un sujet sensible. ?

 

L.D0. - 16 septembre 2004 - La Presse Riviera / Chablais 

Congrès à Montreux

Réunis à Montreux pour leur congrès annuel, les chiropraticiens suisses, peu nombreux dans notre pays, exercent une profession encore méconnue du grand public. Leurs prestations, centrées sur la mobilité des articulations, sont reconnues par les assurances sociales depuis quarante ans.

Chiropratiqu...

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Réunis à Montreux pour leur congrès annuel, les chiropraticiens suisses, peu nombreux dans notre pays, exercent une profession encore méconnue du grand public. Leurs prestations, centrées sur la mobilité des articulations, sont reconnues par les assurances sociales depuis quarante ans.

Chiropratiquoi? Méconnue, la chiropratique l’est assurément. Il faut dire que les chiropraticiens ne sont pas nombreux en Suisse (240), ce qui explique la méconnaissance de leur travail.
D’abord, doit-on dire chiropraticien ou chiropracteur? Le Dr Thierry Berna, membre du comité exécutif de l’Association suisse des chiropraticiens, levé l’ambiguïté: ?Le terme chiropraticien est utilisé en Suisse, celui de chiropracteur, utilise par les Français, vient de l’anglais. C’est un peu comme les huitante suisses et le quatre-vingt français.?
Comparée à d’autres professions médicales, la chiropratique est donc un parent pauvre. ?Cela tient au fait que les études sont longues: il faut d’abord effectuer une propédeutique de médecine, puis suivre dix semestres de cours aux USA, seul endroit ou l’on peut suivre une telle formation. De retour en Suisse, il faut faire un assistanat de deux ans, puis un stage en milieu hospitalier. Enfin passer un examen.?
De quoi en rebuter plus d’un... Pourtant, la chiropratique est reconnue comme ?une thérapie de première instance. Au même titre que les médecins. Nous pouvons entièrement prendre en charge un patient. La prestation est donc reconnue - depuis 1964 - par les assurances sociales, la LAMal par exemple.?
Ouf, pas besoin d’une complémentaire pour se rendre chez ce spécialiste. Mais pour quels motifs? ?La chiropratique s’occupe de la sante complète, holistique, du patient. Elle restaure principalement la mobilité des articulations. On travaille beaucoup sur la colonne vertébrale et l’ensemble de l’appareil locomoteur, y compris la musculature.?
Un peu comme un physio, ou un ostéopathe en somme... ?Pas vraiment. La physio traite essentiellement de la rééducation musculaire. Le chiropraticien effectue des manipulations vertébrales avec impulsion, soit le petit craquement que l’on entend lors de la manœuvre. ? Le chiropraticien traite ainsi de différentes affections: maux de dos, hernie discale, mais aussi maux de tête entre autres. Et l’ostéopathie? ?Il est vrai que les deux disciplines se ressemblent, même si elles n’ont pas la même philosophie. La principale différence est que’en ostéopathie, il y a beaucoup plus de diversité dans la formation qu’en chiropratique. Par ailleurs, l’ostéopathie n’est pas reconnue par les assurances sociales.?
Fondée aux Etats-Unis en 1895, la chiropratique s’installe en Suisse en 1922. Il faut attendre pourtant l’après-guerre pour qu’elle prenne plus d’essor. Les défis d’aujourd’hui? ?Nous voulons sensibiliser les jeunes à cette profession. Nous allons ainsi lancer une campagne leur étant destinée. Une conférence aura aussi lieu ce dimanche à Montreux.? Nicolas ZEITOUN 

Le Rire, le Marché de Noël et le Centre des congrès s'associent

Le Festival du Rire a signé un partenariat avec le Marché de Noël et le Centre des congrès. Objectif: faire de Montreux un pôle touristique et culturel en hiver. Interview.

En concluant fin août un double contrat, l’un avec le Marche de Noel et l’autre avec le Centre des congrès de Montreux (CCM), ...

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Le Festival du Rire a signé un partenariat avec le Marché de Noël et le Centre des congrès. Objectif: faire de Montreux un pôle touristique et culturel en hiver. Interview.

En concluant fin août un double contrat, l’un avec le Marche de Noel et l’autre avec le Centre des congrès de Montreux (CCM), le Festival du Rire retrouve le sourire. Logiquement, depuis que la manifestation se déroule en décembre, soit depuis une année, des liens se sont presque logiquement crées entre les organisateurs des deux évènements. Au point qu’ils ont décidé de coucher sur papier leur vision commune du développement touristique et culturel de leur ville. Ce partenariat est complété par un accord avec le CCM. Celui-ci profitera de la renommée du festival, en échange d’une réduction sur la location de la salle. Fondateur et directeur du festival, Grégoire Furrer s’explique.

- Ce partenariat est-il nécessaire?
- Tout à fait. L'intérêt du Marché de Noël, qui se termine en fin de journée, est d’inciter le public à rester le plus longtemps possible à Montreux. Il fallait donc proposer une activité dans la soirée pour les gens qui viennent d’assez loin, comme les touristes. C’est ce que fait précisément notre festival. D’autre part, pour attirer ce public étranger, il faut se faire connaitre. Nous pouvons ainsi utiliser des humoristes lors de conférences de presse pour gagner en visibilité.

- Avez-vous besoin du Marche de Noël pour développer cela ?
- Le marché est un gros plus, car il attire beaucoup de touristes. De manière générale, on se rend compte qu’il est difficile d’attirer du monde si c’est seulement pour un spectacle. Un Parisien ou même un Genevois par exemple, ne vont pas faire le déplacement pour cela. Par contre, si on leur offre une destination touristique, cela change tout. Cette palette est essentielle. Pour donner un autre exemple, on ne va pas au Montreux Jazz Festival seulement pour y écouter un concert, mais aussi pour l’ambiance. Le Festival du Rire et le marché, vont également développer cet aspect festif.

- Concrètement, comment cela se traduit-il ?
- Ce partenariat, qui remonte à l’année dernière, nous permet de confirmer par écrit notre volonté commune, qui est de faire de la région un pôle touristique en hiver. Nous avons ainsi signe un contrat de trois ans, valable dès cette année, qui dit que les deux évènements vont faire du co-marketing. Le Marche sera présent lorsque nous communiquerons. Et réciproquement. L’année prochaine, nous allons aussi développer des soirées internationales en plus du Festival francophone, comme il y a quelques années. Il y en aura peut-être trois, une en italien, une en allemand et une en anglais.

- Il s’agit d’un échange de bons procèdes...
- Oui. Nous devenons du même coup le Festival officiel du Marché. L’enjeu est de faire de Montreux un passage obligé. Pour cela, le festival amene les artistes et le marché les touristes: celui-ci nous aide à remplir la salle tandis que le festival apporte les humoristes, lesquels vont améliorer l’offre et le cote promotionnel. Par exemple, cela fait des années que je veux monter un TGV du rire. Sans le marché, je n’aurais même pas espéré pouvoir le réaliser.

- Venons-en au partenariat avec le Centre des congrès.
- C’est plus concret que celui que nous avons conclu avec le Marché. Comme l’a déjà fait le Montreux Jazz, nous nous sommes mis d’accord avec le Centre: il pourra utiliser notre plateforme et notre carnet d’adresses pour amener des clients ainsi que le nom du festival (qui inscrira, en anglais, sur ses supports la mention hébergé par le Centre des congres, ndlr) moyennant un apport financier. Son image pourra ainsi être valorisée, tandis que nous avons obtenu un rabais fixe de quelques dizaines de milliers de francs à faire valoir sur la location. Le contrat, renouvelable, a été signé pour un an, ce qui nous permettra de faire un bilan. Il n’est pas né d’une crise, au contraire: nous avons discuté entre partenaires, d’égal à égal. Je suis persuadé que ce contrat sera reconduit, même s’il sera peut-être affiné par la suite.

- Pourquoi un tel accord aujourd’hui ?
- Je crois que c’est Claude Nobs qui a lancé ce type de partenariat. Il faut rendre à César ce qui appartient à César... La création du dicastère montreusien de l’économie, de la culture et du tourisme, créé cette année et dirigé par Laurent Wehrli, a aussi eu un impact. Il me semble qu’il y a en ce moment une véritable volonté politique de mettre ensemble les partenaires lies au tourisme et a la culture, afin qu’fis travaillent de concert. Christian Neukomm, président de la fondation du Festival, a également énormément œuvré lors des négociations. Cela s’est fait grâce à son impulsion.

- Vous parlez de l’apport touristique. Pourquoi alors ne pas avoir conclu un accord global, comprenant par exemple Montreux- Vevey Tourisme ?
- Il faut avoir une vision, mais mettre en place une politique des petits pas. S’il y a trop de monde autour de la table, cela devient compliqué. Le festival et le marché ont le même profil et joueront le rôle de locomotive. Le reste pourra suivre.

- Le Festival du Rire approche. Pouvez-vous nous dire quelques mots de son contenu ?
- Nous aurons cinq soirs, avec notamment Cuche et Barbezat et leur spectacle les Marionnettes du Pénis. Il y aura aussi deux grandes soirées de gala, filmées par la TSR, dont une sur le thème de la Suisse. On pourra y voir Tex, Yann Lambel, Marc Donnay- Monnay, Lolita Morena et Frédéric Recrosio. Par rapport à l’année dernière, le budget a été revu à la hausse. C’est tout ce que je peux vous dire pour l’instant !

 

Entretien: Nicolas ZEITOUN - 8 septembre 2004 - La Presse Riviera / Chablais 

Saison culturelle 04-05 de l'Auditorium Stravinski

La commune de Montreux a présenté hier le programme de la prochaine saison de l'Auditorium Stravinski. L'éclectisme est de mise, avec des artistes tels qu'Omara Portuondo, Patricia Kaas, Lynda Lemay ou le Quatuor.

Ni trop élitiste, ni trop ?popu?. Dévoilée hier matin au Centre des congrès de Montre...

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La commune de Montreux a présenté hier le programme de la prochaine saison de l'Auditorium Stravinski. L'éclectisme est de mise, avec des artistes tels qu'Omara Portuondo, Patricia Kaas, Lynda Lemay ou le Quatuor.

Ni trop élitiste, ni trop ?popu?. Dévoilée hier matin au Centre des congrès de Montreux, la prochaine saison de l’Auditorium Stravinski se veut éclectique, ?Notre volonté est d’associer tous les publics?, a rappelé le syndic Pierre Salvi lors de la conférence de presse.
De la musique classique aux Sweet People d’Alain Morisod, en passant par Lynda Lemay, Anne Roumanoff, au 15e Festival du Rire de Montreux, il y en aura pour tous les gouts.
Cote coulisses, la billetterie ?online?, mise en place l’année dernière suite à la déconfiture de Billetel, est prête à enregistrer les commandes. ?Les billets seront également disponibles à la Fnac, étant donne que nous sommes moins présents à Lausanne, Genève ou Fribourg?, explique Jean-Vincent Flicker, responsable de l’organisation. Le budget de 800 000 francs reste inchangé par rapport à l’année dernière, finance qu’il est par le Fonds culturel Riviera - alimente a raison de 48 francs par habitant du district de Vevey. Cet apport financier permet à Laurent Wehrli, municipal montreusien de l’économie, de la culture et du tourisme de lancer: ?Nous travaillons dans le sens de la région, en partenariat avec les communes.? Le Théâtre Montreux- Riviera (TMR) pourra ainsi programmer au sein de l’Auditorium. La Saison fait également la part belle aux spectacles plus régionaux (Holzhackens et le 30e Concours suisse de brass bands), qui côtoieront les têtes d’affiche.

DES SPECTACLES, EN VEUX-TU EN VOILA!
• Patricia Kaas: la belle revient avec un show plus électrique, ?Sexe fort? (10 octobre).
• Jamel Debbouze: le comique débarque à Montreux avec un nouveau spectacle, ?100% Debbouze? (17 octobre).
• ?Et si on chantait? ?: le spectacle musical de Jacques Pessis, mis en place par le TMR, reprend le répertoire français d’avant-guerre (6 novembre).
• Omara Portuondo: la diva cubaine chantera le 18 novembre.
• Soirée avec les Holzhackens, Lubraska et les Tchèques de Tufaranka (20 novembre).
• 30e Concours suisse de brass bands, avec la participation de Bertrand Piccard (27-28 novembre). 
• L’Orchestre symphonique Tchaikovski de Moscou, dirige par Vladimir Fedoseyev, interprètera Rachmaninov et Tchaikovski (1er décembre).
• Oslo Gospel Choir: l’ensemble norvégien se produira le 4 decembre.
• 15e Festival du Rire de Montreux: avec des artistes comme Francois Rollin, Cuche et Barbezat, Yann Lambiel et les Poubelles Boys (du 6 au 10 décembre).
• Grand Choeur A Coeur Joie, et le Nouvel Orchestre de Genève, diriges par René Falquet joueront le Stabat Mater de Rossini et Brahms (11 décembre).
• Alain Morisod et ses Sweet People pousseront la chansonnette le 19 décembre.
• La Philharmonie Haydn Austro- hongroise, conduit par Adam Fischer, jouera Haydn et Mozart le 19 janvier 2005.
• Le Quatuor: les délurés à cordes présenteront leur nouveau spectacle a l’occasion de leur 20 ans (28 janvier 05).
• Cologne New Philarmonie Orchestra: l’ensemble, dirige par Volker Hartung, interprétera Bizet, de Falla et Ravel.
• Europa Galante: à la direction et au violon, Fabio Biondi et son orchestre joueront Vivaldi, Bach et Giuseppe Sammartini (12 février 05).
• Marianne James: la ?Nouvelle Star? alliera voix et humour (25 février).
• L’Orchestre philarmonique de Radio France, conduit par Myung Whun Chung, rendra hommage à Igor Stravinsky (1er mars).
• Anne Roumanoff: l’humoriste française présentera ?Follement Roumanoff? le 8 mars.
• Lynda Lemay: l’auteur-interprète, qui compose actuellement de nouvelles chansons, a tenu à revenir à Montreux (14-15 mars). • Montreux Choral Festival: le concours de chœurs se tiendra du 30 mars au 3 avril.
• Frank Dubosc: l’humoriste s’adoucira avec ?Romantique? le 6 avril.
• Tango mon amour: cet ?opéra de chambre en 5 tableaux ? conduira les amateurs au cœur de Buenos Aires (9 avril).

 

N.Z. - 23 juin 2004 - La Presse Riviera / Chablais 

 

 

Symposium suisse d'esthétique dentaire

"On ne peut pas enfermer la beauté dans des règles", a expliqué samedi le maître céramiste montreusien Michel Magne lors de ce congrès qui a réuni des praticiens réputés.

Après Lausanne en 2002, le deuxième Swiss Symposium on esthetic dentistry s’est déroulé vendredi et samedi à l’Auditorium Stravi...

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"On ne peut pas enfermer la beauté dans des règles", a expliqué samedi le maître céramiste montreusien Michel Magne lors de ce congrès qui a réuni des praticiens réputés.

Après Lausanne en 2002, le deuxième Swiss Symposium on esthetic dentistry s’est déroulé vendredi et samedi à l’Auditorium Stravinski à Montreux et a réuni les médecins et techniciens les plus réputés de la profession, dont le Montreusien Michel Magne, maitre céramiste du groupe Oral Design, qui s’apprête à partir enseigner comme professeur a Los Angeles.

- Michel Magne, vous accordez une grande importance au dialogue avec le patient...
- Oui, car dans notre métier, il faut comprendre le patient, connaitre sa personnalité et sa définition de l’esthétique. A chaque fois que les problèmes esthétiques constituent l’origine des démarches thérapeutiques, il est souhaitable que le prothésiste dentaire rencontre le patient. Cette rencontre nous permet de collecter beaucoup informations, en particulier les paramètres de la couleur. Elle nous donne aussi l’occasion d’améliorer la confiance existant entre le chirurgien-dentiste et le patient. La psychologie fait partie de notre métier. C’est un domaine qui m’intéresse personnellement beaucoup.

- Quelle est le plus difficile dans votre métier?
- Comprendre la réelle requête du patient pour avoir tous les paramètres en notre possession.

- Quels sont les dernières nouveautés techniques?
- Elles sont nombreuses dans les machines-outils assistées par ordinateur qui sont mises à notre disposition. Mais dans les interventions de haut de gamme, avec des exigences élevées, ce sont avant tout les connaissances du médecin et du technicien qui sont importantes. A l’avenir, seuls les meilleurs subsisteront. Les autres seront ?remplaces? par les machines, qui deviennent de plus en plus performantes.

- Qui a recours à vos services?
- Toutes les personnes que nous envoient les médecins-dentistes, lesquels sont en fait nos clients au sens strict...

- Vos interventions sont-elles a la portée de tout le monde?
- Le but est qu’elles deviennent abordables pour tout le monde. Actuellement, tout dépend du type de restauration dentaire à entreprendre. Une restauration avec des exigences élevées prend davantage de temps et coûte donc plus cher.

- Quelle importance attachez- vous au paraître?
- A mon sens, le paraître doit être en harmonie avec l’être profond d’une personne. C’est une affaire d’équilibre. Je fais néanmoins une grande différence entre ce que font les gens et ce qu’ils sont.

- Qu’est-ce que l’esthétique à vos yeux?
- C’est une association entre beauté et art, influencée, en outre, par la culture et la mode.

- Et la beauté?
- La beauté est simple et plaisante aux yeux. Elle peut émaner d’une émotion, d’une couleur, d’une lumière, d’un son ou d’un mouvement. La symétrie n’est pas la panacée, s’il manque le charme. On ne peut pas vraiment enfermer la beauté dans des règles, on doit la replacer dans un contexte global, sans isoler tous les éléments qui la constituent. Dans notre métier, par exemple, nous veillons à ce que le blanc des dents soit en relation avec le blanc des yeux du patient. Il s’agit d’éviter de créer une tension visuelle. L’essence de la beauté est dans la nature. Et je n’ai pas la prétention de faire mieux que Dieu.

 

Propos recueillis par Claude BEDA - 10 mai 2004 - La Presse Riviera / Chablais

Claude Nicollier aux Journées de la géomatique

 "L'exploration spatiale arrive à un tournant: les vols vont retrouver l'espace profond, a relevé, vendredi, l'astronaute de la Tour-de-Peilz.

Ce nouveau plongeon vers l’espace profond est aussi un voyage dans notre passé. Invité dans le cadre des Journées de la géomatique qui se sont déroulées de ...

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 "L'exploration spatiale arrive à un tournant: les vols vont retrouver l'espace profond, a relevé, vendredi, l'astronaute de la Tour-de-Peilz.

Ce nouveau plongeon vers l’espace profond est aussi un voyage dans notre passé. Invité dans le cadre des Journées de la géomatique qui se sont déroulées de jeudi à samedi au Centre des congrès de Montreux, Claude Nicollier a évoqué le changement de cap pris ces derniers mois par l’exploration spatiale: Depuis la fin du programme Apollo (red: 1972), toutes les missions habitées ont eu lieu en orbite basse, soit à 100 km de la Terre. Cette année, plusieurs programmes de vols vers l’espace profond ont été lancés. Le président Bush a pris la décision d’envoyer des astronautes sur la Lune en 2015. L’homme devrait ensuite fouler le sol de Mars vers 2030. A ce jour, le dernier homme à avoir posé le pied sur la Lune est Eugen Caïman en 1972. Actuellement, il n’existe plus de véhicule spatial susceptible de faire le trajet Terre-Lune. Il s’agit donc de développer de nouveaux moyens de transport, à une époque où le climat n’est plus à la guerre froide mais à la collaboration internationale explique le Boéland.

UNE FEMME COMMANDERA LA PROCHAINE NAVETTE
Entre-temps, il s’agira aussi de terminer les missions agencées en orbite basse, notamment l’achèvement de la construction de la Station spatiale internationale (ISS), diffère en raison de l’accident de la navette Columbia survenu le 1er février 2003. La reprise des vols navette est prévue en mars 2005 avec une femme au commandement, confie Claude Nicollier. A la NASA, bon nombre de femmes ont des rôles dominants. En juillet 1999, à bord de Columbia, Eileen Collins avait été la première femme à commander une mission spatiale, exactement trente ans après que Neil Armstrong ait posé le pied sur la Lune. Il fallait alors installer en orbite le télescope Chandra. La navette n’est pas un engin sûr, il est très fragile, souligne l’astrophysicien. La NASA met actuellement tout en œuvre pour qu’elle puisse contribuer à la fin de l’assemblage de la Station spatiale internationale. En revanche, la navette n’effectuera plus les quarante-huit heures de trajet vers le télescope Hubble. Car, en cas d’accident, l’équipage n’aurait aucune chance d’être sauvé. Lors du prochain vol en mars 2005, la NASA testera des travaux de réparation, en cas d’accident lors de la montée. Alors que les nations s’attaquent à nouveau à la conquête de l’espace profond, elles semblent vouloir délaisser quelque peu l’orbite basse au secteur privé, à entendre Claude Nicollier: Aux Etats-Unis, une prime de dix millions de dollars a été promise à celui qui parviendrait à créer un véhicule spatial pouvant atteindre la hauteur de 100 km, deux fois de suite en quinze jours, pour s’assurer de sa fiabilité. Un projet américain a déjà atteint la hauteur de 60 km. Un deuxième essai est prévu le 21 juin prochain. En cas de réussite, ce particulier deviendrait le premier astronaute privé de l'histoire puisqu'il faut atteindre la hauteur de 100 km pour pouvoir être qualifié d'astronaute".

 

Claude Béda - 9 juin 2004 - La Presse Riviera / Chablais

De tout pour faire un Montreux Jazz Festival

Carlos Santana, Nina Hagen, Deep Purple et Air comptent parmi les têtes d'affiche de la 38ème édition du festival. OFfre débordante, dont les vraies réjouissances s'entrevoient au Miles Davis Hall et sur la scène purement jazz du Casino Barrière.

"Le programme de l'Auditorium Stravinski, c'est le g...

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Carlos Santana, Nina Hagen, Deep Purple et Air comptent parmi les têtes d'affiche de la 38ème édition du festival. OFfre débordante, dont les vraies réjouissances s'entrevoient au Miles Davis Hall et sur la scène purement jazz du Casino Barrière.

"Le programme de l'Auditorium Stravinski, c'est le gros mélange." C'est Claude Nobs qui le dit. Le patron du Montreux Jazz Festival, qui a présenté à grands traits jeudi la 38e édition, ne s'encombre plus de précautions oratoires pour évoquer les élans centrifuges du gigantesque puzzle festivalier de l'été romand. Qui, parmi les monolithes chargés de remplis l'Auditorium, sera susceptible de faire exploser les records de prélocations, comme Radiohead l'an dernier ? Bien difficile de l'entrevoir, entre la visite de courtoisie des habitués de la maison et le réveil supposé des dinosaures conviés à rallumer les feux d'antan.

Il y a heureusement des traditions plus récentes à Montreux. Celle par exemple de retrouver dans l'antre obscur du Miles Davis Hall la programmation affûtée de Lori Immi. Celle, aussi de vivre le jazz au Casino Barrière, troisième antre privilégié du raout de juillet, dont les portes s'ouvrent désormais pour 16 soirées contre 6 l'an dernier et 3 auparavant. Parmi les 115 concerts proposés entre le in et le off (renommé Montreux Jazz under the sky"), quelques pistes pour ne pas se perdre dans la marée sonore.

L'événement Santana
Bien davantage que la venue en voisin de Phil Collins (me 7) ou le reggae de Sean Paul (sa 10) c'est Carlos Santana qui joue le porte-drapeau de cette édition. Il s'installe trois soirs durant à l'Auditorium Stravinski. D'abord pour un concert qui le ramène aux sources du blues et convie des légendes: Buddy Guy, Otis Rush et surtout Clarence "Gathemouth" Brown (lu 12). Il tourne dès le lendemain les pages historiques de quarante ans de carrières avec les comparses de son fils Salvador (ma 13), avant d'inviter dans sa demeure montreusienne Chick Corea, Idrissa Diop, Herbie Hancock, John McLaughlin et Wayne Shorter. Rien que ça (je 15).

Les inoxydables
A l'exception de l'inaltérable B.B. King (ma 6) et Van Morrison (ve 9), qui, tout comme John McLaughlin (avec Shakti), arpentent l'Auditorium Stravinski, les fidèles d'entre les fidèles sont à retrouver, histoire du jazz oblige, au Casino Barrière. C'est Al JArreau qui ouvre les festivités (ve 2) suivi d'un autre vocaliste protéiforme, Bobby McFerrin, et du très grand James Taylor (di 4). Path Metherny s'intègre aussi chez les "Montreusiens de souche", auxquels s'ajoutera le pianiste Michel Camilo, qui préside par ailleurs le jury du 6e Concours de piano de Montreux.

Les pompiers
Tout revient à qui sait attendre. Prenez par exemple les bien-nommés Status Quo. Immuables dans leur boogie-rock en gilet de cuir, les Anglais croisent le fer (à repasser) avec leurs compatriotes de Deep Purple à l'Auditoroium Stravinski le dimanche 4 juillet. Auteurs d'un hymen à la gloire du Montreux Jazz ("Smoke on the Water"), ces vétérans du métal briton seront à leur tour rejoints par l'invicible armada de Cheap Trick, pionnier mythique du hard FM américain. Plus résolument fâchés avec leur âge, les excentriques George Clinton (ve 16) et Nina HAgen (Avec le Leipzig Big Band, sa 17) le disputent à l'exhumation des dieux disco Chic, démontrant par ce retour incongru combien le fric, c'est chic.

Les furieux
La benjamine s'appelle Renée Olstead. Elle a 14 ans et chante comme une diablesse sans vergogne avec les contournables Corrs (je 8). Son aînée de deux ans, l'altière Joss Stone, proclamée révélation de la saison, devrait la tenir à distance (lu 5) avec sa soul-jazz lancée d'un jet aussi incompressible que décomplexé. Mais la bombe est ailleurs, et c'est un garçon. Le Britannique Jamie Cullum, 24 ans, aussi familier des standards de Cole Porter que de rock enflé et de hip hop, synthétise le tout d'un coup de pied sur le clavier, avec les manières bondissantes d'un Robbie Williams de la note bleue (lu 12).

Les douces et les rebelles
Dido la douce se réserve l'entière soirée du 16 juillet à l'Auditorium, tandis que la soul folk de Feist est à découvrir d'urgence le jeudi 8. Pour ceux qui préfèrent les brunes, lorgner plutôt du côté de PJ Harvey (le 6) ou de la très secrète Martina Topley-Bird (ex-compagne vocale de Tricky). Noir comme cette dernière mais beaucoup moins sombre, le timbre des Maliennes Oumou Sangaré et Rokia Traoré, divas de la soirée "Africa" voir celui, résolument R'n'B d'Alicia Keys (sa 3).

Les incendiaires
Réceptacle stylé des dernières tendances musicales, le Miles Davis Hall poursuit sa quête de sonorités vierges. Avec, en guise de mise en jambes, la pop élégante des Nordiques Kings of Convenience (je 15) et Bang Gang (me 14), le funk princier d'Amp Fiddler (sa 10) et le rock tarabiscoté de Blonde Redhead (sa 3) ou Archive (lu 12). Plus radicale encore, les sonorités disco-rock de Scissor Sissters et!!! (dire "tchk tchk tchk" ma 13) se frottent à l'électro pop dégingandée d'Avril (sa 3) au rock furibard du Eighties Matchbox B-Line Disaster (ma 6) comme à la pop diaphane de Air (sa 3). Etincelles en perspective.

 

Florence Gaillard & Nicolas Julliard - 23 avril 2004 - Le Temps

Des souvenirs plein... le choeur

              Le 40ème Montreux Choral Festival se tiendra dès demain et jusqu'à dimanche. Pour la première fois, les choeurs, au nombre de 19 représentant cette année 15 pays, se produiront sur la scène du Théâtre de Vevey. La manifestation, autrefois nommées Rencontres chorales internationales c'e...

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              Le 40ème Montreux Choral Festival se tiendra dès demain et jusqu'à dimanche. Pour la première fois, les choeurs, au nombre de 19 représentant cette année 15 pays, se produiront sur la scène du Théâtre de Vevey. La manifestation, autrefois nommées Rencontres chorales internationales c'est aussi et surtout quatre décennies de souvenirs, d'anecdotes et de rencontres humaines. Coup d'oeil dans le rétroviseur.

Au commencement était Paul-André Gaillard. ?C’était un monument, se souvient Robert Chessex qui a use ses fonds de culotte au collège de Montreux avec le directeur artistique de la Chanson de Montreux de l’époque. Il était tout à la fois docteur en théologie et docteur en musicologie. ? Paul-André Gaillard, ce monument, était également directeur des chœurs au Festival allemand de Bayreuth. ?Il voyageait beaucoup, rencontrait beaucoup de monde dans le domaine du chant choral et a également dirige la Chanson de Montreux de 1952 à 1969, soit après Carlo Boiler?, rappelle Daniel Clément membre du comité actuel. Paul-André Gaillard fut donc le fondateur de Rencontres chorales de Montreux. Epaulé par le président de la Chanson de Montreux Robert Chessex (de 1960 à 1969), il s’est appuyé sur l’équipe dynamique d’un groupement qu’il connaissait bien et qui était alors l’un des membres de l’Office du tourisme.

PRIORITE A LA LIBERTE
?D’emblée, la manifestation a recueilli un écho incroyable. D’autant plus qu’il y avait peu de rencontres de ce type a l’époque ?, selon Robert Chessex. Il faut dire que la formule imaginée par Paul-André Gaillard était unique en Europe. ?Partout ailleurs, le règlement était très strict, précise Marcel Baudet président de 1969 à 1986. A Montreux, c’est la liberté la plus totale qui primait. Il n’y avait ni œuvres imposées, ni éliminatoires et tous les types de chœurs - enfants, mixtes, hommes ou femmes - concourraient dans la même compétition.? Cette formule, qui comprenait également le Prix du public, perdure encore aujourd’hui. Tout comme l’adéquation entre Rencontres chorales, devenues Montreux Choral Festival en 1999, et Chanson de Montreux. ?Dès le début, les membres ont été partie prenante de l’organisation. De l’accueil a l’accompagnement en passant par les excursions, souligne Daniel Clement. Même si aujourd’hui, la Chanson est un peu moins impliquée qu’avant.? Pour Marcel Baudet: ?Les nouveaux membres n’ont pas connu l’enthousiasme des débuts et se sentent peut-être moins proches de la manifestation. Il n’en reste pas moins que le Montreux Choral Festival s’est taillé une belle renommée et représente une carte de visite appréciable pour la ville. ? D’abord organisée au Théâtre du Casino, la manifestation s’est ensuite déplacée à l’Auditorium Stravinski. ?Sans doute un lieu trop important malgré tout. Les concerts ne drainent finalement pas tant de public que ça alors que les demandes de chœur affluent du monde entier?, selon Marcel Baudet. Cette année, changement de cap avec une 40e Edition dont la compétition se déroulera au Théâtre de Vevey. Au-delà des changements de lieux, d’équipes, l’ouverture au monde, perdure l’idée originelle de Paul-André Gaillard avec, en filigrane aux rencontres chorales, des rencontres humaines.

 

Christophe BOULAT - 13 avril 2004 - La Presse Riviera Chablais

"Le Centre des Congrès de Montreux est un très bel outil."

Claude Nobs, fondateur du Montreux Jazz Festival

Premier exercice dans le rouge

Avec notamment un congrès - 3'400 personnes sur dix jours - Centre de Congrès Montreux SA affiche un résultat opérationnel positif plombé par des subventions en baisse.

Opération séduction en vue d’une décision politique très attendue? Serait- ce ce qui a décidé Centre de congrès Montreux SA (CCM S...

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Avec notamment un congrès - 3'400 personnes sur dix jours - Centre de Congrès Montreux SA affiche un résultat opérationnel positif plombé par des subventions en baisse.

Opération séduction en vue d’une décision politique très attendue? Serait- ce ce qui a décidé Centre de congrès Montreux SA (CCM SA) à parler et à communiquer hier après trois ans de quasi-silence? Une toile de fond qu’Emest Guibert, président de la société exploitant le Centre des congrès montreusien assume totalement: ?Fort discrète, notre société ne réagissait même pas à certaines critiques. Or comme acteur de l’économie régionale, nous nous devons de dire ce que nous faisons. Et dans la foulée, intensifier la communication avec les divers partenaires locaux afin de dynamiser au mieux notre économie. Cela dit, la perspective du dépôt d’un préavis municipal annoncé pour ce semestre et réglant les questions d’entretien du bâtiment et de son utilisation nous a également encourage à prendre la parole.?

EXERCICE CORRECT?
Qu’y avait-il donc à dire hier? Des résultats, surtout des chiffres... Ceux affichés au compteur 2003 de CCM SA et validés par le Conseil d’administration mardi. Un exercice déficitaire (900 000 francs), le premier en quatre ans de vie. Pour Ernest Guibert, tout s’explique notamment par les ?non-décisions et non-participations communales (ndlr: Montreux est l’actionnaire unique de CCM SA).? Soit dans le désordre, une diminution sur l’activité culturelle, une subvention ramenée de 1,685 million de francs à 1 mio, une coupe sur le budget ?entretien?, les non-recettes liées a la convention signée avec le Montreux Jazz Festival. Auxquels s’ajoutent des montants en souffrance - 140 000 Fr. toujours dus par la Rose d’Or et 50000 impayés par le Septembre musical. Au final, l’addition du manque à gagner affiche 1,8 million. Qui, grâce à un résultat opérationnel positif, est réduit de moitié. ?Nous allons pouvoir couvrir ce déficit grâce à notre compte provisions, constitue à cet effet. Mais que nous ne pensions pas devoir mettre à contribution si tôt!?, regrette le président du conseil d’administration.

TAUX D'OCCUPATION EN AUGMENTATION Des chiffres, encore des chiffres... pour dire que 2003, du point de vue de l’exploitation, a été l’année des hausses. Tout d’abord du taux d’occupation des salles. Selon Eric Vodoz, directeur de CCM SA, il se situe globalement à 67,66% soit une progression de 3,15%. ?En nombre d’évènements nous avons fait mieux qu’en 2000 et 2001, mais moins bien qu’en 2002. Nous misons sur la diversification - congrès, présentation de produit, culture - afin de ne pas dépendre d’un unique secteur d’affaires. Et on peut affirmer que si on prend le top 100 des entreprises suisses sans compter les banques étrangères, 80% d’entre elles sont venues à Montreux au cours des quatre dernières années. Peu de centre de congrès peuvent se targuer d’avoir une telle clientèle! ?, se félicite Philippe Besson également directeur de CCM SA. Non sans donner encore un dernier chiffre, celui des nuitées hôtelières engendrées par l’occupation du bâtiment: 69 000. Soit, selon les calculs de CCM SA, l’équivalent en francs de 12,5 millions de francs. Quant aux perspectives 2004, un seul commentaire, celui du président Guibert: ?Grâce a la récente rentrée de contrats, nous sommes moins pessimistes que nous l’étions en janvier.?

Collaboration Beaulieu-Montreux - un médiateur nommé
?La démarche est en cours, elle progresse. Telle était invariablement depuis deux ans la réponse à la question ou en est la collaboration entre Beaulieu Lausanne et le Centre de congrès de Montreux, recommandée avec insistance par le canton! De retour sur le tapis, la question à cette fois trouvé un nouvel élément de réponse, une date et des cas concrets. ?Entre conseils d'administration, nous nous sommes mis d'accord sur ce qui pouvait être fait - dans l'immédiat, à moyen terme et sur ce qui ne pouvait être réalise. Une fois approuvé par les parties, ce texte a été transmis au Conseil d'Etat. Dans la foulée Jacqueline Maure a désigné un responsable du dossier qui a souhaité la nomination d'un médiateur. Ce qui est désormais chose faite... Ainsi donc la feuille de route a été validée et d'ici au 30 juin nous remettrons notre rapport?, s’est réjoui Jean-Daniel Theraulaz, administrateur de Centre de congrès Montreux SA. Avant de poursuivre: ?Ce qui importe, c'est que l'idée que les deux entités ne sont pas concurrentes mais complémentaires est acceptée.? Tout à gagner également pour Jean de Araujo, directeur général de Beaulieu Exploitation SA: ?Aucun doute que ce phénomène de complémentarité soit intéressant à développer et que par ce biais des économies seront réalisées. Evidemment, ce n'est pas quelque chose qui peut se faire du jour au lendemain... mais c'est une bonne chose, utile et profitable pour tous. En revanche, il sera difficile de conserver les structures telles qu'elles sont, si on veut encore progresser dans le sens d'une collaboration. Et prévoir, si ce n'est une direction unique, un sérieux rapprochement.? 

 

F. M. H. - 2 avril 2004 - La Presse Riviera / Chablais

 

 

Le Montreux Jazz Festival et le Centre de Congrès font la paix

Il y a avait deux perdants, il y a désormais deux partenaires. Lundi, les responsables du Montreux Jazz Festival (MJF) et ceux du Centre de Congrès de Montreux (CCM SA, dont la Municipalité est l'actionnaire unique), ont présenté les termes d'un accord de partenariat qui les unit jusqu'en 2008.

Pou...

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Il y a avait deux perdants, il y a désormais deux partenaires. Lundi, les responsables du Montreux Jazz Festival (MJF) et ceux du Centre de Congrès de Montreux (CCM SA, dont la Municipalité est l'actionnaire unique), ont présenté les termes d'un accord de partenariat qui les unit jusqu'en 2008.

Pour rappel, en juillet dernier, au terme de la dernière édition de son festival, Claude Nobs avait lâché sa colère. Et agité la menace d'une délocalisation dans des lieux plus accueillants. C'est que la facture croissante adressée au festival par la société qui gère le Centre des Congrès était jugée excessivement salée: 600'000 francs, correspondant au prix de revient de l'aménagement des lieux qui abritent l'Auditorium Stravinski et le Miles Davis Hall. Aménagement qui englobe frais de conciergerie, d'électricité, et surtout une somme de travaux visant à limiter - entre autres en couvrant les sols - la déprédation du Centre après le passage de quelques 220'000 festivaliers.

Stratégie marketing
Aujourd'hui, pas question pour le CCM de diminuer ces mesures de protection, ni donc de rabattre la facture annuelle. Les responsables ont trouvé mieux pour alléger les frais du festival, en planchant sur les intérêts de chacun. " Dans ce conflit, nous avons pêché par manque de communication, résume le directeur du CCM, Philippe Besson. Désormais, le Centre devient un partenaire officiel du Montreux Jazz et non plus son lieu d'hébergement. Le Centre sera mieux mis en avant durant le Festival, par des logos, et des mentions dans les programmes. Nous aurons aussi des facilités - billets pour les concerts, espaces réservés - pour accueillir au moment du festival nos autres clients, principalement  des multinationales, organisateurs de congrès et de conventions". Et le Montreux Jazz, qui prête son nom à de plus en plus de manifestation musicales à l'étranger (Atlanta, Tokyo, Shangaï), se fera aussi le promoteur du Centre à l'étranger. "Claude Nobs est le meilleur ambassadeur de la région et du centre. Il nous a proposé une sorte d'échange de carnets d'adresses", poursuit Philippe Besson, qui a tout à espérer de cette nouvelle lune de miel.

Pour ces échanges de bons procédés, le CCM paie: 150'000 francs qui passent dans son budget marketing et promotion, et qui sont déduits de la facture remise au festival, y compris de manière rétroactive, pour l'exercice 2003.

Cet été, Claude Nobs revendiquait aussi une utilisation plus appropriée des matériaux, une adaptation rationnelle aux nécessités pratiques récurrentes du Montreux Jazz. Et, pour cela, une participation active au processus de décision. La demande a été entendue, et les projets architecturaux futurs intégreront autant que possible les requêtes de l'équipe du MJF. Même si, pour l'heure, aucun réaménagement conséquent des lieux n'est annoncé.

 

Florence Gaillard - 9 mars 2004 - Le Temps

De fascinants tambours japonais

Première représentation d'une tournée suisse, hier soir à Montreux: les maîtres du tambour japonais, Kodo, se sont produits à l'Auditorium Stravinski. Un deuxième spectacle est agendé dans la même salle, ce samedi soir. Un moment alliant le show et la tradition.

Pour que le corps et la musique ne f...

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Première représentation d'une tournée suisse, hier soir à Montreux: les maîtres du tambour japonais, Kodo, se sont produits à l'Auditorium Stravinski. Un deuxième spectacle est agendé dans la même salle, ce samedi soir. Un moment alliant le show et la tradition.

Pour que le corps et la musique ne fassent qu’un, les percussionnistes de Kodo ont cultivé la tradition japonaise et ont livré hier soir un tableau fait de mouvements, de sons et de couleurs. Tambours battants, hommes et femmes déambulent dans le public jusqu’à la scène ou les sons rauques et prenants promettent un spectacle haut en surprise. Chaque musicien a une place et un rôle bien déterminé, ainsi les dix tableaux qui composent le show se déroulent de manière fluide en jouant sur les silences et les sonorités orientales. Les morceaux s’enchaînent de façon magistrale en entremêlant les costumes traditionnels et les légendes d’un pays lointain. Petit à petit le spectateur est pris dans un tourbillon de sons qui tournoient dans la salle et revient de plein fouet aux oreilles. Chaque son détient un pouvoir symbolique qui accentue le magnétisme des mélodies. Les danses, quant à elles, sont un mélange de délicatesse japonaise et de courage guerrier. Les danseurs, en costumes traditionnels, effectuent une chorégraphie précise mais gracieuse. Tenant d’une main le sabre et de l’autre l’éventail, ils démontrent l’ambiguïté régnant en chacun de nous. Tandis que sur d’immenses caisses en bois, dit ? daiko ?, les peaux tendues vibrent de toutes leurs forces sans jamais assourdir. Seuls les membres du Kodo en ont le secret, car plus que de la musique, leur art est une philosophie de vie.

LE CORPS ET L'ESPRIT
Vivant en communauté à Sado, île de la mer du japon, ils entretiennent vivant la tradition et les légendes de ce coin du monde. Tendant à une harmonie entre le corps et l’esprit, leur musique se veut également physique. Les musiciens tiennent des positions complexes pendant de longues minutes. Leurs jambes sont en permanence fléchies et le haut du corps prolonge les mouvements des bras pour donner la force nécessaire aux sonorités mais également pour créer une harmonie visuelle. Rien n’est laissé au hasard pour tendre vers la perfection sonore, visuelle et spirituelle. 

 

SGP - 6 mars 2004 - La Presse Riviera / Chablais

 

 

Montreux candidate pour les Championnats du Monde 2007 de Sumo

Aux côtés de la cité de la Riviera, les villes de Zürich, Genève, Lausanne et Fribourg sont aussi sur les rangs. Décision en décembre.

Montreux se positionne comme une ville organisatrice d’évènements sportifs. Apres avoir obtenu l’organisation des championnats du monde de tennis de table pour hand...

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Aux côtés de la cité de la Riviera, les villes de Zürich, Genève, Lausanne et Fribourg sont aussi sur les rangs. Décision en décembre.

Montreux se positionne comme une ville organisatrice d’évènements sportifs. Apres avoir obtenu l’organisation des championnats du monde de tennis de table pour handicapes en 2006, la cite qui accueille déjà chaque année le gratin du volleyball international dans le cadre du ?Volley Masters? et qui espère mettre sur pied les Championnats du monde 2007 de rink-hockey s’est également portée candidate pour organiser les Mondiaux de... sumo qui se dérouleront en Suisse en 2007. ?La Fédération internationale de sumo a préféré la Suisse au Brésil, à l’Afrique du Sud, l’Australie et au Japon, explique François Wahl, président de la Société suisse de sumo, trésorier de la fédération européenne et grand artisan de l’extension du sumo en Europe. Si le tour de table financier est concluant, nous n’aurons plus qu’à choisir la ville organisatrice. La décision finale sera annoncée en décembre lors des Mondiaux de Riesa en Allemagne. ? Si la Suisse a été choisie, c’est qu’elle n’est pas dénuée d’expérience en matière de sumo. Genève a déjà mis sur pied les Championnats d’Europe en 1996, qui ont attiré près de 2000 personnes au bout du lac. En outre, le plus haut combat de sumo du monde, mettant aux prises trois Suisses contre trois Japonais, a eu lieu en 1995... au Schilthom à 3000 m d’altitude. Il ne faut pas oublier non plus que Genève a aussi été le siège de la Fédération européenne de sumo, avant que celui-ci ne soit déplacé à Bruxelles.

LES ATOUTS DE MONTREUX
Avant de pouvoir observer de près les sumokas et les rikishis, Montreux devra néanmoins jouer des coudes avec les villes de Zurich, Genève, Fribourg et Lausanne. ?Genève et Zurich ont l'avantage de posséder des aéroports, commente François Wahl. Lausanne celui d’être connue pour ses manifestations sportives. Fribourg possède une longue tradition de lutte suisse. Montreux a de bons atouts aussi, notamment sur le plan de l’hôtellerie et du tourisme. Une manifestation de ce type dépasse, d’autre part, le cadre sportif. Les échanges culturels, là aussi leur importance. Montreux compte aussi des personnes influentes au sein du comité d’organisation de ces Mondiaux. Je ne vois qu’un mauvais point, relatif, dans la candidature de Montreux: les voies de communication. Les personnes venant du Japon ou du Brésil et qui doivent passer par Zurich risquent de trouver le dernier bout de chemin un peu long.? Pour l’heure, le comité d’organisation effectue des projections pour tenter de déterminer la ville susceptible d’attirer le plus de spectateurs. La participation financière des villes candidates pourrait constituer un autre élément déterminant. ?On ne parle toutefois pas de montants astronomiques, car ces mondiaux réunissent des athlètes amateurs. La ville organisatrice devra être notamment en mesure d’offrir les infrastructures adéquates (à Montreux, le Centre des Congres et le Pierrier) et... de prendre en charge les frais de séjour de la quarantaine d’officiels japonais.?

LE POIDS DE L'EUROPE
Ce n’est que depuis 1999 que les mondiaux de sumo sont organisés ailleurs qu’au Japon. L’Allemagne, le Brésil, la Pologne et la Russie ont déjà accueilli cette compétition. Ces dernières années ont été marquées par l’essor de ce sport en Europe. ?Nous (les Européens) sommes d’ailleurs actuellement majoritaires dans la plupart des votes, relevé François Wahl. Lors de l’assemblée générale de la Fédération internationale, les pays européens affilies (dix-sept actuellement) ont chacun droit à une voix, tout comme les Etats-Unis et le Japon. Mais les Japonais, qui ont un peu plus d’expérience que les Slovènes en sumo, on trouvé une astuce en insistant sur les traditions. Pour certaines décisions, ce sont encore les plus anciens qui décident...?

DE LA LUTTE SUISSE...
Sur le plan sportif, le Japon parvient encore à maintenir sa suprématie devant les Russes et les Allemands. La Suisse, elle, se classe près de la vingtième place. ?Elle pourrait faire beaucoup mieux, estime François Wahl. Car les prises de lutte suisse ne sont pas très différentes de celles du sumo. Le problème est que les lutteurs suisses rechignent à se lancer dans le sumo. Les planches de prix étant encore plus intéressantes en lutte suisse qu’en sumo...?

 

Claude Béda - 18 dévrier 2004 - La Presse Riviera / Chablais 

20032003

"Non, on ne tourne pas en rond"

Un amendement au budget fait Unanimité au sein de la Commission des finances. Elle ne veut pas de la subvention à Centre de congrès Montreux SA, pas pour le moment!

Dans le rouge mais pas tant que ça! Le budget 2004 de la commune de Montreux (voir "F* du 7 novembre) n’appelle que peu de coup de ci...

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Un amendement au budget fait Unanimité au sein de la Commission des finances. Elle ne veut pas de la subvention à Centre de congrès Montreux SA, pas pour le moment!

Dans le rouge mais pas tant que ça! Le budget 2004 de la commune de Montreux (voir "F* du 7 novembre) n’appelle que peu de coup de ciseaux de la part de la Commission des finances. Si ce n’est, et non des moindres, une subvention de 1,5 million de francs. Que la Commission des finances n’entend pas verser à titre de subvention à Centre de congrès Montreux SA (CCM SA), la société qui gère l’exploitation du Centre des congrès et dont l’actionnaire unique n’est autre que la commune de Montreux. Plus qu’une question de gros sous, c’est surtout un problème de calendrier qui heurte. Depuis 2000, un modus vivendi réglait le flux financier entre la commune et la société anonyme. Or cet échéancier est arrivé à terme à la fin de l’année dernière. Le préavis attendu quant à la suite, l’est toujours! Au regret des administrateurs de CCM SA qui souhaitent que ?la commune continue à verser une subvention de 1,5 million par an nécessaire pour assurer la pérennité de la société.? Regrets partages par la Commission des finances, qui en postposant une décision sur la subvention marque ainsi sa désapprobation. ?Car il s’agit bien d’un déplacement dans le temps et pas d’une économie.?, analyse le syndic Pierre Salvi qui n’entend pas ?combattre l’amendement mais éclairer le législatif. ? ?La proposition initiale de CCM SA était de verser un éventuel bénéfice à la commune en contrepartie d’un apport financier annuel. C’est une chose mais il y a aussi des éléments nouveaux qui sont venus se greffer - devoir du propriétaire en matière d’entretien notamment - et c’est pourquoi nous avons besoin de davantage de recul?, précise le municipal André Blanc. Un préavis réglant ces problèmes devrait être dépose au printemps. Pour l’instant, l’économie de 1;5 million, si la Commission des finances est suivie par le législatif, n’est donc que théorique tout comme le serait l’équilibre budgétaire ainsi retrouve.

CRITIQUES ET ESQUISSES DE SOLUTION
En attendant, la Commission des finances, même si ?elle se garde bien d’émettre un avis sur le travail et la société CCM SA ou encore sur l’avenir de la gestion du Centre? a toutefois émis quelques remarques. Pêle-mêle, les commissaires se sont demandes si une telle subvention est nécessaire ?elle pourrait avoir des effets négatifs sur l’efficacité de la gestion. Si la société ne devrait pas payer un loyer, si elle ne devrait pas faire l’objet d’un audit, si la répartition entre les activités culturelles et commerciales ne devait pas être revue.? Un commissaire a même fait remarquer que ?CCM SA dispose de trop de trésorerie selon les standards de gestion habituels.? Sur quoi, la Municipalité a précisé que ?ces liquidités sont, en partie, prêtées a la commune.? Autant de questions qui ont déjà été soulevées par le passe, mais le syndic et le municipal des finances l’affirment: ?On progresse dans ce dossier; on ne tourne pas en rond!?

 

F.M.H. - 6 décembre 2003 - La Presse Riviera - Chablais   

"Le Centre de Congrès permet de faire rayonner le nom de Montreux. Il demeure un instrument capital pour la région qui doit être mis en avant. Il s'inscrit parfaitement dans l'offre de l'arc lémanique avec Lausanne et Genève."

François Margot - président de Montreux Vevey Tourisme

Montreux, capitale suisse des brass bands

 Près de soixante ensembles de cuivre se produiront samedi sur la Riviera, terre d'accueil inattendue d'un genre musical méconnu.

Promue capitale suisse du jazz par la grâce d’un festival de renommée mondiale, la ville de Montreux est aussi devenue le haut lieu de la musique de cuivres. «En 1989, a...

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 Près de soixante ensembles de cuivre se produiront samedi sur la Riviera, terre d'accueil inattendue d'un genre musical méconnu.

Promue capitale suisse du jazz par la grâce d’un festival de renommée mondiale, la ville de Montreux est aussi devenue le haut lieu de la musique de cuivres. «En 1989, au moment où il s’est agi de quitter les locaux devenus trop exigus du Kursaal de Berne, le comité de l’Association suisse des brass bands a décidé de favoriser la Suisse romande et de déplacer le concours national à Montreux», explique Willy Zumbrunnen, lui-même organisateur de la manifestation depuis 1993.

C’était là un défi d’autant plus difficile à relever que l’épicentre du mouvement brass band en Suisse se situe plutôt du côté du lac des Quatre-Cantons et que le canton de Vaud — à l’exception de l’ensemble de cuivres Mélodia et du Brass Création — ne compte que très peu de représentants dignes de figurer au tableau d’honneur du genre. Dans ce domaine, les champions les plus titrés ont pour nom Brass Band Berner Oberland, Brass Band 13 Etoiles ou encore Brass Band Fribourg, des formations qui comptent dans leurs rangs des solistes d’envergure internationale. «Il faut arrêter de croire que les brass bands sont des fanfares de village. A force de travail, la qualité de leurs musiciens est vraiment extraordinaire », s’enthousiasme Willy Zumbrunnen, qui a déjà signé pour l’organisation de la 30e édition du concours l’an prochain.

Pour tous les publics
Né en Grande-Bretagne vers 1830, dans le sillon du mouvement salutiste, le style brass band s’est imposé en Suisse à la fin des années 1950, sous l’impulsion notamment du regretté Roger Volet, le père du Kiosque à musique de la Radio Suisse romande. Interprété exclusivement par des cuivres (cornet, euphonium, trombone ou encore bugie) et des instruments à percussion, le registre couvert par la musique brass band est vaste: classique, contemporain, jazz, variété ou musique de film, il y en a pour tous les publics. Et les fans seront d’ailleurs nombreux, samedi, à Montreux, où Willy Zumbrunnen attend 58 ensembles, quelque 2000 exécutants et presque autant de fidèles entre le concours proprement et la soirée de gala où seront réunis sur la scène de l'Auditorium Stravinski une centaine de musiciens issus de trois formations différentes. Un régal, paraît-if, pour les tympans difficiles. 

Le Centre de Congrès a su combler les vides

Après le départ du Symposium TV et de la Rose d'Or, les responsables des lieux misent sur une large palette de clients de grande qualité plutôt que sur une ou deux manifestation mammouths.

Inauguré il y a trente ans, le Centre de congrès et d’expositions de Montreux (CCE) a plutôt bien résisté aux ...

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Après le départ du Symposium TV et de la Rose d'Or, les responsables des lieux misent sur une large palette de clients de grande qualité plutôt que sur une ou deux manifestation mammouths.

Inauguré il y a trente ans, le Centre de congrès et d’expositions de Montreux (CCE) a plutôt bien résisté aux aléas du marché. Pièce maîtresse du complexe, l’Auditorium Stravinski, construit en 1993, fonctionne pour sa part comme un véritable aimant tant auprès des organisateurs de congrès que des intervenants culturels. Confiée depuis 2000 à une société anonyme à but lucratif dont le capital est entièrement en mains communales, l’exploitation du CCE permet de dégager un chiffre d’affaires qui oscille entre 8 et 10 millions de francs par an.

L’année 2000, qui marque l’arrivée de la nouvelle structure de gestion, a connu le même taux d’occupation (71,8%) que lors d’une année avec Symposium TV (parti en 1999). Annoncé ce printemps, le départ de la Rose d’Or ne devrait, pour sa part, pas prétériter la marche des affaires. Si la société Centre de Congrès Montreux SA tire son épingle du jeu, Eric Vodoz, directeur technique, relève: «Le départ de la Rose d’Or a constitué un choc émotionnel, s’agissant d’un événement emblématique pour la région. Les organisateurs de cet événement ont choisi de quitter la Riviera car l’offre de la ville de Lucerne était de 150 000 francs supérieure à celle de Montreux. Le choix est vite fait.»

Tourisme d'affaires
«Nous préférons désormais avoir une palette de clients haut de gamme à forte valeur ajoutée pour la région, et diversifier le risque économique», poursuit Philippe Besson, directeur commercial. Evénement culturel par excellence, le Montreux Jazz Festival assure à la station et à son Centre de congrès une visibilité auprès du grand public. Conscients que les amateurs de concerts estivaux ne sont pas forcément ceux qui organisent des congrès, les directeurs veulent construire la notoriété de Montreux autour du tourisme d’affaires.

Un tiers des événements du Centre de congrès ont un caractère culturel. Entre le Jazz, le Septembre musical, les rencontres chorales et la saison culturelle, l’Auditorium Stravinski est occupé sept mois et demi par an. Les manifestations commerciales se partagent les plages restantes. Les directeurs souhaiteraient pouvoir disposer de davantage de cases libres dans ce fleuron pour y glisser de nouveaux événements d’affaires. Des négociations avec les autorités communales devraient prochainement avoir lieu. L’octroi du solde de la manne financière cantonale pour la rénovation du CCE, dont le Miles Davis Hall, est conditionné à la collaboration avec le Palais de Beaulieu à Lausanne. Une coopération qui est en cours d’élaboration.

Le CCE en chiffres

  • 2 auditoriums
  • de 1800 et 1200 places (assises à table)
  • 2 salles de moyenne capacité de 350 et 200 places
  • 20 salles modulables
  • 14 bureaux
  • 6 loges
  • 18 000 mètres carrés de surfaces d'exposition.
  • 32 employés fixes (administratif 2, exploitation 18, commercial 12)
  • 125 auxiliaires.

Claude Nobs menace, le Centre des congrès reste de glace

  Le patron du Festival de Jazz dénonce une augmentation intolérable des frais et évoque la possibilité d'une délocalisation. Incriminé, le directeur du CCE se dit habitué à ces attaques.

Philippe Besson collabore avec Claude Nobs depuis vingt et un ans. Le directeur du Centre des congrès et d’expo...

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  Le patron du Festival de Jazz dénonce une augmentation intolérable des frais et évoque la possibilité d'une délocalisation. Incriminé, le directeur du CCE se dit habitué à ces attaques.

Philippe Besson collabore avec Claude Nobs depuis vingt et un ans. Le directeur du Centre des congrès et d’expositions (CCE) de Montreux a donc appris à connaître l’oiseau. Ainsi, quand le père du Montreux Jazz Festival menace d’exiler la manifestation du coté de Genève, Philippe Besson reste zen. «Claude nous a habitués à ce genre de déclarations. Elles reviennent de manière cyclique. Nous ne sommes donc pas trop inquiets. Et ce n’est pas la guerre entre nous», relativise Philippe Besson. Histoire de rassurer encore précisons que, tant le Service des affaires culturelles que l’Office du tourisme de Genève n’ont pas eu vent d’un éventuel déménagement de l’événement vers la ville du bout du lac... Si le Jazz pèse lourd en termes

d’image, les 50 à 70 congrès annuels organisés à Montreux sont particulièrement rentables d’un point de vue financier. Philippe Besson confie tout de même: «Si les relations avec Claude Nobs devaient s’envenimer, cela risquerait d’inquiéter certains clients commerciaux qui apprécient une certaine discrétion.» Autorités communales, direction du CCE et responsables du Jazz vont se réunir prochainement.

Objectif: comprendre le mécontentement de Claude Nobs. 

Depuis quatre ans, la facture se monte à 600 000 francs
Selon Philippe Besson, les chiffres avancés par Claude Nobs à propos des charges liées à l’utilisation du Centre des congrès ne sont pas ceux que le Montreux Jazz Festival verse à la société du CCE. «Claude Nobs affirme que nous lui coûtons 1,6 million de francs par an, alors que depuis quatre ans la facture est de l’ordre de 600 000 francs. Il valorise la gratuité du loyer que la ville lui paie (n.d.l.r.: 550 000francs)», argumente Philippe Besson. Et le directeur du CCE de s’interroger: «Pourquoi, après avoir accepté les règles du contrat de prestation ces dernières années, ces modalités lui posent aujourd’hui problème? Le festival nous commande une série de prestations et nous reproche ensuite de les lui facturer. » Propriétaire des lieux, la ville de Montreux contraint la société du CCE à travailler au prix de revient pour les  manifestations culturelles consacrées par la commune. Quant aux aménagements des différentes salles, Philippe Besson relève que Claude Nobs a notamment fait partie de la commission communale qui a suivi la rénovation du Miles Davis Hall. «Et maintenant il nous reproche le choix des couleurs...»

Philippe Besson considère le Festival comme un fruit mur ayant atteint son apogée. «Au moment où l’on parvient à ce stade, il faut savoir si l’on veut encore grandir. Pour notre part nous ne pouvons pas déplacer les murs.» Contacté hier après-midi, Claude Nobs n’a pas souhaité dire plus que ce qu’il a affirmé ce week-end lors de la conférence de presse de clôture du Festival. 

 

Céline Goumaz - 22 juillet 2003 - 24 heures

L'Art Mobile Jazz, bientôt plus une musique d'avenir

Le remontage de l'ancien arteplage mobile du Jura doit être achevé pour le 9 juillet afin de vivre le Montreux Jazz Festival. Timing serré dans le chantier du Bouveret (VS).

Un roulis léger, a peine perceptible. ?Je ne le sens plus?, confie dans un sourire Nicolas Reymondin, qui vogue à bord du ?va...

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Le remontage de l'ancien arteplage mobile du Jura doit être achevé pour le 9 juillet afin de vivre le Montreux Jazz Festival. Timing serré dans le chantier du Bouveret (VS).

Un roulis léger, a peine perceptible. ?Je ne le sens plus?, confie dans un sourire Nicolas Reymondin, qui vogue à bord du ?vaisseau? depuis novembre 2001. L’homme fut directeur technique de l’arteplage mobile du Jura durant l’expo. Aujourd’hui maitre d’ouvrage pour le remontage de la barge, il est pressenti pour devenir le directeur technique de l’Art mobil Jazz, nom de baptême donne à la grande péniche par la fondation du même nom (24 heures du 24 juin). Une embarcation qui vit des heures intenses depuis samedi, amarrée dans le canal bordant le chantier de la société Rhona au Bouveret (VS). Huit jours seulement ont été nécessaires pour le démontage et rien que dix seront à disposition pour le remontage total du bateau. Hier, un des éléments les plus lourds y était réintégré: la timonerie, une composante de 7 tonnes, sur laquelle on trouve également la régie spectacle et les WC. Dans la foulée, le bar était lui aussi remis en place. D’ici au 9 juillet, la barge aura retrouvé ses formes et son poids colossal de 240 tonnes (la coque de 90 tonnes étant lestée de 120 tonnes, a cela s’ajoutent d’autres éléments). Le travail de Nicolas Reymondin prend une dimension de chef d’orchestre: ?Pour le planning du remontage, j’ai coordonne le travail des différents corps de métiers en fonction de chaque élément. ? Sur et autour de la barge, un ballet d’une quinzaine de personnes, issues de différentes professions (grutier, serrurier, électricien, mécanicien), s’active dans un calme apparent. Le 9 juillet est programmée la mise en service. Le jour suivant, l’embarcation sera amarrée a proximité du Centre des congrès pour vivre les derniers jours du Montreux Jazz Festival. Tout a été prévu. Ainsi, le bateau pourrait, en cas de nécessite, être pousse jusqu’à Montreux par le Joliment, un bateau de la Sagrave. Pour la fondation, le travail de remontage se double de celui, administratif qui devrait permettre de décrocher les autorisations nécessaires pour amarrer la barge à Montreux. Hier, deux options étaient encore ouvertes: soit un ancrage sur des corps-morts, soit un amarrage le long du débarcadère de la CGN. ?La deuxième variante impliquerait de dégager lors de l’arrivée des bateaux de la CGN (n.d.l.r.: la barge sera exploitée le soir uniquement). Et de déplacer l’AMJ jusqu’à Villeneuve pour la nuit.? De la musique d’un très proche avenir. ? 

 

Corinne Feuz - 3 juillet 2003 - 24 heures

Montreux perd sa Rose

Le festival né en 1961 plie bagage pour s'installer à Lucerne dès 2004. Grosse déception sur la Riviera, où l'on dénonce une affaire de gros sous.

Lucerne a cueilli la Rose d’Or. Quarante-deux ans après avoir poussé, s’être épanoui et légèrement fané à Montreux, le festival va refleurir en Suisse a...

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Le festival né en 1961 plie bagage pour s'installer à Lucerne dès 2004. Grosse déception sur la Riviera, où l'on dénonce une affaire de gros sous.

Lucerne a cueilli la Rose d’Or. Quarante-deux ans après avoir poussé, s’être épanoui et légèrement fané à Montreux, le festival va refleurir en Suisse alémanique. Les organisateurs de ce rendez-vous destiné à faire connaître les nouvelles tendances de la TV pensent avoir trouvé, outre-Sarine, un terrain plus propice au développement de la manifestation. Grosse déception sur la Riviera, où l’on tresse des couronnes d’épines à la ville et au canton de Lucerne qui ont mis le paquet pour ravir l’événement à la Suisse romande. «Nous n’avions pas la volonté de quitter Montreux à tout prix. Mais le désengagement de la SSR (n.d.l.r:: Société suisse de radiodiffusion) il y a deux ans nous a contraints à trouver de nouveaux soutiens. Les partenaires que nous avons trouvés sont, en majorité, de langue allemande. Nous nous en sommes rapprochés», explique Georges Luks. Pour le directeur de la Rose d’Or, ce déménagement correspond aussi à une nouvelle orientation stratégique qui vise à renforcer le potentiel des marchés suisse alémanique et allemand.

Une question de gros sous
Claude Nobs avait été mis au parfum depuis longtemps. Cela n’empêche pas le patron du Montreux Jazz Festival, événement sorti du cocon de la Rose d’Or il y a trente-sept ans, d’exprimer une grande tristesse. «C’est une question d’argent. Il y en a plus en Suisse allemande... La ville et le canton de Lucerne ont mis près d’un million de francs.» Collaborateur administratif de l’Office du tourisme de Montreux, Claude Nobs fait ses armes à la Rose d’Or. En 1964, il obtient le premier concert des Stones en Europe dans le cadre du festival. «A l’époque, on me demandait «les Rolling qui?» Ils étaient à l’affiche avec Adamo et Petula Clark.» Claude Nobs estime que la Rose d’Or a beaucoup perdu de son impact et de son esprit, après le retrait de ses pères fondateurs.

L’ancien directeur de l’Office du tourisme de Montreux qui, associé au directeur de la SSR Marcel Bezençon, a lancé en 1961 la première édition de la Rose d’Or, se montre critique. «Il est regrettable que nul n’ait pensé à temps au remplacement de cette manifestation. Il aurait fallu se dire assez tôt: qu’avons nous en réserve au cas où cet atout viendrait à décliner. Il ne faut pas non plus toujours frapper aux mêmes portes pour obtenir des sponsors», analyse Raymond Jaussi. En 1954, Montreux accueille la première Eurovision. Cette même année, le directeur de l’Office du tourisme cherche un événement pour succéder à la Fête des narcisses devenue désuète. «L’idée était de retrouver une manifestation capable de porter le nom de Montreux dans le monde entier, explique Raymond Jaussi. Il a fallu dix ans de préparation.»

«C’est un jour triste pour Montreux et la Suisse romande, soupire Harry John, directeur de Montreux-Vevey Tourisme. La Rose d’Or véhiculait un nombre hallucinant de reportages sur la région à travers le monde. Trop de milieux montreusiens mettaient en doute cet événement. D’autre part, le grand public pensait à tort qu’il s’agissait d’un rendez-vous de spécialistes. «Au fil des ans, la Rose d’Or a récompensé des programmes aussi variés que le Muppet Show, Benny Hill, Mr. Bean ou les Monty Python. Après le départ, il y a peu, du Symposium TV (le volet technique) pour Amsterdam, Montreux perd donc son ultime événement lié au petit écran. Reste à zapper pour trouver d’autres manifestations porteuses. Il en va peut-être aussi de la survie du Centre des congrès.

 

Céline Goumaz - 17 juin 2003 - 24 heures

 

 

"L'Auditorium aurait aussi bien pu s'appeler le Scenic (premier nom retenu), l'Apogée, le Carré de l'hypoténuse ou la Grande Verrière."

Un 2ème CD enregistré à l'Auditorium Stravinski à Montreux avec David Richards

Entamée en décembre, la création de l'album "Ensemble" s'achèvera ce week-end par l'enregistrement des choristes à l'Auditorium Stravinski.

"C'est une opportunité pour nos élèves de pouvoir travailler avec David Richards." Fer de lance des choeurs de Villeneuve, Alexandre Nicolet se réjouit du trav...

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Entamée en décembre, la création de l'album "Ensemble" s'achèvera ce week-end par l'enregistrement des choristes à l'Auditorium Stravinski.

"C'est une opportunité pour nos élèves de pouvoir travailler avec David Richards." Fer de lance des choeurs de Villeneuve, Alexandre Nicolet se réjouit du travail accompli par les jeunes choristes villeneuvois depuis septembre dernier. A peine l’action «Y a dû choeur» achevée, le Choeur des 5e/6e années, le Choeur des ados, le Choeur de soutien (anciens élèves) et l’orchestre des maîtres ont remis l’ouvrage sur le métier pour la réalisation d’un deuxième CD «Ensemble», inspiré de la chanson de Jean-Jacques Goldmann. «Nous avons choisi de jouer sur ce titre et de regrouper les trois choeurs. Car notre force, ce sont avant tout les 220 choristes réunis, explique Eric Vuataz, directeur des choeurs. L’idée de créer un deuxième CD est née l’an passé déjà. Ce projet n’a pas manqué de motiver encore plus les élèves.»

Réunis autour de David Richards, choristes et maîtres s’attellent donc depuis plusieurs mois à concocter un CD de qualité. «Il reste le fruit du travail d’un choeur d’enfants amateur. Nous ne recherchons pas la perfection. Toutefois, le cadre professionnel mis en place ainsi que la présence de David nous permet de faire encore mieux que par le passé, relève Eric Vuataz. Plus que la célébrité ou les compétences de David Richards, c’est son côté humain qui crée une émulation chez les choristes.»

Avec les Choeurs de Vevey
Le nouvel album, auquel ont été associés, pour une partie, la violoncelliste Nathalie Manser, le Choeur des écoles de Vevey et le Choeur à corps dirigés par Patrick Bron, compte dix-neuf titres au total, dont huit nouveaux tirés dans les répertoires de Jean-Jacques Goldmann, Liane Foly, Renaud, Maxime Leforestier, Ismaël Lo ou encore Mylène Farmer. Les choristes y ont travaillé à raison d’une heure hebdomadaire (près de trois heures par semaine pour les solistes), sans compter les séminaires musicaux organisés lors de week-ends passés... ensemble à Villeneuve ou aux Diablerets.

Les enregistrements des solistes, des cuivres et de l’orchestre des maîtres, sont achevés. Reste celui des 330 choristes, qui aura lieu ces samedi et dimanche 3 et 4 mai. «La proposition de réaliser cet enregistrement à l’Auditorium Stravinski émane de David Richards qui estime que le choix de cette salle permettra aux enfants de mieux percevoir l’importance de leur travail. L’enregistrement sera effectué dans des conditions «live», sur la base de la bande son déjà réalisée», explique Eric Vuataz. 

L’album sera ensuite peaufiné au Mountain Studio et pressé par Adcomtrade AG à Zoug , avant d’être mis en vente au moins de juin.

"Emballé"
La collaboration des choeurs de Villeneuve avec David Richards avait déjà débouché sur un concert commun «Un monde en senteur», qui a eu lieu en décembre dernier. «Notre rencontre est le fruit de plusieurs coïncidences. Alors que je travaillais au Montain Studio à titre personnel, j’ai montré à David le travail que nous faisions avec les choeurs de Villeneuve. Il a été emballé», confie Eric Vuataz. En mai 2002, les choeurs de Villeneuve avaient également emballé plus de 2200 personnes dans le cadre des deux soirées musicales organisées à la Tronchenaz à Villeneuve sur le modèle des Restas du Coeur chers à Coluche et qui s’étalent soldées par un bénéfice de 12 000 francs versés à des associations caritatives.

Avec ce deuxième CD, c’est une nouvelle aventure qui commence...

 

C.B. 30 mars 2003 - La Presse Riviera Chablais

Chorales au rendez-vous

Près de 600 chanteurs venus de huit pays, soit une quinzaine de choeurs, participeront, du 23 au 27 avril, à la 39ème édition du Montreux Choral Festival, sur la scène de l'Auditorium Stravinski. Le concours se terminera par un concert de gala, une création de Jean-François Bovard pour la musique et...

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Près de 600 chanteurs venus de huit pays, soit une quinzaine de choeurs, participeront, du 23 au 27 avril, à la 39ème édition du Montreux Choral Festival, sur la scène de l'Auditorium Stravinski. Le concours se terminera par un concert de gala, une création de Jean-François Bovard pour la musique et Pierre Savary pour le livret. Intitulé "L'enfant qui n'avait pas de nom", cet oratorio sera interprété par le Corps de musique de la ville de Bulle et par plusieurs choeurs de la région.

Art Forum veut attirer les foules

La quatrième édition d’Art Forum pourrait bien être celle des records: artistes présents, déjà, et visiteurs, très certainement, sont supérieurs aux chiffres enregistrés il y a deux ans. 

A mi-chemin entre l’exposition et la foire artistique, la quatrième édition d’Art Forum, aura lieu du 12 au 16 ...

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La quatrième édition d’Art Forum pourrait bien être celle des records: artistes présents, déjà, et visiteurs, très certainement, sont supérieurs aux chiffres enregistrés il y a deux ans. 

A mi-chemin entre l’exposition et la foire artistique, la quatrième édition d’Art Forum, aura lieu du 12 au 16 mars. La manifestation culturelle pourrait voir son succès grandir encore, et le nombre de visiteurs augmenter pour dépasser les 10 000 unités d’il y a deux ans. 

NOMBRE D'ARTISTES RECORD
Côté artistes, le record est battu. Cette année, ils seront 148 entre peintres, sculpteurs, verriers ou autres photographes, parmi lesquels une centaine de Suisses et un tiers de Français. ?Sur les 1400 dossiers envoyés, 500 artistes ont montré leur intérêt en nous répondant?, indique Jean-François Gailloud, vice-président de la Fondation Art Forum, qui a pris la relève de la Jeune Chambre économique de la Riviera pour chapeauter l’évènement artistique. Le peintre Dani Dasto, membre du jury, annonce que la sélection pour l’édition 2003 a été plus stricte: ?Les artistes désignés cette année présentent des œuvres de meilleure qualité ?. Et d’expliquer: ?Nous avons demandé aux artistes de ne présenter uniquement des œuvres de factures égales et réalisées dans la même veine. Donc pas de natures mortes côtoyant des tableaux abstraits ?. Le rassemblement artistique revendique par ailleurs une originalité par rapport aux autres grandes messes du genre. ?Art Forum permet aux artistes de nouer des contacts avec les milieux économiques ?, remarque le président Martin Bornand. Il ne faut cependant pas croire que le raout favorise les échanges commerciaux durant l’exposition.

PAS DE PASTILLES ROUGES
?N’allez pas croire que nous ne voulons pas que les artistes ne vendent leurs œuvres mais nous ne souhaitons pas voir fleurir les pastilles rouges sur les pièces vendues. Les ventes peuvent se faire, mais dans la discrétion. Art Forum n’entend en aucun cas porter ombrage aux galeries?, relève encore Martin Bornand. Et de souligner que les artistes jouent toutefois une carte gagnante en participant à l’évènement: ?Ils ont l’occasion de jouir de la présence d’un public nombreux et de la présence presque assurée de galeristes, qui viennent en visite?. L’évènement comprend également un volet didactique. En effet, 21 classes des écoles primaires de la région montreusienne vivront le jeudi une journée d’initiation à l’art. Visite guidée et commentée de l’exposition suivie d’un entretien en groupe avec les artistes présents sur les lieux sont au programme. Et ces jeunes visiteurs auront également la possibilité de se mettre dans la peau d’un jure en attribuant le Prix des Enfants. Lauriers toujours, les artistes pourront se voir attribuer neuf distinctions, représentant au total 25 000 francs. Chapitre finances, Art Forum coûte 320 000 francs aux organisateurs, un montant couvert notamment par des parrainages se montant à 70 000 francs, les finances d’inscription et une subvention de 50 000 francs du Fonds culturel Riviera.

 

D.DV - 7 mars 2003 - La Presse Riviera-Chablais 

TTW 2003

Abondance à l'Auditorium

La seconde moitié de janvier sera «classique» à l’Auditorium Stravinski de Montreux. Trois orchestres s’y produiront en effet entre le 15 et le 29 de ce mois. La soprano Madelaine Wibom chantera ainsi le 25

avec le Berliner Symphoniker. Le London Philharmonie Orchestra, le Berliner Symphoniker et le ...

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La seconde moitié de janvier sera «classique» à l’Auditorium Stravinski de Montreux. Trois orchestres s’y produiront en effet entre le 15 et le 29 de ce mois. La soprano Madelaine Wibom chantera ainsi le 25

avec le Berliner Symphoniker. Le London Philharmonie Orchestra, le Berliner Symphoniker et le Tonhalle Orchester, accompagnés d’ensembles vocaux et de nombreux solistes, se produiront tour à tour et en l’espace de deux semaines sur la scène de l’Auditorium Stravinski à Montreux.

Amateurs de musique classique réjouissez-vous! En l’espace de deux semaines, trois formations de renom se produiront sur la scène de l’Auditorium Stravinski à Montreux. C’est le London Philharmonie Orchestra qui ouvrira les feux mercredi 15 janvier 2003 à 20 h 15. Sous la direction de Nello Santi, les musiciens joueront l’Acte IV d’«Othello», opéra de Giuseppe Verdi. L’oeuvre, qui fait la part belle aux thèmes de l’amour et de la mort, sera interprétée par William Safkow (Othello), Adriana Marfisi (Desdemona), Yvonne Naef (Emilia), Claudio Danuser (Jago), Stefano Pisani (Cassio), Franco de Grandis (Lodovico) et Frano Lufi (Montano). L’orchestre exécutera ensuite «La Mort de Boris», extrait de «Boris Godounov» de Modest Moussorgski; amour et mort seront également au programme: si le tsar Boris meurt par amour, c’est par l’amour très égoïste du pouvoir, qui l’a amené à faire assassiner le tsarévitch Dimitri. Sa mort est aussi amère que son couronnement fut éclatant. Enfin toujours sur le thème de l’issue fatale et de la passion, les musiciens interpréteront «Prélude» et «Mort d’amour», de Richard Wagner. Tirés de «Tristan et Isolde», ces deux morceaux encadrent avec intensité l’opéra du fameux compositeur allemand.

MUSIQUE SACRÉE SAMEDI 25 JANVIER L’orchestre Berliner Symphoniker - à ne pas confondre avec l’orchestre symphonique de Berlin - prendra le relais samedi 25 janvier à 20 h 15. Pour interpréter la messe solennelle d’Hector Berlioz et le «Te Deum » d’Anton Bruckner, la formation germanique sera accompagnée par trois ensembles vocaux: le Choeur de l’Académie de musique de Lucerne, l’Ensemble Mozart de Lucerne et la Schola Cantorum Wettingensis. Madelaine Wibom (soprano), Liliane Zürcher (alto), Jorg Dürmüller (ténor) et Michel Brodard (basse) participeront au concert comme solistes. Enfin mercredi 29 janvier toujours à 20 h 15, le Tonhalle Orchester déclinera le thème «Le bâtisseur face à son matériau ». Sous la direction de David Zirman et avec Truls Mork au violoncelle, l’ensemble jouera le poème symphonique «Don Juan» de Richard Strauss. Il enchaînera avec le concerto pour violoncelle et orchestre d’Arthur Honegger, au caractère divertissant flirtant avec le jazz et les rythmes des Indiens d’Amérique. La symphonie N° 4 en mi mineur op. 98 de Johannes Brahms, aux thèmes sans cesse métamorphosés, clora la soirée en apothéose. 

20022002

Centre de congrès victime de son succès ?

Budget 2003: où trouver des économies? La Commission des finances propose notamment une réduction de 500 000 francs de la subvention à la SA Centre de Congrès dont la commune de Montreux est l’unique actionnaire.

Le risque existe! Visée pour cause de recherche d’économies, la cible Centre de congrè...

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Budget 2003: où trouver des économies? La Commission des finances propose notamment une réduction de 500 000 francs de la subvention à la SA Centre de Congrès dont la commune de Montreux est l’unique actionnaire.

Le risque existe! Visée pour cause de recherche d’économies, la cible Centre de congrès Montreux SA (CCM) pourrait voir sa subvention communale amputée d’un demi-million de francs supplémentaire. Encore un! En effet, dans sa copie budgétaire pour l’année 2003, la Municipalité avait déjà coupé dans le vif en faisant passer sa subvention de 1,658 million à 1 million de francs. Insuffisant semble penser la Commission des finances qui rend le budget revu et corrigé. En regardant les résultats du CCM et sa trésorerie - près de 4 millions à fin 2001 -, elle estime «qu’il ne paraît pas très utile de verser des subventions pour alimenter des réserves».

PÉRIL EN LA DEMEURE?
Si le paquet est accepté par le Conseil communal ainsi ficelé, la subvention se chiffrera à 500 000 francs contre 1,885 million il y a trois ans. De quoi mettre en péril la demeure «congrès»? «En 1999, exécutif et législatif ont fait preuve d’une grande audace. Ensemble, ils ont fait un pari sur l’avenir en choisissant de scinder les activités de l’Office du tourisme et du Centre des congrès.» Dans la foulée, ils se sont rendu compte qu’une société anonyme, pour fonctionner, a besoin d’assurer la pérennité de son financement, notamment eu égard à notre activité... très volatile. Aujourd’hui, nous vendons des espaces pour 2006 et 2007 et nous ne savons pas quel sera le montant de la subvention communale pour l’année prochaine. Il y a donc un décalage dans le temps.

Cette contribution de la commune couvre les frais de fonctionnement, nous laissant l’opportunité de nous concentrer sur notre business qui nous permet de dégager des bénéfices. Lesquels excédents de recettes sont affectés à la constitution d’une réserve. Notre objectif étant, une fois le niveau de la réserve souhaité atteint, de restituer à notre actionnaire, - la commune de Montreux - l’entier du bénéfice excédentaire. «Si la subvention est diminuée, nous devrons de fait puiser dans la réserve qui, à mon avis, est constituée pour permettre de surmonter des difficultés macro-économiques. Ce qui est sûr, c’est qu’en aucun cas nous n’allons modifier notre stratégie commerciale: elle a fait ses preuves. Néanmoins, nous comprenons le message, la commune aimerait un retour sur investissement, mais c’est un peu prématuré et précipité», explique Philippe Besson, directeur du CCM. Un avis que partage la Municipalité de Montreux: elle s’opposera à l’amendement de la Commission des finances. «La question est récurrente, on se demande pourquoi le CCM ne paie pas de loyer, pourquoi l’actionnaire ne perçoit rien sur les bénéfices.

En l’état, cette réduction est inappropriée, avance le syndic Pierre Salvi. Nous avons déjà déduit 880 000 francs au total - frais d’entretien et subvention - et ainsi fait montre de notre détermination. En allant plus loin, la dynamique à succès mise en place pourrait être brisée...»

 

F.M.H. - 7 décembre 2002 - La Presse Riviera - Chablais

 

Cinq mois de chantier pour le Miles Davis Hall

Les travaux de transformation du vaisseau touristique de la Grand-Rue commenceront à la mi-novembre.

L'avis de soumission, paru cette semaine dans la Feuille des avis officiels, annonce un investissement global d'environ 5 millions de francs. Tel est le prix d'une première tranche de travaux censés...

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Les travaux de transformation du vaisseau touristique de la Grand-Rue commenceront à la mi-novembre.

L'avis de soumission, paru cette semaine dans la Feuille des avis officiels, annonce un investissement global d'environ 5 millions de francs. Tel est le prix d'une première tranche de travaux censés rendre le Centre de congrès et d'exposition (CCE) à Montreux "techniquement plus performant", comme le résume Roger Bänninger, coordinateur du projet et représentant de l'adjudicatrice, à savoir la commune de Montreux. Trois secteurs sont concernés: la salle polyvalente A3, plus connue sous le nom de Miles Davis Hall, et deux espaces sis aux niveaux 3 et 4. "Les structures de la toiture du Miles Davis Hall ont une portance insuffisante, elles sont à peine capable de supporter les surcharges de neige". explique Roger Bänninger. C'est dire qu'y accrocher des éléments scéniques lourds relève le plus souvent du casse-tête chinois. Aussi la charpente métallique sera démontée, puis renforcée, avant qu'une ventilation et un câblage électrique adaptés ne soient réinstallés. Un nouveau plafond modulaire et divers équipements audiovisuels compléteront ensuite le confort de la salle.

Huit nouvelles salles
Dans les 2'600 m2 appelés à être métamorphosés figurent également le foyer niveau 3 (900 m2) ainsi qu'un espace de conférences situé à l'étage supérieur (440 m2). Ces deux zones subiront, elles aussi, des transformations destinées à définir, par la pose de parois coulissantes rétractables, huit nouvelles salles d'environ 70 m2 chacune, soit quatre par niveau, modulable à souhait et dotées du dernier cri en matière d'installation multimédias. La régie du niveau A4 sera, en outre, rénovée de fond en comble pour pouvoir notamment offrir au futurs congressistes une traduction simultanée de leurs échanges.

Ces travaux, qui ne devraient guère se voir de l'extérieur, se dérouleront du 11 novembre 2002 au 29 mars 2003, un délai impératif imposé par le calendrier des manifestations à venir. "La suite du projet s'établira sur la base d'un inventaire des priorités et en fonction des crédits disponibles", conclut Roger Bänninger.

Qui paie quoi ?
Le prix de l'adaptation du Centre de congrès et d'exposition (CCE) aux standards du tourisme d'affaires a été évalué a 11.7 millions de francs, montant qu'il est prévu d'investir sur cinq ans. Une partie de cette somme - 5.8 millions de francs - sera avancée par la Commune de Montreux. Le solde, soit 5.9 millions de francs, sera acquitté grâce à l'octroi d'un prêt sans intérêt de 2.4 millions de francs consenti par le Fonds cantonal pour l'équipement touristique et d'une subvention de 3.5 millions de francs accordée par l'Etat de Vaud. Le versement de la moitié de la quote-part n'est lié à aucune contre-prestation. En revanche, pour que le département de l'économie lâche la dernière tranche de 1.75 millions de francs, il devra préalablement avoir avalisé un projet de collaboration accrue avec le Palais de Beaulieu que la société Centre de congrès Montreux SA, exploitante du CCE, doit lui faire parvenir d'ici à l'an prochain.

E.C. 15 août 2002 - 24 heures

Deuxièmre exercice positif pour la SA Centre de Congrès

Etre l'unique centre de congrès en Suisse offrant une palette complète de services: la stratégie de la SA Centre de Congrès Montreux (CCM) - avec un taux d'occupation en augmentation de 1.9% par rapport à la première année d'exploitation (soit en moyenne 73.75%) - s'avère gagnante.

"Nous élargisson...

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Etre l'unique centre de congrès en Suisse offrant une palette complète de services: la stratégie de la SA Centre de Congrès Montreux (CCM) - avec un taux d'occupation en augmentation de 1.9% par rapport à la première année d'exploitation (soit en moyenne 73.75%) - s'avère gagnante.

"Nous élargissons constamment l'éventail de notre offre, par l'addition de nouveaux produits. Ces derniers créent une demande et nos clients sont prêts à payer un prix qui compense plus que simplement nos frais" explique Philippe Besson, directeur administratif de la SA dans son rapport.

"Le poumon de la société"
"Les produits commerciaux représentent le poumon de notre société puisque les marges sont intéressantes. En 2000, entre la vente de ces produits - soirées au Château de Chillon, à Gruyère, transferts, excursions - et les charges, la transaction nous a rapporté 2.5 millions. En 2001, nous avons encaissé 1.8 millions. Soit des chiffres qui correspondent au bénéfice avant impôts. Alors que ce type de business n'était pas notre mission première, nous l'avons développé et au final ce sont ces transactions qui nous permettent de sortir nos bons résultats. L'encaissement des loyers ne représente qu'un tiers des recettes et sert à couvrir les frais d'infrastructure" commente encore Philippe Besson.

La vente clé en main d'un congrès avec toutes les activités annexes est surtout destinée aux clients de format européen ou américain. "Or, après le 11 septembre, nous avons dû réagir vite et compléter l'occupation du bâtiment avec des rencontres plus locales qui ne sont pas forcément intéressées à ce type d'offre. Ce qui explique la diminution et des recettes et des charges aux postes produits commerciaux et charges commerciales. Nous allons donc poursuivre nos efforts et recentrer la cible sur la clientèle internationale", note le directeur administratif.

Exercice bénéficiaire
En chiffres, CCM SA a réalisé un bénéfice avant impôt de 1.6 millions contre 2.3 millions lors de son premier exercice. L'encaissement des loyers est resté stable bien qu'en légère progression. En revanche, les charges d'entretien mobilières et immobilières ont dépassé le budget de plus de 160 000 francs pour s'élever à plus d'un million. «Ces montants ont été consacrés principalement aux contrats d'entretiens annuels liés à des tiers prestataires, des travaux de serrurerie, de peinture, de réparations de pompes, de réparations de parquet, de maintenance des installations sanitaires et des voies d'évacuation », relate le directeur Eric Vodoz, dans son rapport sur le secteur exploitation.

De son côté, le conseil d'administration et son président Ernest Guibert qualifient «ce deuxième exercice de positif et dans la vision que nous nous faisions des perspectives évoquées l'an passé. Je pense pouvoir affirmer que nous possédons aujourd'hui une bonne maîtrise de cette entreprise. Les connaissances acquises ajoutées à deux années d'expérience nous permettent de pouvoir apprécier correctement l'avenir.»

 

F.M.H. - 11 mai 2002 - La Presse Riviera - Chablais

 

 

Les VMCV montent dans le bus "Congrès"

Lucerne le pratique déjà! Montreux a aussi planché sur une nouvelle prestation à offrir aux congressistes: la libre circulation sur les lignes de bus VMCV pendant la durée de leur séjour. Un argument de plus...

Les congressistes ont le ticket... gratuit. Avec la commission de la taxe de séjour de M...

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Lucerne le pratique déjà! Montreux a aussi planché sur une nouvelle prestation à offrir aux congressistes: la libre circulation sur les lignes de bus VMCV pendant la durée de leur séjour. Un argument de plus...

Les congressistes ont le ticket... gratuit. Avec la commission de la taxe de séjour de Montreux, les VMCV ont signé un protocole d'accord - entré en vigueur au début de cette année - afin d'offrir cette nouvelle prestation aux congressistes en séjour à Montreux.

Munis de leur badges de congressistes, ces derniers, pour autant qu'ils passent une nuit au moins en ville, pourront emprunter l'ensemble du réseau VMCV sans bourse délier. "C'est un atout supplémentaire qui, lors de démarches marketing peut faire la différence", avance Philippe Besson, directeur administratif de la société Centre de congrès Montreux SA (CCM). Pour Patrick Henry, membre de la commission de la taxe de séjour et directeur du marketing interne de Montreux-Vevey Tourisme "C'est un plus et surtout un chemin que devrait suivre toute station touristique moderne. "Nous avons eu la chance d'avoir, avec les VMCV, des interlocuteurs dynamiques et ouverts. Et avant tout, c'est une prestation que nous devons à nos hôtes qui s'acquittent d'une taxe de séjour."

Convention avec les hôteliers
De convention en convention, le porte-feuille s'étoffe. Déjà lié par de tels protocoles d'accord avec notamment les autocaristes qui transportent les congressistes une fois sur place, les décorateurs et autres fournisseurs pour les stands, les entreprises de sécurité ou de personnels auxiliaires, le Centre des congrès Montreux SA a signé une nouvelle convention avec la Société des hôteliers Montreux-Vevey (SHMV).

«Le marché et les entités touristiques montreusiennes ont changé, il était nécessaire de clarifier l'ancienne convention. Celle qui a été signée avec le Centre des congrès en novembre avec effet rétroactif au 1er janvier 2001 est identique au document qui nous lie à Montreux-Vevey Tourisme. A savoir, pour chaque nuitée contractée par l'une ou l'autre de ces entités, l'hôtelier verse une commission de 10% de la facture d'hébergement. Une redevance qui correspond au travail effectué (recherche du client, traitement du dossier et parfois la facturation). L'élaboration de cette convention a été longue, mais c'est un pas en avant», explique Daniel Krahenbuhl, président de la SHMV.

De son côté, Philippe Besson, directeur administratif de CCM, se réjouit d'avoir une convention applicable: «Les documents antérieurs étaient sujets à des problèmes d'interprétation et malgré le temps pris pour établir cette nouvelle convention, son effet rétroactif est un signe extrêmement positif.»

De Zoug à Montreux
Reste néanmoins encore un domaine à clarifier entre les prestataires locaux et le Centre des congrès - soit la restauration. Le document est en cours d'élaboration. Philippe Besson rappelle toutefois que «la volonté est de travailler avec les entreprises de la place tout en sachant que le client est roi et qu'il peut imposer ses prestataires. A nous aussi de faire savoir que l'offre régionale est diverse et adaptée à toutes les bourses.» De l'autre côté de la table, Daniel Krahenbuhl cite le cas d'un traiteur venu de Zoug pour servir les hôtes du Centre des congrès: «Je suis conscient que le client peut s'adresser au prestataire de son choix. Mais à prix égal, la préférence devrait être donnée aux entreprises de la place.

 

F.M. - 17 janvier 2002 - La Presse Riviera - Chablais

20012001

5.9 millions soumis à une condition

Montreux devra-t-elle creuser la voie de la collaboration avec Beaulieu pour recevoir les crédits cantonaux nécessaires à la rénovation du CCE ?

De condition en condition: les crédits pour la rénovation du Centre des congrès et d'exposition (CCE) de Montreux ont la vie dure ! Premier à se prononcer...

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Montreux devra-t-elle creuser la voie de la collaboration avec Beaulieu pour recevoir les crédits cantonaux nécessaires à la rénovation du CCE ?

De condition en condition: les crédits pour la rénovation du Centre des congrès et d'exposition (CCE) de Montreux ont la vie dure ! Premier à se prononcer sur le montant de 11.7 millions (réparti entre les bourses communale et cantonale), le Conseil communal de Montreux avait - en 1999 - conditionné sa participation à celle du canton. Ajoutant dans la foulée que la commune verserait sa contribution au capital de la Fondation de Beaulieu (585'000 francs), une fois les deniers cantonaux consentis.

Deux ans plus tard, le sujet est sur la table du parlement cantonal. Il vient de recevoir le rapport à sa commission lui recommandant l'entrée en matière par 12 oui et une abstention, mais...

Collaboration entre Montreux et Beaulieu?
Dans son exposé des motifs, le gouvernement n'émet aucune réserve: "Les infrastructures du Centre des congrès et d'exposition de Montreux ne répondent plus aux attentes du marché. Le Conseil d'Etat est convaincu de l'opportunité des rénovations à entreprendre. La modernisation prévue doit assurer à long terme le succès commercial du CCE."

Convaincue, la commission semble l'être aussi, aucune réticence n'apparaissant dans son rapport sur le bien-fondé des travaux. En revanche après une question bien lausannoise - il faut l'admettre - sur un éventuel changement de donne quant à la direction et à l'exploitation du CCE suite à l'attribution des grands jeux, la Commission du Grand Conseil soumet l'attribution à une nouvelle condition. Une de plus: "Un tel subventionnement cantonal ne se justifie qu'à partir du moment où il y a une collaboration étroite entre Beaulieu et le CCE, celle-ci nécessitant des changements de structure et d'organisation."

Plus loin la commission va jusqu'à préciser. "La seconde tranche de subvention - prévue pour 2003 - n'est attribuée que sous condition, à savoir la mise en place d'une entité faîtière entre Beaulieu et le CCE." Que comprendre ?

Incitation ou injonction?
Président du conseil d'administration de Congrès Montreux SA, Ernest Guibert s'interroge: Parle-t-on d'une collaboration comme celle qui est en cours ou la commission songe-t-elle à une fusion ? Il faut faire attention de ne pas aller trop loin et de ne pas commettre une erreur stratégique. Les deux entités sont très différentes de part leur structure, la clientèle qu'elles recherchent et leurs options commerciales. Différentes donc, mais également complémentaires. En ce sens, une collaboration du type de celle mise en place par les offices du tourisme qui restent indépendants mais qui prospectent ensemble est envisageable. D'ailleurs des dispositions sont déjà en cours afin de renforcer le dialogue sur ce terrain."

Entendu par la commission du Grand Conseil, le syndic de Montreux, Pierre Salvi interprète la condition sur le mode incitatif: "D'une part, il faut comprendre que la complémentarité du CCE de Montreux et de Beaulieu est reconnue.

Et d'autre part, comme la forme de la collaboration n'est pas expressément définie, il faut percevoir un message d'encouragement à approfondir cette collaboration."

 

Florence Millioud - 18 décembre 2001 - La Presse Riviera / Chablais

Le TTW fidèle à Montreux

Le TTW - marché des professionnels du voyage - qui a tenu son 26ème salon du 23 au 25 octobre au Centre des congrès et d'exposition de Montreux reste fidèle à la station. Malgrès une dernière édition mitigée (-25% de taux de fréquentation), en raison de difficultés que travers la branche, le Travel ...

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Le TTW - marché des professionnels du voyage - qui a tenu son 26ème salon du 23 au 25 octobre au Centre des congrès et d'exposition de Montreux reste fidèle à la station. Malgrès une dernière édition mitigée (-25% de taux de fréquentation), en raison de difficultés que travers la branche, le Travel Trade Workshop a néanmoins signé les contrats avec le Centre de Congrès pour les deux prochaines rencontres en 2002 et 2003. "C'est une excellente nouvelle, d'autant plus que le contrat pour le salon de 2001 s'était conclu très tardivement", note Philippe Besson, directeur de Congrès Montreux SA. "Depuis ses débuts, le salon s'est toujours tenu à Montreux, c'est une tradition liée également au charme de la ville. Nous restons très attachés à Montreux", relève Martin Spörri, directeur du TTW. Est-ce définitif? "En ce qui concerne aujourd'hui et demain, oui", assure-t-il.

 

12 décembre 2001 - La Presse Riviera / Chablais

Richard Strauss et Mozart

L'Orchestre symphonique de la radio finlandaise sera ce lundi 3 décembre à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Sous la direction de Jukka-Pekka Saraste, il proposera le poème symphonique op. 30 de Richard Strauss "Ainsi parla Zaratoustra", le concerto pour piano et orchestre en ut mineur K.491 de W...

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L'Orchestre symphonique de la radio finlandaise sera ce lundi 3 décembre à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Sous la direction de Jukka-Pekka Saraste, il proposera le poème symphonique op. 30 de Richard Strauss "Ainsi parla Zaratoustra", le concerto pour piano et orchestre en ut mineur K.491 de Wolfgang Amadeus Mozart, et la suite du "Chevalier à la Rose", op. 59, de Richard Strauss encore. Au piano, le soliste sera Stephen Kovacevich.

Mozart et Richard Strauss, curieuse association ? Il est vrai que rien, dans "Ainsi parla Zarathoustra", n'évoque Mozart. Fleuves orchestraux et éruptions de force brutale ou séquences de rêve lyriques en sont les particularités. Mais Strauss va s'intéresser à Mozart et son "Chevalier à la rose" est une musique sobre et douce dédiée à celui-ci.

 

30 novembre 2001 - La Presse Riviera / Chablais

Gardiner à Montreux

On a d'abord dit. "C'est un effet de mode, ça passera." Mais ça n'a pas passé - bientôt un demi-siècle que ça dure. Ensuite on a déclaré: "Laissons-leur le baroque. Après tout, nous avons le reste." Mais les baroquistes, ces insolents, ont peu à peu grignoté le terrain, passant par paliers successif...

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On a d'abord dit. "C'est un effet de mode, ça passera." Mais ça n'a pas passé - bientôt un demi-siècle que ça dure. Ensuite on a déclaré: "Laissons-leur le baroque. Après tout, nous avons le reste." Mais les baroquistes, ces insolents, ont peu à peu grignoté le terrain, passant par paliers successifs de Bach à Mendelssohn, de Mendelssohn à Schumann, puis à Brahms, à Wagner, et même à Mahler comme récemment - et magnifiquement - Roger Norrington à Paris. De quoi faire trembler les orchestres institutionnalisés, contraints de se remettre en question s'ils ne veulent pas simplement disparaître à terme puisque, le plus souvent, ils refusent même la musique d'aujourd'hui.

Oyez plutôt la bonne nouvelle: John Eliot Gardiner s'en vient avec une partie de ses troupes, mardi à l'Auditorium Stravinski de Montreux, pour Mozart et Haydn. Du premier, le Montreux Choir et les English Baroque Soloists interprètent l'offertoire Misericordias Domini K 522. Du second, la Missa Sancti Bernardi de Offida, dite Heiligmesse, l'une des six dernières messes du compositeur autrichien. Les solistes en sont Joanne Lunn, Diana Moore, Mark Padmore et Brindley Sherratt. Seule oeuvre instrumentale de la soirée, la belle Symphonie funèbre du même Haydn, 44e d'une sublime cordillère de 104.

 

Daniel Robellaz - 10 novembre 2001 - 24 heures

Il ne répond plus aux besoins du marché

La règle du "un prêté pour un rendu" ne fait pas partie de la philosophie du Gouvernement vaudois. Le Conseil d'Etat a décidé d'octroyer un crédit de 5.9 millions de francs pour la rénovation du Centre de congrès de Montreux car il s'inscrit dans une stratégie cantonale et non pas parce que les élus...

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La règle du "un prêté pour un rendu" ne fait pas partie de la philosophie du Gouvernement vaudois. Le Conseil d'Etat a décidé d'octroyer un crédit de 5.9 millions de francs pour la rénovation du Centre de congrès de Montreux car il s'inscrit dans une stratégie cantonale et non pas parce que les élus de la Riviera ont accepté, en 1999, de participer financièrement à la restructuration du Palais de Beaulieu. "Au vu des rares deniers dont disposes le canton, le gouvernement choisit de s'engager pour des choses nécessaires et indispensables, quelles que soient les discussions politiques", observe Philippe Sordet, chef du Service de l'économie et du tourisme. Reste à voir si les députés appliqueront les mêmes principes. Le Grand Conseil doit encore examiner l'objet, les discussions devraient avoir lieu en décembre prochain.

Le Conseil communal de Montreux, qui a récemment émis des craintes quant à la participation cantonale, est en partie rassuré même si tout n'est pas encore acquis. L'aventure du funiculaire Territet-Mont-Fleuri hante toujours les esprits montreusiens, qui espèrent que les députés ne vont pas rejeter la demande de crédit, comme ils l'avaient fait pour le moyen de transport aujourd'hui immobilisé.

Désuet
Les travaux de rénovation du Centre des congrès sont estimés à 11.7 millions. Le Conseil d'Etat a décidé qu'une subvention cantonale de 3.5 millions et qu'une aide du Fonds d'équipement touristique de 2.4 millions seraient octroyées à la Municipalité de Montreux qui prend à sa charge les 5.8 millions restants. Construits en trois étapes (1974-1982-1993), le Centre de congrès ne répond plus aux attentes du marché. Malgré les travaux d'investissement et d'améliorations nécessité par la construction de l'Auditorium Stravinski et la réfection du Miles Davis Hall, il a besoin d'une rénovation en profondeur. Les investissements, qui vont s'étaler sur cinq ans concernent l'immeuble, l'amélioration de la structure d'exploitation ainsi que le maintien d'un outil de qualité.

 

C. Go. - 4 octobre 2001 - 24 heures

 

 

Lumière sur le Centre des congrès

Chose promise, la Municipalité de Montreux dépose un rapport sur la dissolution de la Fondation de gestion du Centre des congrès et sur la création de la société Centre des congrès Montreux SA. Explications chiffrées à l'appui.

"A partir du moment où il y a un doute, il faut le lever", commente le ...

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Chose promise, la Municipalité de Montreux dépose un rapport sur la dissolution de la Fondation de gestion du Centre des congrès et sur la création de la société Centre des congrès Montreux SA. Explications chiffrées à l'appui.

"A partir du moment où il y a un doute, il faut le lever", commente le syndic de Montreux, Pierre Salvi. Sur le chapitre du Centre des congrès et d'exposition, le doute a plané lors de la dernière séance du Conseil Communal en juin, à l'heure de l'examen des comptes. La commission des finances avait fait valoir les zones d'ombre sur les comptes de la dissolution de la Fondation de gestion du Centre des congrès comme argument pour ne pas se prononcer.

Malgré tout, l'exercice 2000 de la commune de Montreux a été avalisé par le législatif alors même que la Municipalité promettait une information plus complète. Entre-temps, la société Centre des congrès Montreux SA (CCM) a présenté un premier exercice bénéficiaire de 1.5 million affecté à la constitution de réserve.

De ce côté, comme vu de l'angle municipal dans le rapport déposé devant le Conseil communal, on se félicite des décisions prises il y a trois ans. "Autant sur la forme que sur le résultats, les grandes manoeuvres ébauchées en 1998, confirmées en 1999 et mises en place en 2000 s'avèrent payantes. Tant du côté de la création d'un office du tourisme régional que du point de vue de la société Centre des Congrès Montreux SA qui a réussi son premier exercice", Pierre Salvi.

Question de chiffres
Avant d'en arriver à cette situation, il a fallu mettre la main au porte-monnaie communal. D'une part pour dissoudre la Fondation de gestion du CCE (liquidation avec reprise des passifs et des actifs) et d'autre part pour le transfert du personnel "congrès" de l'Office du tourisme au Centre des congrès. A cet effet, des dépenses de près de 950'000 francs ont dû être engagées afin d'équiper en informatique et en matériel. Un montant compris dans les quelques 12 millions de francs de travaux identifiés (entretien, matériel, aménagement).

Cette somme doit être partagée à raison de 50% pour chacune des parties entre le canton et la commune. "Mais la planification idéale imaginée a pris du temps, compte tenu de l'étude commandée par le canton sur la politique en matière de tourisme d'affaires. Etude qui confirme d'ailleurs les orientations prises par Montreux et Beaulieu. L'exposé des motifs est désormais sur le bureau du Conseil d'Etat et nous espérons une décision du Grand Conseil avant la fin de l'année afin de toucher les montants promis au plus vite", explique Pierre Salvi.

Et comme le législatif montreusien avait conditionné la participation communale à l'obtention des crédits cantonaux, l'investissement de 950'000 francs a été comptabilisé à l'actif du bilan dans le compte "travaux en cours au CCE pour 11.7 millions."

 

F.M. - 25 août 2001 - La Presse Riviera / Chablais

Annulation du premier "Montreux Autos Festival"

La première édition du "Montreux Autos Festival" devait avoir lieu à Montreux les 24 et 25 août prochains. Au début juin, les organisateurs ont décidé d'annuler la manifestation, faute de crédits suffisants.

Une exposition de voitures à l'intérieur du Centre de Congrès et d'exposition (CCE), une pa...

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La première édition du "Montreux Autos Festival" devait avoir lieu à Montreux les 24 et 25 août prochains. Au début juin, les organisateurs ont décidé d'annuler la manifestation, faute de crédits suffisants.

Une exposition de voitures à l'intérieur du Centre de Congrès et d'exposition (CCE), une parade dans la Grand-Rue, deux shows avec des démonstrations de véhicules, des tribunes prévues pour assister au spectacle... Les organisateurs du premier "Montreux Autos Festival" qui devait avoir lieu les 25 et 26 août prochains, n'avaient pas lésiné sur les attractions pour attirer le public. La manifestation était principalement axée sur la tendance actuelle en matière d'automobile, le "tuning". Ce nouveau hobby consiste à personnaliser sa voiture en modifiant le moteur, la carrosserie, l'intérieur ou encore la sonorisation.

Mais le CCE et son partenaire suisse alémanique Berger AG qui organisaient la manifestation n'ont pas eu les moyens de leurs ambitions: "Certaines prestations communales notamment dépassaient notre budget", explique Raphaël Glutz, à l'origine du projet. La parade et les shows qui devaient prendre place à deux endroits de la Grand-Rue nécessitaient en effet le recours à des forces policières ainsi qu'à des barrières de sécurité: "Pour les deux emplacements des shows, nous avions prévu des barrières en béton à nos frais."

Les organisateurs comptaient par contre, sur une mise à disposition gratuite des barrières métalliques ainsi que des forces de police par la Municipalité. "Ces infrastructures nous ont été facturées 28'000 francs", explique encore Raphaël Glutz. Cette somme représente près de 15% à rajouter aux 200'000 francs du budget initial que devaient se partager à part égale les deux partenaires. Les recettes étaient, quant à elles, estimées à 100'000 francs.

Organisateurs surpris
La facture communale n'est pas seule en cause dans l'annulation de la manifestation, l'organisateur cite d'autres frais, et notamment les 30000 francs que coûtaient les barrières de sécurité en béton. Toutefois, lorsque la décision de la commune tombe à la fin mai, les organisateurs ne s'attendaient pas manifestement à ces frais supplémentaires, d'autant plus que Berger AG, qui organise à Berne "Autos Emotions", la plus grande manifestation suisse du genre, peut compter sur la gratuité des infrastructures mises à disposition par la ville.

Après avoir envisagé de nombreuses solutions pour sauver la manifestation, le projet est abandonné au début juin: "Nous avons songé à ne pas faire la parade, mais la manifestation entrait alors en concurrence directe avec la 2ème Exposition de tuning valaisan prévue à Martigny pour le même weekend, mais sur une surface trois fois plus grande que la nôtre", précise Raphaël Glutz.

Du côté de la Municipalité, Pierre Salvi, syndic de Montreux, explique que les prestations de voirie et de police sont en partie facturées pour des manifestations à but commercial et gratuites pour des manifestations à but non lucratif: "Le Montreux Autos Festival était prévu principalement au Centre des Congrès, il s'agissait donc d'une manifestation à but commercial, même si le rendez-vous représentait un effort d'animation. C'est un mythe de penser que tous ceux qui organisent des manifestations à Montreux ne paient rien. Même le Festival doit s'acquitter de certains frais." Les 280'000 francs facturés ne représentaient toutefois qu'une partie des frais engendrés pour les services de police et la voirie.

Les organisateurs attendaient 10'000 personnes pour la manifestation tandis qu'"Autos Emotions" à Berne attire annuellement 40'000 visiteurs.

 

C.R. - 16 août 2001 - La Presse Riviera/Chablais

Centre de Congrès bénéficiare

La première assemblée générale de la société Centre de Congrès Montreux SA s'est tenue hier. Actionnaire unique, la commune de Montreux y était représentée par une délégation de sa Municipalité. L'exercice 2000 a permis de dégager un total de produits de l'ordre de 10 millions de francs provenant de...

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La première assemblée générale de la société Centre de Congrès Montreux SA s'est tenue hier. Actionnaire unique, la commune de Montreux y était représentée par une délégation de sa Municipalité. L'exercice 2000 a permis de dégager un total de produits de l'ordre de 10 millions de francs provenant de la location des surfaces et de la mise à disposition d'une gamme complète de services (organisation d'événements clés en main). Le bénéfice brut a atteint 2 millions de francs, montant qui sera affecté après impôts à un compte de réserve.

Un "Walk of fame" à Montreux

Montreux serait-il à la musique ce que Hollywood est au cinéma? La chose est possible si l'on en croit le projet qui pourrait prendre place sur les quais de la ville dans l'esprit du fameux "walk of fame" de Los Angeles où les empreintes des stars s'alignent sur le trottoir.

L'idée est de faire réa...

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Montreux serait-il à la musique ce que Hollywood est au cinéma? La chose est possible si l'on en croit le projet qui pourrait prendre place sur les quais de la ville dans l'esprit du fameux "walk of fame" de Los Angeles où les empreintes des stars s'alignent sur le trottoir.

L'idée est de faire réaliser par des sculpteurs provenant de différents horizons des bustes de légendes de la musique s'étant produites au Montreux Jazz Festival. Les oeuvres seraient ensuite installées au bord du lac, reliant le Centre des congrès au bas de la place du Marché où s'élève la statue de Freddie Mercury.

Selon Claude Nobs, fondateur et directeur de la manifestation, le but est de tirer parti de la "présence" du leader des Queen, dont le monument attire des cars entiers de touristes. D'ici quelques années, on pourra ainsi se promener entre le site du Festival et le centre-ville en se visionnant tout le film de la légende musicale montreusienne.

Le premier volet de la démarche se concrétisera dans quelques jours avec l'un des plus fidèles artistes du Festival: B.B. King. Le grand guitariste de blues va poser pour un sculpteur américain établi à Florence. Celui-ci esquissera le buste qu'il ira ensuite achever en Italie.

 

G.N. - 7 juillet 2001 - La Presse Riviera / Chablais

Le gratin mondial des orthopédistes à Montreux

Après Buenos Aires et Washington, c'est Montreux que le gratin mondial des orthopédistes a choisi pour son congrès bisannuel. Celui-ci réunit près d'un millier de médecins venus échanger leurs connaissances. Une belle opération pour Montreux Congrès SA.

L'International Society of Arthroscopy, Knee ...

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Après Buenos Aires et Washington, c'est Montreux que le gratin mondial des orthopédistes a choisi pour son congrès bisannuel. Celui-ci réunit près d'un millier de médecins venus échanger leurs connaissances. Une belle opération pour Montreux Congrès SA.

L'International Society of Arthroscopy, Knee Surgery and Orthopaedic Sports Medicine (ISAKOS) a choisi pour son troisième congrès bisannuel. Il s'agit de la plus importante réunion entièrement mise sur pied cette année par Montreux Congrès SA. Au total, elle réunit 1000 orthopédistes en provenance d'une centaine de pays dont les médecins attitrés de grands noms du sport. Une trentaine de sociétés actives dans le domaine de la médecine orthopédique ont suivi cette opportunité pour dévoiler sur la Riviera leurs plus récentes découvertes, par l'intermédiaire de plus de 200 exposants.

Blocs opératoires
Les participants à ce congrès ont du pain sur la planche: près de 300 conférences, programmées à la minute près, sont prévues jusqu'à vendredi.
Des blocs opératoires ont été installés dans le Centre des congrès et d'exposition pour les travaux pratiques. Afin que les praticiens puissent s'exercer dans des conditions réelles, il a fallu amener un réfrigérateur plein d'articulation naturelles prélevées sur des cadavres. Une halle complète du bâtiment comporte, en outre, un millier d'affiches réalisées par les médecins et comportant le savoir, ou une partie tout du moins, de chacun d'entre eux. Il s'agit là de pouvoir plus aisément ses connaissances.

Thèmes abordés: les lésions articulaires et ligamentaires, la médecine sportive, les nouvelles méthodes de physiothérapie ou encore l'arthrose.

"Une belle opération"
Ce congrès, qui génère 7000 nuitées dans une trentaine d'hôtels situés entre Lausanne et Bex, constitue une aubaine pour Montreux Congrès SA à entendre le directeur Philippe Besson: "Cette réunion qui dépasse toutes nos attentes concrétise la nouvelle stratégie de service intégré que nous avons mise en place. Nous ne sommes plus simplement des bailleurs de surfaces. Nous nous occupons désormais de tout - de l'accueil à l'aéroport à l'organisation de soirées de divertissement. En ce qui concerne les aspects techniques, nous avons recours à des sous-traitants. Cette formule "clef en mains" a en tout cas eu l'heure de plaire au Dr Roland P. Jakob, directeur du service d'orthopédie de l'Hôpital de Fribourg et membre de l'ISAKOS, ne tarit pas d'éloges au sujet de l'organisation: "C'est le congrès le mieux organisé des trois dont nous sommes à l'origine jusqu'à présent..."

Partenaires à part entière
"Avec cette nouvelle formule, nous ne sommes plus de simples exécutants mais des partenaires à partenaires à part entière des groupes qui décident de venir à Montreux. En l'occurence, nous sommes intégrés provisoirement au comité de direction de l'ISAKOS", explique Philippe Besson, qui poursuit: "D'autres grandes sociétés médicales sont très intéressés par nos services. Un important groupe de chirurgiens pourrait ainsi venir à Montreux cet été. C'est exactement la clientèle haut de gamme que nous recherchons..."
Quant au prochain congrès de l'ISAKOS, il aura lieu dans deux ans à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

 

Claude Béda - 15 mai 2001 - La Presse Riviera / Chablais

 

 

Rose d'Or 2001 - le palmarès

Au cours de la cérémonie de remise des prix qui s'est déroulée hier soir à l'Auditorium Stravinski, à Montreux, la 41ème Rose d'Or 2011 a été décernée à Lenny Henry in Pieces réalisé par Tiger Aspect Productions, pour la BBC, Rudi Carrell, le présentateur de télévision, a été gratifié d'une Rose d'h...

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Au cours de la cérémonie de remise des prix qui s'est déroulée hier soir à l'Auditorium Stravinski, à Montreux, la 41ème Rose d'Or 2011 a été décernée à Lenny Henry in Pieces réalisé par Tiger Aspect Productions, pour la BBC, Rudi Carrell, le présentateur de télévision, a été gratifié d'une Rose d'honneur. Aucune émission suisse ne figure au palmarès. Des seizes prix attribués, les productions du Royaume-Uni en raflent six. Le Prix de la Ville de Montreux salue The Joel Files, émission consacrée au grand-père du chanteur américain de variété Billy Joel. L'Autriche obtient l'eRose, une nouvelle récompense pour Taxi Orange, une émission conçue pour être diffusée sur Internet.

ATS - 1er mai 2001 - 24 heures

20002000

"Les structures mises en place doivent pouvoir éviter les dérapages, les misères du passé. Il faudra rester rigoureux et se rappeler tous les cheminements afin de ne pas retomber dans ces travers !"

Ernest Guibert - Municipal en charge des Finances

Les cuivres en fête à l'Auditorium Stravinski

 Depuis de nombreuses années, le concours suisse des brass bands a choisi la Riviera pour ses joutes automnales. Ainsi samedi, les meilleures ensembles de cuivres se sont à nouveau mesurés dans la prestigieuse salle montreusienne.

 Jugés sur une seule pièce imposée, reçue et travaillée intensément ...

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 Depuis de nombreuses années, le concours suisse des brass bands a choisi la Riviera pour ses joutes automnales. Ainsi samedi, les meilleures ensembles de cuivres se sont à nouveau mesurés dans la prestigieuse salle montreusienne.

 Jugés sur une seule pièce imposée, reçue et travaillée intensément depuis septembre, les musiciens, par exemple en classe "excellence", n'ont qu'une dizaine de minutes pour convaincre public et jury. Comme toujours, les experts apprécient "à l'aveugle", cachés derrière un paravent. Une façon de faire qui garantit l'impartialité, même si les réactions du public et surtout la musicalité des ensembles leur permettent de "deviner" le nom des concurrents dès leur arrivée sur scène. Car au fil des années, aucun changement notoire se dessine vraiment dans les différents brass bands. Les bons deviennent encore meilleurs, et leur façon de jouer est reconnaissable entre toutes. D'ailleurs, au moment du palmarès, seuls quelques petits points les séparent et l'on retrouve régulièrement les mêmes aux premières places.

Ainsi après avoir été devancé en 1999, par l'Ensemble de cuivres valaisan, le Brass Band 13 Etoiles a retrouvé son titre de champion pour l'année 2000. ...

 

Arlette Roberti - 27 novembre 2000 - La Presse Riviera Chablais

Une ville à la recherche d'un second souffle urbanistique

"Revaloriser Montreux comme site urbain et paysager, et comme cadre culturel, touristique et sportif." Le premier but de son nouveau plan directeur, sur lequel le parlement communal doit se prononcer avant l'été, veut mettre en exergue les dérives constatées dans une cité qui vit encore formellement...

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"Revaloriser Montreux comme site urbain et paysager, et comme cadre culturel, touristique et sportif." Le premier but de son nouveau plan directeur, sur lequel le parlement communal doit se prononcer avant l'été, veut mettre en exergue les dérives constatées dans une cité qui vit encore formellement sous l'égide d'une planification datant de 1972. A l'époque, on rêvait d'une population frôlant les 40'000 habitants (21'500 actuellement) et sur ces fantasmes est né un développement immobilier anarchique.

S'il reste prisonnier de zones à bâtir surdimensionnées, le nouveau plan directeur vise davantage de réalisme. Il dresse notamment un schéma directeur "du cadre de vie et de l'image de marque de la ville". Hôtels et institutions de prestige, repères architecturaux, noyaux villageois, centres urbains et bâtiments représentatifs de la Belle-Epoque y figurent. L'objectif général consiste à dégager ces éléments lorsque c'est possible, à renforcer leur caractère, à offrir une "meilleure lisibilité" à l'environnement. "Montreux, relève le document,a bâti sa renommée sur une mise en scène du paysage, unique autour du Léman. Il s'agit de la retrouver."

Au centre-ville, la reconquête des friches industrielles qui longent la Baye est un premier objectif. Le nouveau "Forum" inauguré hier y participe. L'autre objectif prioritaire est le dépoussiérage de la "vitrine" Montreux, ces quais qui s'étendent sans interruption du Port du Basset jusqu'à Territet, mais dont le coeur se trouve entre le nouveau "Forum" et l'Auditorium Stravinski. Une vitrine aujourd'hui encombrée de haies, de mâts, d'arbres, de cabanons. Ville bâtie pour regarder le lac, Montreux ne le discerne plus qu'à travers un écran. La simplification est en route: les baux des marchands de glace ont été dénoncés pour la fin de la saison 2001, et des kiosques en avancée sur le lac son esquissés. Dans la reconquête de son "esprit Belle-Epoque", Montreux profite aussi d'initiatives privées. Particulièrement soigné à l'entrée ouest de la ville, le Palace en est un exemple, avec son ancien Pavillon des sports rénové en salle de Congrès et les plans de réaménagement de ses jardins. A l'est de la ville, "Riant-Château", transformé en appartements haut de gamme témoigne également de cette remise en valeur du patrimoine, alors que l'ancien hôtel Belmont, dans les hauts de la ville, va subir le même lifting.

Mais Montreux est aussi la cité où se téléscopent des styles sans grâce, où le Casino impose au bord du lac sa prétentieuse balourdise, où d'anciens hôtels, comme le National, sont laissés à l'abandon et se dégradent lamentablement. Dans un environnement touristique de plus en plus concurrentiel la ville n'a pas le choix, elle doit redorer son image de marque.

 

15 mars 2000 - Le Temps

Le Travel Trade Workshop pose ses valises à Montreux jusqu'à jeudi

Voyage au pays des vacances des Suisses

La Suisse: un marché à conquérir pour certains comme l'Ouzbékistan qui fait ses premiers pas au Travel Trade Workshop (TTW) de Montreux. Pour d'autres, comme l'Italie fidèle de la manifestation, c'est un marché à conserver. Destinations fétiches ou à défriche...

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Voyage au pays des vacances des Suisses

La Suisse: un marché à conquérir pour certains comme l'Ouzbékistan qui fait ses premiers pas au Travel Trade Workshop (TTW) de Montreux. Pour d'autres, comme l'Italie fidèle de la manifestation, c'est un marché à conserver. Destinations fétiches ou à défricher, la corbeille du marché du voyage fait le plein jusqu'à jeudi au Centre des Congrès.

Les destinations de vacances privilégiées des Suisses se calculent-elles à la grandeur des stands au TTW de Montreux? Si tel est le cas, on trouve alors sur le podium la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche ou encore la Tunisie. Mais est-ce le bon palmarès? Président du TTW, Jacques Lation nuance: "C'est une question de budget et d'intérêt pour la clientèle helvétique. Certains pays font un effort particulièrement imposant alors que d'autres tentent une première apparition."

C'est le cas de l'Ouzbékistan qui se familiarise avec le tourisme occidental depuis 1991, date de l'indépendance du pays. 

Sur la Route de la Soie
Du coton, monoculture imposée par l'URSS, ce pays d'Asie centrale développe désormais de nouveaux secteurs pour son économie dont la chimie, la construction automobile et encore en troisième position le tourisme. Le programme de restauration des multiples monuments historiques est complet jusqu'en 2025 alors que l'accueil fait partie de la culture et de la tradition ouzbèke. "Les portes des maisons ne sont jamais fermées. Vous pouvez entrer chez l'habitant, il vous offrira un thé. Inutile de lui dire ce que vous faites chez lui, son plaisir est de recevoir. En Ouzbékistant, les traditions, les monuments vous font passer du XXe au XVe siècle!" confie Mukhabat Zakhidova, responsable de l'Office national du tourisme.

Tachkent, Samarcande, Boukhara ou encore Khiva font rêver les Français qui arrivent en tête des touristes séduits par la route de la soie devant les Japonais et les Allemands. "Nous avons ouvert un bureau l'année dernière à Paris et le succès est au rendez-vous avec 5000 vacanciers qui ont fait le déplacement. Cette année, nous allons tripler l'effectif. Nous faisons le même calcul avec la clientèle suisse. Il y a une forte demande qui parvient à notre office parisien. C'est pour cela que nous sommes pour la première fois à Montreux", explique Jean-Charles Szwarc, directeur du bureau parisien. 

L'Italie en pays conquis
Avec 120 représentants disséminés dans le Centre des Congrès de Montreux, dont une grande partie sur le stand de l'Office national Italien du tourisme (ENIT), la "botte" fait un pas de géant. "Normal, la clientèle helvétique est l'un des bassins de touristes les plus importants pour l'Italie", confie Mario Magrini, directeur de l'ENIT en Suisse.

"Dans sa recherche de l'élégance et de la qualité, la clientèle suisse est un point de référence pour nous. C'est un marché qui recherche aussi bien l'aspect culturel et balnéaire", complète Marco Montini, directeur des relations extérieures du bureau national à Rome. Il refuse toutefois de se croire en pays conquis à Montreux. Si nous sommes présents avec de nombreuses forces au TTW, c'est parce que dans le tourisme, rien n'est acquis. Nous devons aussi être là où sont nos concurrents. Nous cherchons également à conquérir auprès des Suisses un marché moins estival. Avec 35% de clients intéressés par le balnéaire et 15% par la culture, le potentiel à développer reste très intéressant pour l'Italie."

Un potentiel ou des parts du gâteau helvétique que convoitent plus de 1200 exposants jusqu'à demain au Centre des Congrès de Montreux à l'occasion d'un marché professionnel du voyage qui fête cette année son vingt-cinquième anniversaire.

 

Florence Millioud - 25 octobre 2000 - La Presse Riviera / Chablais

Du rire, du rythme et des créations

On en change pas une recette qui a du goût: le rire, la musique populaire et la musique classique se croiseront à nouveau dans les loges de la grande salle montreusienne.

Décidément Montreux a bien de la chance. Y a t-il beaucoup de salles helvétiques où l'on puisse, à quelques jours d'intervalle, ...

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On en change pas une recette qui a du goût: le rire, la musique populaire et la musique classique se croiseront à nouveau dans les loges de la grande salle montreusienne.

Décidément Montreux a bien de la chance. Y a t-il beaucoup de salles helvétiques où l'on puisse, à quelques jours d'intervalle, applaudir Anthony Kavanagh, l'"Othello" de Verdi, Alain Morisod et les meilleurs brass bands du pays? Non assurément. Ne boudons pas notre plaisir et glissons-nous dans les coulisses pour une mise en bouche.

Rire et folklore avant les fêtes
Les zygomatiques ouvrent la saison le 31 octobre. Mis en scène par Pascal Légitimus, Anthony Kavanagh pourra bondir à son aise sur une scène aussi vaste que son talent. Imitateur-crooner-bruiteur monté sur piles atomiques, l'humoriste s'est déjà produit à guichets fermés en Suisse romande. Deux semaines plus tard, les Canadiens de l'orchestre philharmonique de Calgary joueront Evangelista, Ibert et Tchaïkovski sur la même estrade, accompagnés de la flûtiste Marina Piccinini. Le classique s'installe et prend ses quartiers pour une semaine. Le 18 novembre, les mélomanes pourront en effet se délecter de l'"Othello" de Verdi.

Les fidèles du brass band - et ils sont toujours plus nombreux! - se délecteront comme chaque année du concours suisse de leurs formations favorites le 25 novembre.

Le 2 décembre, honneur à la musique populaire. "Les Holzhacker's" fêtent leur trentième anniversaire dès 11 heures avec le Kiosque à Musique la RSR. La fête promet d'être belle avec une soirée de gala.

Comment fêter Noël ?
Qu'y a-t-il de commun entre "L'Ascension" d'Olivier Messiaen et Alain Morisod ? Ils seront l'un et l'autre à l'affiche de Stravinski en ce mois de décembre. Messiaen, Ravel et Fauré avec les musiciens de l'Orchestre philharmonique de Radio-France sous la baguette de Myung-Whun Chung le 10, Morisod avec ses comparses de "Sweet People", le violoniste André Proulx et le très jeune Yvann, le 22. Est-ce une façon de saluer le troisième millénaire ? Le concert qui ouvre les feux en 2001 comportera en tout cas une création mondiale, "Messages from the Unseen World", commandée par Pro Helvetia à Nadir Vassena.

Oratorio et fous rires pour conclure
Deux choeurs d'oratorio - l'Union chorale de la Tour-de-Peilz et le Choeur Pro Classica - seront réunis sous la baguette de Michel Dumonthay pour chanter l'"Elias" de Mendelssohn le 31 janvier.

La saison se terminera sous les auspices du rire, comme elle aura débuté, avec le dernier one-man-show de Michel Leeb le vendredi 2 mars.

 

D.Z. - 24 octobre 2000 - La Presse Riviera / Chablais

Statistiques et droits de l'homme unis à Montreux

A première vue, les statistiques et les droits de l'homme sont deux mondes sans relation. Une conférence, organisée par la DDC et l'Office fédéral de la statistique (OFS), du 4 au 8 septembre au Centre des congrès de Montreux, entend prouver le contraire.

Cette conférence réunira quelques 700 perso...

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A première vue, les statistiques et les droits de l'homme sont deux mondes sans relation. Une conférence, organisée par la DDC et l'Office fédéral de la statistique (OFS), du 4 au 8 septembre au Centre des congrès de Montreux, entend prouver le contraire.

Cette conférence réunira quelques 700 personnes, en provenance de plus de 110 pays, a indiqué hier devant la presse à Genève, le directeur général de l'OFS, Carlo Malaguerra. Ce rassemblement permettra de faire le point sur les outils statistiques dont disposent les chercheurs dans le domaine des droits de l'homme. La conférence ne poursuit pas d'objectifs politiques, a souligné M. Malaguerra. Le but n'étant pas de désigner les pays qui bafouent les droits de l'homme, mais de stimuler le dialogue entre scientifiques, pour disposer d'instruments statistiques fiables, capables de mesurer le développement humain. Les informations statistiques ne sont jamais neutres et peuvent parfois être détournées dans le but de servir l'intérêt de quelques uns, a rappelé pour sa part le patron de la Direction du développement et de la coopération (DDC), Walter Fust. Reste que même imparfaites, ces données sont nécessaires.

La DDC a besoin de statistiques
M. Fust, qui a qualifié la conférence de Montreux d'"événement majeur", a rappelé l'importance pour la DDC de disposer de statistiques solides. C'est sur la base de ces informations que l'institution décide d'allouer ses ressources financières et humaines dans le cadre de sa politique de développement.
Montreux va réunir sous un même toit les "producteurs" officiels de statistiques et les utilisateurs de ces informations. Il s'agit d'un pas en avant crucial, a commenté M. Fust. Le conseiller fédéral Joseph Deiss, patron du Département fédéral des affaires étrangères, participera à la session de clôture de la conférence.

 

ATS - 17 août 2000 - La Presse Riviera-Chablais

Le Jazz s'embourgeoise

De Keith Jarrette à Diana Krall, en passant par Brad Mehldau ou Pat Metheny, l'Auditorium Stravinski n'est pas encore totalement déserté par les représentants de la note bleue. Mais où est l'audace ?

La lecture de la programmation jazz de l'Auditorium Stravinski a cela d'intéressant qu'elle amène d...

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De Keith Jarrette à Diana Krall, en passant par Brad Mehldau ou Pat Metheny, l'Auditorium Stravinski n'est pas encore totalement déserté par les représentants de la note bleue. Mais où est l'audace ?

La lecture de la programmation jazz de l'Auditorium Stravinski a cela d'intéressant qu'elle amène désormais régulièrement le jazzophile un brin iconoclaste à se demander si le jazz existe encore vraiment. Non pas que les artistes invités soient de piètres musiciens, loin s'en faut, mais sont-ils les meilleures représentants de cette musique qu'on appelle le jazz ? Et d'abord qu'est-ce que le jazz ?

"Près d'un siècle après sa naissance, le jazz est toujours ce qu'il était à l'origine: une musique de protestation (...). Il s'insurge contre la discrimination sociale, raciale et spirituelle, contre les clichès de la bourgeoisie mesquine, contre l'organisation fonctionnelle de la société de masse moderne, contre la dépersonnalisation inhérente à cette société, et contre cette catégorisation de critères qui mène à l'élaboration automatique de jugement à chaque fois que ces critères ne sont pas satisfaits."

La lecture du critique et écrivain Joachim-Ernst Berendt a cela de redoutable qu'elle sait fort bien nous mener à l'essentiel, dût-il provoquer quelques désagréments. Ecrites en 1994, ces quelques lignes n'ont certainement pas vieilli prématurément et le jazz que nous décrit Joachim-Ernst Berendt ne relève pas non plus d'une quelconque vue de l'esprit car il existe encore bel et bien. Peut-on associer les musiques de Georges Benson, Pat Metheny ou Keith Jarrett à cette définition ? Encore que la prestation de Pat Metheny en trio lors de la précédente édition fut époustouflante... A moins que Keith Jarrett ait repoussé les limites du jazz hier soir. Mais veulent-ils encore "s'insurger (...) contre la dépersonnalisation inhérente à cette société" qui est la leur, autant que la nôtre ? Chacun d'eux en a été capable et l'a démontré à un moment ou à un autre de sa carrière, mais le veulent-ils encore? A moins que la majorité des musiciens(nes) de jazz n'aient pour destin de voir leurs irrévérences premières devenir les références du futur. Mais ce serait faire honte à Duke, Bird, Coltrane ou Miles que de penser uniquement en ces termes. Eux n'ont jamais cessé d'avancer et de s'insurger.

Course au succès
Certes, Diana Krall et Brad Mehldau le peuvent encore, pour autant que leur maison de disques ne les cantonne pas dans une course au succès plutôt qu'à la création. Car même s'il faut lutter avec la dernière énergie contre le cliché qui veut qu'un créateur de jazz ne peut être génial que dans l'incompréhension et la précarité, force est de constater que les artistes de jazz qui vendent le plus d'albums — c'est le cas de tous les musiciens de jazz invités à Montreux — sont bien sûr les plus populaires, donc rassembleurs.

Peut-on encore une fois lutter contre «la dépersonnalisation inhérente à cette société» tout en capitalisant sur un style, certes personnel mais dont l'évolution devient inexistante une fois sa popularité atteinte? John Lewis étant hors catégorie — les légendes ne se discutent pas, elles se savourent — reste Michael Brecker dont le parcours atypique ne peut que susciter l'intérêt: attendre en effet l'âge de 38 ans pour enregistrer son premier disque en leader alors qu'il apparaît avant cela en sideman sur quelque 400 autres, cela retient forcément l'attention. D'autant que si le bonhomme était déjà reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes du ténor, il fait désormais figure de référence musicale tout court, référence dont le parcours n'a que faire des itinéraires balisés et rassurants. Des caractéristiques qui suffisent amplement à rendre Michael Brecker exceptionnel, le jeudi 20 juillet sur la scène jazz de l'Auditorium Stravinski du Montreux Jazz Festival.

Réputation de pionnier
Au cours de son histoire, le Montreux Jazz Festival s'est bâti une réputation de pionnier du jazz en invitant tous les plus grands de cette culture musicale. C'est cette programmation également qui lui a permis d'accéder au rang de référence en la matière, et c'est fort de cette réputation qu'il bénéficie désormais d'un capital de crédibilité élevé auprès du public. Mais, un peu à l'image de nombre de ses prestigieux invités sur lesquels il se repose, le Montreux Jazz Festival — dans sa programmation jazz de l'Auditorium Stravinski s'entend — peine, semble-t-il à s'insurger. A moins que cela ne soit les jazzmen? La question est ouverte. Pourtant, tout auréolé de son historique réputation, le MJF n'en continue pas moins de convaincre certains amateurs de jazz de leur participation à son sacre et à celui de la musique qu'il défendait à ses premiers jours. 

Réponse de Claude Nobs
Ainsi, en confortant une partie de son public dans un conformisme douillet alors qu'il se croit l'observateur-participant d'une évolution, c'est l'idée même du jazz que l'Auditorium Stravinski assassine parfois sous les tonnerres d'applaudissements de ces milliers de festivaliers croyant participer à la pérennité d'une culture qu'ils contribuent en fait inconsciemment à fossoyer. «Certes, répond Claude Nobs, directeur du festival, la programmation jazz de l'Auditorium Stravinski propose une musique volontiers plus commerciale, mais il faut réaliser que les grandes locomotives du jazz ont toutes disparu et que pour remplir une salle comme celle de l'auditorium, des noms connus sont nécessaires. D'autre part, la musique que propose ces artistes peut aussi servir au public de porte d'entrée vers un jazz plus complexe. Enfin, les bénéfices réalisés par l'auditorium permettent aussi de financer des concerts d'artistes plus pointus au Miles Davis Hall, des musiciens qui malgré une créativité artistique évidente joueraient devant une salle à moitié vide à l'Auditorium Stravinski.» Le bon sens de l'organisateur ne ravit pas toujours le mélomane, mais il faut cependant lui reconnaître sa pertinence autant que sa lucidité. Gageons toutefois que si le jazzman se reconnaît dans sa capacité à s'insurger, ce n'est pas là une qualité réservée aux seuls musiciens, mais aussi à celles et ceux qui les écoutent et qui se sont trouvés réunis plus d'une fois dans cette salle au nom prédestiné pour perpétuer l'esprit du jazz: le Miles Davis Hall. Car hormis Michael Brecker, c'est là d'où vient la protestation. Avec pour noms: Ryuichi Sakamoto, Nguyên Le, N. P. Molvaer, Bugge Wesseltoft, Jens Thomas ou William Cepeda. On ne sait s'il faut espérer les retrouver un jour sur la scène de l'Auditorium Stravinski.

 

 

Blaise Delalay - 18 juillet 2000 - 24 heures       

Montreux convoite officiellement les Jeux Olympiques d'hiver de 2010

Un an jour pour jour après la défaite de Sion 2006, le groupe de travail a lancé officiellement, hier, la candidature au niveau suisse de "Montreux 2010".

Cinq comme les cinq doigts de la main ou comme les cinq cantons (Vaud, Genève, Fribourg, Berne et Valais) réunis autour de la candidature montre...

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Un an jour pour jour après la défaite de Sion 2006, le groupe de travail a lancé officiellement, hier, la candidature au niveau suisse de "Montreux 2010".

Cinq comme les cinq doigts de la main ou comme les cinq cantons (Vaud, Genève, Fribourg, Berne et Valais) réunis autour de la candidature montreusienne aux Jeux Olympiques et prêts à accueillir les sportifs des cinq continents en 2010 ou en 2014. Le chiffre cinq, tout un symbole donc pour cette candidature devenue officielle depuis hier.

A l'enseigne de "All in hand" (tout en main), Jean-Pierre Seppey, responsable du groupe de travail, a égrené les avantages du concept préparé depuis six mois. "Nous ne présentons pas une simple étude de faisabilité mais déjà un dossier. Notre volonté est forte et la défaite de Sion 2006 ne doit en rien affaiblir les chances de cette candidature. Si la Suisse veut obtenir des Jeux, il faut être candidat."

Un enthousiasme partagé par le syndic de Montreux, Pierre Salvi: "Il y a six mois, d'aucuns ont cru à un poisson d'avril. Aujourd'hui, nous parlons d'un événement car c'en est un. Notre projet est rassembleur, c'est presque le projet de toute la Suisse occidentale avec des atouts économique pour la région au sens large du terme."

La main tendue
Groupe de travail (dix membres) et Municipalité de Montreux ne doutent pas des chances et de la crédibilité de leur projet. La différence avec les tentatives précédentes ? "Sion 2006 était prêt du point de vue de l'organisation, mais elle a tout simplement oublié d'être candidate. Sans occulter l'importance du dossier technique, nous allons mettre toute notre énergie dans la communication et le lobbying international", répond Jean-Pierre Seppey.
L'image de la main, emblème de cette candidature est donc aussi celle de la main tendue vers l'extérieur dans un esprit de communication, d'ouverture et d'accueil. Des valeurs également fondamentales pour le groupe de travail qui seront mises en avant lors du dépot du dossier le 2 novembre. Alors que l'Association olympique suisse tranchera le 17 janvier 2001.

"Pour l'instant, il n'y a pas d'autres candidats suisses qui se sont officiellement déclarés. Saint-Moritz a renoncé à donner son nom à une candidature grisonne, le groupe de travail a démissionné et le dossier a été repris par le canton avec un appui zurichois" confirme Jean-Pierre Seppey. En revanche, "Berne 2010" suivra Montreux de près en lançant officiellement sa candidature le 12 juillet. Quand au couperet du CIO, il tombera en 2003.

Places du Marché en fête
Montreux n'est pas qu'un prête-nom et partagera le gâteau olympique: trois discipline sportives pourraient se dérouler sur le territoire communal. Sur le podium pour la distribution quotidienne des médailles, c'est la place du Marché de Montreux qui est en tête. Alors que son homologue veveysanne s'impose d'emblée pour accueillir les cérémonies d'ouverture et de clôture (potentiel de plus de trois milliards de téléspectateurs) avec une scénographie identique à celle de la Fête des Vignerons.

Les nouvelles et les images de l'ensemble des Jeux Olympiques partiront également depuis la Riviera avec un centre de presse basé au Centre des Congrès de Montreux alors que toute la presse audi-visuelle aura Vevey pour camp de base. Pas de doute pour le groupe de travail: "Au plan stratégique, la situation géographique et climatique de Montreux est idéale, c'est le coeur de notre concept."

 

Florence Millioud - 20 juin 2000 - La Presse Riviera / Chablais

Priorité à l'activité commerciale

Nouvelle entité juridique, nouveau logo, effectif augmenté à 33 personnes: le Centre des Congrès et d'Expositions de Montreux est sur des rails commerciaux depuis cent jours.

Qu'est-ce qui a changé? Exactement cent jours après les modifications juridiques et structurelles entérinées par son proprié...

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Nouvelle entité juridique, nouveau logo, effectif augmenté à 33 personnes: le Centre des Congrès et d'Expositions de Montreux est sur des rails commerciaux depuis cent jours.

Qu'est-ce qui a changé? Exactement cent jours après les modifications juridiques et structurelles entérinées par son propriétaire - la commune de Montreux - le Centre des Congrès et d'Expositions (CCE) poursuit sa vocation commerciale.
Pour l'année en cours, y compris les périodes de montage et de démontage, 361 jours sont d'ores et déjà noircis sur le calendrier en tenant compte de plusieurs locations pour une même période. La répartition culture (36%) - congrès (64%) s'est inversée par rapport au décompte de 1998. Ce qui fait dire au directeur Eric Vodoz: " A moyen terme, un remodelage selon les priorités serait souhaitable. La demande commerciale existe notamment pour la période traditionnellement réservée pour le Festival de musiques".
Cet accent commercial ferme-t-il la porte aux sociétés locales ? La question peut se poser. Eric Vodoz assume: "Nous devons effectivement faire des choix afin d'utiliser au maximum le calendrier commercial."

Nouvelle stratégie
Si les deux directeurs de Montreux Congrès SA, Philippe Besson et Eric Vodoz, admettent que le tourisme de congrès redémarre de manière générale, ils expliquent l'intérêt accru pour le CCE par la mise en place d'une nouvelle stratégie. "Les sept départements - direction, promotion, logistique, administration, exploitation, accueil - travaillent en réseau. Nos arguments de vente n'ont pas changé. Mais désormais au lieu de vendre des m2, nous offrons des surfaces équipées ou des congrès clés en main. L'aspect logistique est notre point fort", souligne Philippe Besson. "Nous saisissons toutes les opportunités et donnons suite à toutes les demandes rapidement complète Eric Vodoz.
Congrès et tourisme se partagent-ils les mêmes plates-bandes? La crainte existait, mais elle ne doit plus avoir cours selon Philippe Besson: "Nous ne démarchons pas auprès de la même clientèle. Nous avons ficé pour le CCE une taille critique qui évolue entre 250 et 1800 personnes, selon nos capacités d'accueil et de gestion. Nous offrons les manifestations de moins de 250 congressistes à Montreux Tourisme et vice versa. En revanche nous allons développer notre matériel promotionnel et nous attendons de l'office du tourisme un programme d'animation.

Perspectives financières
Même si le CCE est, à taille égale le centre le plus cher de Suisse, les clients avent pourquoi ils mettent le prix assure Philippe Besson. "Nous avons désormais une politique tarifaire transparente et fixe. Grâce à tout l'aspect logistique mis en place, nous pouvons désormais réaliser un chiffre d'affaires autrefois atteint en une année sur une ou deux manifestations. Se passer des subventions communales est illusoire, nous visons donc le petit équilibre. Nous aimerions en premier lieu constituer d'ici à trois ans, une réserve d'environ un million en guise de capital risque et ensuite nous poursuivrons un autre objectif: coûter moins cher à la commune."

 

Florence Millioud - 12 avril 2000 - La Presse Riviera / Chablais

 

 

"Nous avons d'emblée concentré nos efforts sur le développement des activités commerciales et autour de l'organisation de la maison afin de ne plus commettre les erreurs du passé."

Ernest Guibert

Premier séminaire de l'OTAN au Centre de congrès

Le Centre de congrès accueille jusqu'à demain un séminaire de l'OTAN. L'occasion pour Adolf Ogi, président de la Confédération d'une visite éclaire sur la Riviera. Le Ministre des Affaires étrangères, Joseph Deiss, sera aussi présent demain. L'aide humanitaire est le principal sujet de conversation....

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Le Centre de congrès accueille jusqu'à demain un séminaire de l'OTAN. L'occasion pour Adolf Ogi, président de la Confédération d'une visite éclaire sur la Riviera. Le Ministre des Affaires étrangères, Joseph Deiss, sera aussi présent demain. L'aide humanitaire est le principal sujet de conversation.

Le 45ème séminaire Rose-Roth de l'assemblée parlementaire de l'OTAN s'est ouvert, hier, dans le Centre de Congrès de Montreux. Divers intervenants vont se succéder jusqu'à samedi sur le thème de l'évolution de la branche militaire dans les missions humanitaires et civiles. Un sujet relativement chaud au vu des différentes interventions de l'OTAN ces dernières années. Les débats se déroulent d'ailleurs sur un fond de conflit yougoslave.

Souveraineté et ingérence
Jeudi, la matinée a été dévolue à la présentation des principaux sujets de discussion ainsi qu'au voeux de bienvenue. Hanspeter Seiler, Président de l'Assemblée fédérale suisse, a été le premier à prendre la parole. Dans son allocution, il a souligné que le concept de droit d'ingérence avait gagné en importance depuis la chute du communisme. Le droit d'ingérence est en effet une des questions clef du séminaire car il inclut un autre concept fondamental: la souveraineté d'un Etat.

Hier en début d'après-midi, Jean-Daniel Tauxe, directeur des opérations au CICR, a insisté sur les rôles essentiels de l'organisation. "Nous devons rester totalement neutre, sans être influencé par la politique ou l'armée, mais nous devons aussi protéger notre matériel" a-t-il ajouté. Car le problème est bien souvent celui-ci: le CICR doit faire face à toutes sortes de déprédations ou vols de matériel mais s'il s'adjuge l'aide de l'armée par exemple, on accuse à tord l'organisation d'avoir partie liée avec les ennemis.

Respect de trois piliers
Difficile selon bon nombre d'observateurs de résoudre cet épineux problème. Neill Wright député à la coordination au UNHCR a proposé pour sa part une définition tout-à-fait clair du rôle que devrait avoir une organisation à but humanitaire: "les trois piliers doivent être humanité, neutralité et impartialité". Il reste que certains cas très spécifiques, il n'est pas toujours aisé d'appliquer à la lettre cette philosophie.

31 délégations parlementaires des pays de l'OTAN se sont donc proposées d'y réfléchir jusqu'à samedi. Il demeure que sur le terrain, la situation est parfois très difficile pour les délégués du CICR. Un contexte ambigu qui n'autorise pas forcément le recours à la protection de l'armée. De plus, Jean-Daniel Tauxe, a aussi rappelé dans son discours "l'importance d'une aide humanitaire utilisant un maximum les technologies avancées de notre époque".

Entre fierté et dynamisme
Adolf Ogi, président de la Confédération, a conclu de main de maître cette première journée par une allocution dynamique et toute empreinte de positivisme. "Je suis très fier de notre pays, mais il nous faut maintenant aussi évoluer pour jouer un rôle d'aide logistique de plus en plus important de par l'avenir" a-t-il déclaré. Le président a encore ajouté quelques mots sur la détermination du gouvernement à faire avancer l'intégration de la Suisse au sein de l'Union européenne. Des applaudissements nourris ont salué la fin de ce discours, de quoi rappeler au conseiller fédéral qu'il est toujours très apprécié à l'étranger. Une chose est sûre: quelle verve et quel enthousiasme à mettre en avant la Suisse. Gageons que Joseph Deiss, de retour de son voyage au Liban, saura être aussi percutant lors de son allocution de samedi.

 

Nicolas Rihs - 3 mars 2000 - La Presse Riviera / Chablais

Musiciens et chanteurs à cor joie !

Près de deux mille personnes ont écouté avec délice, samedi soir, des joueuses de cor des Alpes, les Armaillis de la Gruyère, le Brass Band treize étoiles et le Choeur Rouge de la Fête des Vignerons réunis par l'Association suisse de cor des Alpes. Un concert original et éclectique.

"Le cor des Alp...

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Près de deux mille personnes ont écouté avec délice, samedi soir, des joueuses de cor des Alpes, les Armaillis de la Gruyère, le Brass Band treize étoiles et le Choeur Rouge de la Fête des Vignerons réunis par l'Association suisse de cor des Alpes. Un concert original et éclectique.

"Le cor des Alpes est devenu, au fil des siècles, un instrument de musique à part entière. Ce qui fait sa différence, c'est qu'il est moderne et ringard à la fois" a affirmé Francis Scherly en guise d'ouverture de la soirée de l'Académie suisse de joueuses de cor des Alpes. 17 femmes, en provenance essentiellement de cantons lémaniques, ont manié leur instrument avec brio. Sous la direction de Jozsef Molnar, joueur de grande renommé, elles ont prouvé que le cor des Alpes n'est pas réservé aux hommes ! Si leur répertoire est axé sur le folklore comme l'hymne suisse romand, elles flirtent parfois aussi avec le classique et le jazz. Leur prestation a été très appréciée du public.

Autre tonalité avec le Choeur des armaillis de la Gruyère emmené par Michel Corpataux. Ils ont d'abord misé sur la douceur avec "La Cloche du Soir" qui a révélé tout le talent des chanteurs. Quelques mains se sont subrepticement agitées pour battre le rythme lorsque les armaillis ont entonné avec joie le "Choeur des Chasseurs". Après une chanson populaire russe, ils ont enchaîné avec un chant traditionnel de la Gruyère, "le trandi j'armailli" qui a remporté un vif succès.

Un Brass Band Valaisan dynamique
Rythme et jeunesse caractérisent le Brass Band valaisan Treize Etoiles qui a ouvert la seconde partie de la soirée sur des airs de jazz et de musique de cirque. Les jeunes musiciens ont présenté également de jolies combinaisons avec Jozsef Molnar et son cor des Alpes. Une preuve que cet instrument ne se limite pas aux musiques traditionnelles. La dernière partie de la soirée avait un goût nostalgique avec le Choeur rouge de la Fête des Vignerons venu interpréter trois chansons de leur répertoire avant de terminer avec "Le Vieux Chalet" repris par toute l'assemblée. Enfin, Vincent Brodard, soliste de la Fête des Vignerons, a reçu une véritable ovation en interprétant "Le Ranz des Vaches".

 

CM - 28 février 2000 - La Presse Riviera Chablais

Triomphe mérité

L'Orchestre symphonique de Melbourne, en tournée européenne, a fait halte vendredi soir à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Une superbe démonstration.

A force d'ergoter sans fin sur les mérites et les faiblesses des orchestres philharmoniques de Londres, de Vienne ou de Berlin, les Européens ont...

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L'Orchestre symphonique de Melbourne, en tournée européenne, a fait halte vendredi soir à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Une superbe démonstration.

A force d'ergoter sans fin sur les mérites et les faiblesses des orchestres philharmoniques de Londres, de Vienne ou de Berlin, les Européens ont fini par se convaincre qu'ils étaient les seuls à pouvoir composer et jouer la musique classique. La brillante prestation de l'orchestre symphonique de Melbourne, vendredi soir à Montreux, a clairement montré l'absurdité de cet axiome.

L'intelligence de la programmation
Le concert débute avec l'Ile des morts, un poème symphonique de Rachmaninov injustement méconnu qui permet d'emblée aux musiciens de Melbourne et à leur chef, Markus Stenz, de montrer ce qu'ils ont dans le coffre. Un trésor: des cordes qui chantent sans larmoyer, des cuivres dont la puissance n'assourdit pas, et une richesse de couleurs et de timbres qui souligne, sur un tempo lent, toutes les nuances de la partition.

Après cet apéritif plus que prometteur, le troisième Concerto pour piano et orchestre de Bartók montre un autre pan du talent des musiciens australiens: précision des entrées et justesse des attaques. Au piano, le jeune Suisse Adrian Oetiker donne une réplique idéale aux élans de l'orchestre. En symbiose parfaite avec ses partenaires - chef et soliste échangèrent de multiples sourires, signe de complicité qui ne trompe pas, le virtuose saint-gallois donne une lecture lumineuse de cette oeuvre exigeante et tourmentée. On comprend mieux pourquoi le jury du Concours ARD de Munich lui décerna son Prix en 1995. Visiblement touché par l'accueil enthousiaste du public montreusien, le jeune homme lui offrira en bis une pièce intimiste de Ravel.

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Daniel Zufferey - 31 janvier 2000 - La Presse Riviera / Chablais

Budget un peu... revu à la baisse

Nouvelles prévisions financières pour la commune de Montreux. Objectif: diminution des charges. Résultat 787'000 francs d'économies écornées par 171'000 de dépenses surprises et de manque à gagner pour la nouvelle version du budget montreusien. 

Depuis le 1er janvier, la commune de Montreux travail...

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Nouvelles prévisions financières pour la commune de Montreux. Objectif: diminution des charges. Résultat 787'000 francs d'économies écornées par 171'000 de dépenses surprises et de manque à gagner pour la nouvelle version du budget montreusien. 

Depuis le 1er janvier, la commune de Montreux travaille sans filet budgétaire. La copie présentée au Conseil communal renvoyée à l'expéditeur en décembre, revient en janvier modifiée avec une marge d'autofinancement qui passe de 528'000 francs à 1.144 million. Par conséquent, le déficit brut s'affiche à 3.049 , million contre 3.665 dans la première version (-616'000 francs).

Les charges évaluées à 92.7 millions tombent à 92.05 millions (-650'000 francs). Les recettes perdent aussi quelques milliers de francs en passant de 89.042 millions à 89.008 millions (-34'000 francs), conséquence de frais qui ne seront pas remboursés dans le domaine culturel.

La culture pour cible?
Un tiers des économies proposées amputent les comptes destinés à la culture, "mais elle n'est pas pour autant prétéritée, insiste le municipal Alain Feissli. Le nombre de manifestations reste identique. Seuls les aléas de la programmation font la différence. Sur les quinze concerts prévus pour la saison 1999-2000, dix émergent aux comptes 99 et les cinq derniers au budget 2000, d'où une économie de loyers et de subventions."

En revanche, du fait de cette programmation, les recettes de la nouvelle société anonyme Centre des Congrès Montreux SA seront amputées de 130'000 francs. Elle devra compenser cette perte par la recherche de manifestations à but commercial. Un état de fait assorti d'un commentaire; "Même si aujourd'hui quelques options intéressantes se présentent, la Municipalité est consciente qu'elle fait courir à la SA un risque financier accru pour ce premier exercice 2000."

Avec le report d'investissement pour le mur de soutènement du Temple St-Vincent ou encore l'éclairage de la hall de rink-hockey de Rennaz, l'entretien du patrimoine paie aussi son tribut à la chasse aux économies. Tout comme l'entretien et le renouvellement d'équipement informatiques reportés à des jours meilleurs. Seul le dicastère de l'instruction publique et des cultes évite les restrictions budgétaires. "Un service tributaire des dépenses liées et dont la marge de manoeuvre est presque réduite à néant", explique son directeur André Blanc.

Dépenses supplémentaires
Le réexamen du budget peut révéler quelques surprises. Un recensement fédéral à 50'000 francs, le changement (87'000 francs) d'une chaudière (qui a rendu l'âme le 31 décembre) dans le bâtiment du service du feu et le bas de laine se rétrécit. "Et heureusement, souligne le syndic Pierre Dalvi, nous n'avons pas eu à ajouter des dépenses supplémentaires à cause de Lothar." Et la candidature montreusienne aux Jeux Olympiques? Elle n'aura aucune incidence sur le budget. L'étude de faisabilité sera financée par des donateurs sollicités par les promoteurs privés de la candidature", explique le municipal André Blanc.

 

Florence Millioud - 22 janvier 2000 - La Presse Riviera / Chablais

19991999

Trois capitaines pour le paquebot montreusien

Les contours de la politique touristique sont dessinés, les élus doivent encore se prononcer.

Dès le premier janvier 2000, le tourisme montreusien devrait prendre le large avec un nouvel organigramme et des identités séparées entre la promotion de l'image de la station et la vente et l'organisation...

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Les contours de la politique touristique sont dessinés, les élus doivent encore se prononcer.

Dès le premier janvier 2000, le tourisme montreusien devrait prendre le large avec un nouvel organigramme et des identités séparées entre la promotion de l'image de la station et la vente et l'organisation de congrès. Un triumvirat prendra les commandes de la destination Montreux, si le dossier élaboré par la Municipalité et le comité directeur de l'Office du tourisme et des congrès de Montreux (OCTM), obtient dans les deux mois à venir, l'aval des différents échelons politiques communaux. Le préavis municipal sur la séparation des activités touristiques, demandé avec insistance et impatience par le Conseil communal et sa commission des finances depuis près de deux ans, arrive donc dans les délais, comme promis l'an dernier.

Il prévoit une séparation des pouvoirs entre les activités dites touristiques et l'organisation logistique et la création de congrès, soit deux entités dont les appellations pourraient être "Montreux Tourisme" et "Montreux Congrès".

"Montreux Congrès"

Toute l'activité qui gravite autour des congrès organisés par ou à Montreux deviendrait autonome selon le nouvel organigramme. La Fondation du Centre des Congrès et d'Exposition (CCE) devrait laisser place à une structure juridique et commerciale sous forme de société anonyme avec un conseil d'administration composé de professionnels et de personnalités à l'envergure supra-régionale. Une direction bicéphale devrait être mise en place avec Philippe Besson (actuel directeur administratif de l'OCTM) qui chapeauterait les activités commerciales de "Montreux Congrès" et Eric Vodoz (directeur du CCE actuellement) qui resterait à la tête de la division technique. L'objectif de cette nouvelle répartition pour le domaine congrès est de pouvoir gérer les espaces d'exposition et le calendrier d'occupation du centre conjointement et sous le même toit. Le nombre de postes de travail pour "Montreux Congrès" passerait de 16 à 32 sans création d'emploi, puisqu'une partie des effectifs employés pour l'activité congrès à l'ÔCTM serait transférée au CCE. Le département technique gérera l'exploitation et le fonctionnement du bâtiment, alors que la section commerciale se chargera des finances et de l'administration. Elle aura pour tâche de mettre à disposition des locaux pour des congrès qui ont leur propre organisation, d'offrir un support logistique à ceux qui n'en ont pas et de créer et développer ses propres manifestations.

Le destin du tourisme montreusien, a déjà été présenté au personnel de l'OCTM et du CCE, la Municipalité doit encore entériner cette proposition avant de la soumettre au Conseil communal sous la forme d'un préavis.

Florence Millioud - 01 octobre 1999 - La Presse Riviera/Chablais

On parlera désormais du "Montreux Choral Festival"

Une notoriété internationale recherchée!

"Nous nous situons dans les 10 festivals de chorales les plus réputés au monde, il s'agit maintenant de rechercher une notoriété internationale, et le mot rencontre était trop régional", affirme Claude Gaulis, le responsable de la communication du nouveau Mo...

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Une notoriété internationale recherchée!

"Nous nous situons dans les 10 festivals de chorales les plus réputés au monde, il s'agit maintenant de rechercher une notoriété internationale, et le mot rencontre était trop régional", affirme Claude Gaulis, le responsable de la communication du nouveau Montreux Choral Festival. Il précise encore:  "Nous enregistrons des inscriptions par Internet et les personnes intéressées effectuent leur recherche sur le mot Festival et non pas sur rencontre. Par ailleurs, sur le plan des offices du tourisme national, cantonal ou même montreusien, la manifestation n'était pas identifiée comme faisant partie du circuit des festivals, nous n'apparaissions même pas sur les différents guides."

On pouvait se demander si ce changement de nom allait entraîner un changement de forme. La réponse de Claude Gaulis est claire: "C'est un changement dans la continuité. Le festival reste un concours, la convivialité est toujours garantie et les chorales doivent se sentir bien à Montreux. Les organisateurs mettent toujours à disposition une personne par chorale durant le séjour. Les rencontres continueront à exister avec les soirées "carnotset" si belles à vivre. Des rencontres sur le terrain également, avec les chorales qui vont chanter dans différents lieux du pays."

De nouvelles ambitions

Il va sans dire que les organisateurs affichent de nouvelles ambitions et Claude Gaulis abonde dans ce sens: "Nous devons faire plus pour permettre aux meilleures chorales qui ont des moyens limités de venir à Montreux. Notre budget accueil devra donc être plus solide. Avec cette nouvelle identité nous devrions avoir un plus grand retentissement sur le plan commercial et entrer en relation avec de nouveaux partenaires commerciaux, comme le font les grands festivals".

Il faut remarquer que la situation financière de la manifestation est saine, ce qui permet d'envisager l'avenir avec sérénité. D'autre part, l'entrée en activité de la fondation du Montreux Choral Festival devrait permettre de renforcer les partenariats culturels ou commerciaux.

JPN - lundi 1er février 1999 - La Presse Riviera/Chablais

 

 

 

19981998

Symposium: 1999 sera déterminant

Même dans sa communication, le Symposium TV rompt avec ses habitudes. 1999, qui le verra étrenner son nouveau rythme annuel, sera pour lui l'année de tous les défis.

Jusque dans le graphisme, le "Montreux update", qui fait la présentation du Symposium de télévision, rompt avec ses habitudes. "Il n'...

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Même dans sa communication, le Symposium TV rompt avec ses habitudes. 1999, qui le verra étrenner son nouveau rythme annuel, sera pour lui l'année de tous les défis.

Jusque dans le graphisme, le "Montreux update", qui fait la présentation du Symposium de télévision, rompt avec ses habitudes. "Il n'était pas possible d'annoncer que nous passions à un rythme annuel, et que nous nous recentrions sur les plus récents développements technologiques, sans le faire dès l'édition 1999. On ne pouvait pas attendre l'an 2000" souligne Chris Zoebeli, directeur de l'Office des Congrès et du Tourisme de Montreux (OCTM).

Un Sommet digital
Le programme des conférences de ce rendez-vous 1999 (qui se tiendra du 10 au 15 juin) est ainsi déjà très détaillé. Câble, satellite, et diffusion terrestre auront leur propres forums. A l'enseigne de "Management Forum", Montreux sera aussi l'occasion d'un véritable sommet de la TV digitale. Opportunité globale, développement prévisibles du côté des diffuseurs, et de celui des fabricants de récepteurs seront examinés. Dans ce dernier domaine, il est capital de répondre à un public qui se demande s'il est temps de changer son poste, d'investir, dans son salon, dans la nouvelle technologie.
Pour les producteurs et opérateurs de la TV, deux autres champs d'activité seront explorés. L'un sera consacré à tout le domaine de la post-production, l'autre à la production d'actualités et d'émissions en direct. Enfin l'interactivité sera également au coeur d'une série de communications. Quant à l'orateur de la cérémonie d'ouverture, il s'agira d'un Européen, le Dr. Thomas Middelhoff de la firme Bertelsmann.

Exposants hésitants
Rien que pour ces conférences et discussions scientifiques quelques 2'000 personnes sont attendues. Comme le note Chris Zoebeli: "Le Symposium de Montreux reste le plus important et le plus international de la branche". Par contre l'exposition technique qui accompagne ce rassemblement de cerveaux télévisuels lui donne plus de souci. A ce jour, nous ne réunissons pas les 7'000 m2 de stands qui doivent nous permettre de tourner et d'attirer au moins 10'000 visiteurs professionnels".
C'est là que se jouera véritablement l'avenir du Symposium TV. Annuelle, centrée sur les dernières nouveautés, l'exposition technique doit être moins lourde, demander moins d'investissement aux industriels qui vont déjà, chaque année, présenter l'ensemble de leur gamme à Amsterdam. Mais il s'agit de les convaincre de venir quand même, car l'exposition technique reste le principal pilier financier de la manifestation. Elle jouera en 1999 une partie décisive, que la crise japonaise ne contribue pas à faciliter.

En dépit d'une année sans Symposium - hausse des nuitées montreusiennes
La statistique des nuitées du tourisme montreusien a repris des couleurs cette année, et cela même si 1998 a été un millésime sans Symposium, toujours pourvoyeur d'un pic de clientèle. L'OCTM, qui cite les chiffres publiées par l'Office fédéral de la statistique, mentionne - de janvier à octobre - une hausse de 5.1% par rapport à 1997. Pour le seul mois d'octobre, la hausse a été de 8.6%.
"Toujours sur le plan des nuitées, on voit 1999 arriver avec confiance" commente le directeur de l'OCTM, Chris Zoebeli. Avec la Fête des Vignerons, l'imposante manifestation "Telecom" à Genève, et le Symposium de TV, le calendrier des grandes manifestations se présente bien. Moins d'optimisme par contre en ce qui concerne l'occupation du Centre des Congrès: "On souffre toujours des faiblesses de vente de ces dernières années. Si 1998 s'est finalement relativement bien déroulé, avec un certain nombre d'options finalement confirmées, 1999 ne nous laisse guère de tels espoirs".

Près de 6'000 visiteurs en quatre jours pour Art Forum 98

Avec des milliers de visiteurs, 130 artistes et une moisson de prix, Art Forum 98 a gagné son pari: rendre l'art populaire.

"Jamais je n'ai vu d'exposition aussi mouvementée." A l'heure du bilan -et de la distribution des prix- Dany Dasto ne masque pas sa satisfaction. De mémoire d'artiste, aucun "...

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Avec des milliers de visiteurs, 130 artistes et une moisson de prix, Art Forum 98 a gagné son pari: rendre l'art populaire.

"Jamais je n'ai vu d'exposition aussi mouvementée." A l'heure du bilan -et de la distribution des prix- Dany Dasto ne masque pas sa satisfaction. De mémoire d'artiste, aucun "forum" des arts n'a montré autant de facettes de l'expression artistique et autant d'interactivité avec le public. "Nous n'avons pas voulu d'un salon où on ne fait qu'accrocher des peintures. Ici, sur trois étages, vous pouvez vous laisser prendre par un acte de scène ou de la musique", note le président du jury. Qui juge le niveau artisitique très élevé - témoin les nombreux prix et disctinctions attribués samedi soir. Un niveau qui s'explique par une sélection serrée: "Nous avons retenu 130 dossiers sur 250 candidatures", rappelle Dany Dasto.

Salon "familial"
Art Forum 98, qui a fermé ses portes hier soir, a tenu son pari: "Rendre l'art accessible à tous - en particulier aux familles et aux enfants", souligne pour sa part le président du comité d'organisation, Martin Bornand (Jeune Chambre Economique de la Riviera). En quatre jours, près de six mille visiteurs ont découvert les oeuvres de toute nature des 130 artistes qui ont envahi le Centre de Congrès et d'exposition de Montreux depuis jeudi.

Des visiteurs de tous les horizons: élèves de classe de Montreux, membres de la Société suisse des hôteliers - jusqu'au conseiller fédéral Pascal Couchepin ou la conseillère d'Etat Jacqueline Maurer.
La présence des chefs de l'économie cantonale et nationale rappelle le second but avoué d'Art Forum 98: marier l'art et le monde de la finance.

Le Palmarès
Prix de la Ville de Montreux: Groupe Conséquences. Prix du Jury (six lauréats): Sena, Metalix, Kati Brunner Tintoti, Claire Guanella, Patrick Guénat, Persa. Mentions: Isabelle Fournier et Valérie Bernard, Thierry Dafflon, Janvier. Prix de la Fondation Seymour Obermer: Michel Thierry. Prix Hotela: Marcel Laliberté. Prix du public: Olivier Apollon.

Ph.F. - le 28 septembre 1998 - La Presse Riviera/Chablais

 

 

Quatre cents directeurs d'école réunis

Le congrès annuel du Baccalauréat international s'est ouvert hier à Montreux. Près de 400 directeurs d'écoles du monde entier s'efforcent d'y préparer l'avenir.

Organisée chaque année dans un pays différent, le Congrès annuel du Baccalauréat international s'est ouvert hier à Montreux et se dérouler...

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Le congrès annuel du Baccalauréat international s'est ouvert hier à Montreux. Près de 400 directeurs d'écoles du monde entier s'efforcent d'y préparer l'avenir.

Organisée chaque année dans un pays différent, le Congrès annuel du Baccalauréat international s'est ouvert hier à Montreux et se déroulera jusqu'à demain au Centre des Congrès et d'Expositions. L'occasion pour près de 400 directeurs d'école et coordinateurs du monde entier de confronter leurs idées, de comparer leurs méthodes et d'essayer d'anticiper l'avenir.

L'avenir en question

Le thème de la conférence "Education à la vie: passé - présent - futur" a ouvert la réflexion sur plusieurs perspectives: internationalisation du cursus académique, méthodes d'évaluation, utilisation des technologies nouvelles, formation permanente des enseignants, échanges inter-culturels. Le thème des droits de l'homme a été choisi pour marquer le cinquantième anniversaire de la signature de la Déclaration universelle de 1948. "Il s'agit pour nous de reposer nos grandes stratégies sur ces questions-là", explique Alain Boss, directeur général de l'Ecole nouvelle de la Suisse romande, un des premiers établissements à avoir délivré le Baccalauréat international. 
Les participants sont ainsi confrontés à plusieurs questions: comment le Baccalauréat international doit-il se développer à l'avenir? Est-il nécessaire d'internationaliser davantage ses divers secteurs? Comment évaluer équitablement les travaux d'étudiants d'origines linguistiques, culturelles et régionales différentes?

Valoriser l'engagement social

"Ce congrès comporte également plusieurs réunions visant à valoriser l'engagement social et la créativité des étudiants dans des domaines tels que la paix dans le monde ou l'environnement par exemple", poursuit Alain Boss. Ces débats portent notamment sur les religions du monde ou les conséquences de la guerre. A ce titre, le projet de nettoyage de champs de mines émanant de l'Atlanta International College School a été pris comme exemple. "Les thèmes ont été choisi par une commission, qui a tenu compte des questions soulevées par les étudiants.", commente Alain Boss.

CB - 1er avril 1998 - La Presse Riviera/Chablais

Le Festival du Rire déménage

Le 9ème Festival du Rire de Montreux n'aura pas lieu à l'Auditorium Stravinski. La manifestation, en situation financière difficile, déménage au Casino.

"Le contrat a été annulé", confirme-t-on sobrement à l'Office des congrès et du tourisme. Même si le directeur de la manifestation, Grégoire Furre...

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Le 9ème Festival du Rire de Montreux n'aura pas lieu à l'Auditorium Stravinski. La manifestation, en situation financière difficile, déménage au Casino.

"Le contrat a été annulé", confirme-t-on sobrement à l'Office des congrès et du tourisme. Même si le directeur de la manifestation, Grégoire Furrer, ne tient pas à dévoiler la teneur de l'édition 1998, il confirme que la manifestation se déroulera du 22 au 26 avril prochain au Casino de Montreux et assure que la qualité de la programmation ne s'en trouvera pas affectée. "Ce déménagement ne répond pas qu'à un souci budgétaire: il est très positif et traduit une volonté de renforcer le caractère convivial du Festival."

Nouveau concept

Ce changement de cap a pour origine un faux bon financier qui intervient au plus mauvais moment. "Une chaîne de télévision française a renoncé en dernière minute à acheter des images de l'édition 1997. Ce revirement s'explique par le changement l'an dernier, du Gouvernement français qui a entraîné dans son sillage le remplacement de la direction de la chaîne", précise François Junod, président de l'Association des Amis du rire.

Selon nos sources, le Festival proposera un concept entièrement nouveau, où télévision et public ne devraient plus faire ménage commun. La solution de studios à huis clos est à l'étude.

L'an dernier, le Festival du rire avait atteint la barre de 15'000 spectateurs pour un budget total de 2.5 millions de francs. La pérennité de la manifestation ne semble plus remise en cause. Plusieurs chaînes suisse et européennes ont déjà acquis des droits pour la prochaine édition. Pour leur part, les Amis du rire et la commune de Montreux (60'000 francs de subventions annuelles) continuent à offrir leur soutien au Festival.

Philippe Favre - 24 février 1998 - La Presse Riviera/Chablais

19971997

Montreux reçoit les Championnats de Suisse de body-building

 Près de 1'300 spectateurs avaient assisté aux finales de l'année dernière à Zurich. Les habitants de la Riviera se montreront-ils aussi intéressés? Une chose est sûre: cette compétition-là est tout un spectacle, avec poses tous muscles dehors, défilés (pour l'élection de Miss Fitness) et présentati...

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 Près de 1'300 spectateurs avaient assisté aux finales de l'année dernière à Zurich. Les habitants de la Riviera se montreront-ils aussi intéressés? Une chose est sûre: cette compétition-là est tout un spectacle, avec poses tous muscles dehors, défilés (pour l'élection de Miss Fitness) et présentations par paires. Ce samedi 25 octobre, la Fédération suisse de body-building et fitness a retenu l'Auditorium Stravinski à Montreux pour y organiser son championnat annuel. Les éliminatoires commenceront l'après-midi dès 13 heures. Les six meilleurs de chaque catégorie participeront ensuite aux finales qui se dérouleront durant la soirée, de 19 heures à 22h30.

Le consensus

La Municipalité de Montreux redimensionne ses subventions à la culture. Et propose une saison mixte, qui associe tous les partenaires culturels de la commune.

On responsabilise! Telle semble être la nouvelle devise de la Municipalité de Montreux, face aux différents acteurs culturels qui s'intéress...

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La Municipalité de Montreux redimensionne ses subventions à la culture. Et propose une saison mixte, qui associe tous les partenaires culturels de la commune.

On responsabilise! Telle semble être la nouvelle devise de la Municipalité de Montreux, face aux différents acteurs culturels qui s'intéressent de près ou de loin à l'occupation de l'Auditorium Stravinski. Suite à la fermeture du prestigieux service des affaires culturelles, qui avait fait beaucoup de remous, l'autorité législative a accepté au printemps un préavis de l'exécutif pour un nouveau concept culturel, plus modeste. Du même coup, elle a écarté la proposition de Jean-Luc Larguier (ex-chef de feu le service culturel) de reconduire, au nom de l'association privée Musique-Plus, une deuxième saison d'hiver à l'image de la dernière: les Grands Concerts de Montreux.
Cela ne signifie pas pour autant que Jean-Luc Larguier est définitivement écarté de la vie culturelle montreusienne. Face à sa ténacité et face aux agacements répétés des responsables des festivals montreusiens (jazz, humour, classique) qui avaient tous des visées sur l'utilisation de l'Auditorium durant la saison d'hiver, la commune propose un subtil consensus: elle créé une commission de programmation qui réunit tous les partenaires culturels de la ville:

  • chacun des partenaires a mis sur pied un, deux, trois (ou plus) spectacles qui seront à l'affiche de l'Auditorium Stravinski dès le 11 octobre. Résultat des courses: un agréable pot-pourri, mêlant classique, jazz et variétés
  • chacun est responsable de son budget et assume les risques financiers de sa production
  • il n'y a pas de directeurs artistique. Les différents membres de la commission ont décidé (et décideront, si la formule perdure l'an prochain) ensemble de la programmation définitive. Ce qui s'avère délicat lorsque deux partenaires occupent le même terrain. C'est le cas du Festival de Musique Montreux Vevey (Christian Chorier) et de Musique-Plus (Jean-Luc Larguier)

Discipline et renonciations seront de rigueur. L'affiche de la saison 1997-1998 est logiquement éclectique. On pourra voir à l'Auditorium Stravinski des artistes tels que les fameux chefs d'orchestre John Eliot Gardiner, qui dirige l'Orchestre révolutionnaire romantique et The Monteverdi Choir, ou la chanteuse Liane Foly. A l'Orchestre Symphonique de Birmingham succédera le group de hip-hop IAM. Et après une soirée jazz réunissant Michel Petrucciani, Herbie Hancock et Wayne Shorter, la salle accueillera les moines-danseurs du Tibet, du monastère de Shétchèn.

 

 

Isabelle Fabrycy - 12 septembre 1997 - Le Matin

Montreux Jazz Festival - Ray Charles a mis le point final musical

Sur le coup de 2 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, Claude Nobs a baissé le rideau.

"Ray Charles, un dernier bravo pour Ray Charles...". Le public en réclame encore et voudrait que le Genius aille jusqu'au bout de la nuit. Pourtant, il est à souligner que Mister Ray n'a pas ménager ...

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Sur le coup de 2 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, Claude Nobs a baissé le rideau.

"Ray Charles, un dernier bravo pour Ray Charles...". Le public en réclame encore et voudrait que le Genius aille jusqu'au bout de la nuit. Pourtant, il est à souligner que Mister Ray n'a pas ménager ses forces. Le concert qu'il a donné dans la nuit de samedi à dimanche à l'Auditorium Stravinski fera, à n'en pas douter, date dans cette 31ème édition.
Puis le patron des lieux, très chic dans son smoking et visiblement détendu s'est adressé au très nombreux public: "Je vous donne déjà rendez-vous l'année prochaine. Il ne reste plus que 350 jours!" Puis il a refermé la porte sur sa manifestation qui a tenu toutes ses promesses. C'est en tout cas ce que Claude Nobs, quelques heures plus tôt, a relevé dans la traditionnelle conférence de presse. Malgré une météo qu'aucun festival ne mérite, la fréquentation des stands a été constante. Sur les quais, les promeneurs ont été des milliers à déambuler et à apprécier le festival off qui, d'année en année, s'affiche comme une vraie troisième scène.

Moments de grâce
Du côté de la programmation, le MJF peut également se réjouir de ses choix. Le rassemblement des cinq "Legends", Marcus Miller, Eric Clapton, Steve Gadd, Joe Sample et David Danborn, a été si intense que l'on se prend à rêver d'un CD souvenir. "C'est prévu" rassure d'emblée Claude Nobs. C'est à un musicien suisse, pourtant que revient la palme et une brassée de louanges. Tous son unanimes: Pascal Auberson et le Big Band de Lausanne ont eu l'effet d'une bombe. Libération, le quotidien français, leur a consacré une page et d'aucuns n'hésitaient pas, à l'issue de ce déjà fameux "Big Bang", à parler de "concert du siècle".

Le rideau est à peine tombé, avec les honneurs sur la 31ème édition que déjà les pensées vont vers la 32ème. Avec à la clé, quelques corrections de tir en ce qui concerne les horaires et les entrées en scène des artistes. Le bon déroulement de ces trois dernières soirées laisse présager le meilleur.

Mary-Claude Taillens - 21 juillet 1997 - Le Matin

Le buste de Miles Davis inauguré hier à Montreux

Le buste du trompettiste américain, oeuvre de Bernard Bavaud, a été inauguré sur les quais en face de l'Auditorium Stravinski. Sous la pluie mais non sans émotion.

Offert par l'Association des Amis du Festival de Jazz de Montreux à tous les amoureux de la musique, le buste de Miles Davis, sculpté p...

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Le buste du trompettiste américain, oeuvre de Bernard Bavaud, a été inauguré sur les quais en face de l'Auditorium Stravinski. Sous la pluie mais non sans émotion.

Offert par l'Association des Amis du Festival de Jazz de Montreux à tous les amoureux de la musique, le buste de Miles Davis, sculpté par Bernard Bavaud, a été installé dans un écrin de verdure à deux pas du Miles Davis Hall et de l'Auditorium Stravinski. Il se dresse sur un socle de pierre artificielle dans lequel est figé une trompette, symbole de toute une génération de musicien.

Un symbole d'ouverture
Si Pierre Salvi a vu dans ce buste "le symbole de l'ouverture à d'autres cultures", Ariane Mérat, la présidente de l'Association des amis du festival, a tenu, elle, à remercier, non sans émotion, l'homme à la trompette: "Ses notes bouleversantes de lumière nous ont transporté avec force dans ce monde imaginaire où nous retrouvions notre âme d'enfant. (...) De 1973 à 1991, il a illuminé notre festival. Il est immortel."

C.B. - 2 juillet 1997 - La Presse Riviera/Chablais

 

 

300 congressistes attendus à Montreux à l'occasion d'ICAR '97

Le sixième congrès international ICAR '97 réunit dès aujourd'hui et jusqu'à vendredi à Montreux plus de 300 acteurs de la recherche médicale et pharmaceutique en quête de solutions automatisées pour le développement de leurs produits.

"Ce congrès se veut un forum pluridisciplinaire où les différent...

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Le sixième congrès international ICAR '97 réunit dès aujourd'hui et jusqu'à vendredi à Montreux plus de 300 acteurs de la recherche médicale et pharmaceutique en quête de solutions automatisées pour le développement de leurs produits.

"Ce congrès se veut un forum pluridisciplinaire où les différents spécialistes de la recherche médicale peuvent échanger et prendre la température du marché", explique Alain Donzel, organisateur d'ICAR'97 (International Conference on Automation, Robotics and Artificial Intelligence Applied to Analytical Chemistry and Laboratory Medicine). Jusq'à vendredi, une trentaine d'orateurs réputés dans leur domaine donneront des conférences au Centre de congrès et d'exposition de Montreux.
Plus de 300 congressistes qui gravitent autour de la recherche médicale et pharmaceutique sont attendus pour cette sixième édition d'ICAR. Ils tenteront durant trois jours de dénicher des solutions adaptées à leurs besoins au fil d'une trentaine de stands d'exposition. des stands qui présentent les produits de fabricants d'équipements de laboratoire (robots, incubateurs, lecteurs, détecteurs) et de systèmes de gestion (intelligence artificielle) chargés de remplacer l'être humain dans des tâches répétitives.

Evolution vers la miniaturisation
Aujourd'hui la branche évolue vers les microsystèmes. Mais si la Suisse reste le centre mondial de la miniaturisation, les centres de mise en valeur, eux, sont aux Etats-Unis", observe Alain Donzel. 
Le marché de la robotique médicale pèse actuellement quelque 100 millions de dollars. Il pourrait dépasser le milliard au cours de la prochaine décennie. Une progression qui ne manquera pas d'accroître la concurrence du secteur du laboratoire automatisé. Ainsi, le congrès montreusien mis sur pied pour la première fois en 1992 doit aujourd'hui faire face à de nouvelles foires rivales, notamment à San Diego (Etats-Unis) et à Bâle. "En organisant ce type de congrès, on reste en relation avec les fabricants, les chercheurs, les clients - et aussi avec nos concurrents - ce qui nous permet de mieux évaluer le marché", conclut l'organisateur Alain Donzel, de l'entreprise lausannoise SCITEC.

Ph. F. - 14 mai 1997 - La Presse Riviera/Chablais

19961996

22ème concours suisse de brass band - les cuivres dans tous leurs éclats

 Les meilleurs souffleurs du pays se sont donné rendez-vous samedi à l'Auditorium Stravinski. Une quarantaine d'ensembles de cuivres y disputeront le championnat suisse de brass bands. Parmi les favoris, les Lucernois du Bürgermusik espèrent décrocher un troisième titre de leur catégorie. Les organi...

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 Les meilleurs souffleurs du pays se sont donné rendez-vous samedi à l'Auditorium Stravinski. Une quarantaine d'ensembles de cuivres y disputeront le championnat suisse de brass bands. Parmi les favoris, les Lucernois du Bürgermusik espèrent décrocher un troisième titre de leur catégorie. Les organisateurs attendent plus de 3000 spectateurs.

Pour la 4ème édition consécutive, le championnat suisse de brass bands se déroulera à l'Auditorium stravinski de Montreux, samedi. Les meilleurs ensembles de cuivres du pays en découdront en quatre catégoeis (excellence, 1e, 2e et 3e catégorie) durant toute la journée. Tenant du titre, le Brass Band Bürgermusik de Lucerne (BML) entend bien décrocher sa 3ème consécration. Les Lucernois auront pour challenger les Bernois du Berner Oberland, le brass band Treize Etoiles et les Ensemble de cuivres valaisans et jurassiens. Parmi les 41 formations inscrites, 9 défendront les couleurs romandes.

Un jury de trois experts désignera les meilleurs exécutions d'une pièce imposée distribuée aux concurrents une dizaine de semaines avant la compétition. Les résultats seront proclamés aux environs de 20h45 à l'issue du concert de gala. Un gala animé dès 19h30 par le BML et le Collège des cuivres de Suisse romande.

27 novembre 1996 - La Presse Chablais/Riviera

Montreux: rendez-vous obligé

Ce soir s'achève le TTW, Travel Trade Workshop, la grande plateforme annuelle des professionnels du voyage qui est organisée depuis vingt et un ans à Montreux. Depuis sa création, cette manifestation phare de la branche attire un nombre croissant de participants. Le Centre des congrès et des exposit...

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Ce soir s'achève le TTW, Travel Trade Workshop, la grande plateforme annuelle des professionnels du voyage qui est organisée depuis vingt et un ans à Montreux. Depuis sa création, cette manifestation phare de la branche attire un nombre croissant de participants. Le Centre des congrès et des exposition de Montreux a bourdonné comme une ruche. Plus de 9'000 visiteurs - surtout des agents de voyages - devraient avoir rendu visite aux 1'020 exposants (tour-opérateurs, compagnies aériennes et hôteliers et offices de tourisme venus des quatre coins de la planète). 

S'il est certain que le TTW reste à Montreux jusqu'en 1998, en revanche, son implantation pourrait ensuite changer. La tentative de l'organisateur à Genève a avorté il y a deux ans, déjà. Mais tous les regards se tournent vers Zurich. En effet, la direction du TTW va prochainement changer, Pierre Kundert, directeur depuis vingt ans prend sa retraite et son comité va être renouvelé. La construction du Palais des exposition zurichois sera bientôt terminée. Ce qui tombe à pic pour satisfaire une industrie du voyage concentrée autour de la Limmat.

V.T. - 31 octobre 1996 - 24 heures

Pas les moyens d'un entretien correct

Les années se suivent et se ressemblent pour la fondation de gestion du Centre des congrès de Montreux (CCE). Désormais présidée par Roger Bänninger, qui fut le coordinateur de la construction de la 3ème extension de la Maison des Congrès (MC3), et qui a succédé à Ernest Guibert, elle souffre toujou...

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Les années se suivent et se ressemblent pour la fondation de gestion du Centre des congrès de Montreux (CCE). Désormais présidée par Roger Bänninger, qui fut le coordinateur de la construction de la 3ème extension de la Maison des Congrès (MC3), et qui a succédé à Ernest Guibert, elle souffre toujours du même mal, le manque de moyens. "Il est impossible d'effectuer les travaux lourds que le bâtiment réclame" souligne son rapport de 1995, remis au Conseil communal.

Un chiffre résume cette inquiétude récurrente: en 1995, 23'300 francs seulement ont été investis dans le CCE. "Montant ridiculement bas" notent les responsables de la fondation de gestion. L'abandon d'une créance de 2.375 millions de francs en faveur de l'OCTM n'a rien arrangé. La trésorerie disponible ne couvre plus les provisions et les amortissements qui demeurent très faibles (210'000 francs en 1995). La totalité de l'emprunt de 5 millions mis à disposition par le Conseil communal a été utilisée alors que l'amortissement de cet emprunt n'est prévu nulle part. Le résultat d'exploitation de 1995 se solde par une perte de 2 millions sur un total de charges de 4.17 millions de francs.

Equipe insuffisante
Comptant douze personnes, la fondation de gestion constate qu'elle se tourne toujours davantage vers des tâches d'exploitation au détriment de celles d'entretien lourd qui étaient l'un de ses buts initiaux. Ses prestations logistiques demeurent supérieures aux prévisions, et même ainsi la fondation souligne que son équipe est trop restreinte pour assumer toutes ses tâches.

Pour le CCE, 1995 a été rythmé par le Symposium TV, le TTW, la Saison Culturelle, les festivals et l'exposition Tintin. Par rapport à 1994, le taux moyen d'occupation a augmenté de 10% pour atteindre 68.95%. Calculés séparément, le taux d'occupation a augmenté de 10% pour atteindre 68.95%. Calculés séparément, le taux d'occupation "OCTM" a progressé, passant de 29.19% à 35.62% alors que celui des activités culturelles a baissé de 72.37% à 67.97%. A noter enfin, les relations avec le Montreux-Palace se sont notablement améliorées.

6ème Symposium suisse de médecine d'urgence

Plus de 400 médecins et ambulanciers sont rassemblés depuis hier à Montreux à l'occasion du 6ème Symposium suisse de médecine d'urgence. Des conférences, des forums et la plus grande exposition d'ambulances de Suisse orientent cette année la manifestation sur le thème de la chaîne de survie: la vie ...

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Plus de 400 médecins et ambulanciers sont rassemblés depuis hier à Montreux à l'occasion du 6ème Symposium suisse de médecine d'urgence. Des conférences, des forums et la plus grande exposition d'ambulances de Suisse orientent cette année la manifestation sur le thème de la chaîne de survie: la vie du patient dépend de son efficacité.

 

 

"Donner un concert ou faire l'amour c'est la même chose"

En pleine forme à l'approche de la cinquantaine, le Californien enflammait mardi l'Auditorium Stravinski plein à craquer. Avant cela, il s'expliquait sur sa façon sensuelle et spirituelle d'aborder la musique.

Carlos Santana, un has béent Un de ces héros du rock sous perfusion exploitant sa légende...

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En pleine forme à l'approche de la cinquantaine, le Californien enflammait mardi l'Auditorium Stravinski plein à craquer. Avant cela, il s'expliquait sur sa façon sensuelle et spirituelle d'aborder la musique.

Carlos Santana, un has béent Un de ces héros du rock sous perfusion exploitant sa légende? Un grand nom qui attire les foules mais n'a plus rien à dire? Mais alors pas du tout! A quelques jours de ses 49 ans, le plus chicano des guitaristes californiens démontrait mardi soir à Montreux que son énergie est intacte autant que son plaisir de jouer. Avec son groupe sur vitaminé, il a offert un concert d'une rare générosité, alternant compositions récentes et méga-tubes comme réinventés. Un moment de pur plaisir qui s'est achevé en apothéose avec une incroyable jam session où ont défilé McCoy Tyner, George Duke, son propre fiston et d'autres invités. Un peu avant, il nous recevait pour nous dévoiler quelques-uns des secrets de cette persistante jeunesse.

Entre votre apparition historique au festival de Woodstock devant une foule qui ne vous connaissait pas et le concert de ce soir dont vous êtes la star attendue, qui a le plus changé: vous ou votre public?

C'est la même chose. Je me sens toujours comme un étudiant devant des gens comme John Coltrane ou Miles Davis. Quant à mon public, il a toujours faim de paix, d'amour, de lumière et d'harmonie. Les gens ont toujours besoin qu'on leur dise: allez! Vous pouvez apprécier la vie, vous n'avez pas besoin d'être riche ou célèbre. Chacun de vous est particulier, unique. Mais on a tous besoin des mêmes choses, c'est-à-dire fondamentalement de l'amour et de la lumière. L'amour qui est compassion et la lumière qui est la sagesse, et non pas le savoir. Plus il y a de sagesse, moins il y a de peur. Et où il n'y a pas de peur, il n'y a pas de haine. La haine n'est pas l'opposé de l'amour, elle vient de la peur.

Entre vous et votre public, c'est donc toujours le même feeling?

Oui. C'est chaque fois nouveau et en même temps toujours la même chose. C'est comme l'envie que l'on peut avoir d'être contre quelqu'un, de le toucher et d'être touché, de faire l'amour. C'est toujours l'amour, mais chaque fois différent. On ne fait jamais l'amour de la même manière.

Qu'y a-t-il au fond de vous qui vous pousse depuis bientôt trente ans à monter sur les scènes, à enregistrer de nouveaux disques, à lancer de nouveaux projets?

C'est l'envie de continuer d'apprendre et de toucher le cœur des gens. C'est aussi l'envie d'être capable de recevoir de temps en temps des compliments de gens comme McCoy Tyner, Wayne Shorter, Buddy Guy ou B.B. King. Ça me fait du bien de savoir que de tels musiciens me respectent, m'écoutent et apprécient mon travail. C'est très important pour moi. Ces gens me tendent un miroir qui m'indique si ce que je fais est bon.

Vous êtes l'un des pionniers du métissage entre les musiques issues de cultures différentes. Est-ce que par-là votre musique est une façon de militer, parallèlement à vos engagements politiques?

Je pense que la chose principale est l'identification. Comme guitariste, je m'identifie par exemple à B.B. King, Charlie Christian ou Jimi Hendrix. Si vous vous identifiez aux bonnes choses, de plus en plus, alors vous ferez partie de la solution, et non du problème. Les gens doivent pouvoir s'identifier à des choses qui sont éternelles et plus entières et ne pas être aveuglés par n'importe quoi. C'est comme un diamant, qui a plusieurs facettes. On a tous plusieurs facettes. Les gens ont besoin d'avoir une identification plus pleine de ce que nous sommes comme personne, comme individu.

Interview par Pierre-Yves Borgeaud - 18 juillet 1996 - 24 heures

Renaissance à Montreux

Il fut une rencontre florissante avant de se muer en gouffre, contribuant dans l'escarcelle de la SODEM aux pertes de l'Office du Tourisme. Trois ans après sa disparition, le symposium Direct Marketing renaît à Montreux.

Renaissance modeste. Quelques 200 personnes d'une quinzaine de pays auront par...

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Il fut une rencontre florissante avant de se muer en gouffre, contribuant dans l'escarcelle de la SODEM aux pertes de l'Office du Tourisme. Trois ans après sa disparition, le symposium Direct Marketing renaît à Montreux.

Renaissance modeste. Quelques 200 personnes d'une quinzaine de pays auront participé à une rencontre de trois jours au Centre des congrès. Elle a commencé dimanche soir sous la présidence de Nicolas Negroponte (auteur du best-seller "Being digital") et s'achève ce soir avec Bill Rollinsons, vice-président d'Internet Shopping Network.

Deux interventions qui donnent le ton du nouveau marketing direct. A côté des classiques démarchages par lettres et téléphones, voire télévision, il a fait une large place à ce nouveau média qu'est Internet. A Montreux on a beaucoup parlé des promesses de marketing personnalisé qu'il contient, comme des problèmes de paiement des services qu'il recèle. Un retour des choses: la première session du premier "Direct Marketing" (en 1969) portait sur l'usage de l'ordinateur.

Avenir culturel incertain, la Municipalité joue les prolongations

Echaudé, l'Exécutif ne dévoilera ses nouvelles batteries qu'à l'automne, même si les décisions pressent.

Avec la fin du Service culturel agendé au 30 juin, les décisions politiques quant à l'avenir des activités à l'intérieur de l'Auditorium Stravinski en particulier paraissaient pressantes selon c...

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Echaudé, l'Exécutif ne dévoilera ses nouvelles batteries qu'à l'automne, même si les décisions pressent.

Avec la fin du Service culturel agendé au 30 juin, les décisions politiques quant à l'avenir des activités à l'intérieur de l'Auditorium Stravinski en particulier paraissaient pressantes selon certaines personnes, en premier lieu pour celles qui ont présenté un projet pour la poursuite d'une saison ou d'une année culturelle à Montreux.

Une urgence qui n'a pas eu l'heur de frapper la Municipalité, puisque celle-ci ne déposera aucun préavis à ce sujet, lors de la prochaine séance de l'organe délibérant du 26 juin «Je suis étonné de constater la soudaine effervescence faite pour pousser la Municipalité à sortir un nouveau préavis culturel. Cela d'autant plus qu'il y a une année, le Conseil communal votait la poursuite des activités culturelles, avant de tout saborder six mois plus tard... et qu'enfin il y a trois mois, on communiquait aux conseillers que nous présenterions un projet en fonction de notre capacité financière...» Le municipal des Finances Ernest Guibert ne cache pas qu'en l'occurrence le Conseil ferait bien de se responsabiliser.

« Laissez-nous le temps...»

«La Municipalité a aujourd'hui fait le tour des dossiers culture, Centre des congrès et tourisme, laissez-nous dès lors le temps de prendre des décisions quant aux options et priorités à dégager de ces analyses... Dans l'état émotionnel actuel, il est nécessaire de prendre du temps!» Le grand argentier précise encore que des réponses circonstanciées tomberaient désormais dans un délai «raisonnable». A savoir, à la fin de l'année via le budget

1997 pour le volet Centre des congrès et pas avant l'automne pour la culture, puisque d'ici-là les festivals de jazz en juillet et de musique en août et septembre, ainsi que les concerts Migros en octobre assureront, en attendant, la continuité des activités culturelles à l'Auditorium Stravinski, selon Ernest Guibert. Quant à l'avenir purement financier de la commune, la Commission des finances et le municipal des Finances sont tombés d'accord pour ne pas parler du taux d'imposition lors du débat sur les comptes 1995. Si la Municipalité veut en effet régler les «gros» dossiers avant d'entamer cette épineuse question, il faudra malgré tout prendre une décision sur ce taux (107%) pour la prochaine période fiscale 1997-98, cela avant la fin septembre. Un chassé-croisé de délais qui risque de repousser encore un peu plus loin l'heure des décisions. «Suivant les options prises, j'aurai plusieurs propositions financières à faire valoir au moment venu», se veut rassurant le grand argentier qui rappelle que son souci majeur reste l'évolution de l'état du ménage communal. 

Dans son rapport, la Commission des finances rappelle ainsi à point nommé que le découvert au bilan de la Ville s'élève désormais à 4,7 millions de francs et cela même si en 1995 les comptes ont permis de dégager une marge d'autofinancement de 3,6 millions de francs sur un total de charges de 88,7 millions de francs. Une légère embellie due à des éléments fiscaux extraordinaires (successions et impôt spécial des étrangers) qui ne peuvent cacher la réalité d'une situation financière précaire.

Guy-Olivier CHAPPUIS – 21 juin 1996 – 24 heures

"Décrocher un congrès? Un art sans mode d'emploi qui exige ténacité et expérience!"

 

 

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La Saison culturelle fait un tabac

Mise en place en 1993 sur la base d'un concept élaboré par le Français Jean-Luc Larguier, la Saison culturelle à Montreux entame actuellement sa dernière ligne droite. Ainsi en a souverainement décidé l'organe délibérant en décembre dernier pour tenter de soulager un budget communal très mal en poin...

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Mise en place en 1993 sur la base d'un concept élaboré par le Français Jean-Luc Larguier, la Saison culturelle à Montreux entame actuellement sa dernière ligne droite. Ainsi en a souverainement décidé l'organe délibérant en décembre dernier pour tenter de soulager un budget communal très mal en point. Résultat: une coupe sombre de 330 000 francs sur un budget de 980 000 francs qui met autant fin aux activités du Service culturel que son personnel à la rue, à partir du 30 juin.

Une décision d'autant plus malheureuse que l'actuelle saison 1995-96 est en train de faire un tabac du côté de l'Auditorium Stravinski. Une assertion du Collectif de soutien à la saison culturelle qui vient de déposer une pétition de plus de 4000 signatures devant le Conseil communal et qui est confirmée aujourd'hui par le chef du service culturel.

Billets moins chers

Sobrement, Jean-Luc Larguier souligne ainsi que les chiffres de Billetel sont «encourageants», plus particulièrement ceux des spectacles de musique classique qui sont en constante progression. Le taux de remplissage de l'Auditorium Stravinski (1800 à 2000 places) pour la musique classique a ainsi passé de 60% en 1994-95 à 75%. «On va à coup sûr dépasser 80%, d'ici à la fin de la saison 1994-95», prévoit même J.-L. Larguier. Si les raisons de cette progression sont multiples, le chef du service culturel en avance deux principales: une programmation mieux, ciblée (les concerts thématiques ont été abandonnés) et une politique tarifaire attractive (les prix des places ont été baissés de 10 francs en moyenne cette saison, avec un prix plancher fixé à 35 francs). Avec un peu de temps (deux ans environ), la cible de 85% à 90% devrait même être atteinte, selon J.-L. Larguier.

45 000 entrées

De manière plus générale, si le Festival des festivals (deux mois de spectacles pour l'ouverture de l'Auditorium Stravinski au printemps 1993) avait attiré 15 000 spectateurs, la première saison (1993-94) avait ensuite accueilli 35 000 personnes, puis la suivante (1994-95) 40 000 spectateurs, dont 8356 invités, alors que l'actuelle en est déjà à 36 000 billets délivrés, dont plus que 1833 cartons d'invitation. Quarante-cinq mille entrées sont finalement prévues pour l'ensemble de la saison. Ces chiffres se rapportent à des périodes hivernales qui voient tourner entre 35 et 40 spectacles à Montreux. La programmation va, quant à elle, de la musique classique aux variétés (plus de 80% de taux de remplissage), en passant par la danse, les chorales ou fanfares, ainsi que les Rencontres chorales internationales ou des soirées brunch.

A signaler que les spectacles dédiés aux musiques du monde que J.-L. Larguier produisait ont quasiment disparu du programme, en particulier pour faire taire les critiques lui reprochant de faire tourner à l'Auditorium Stravinski ses propres spectacles.

Ecoliers gâtés

Sur le plan régional les concerts associés (chorales et chants) sont en train de prendre toujours plus de place, dans la saison: de quoi satisfaire le public de proximité. Enfin, les opérations «jeune public» permettent à plus de 6300 écoliers d'assister autant à des concerts, qu'à des répétitions.

G.-O. C. – 24 heures – 29 février 1996 

19951995

Le Festival de jazz gagne son indépendance

Pour le citoyen, la majorité est fixée à 18 ans. Pour le Festival de Jazz de Montreux, la barre est placée à 30 ans. Une façon imagée d'évoquer le changement de statut de cette célèbre manifestation. Jusqu'ici la propriété pleine et entière de l'Office des congrès et du tourisme de Montreux, le Fest...

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Pour le citoyen, la majorité est fixée à 18 ans. Pour le Festival de Jazz de Montreux, la barre est placée à 30 ans. Une façon imagée d'évoquer le changement de statut de cette célèbre manifestation. Jusqu'ici la propriété pleine et entière de l'Office des congrès et du tourisme de Montreux, le Festival gagnera son indépendance, en ce sens qu'il dépendra bientôt d'une fondation (ou d'une association de droit privé à déterminer). D'une pierre deux coups: l'OCTM est libéré du poids du risque financier, Claude Nobs prend seul les commandes et assure la pérennité du Festival.

Ce n'est un secret pour personne: l'OCTM se débat dans les chiffres rouges depuis des années. Elu en juin dernier, un nouveau comité de direction, emmené par le tandem Bernard Gehri et Jean-Paul Corbaz met tout en oeuvre pour assainir la situation.

L'analyse a notamment porté sur le Festival de jazz. En négatif, un constat pénible: les pertes cumulées du début des années nonante se montent, sans les intérêts, à 2.8 millions. En positif, un constat réjouissant: repris en mains par ses animateurs, le Festival fait mieux que tourner désormais, puisqu'il a dégagé un bénéfice en 1994 et en 1995.

... "Il s'agit d'une réorganisation structurelle et non pas d'un largage", indique Jean-Paul Corbaz, "car Claude Nobs et nous sommes tombés entièrement d'accord sur cette réorientation, y compris sur le plan financier."

Un million à trouver
En clair, les conséquences financières de cet accord sont les suivantes. L'OCTM en retirera un million de francs. Pour moitié, le montant du "goodwill" (pas de porte) cédé par l'OCTM à la future fondation. Pour moitié, la valeur des archives des 29 années du Festival, rachetées par la société Montreux-Sounds SA (dont Claude Nobs est l'actionnaire unique). La future fondation devrait être dotée d'un capital d'envion un million de francs. On comprend donc que Claude Nobs devra trouver des partenaires (des contacts encourageants sont déjà pris) pour constituer le capital de donation de ladite fondation.

Le créateur du Festival apporte une pièce supplémentaire au nouvel édifice, en reprenant à sa charge le contrat de partenariats sur les enregistrements signé avec Quincy Jones.

Pierre-Alain Luginbuhl - 30 septembre 1995 - extraits de la Presse Riviera/Chablais

"Si l'on nous aide, nous redonnerons du dynamisme à la ville, sans que cela lui coûte. Je vois donc l'avenir d'un très bon œil."

Phil Collins joue les invités surprises

Il y a quelques petits veinards qui ont profité, à Montreux, d'un concert du néo-Genevois sans bourse délier.

On l'avait plus ou moins annoncé comme invité surprise du Paléo Festival de Nyon. "Non, non et non", fut-il répondu du côté de l'organisation. On l'espérait à Lausanne pour un méga-concert....

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Il y a quelques petits veinards qui ont profité, à Montreux, d'un concert du néo-Genevois sans bourse délier.

On l'avait plus ou moins annoncé comme invité surprise du Paléo Festival de Nyon. "Non, non et non", fut-il répondu du côté de l'organisation. On l'espérait à Lausanne pour un méga-concert... On peut espérer encore longtemps, compte tenu de la politique en matière d'open air du chef-lieu vaudois! Bousculant toutes les habitudes, Phil Collins est arrivé où on l'attendait le moins et dans des conditions plus qu'inhabituelles. Ceux qui avaient déserté, dimanche soir, l'Auditorium Stravinski et le Miles Davis Hall pour ce diriger vers le Jazz Café ont eu l'immense bonheur d'assister à une super prestation du batteur néo-genevois. Il serait malvenu de dire que ces petits chanceux en ont eu pour leur argent puisqu'ils n'ont pas eu un centime à débourser.

Comme une bonne chose ne vient jamais seule, Claude Nobs, patron du Festival, a annoncé au cours de la même soirée que Phil Collins ferait partie de la programmation l'année prochaine. Officiellement et au tarif habituel!

M.-C. T. - 18 juillet 1995 - Le Matin

Partenaires en mésentente cordiale

Le rapport de gestion de la fondation du CCE le confirme: l'Office de tourisme pour les congrès et le service culturel pour les autres manifestations ne tirent pas sur la même corde. Jusqu'à quand?

Par le biais du long et animé débat relatif à la saison culturelle, on avait bien compris que les relat...

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Le rapport de gestion de la fondation du CCE le confirme: l'Office de tourisme pour les congrès et le service culturel pour les autres manifestations ne tirent pas sur la même corde. Jusqu'à quand?

Par le biais du long et animé débat relatif à la saison culturelle, on avait bien compris que les relations entre le service de Jean-Luc Larguier et l'Office des congrès et du tourisme de Montreux (OCTM) n'étaient pas au beau fixe, et ceci même si les deux partenaires sont censés tirer sur la même corde au sein de la Fondation de gestion du Centre de congrès et d'expositions (CCE). En dehors de toute passion partisane, mais tout simplement en parcourant les quelques pages du rapport de gestion de la fondation du CCE, on se rend mieux compte du malaise qui règne entre ces deux partenaires. Dans leur rapport, le municipal des finances Ernest Guibert et le directeur de la fondation Eric Vodoz vont ainsi droit au but: «Nous sentons une dérive importante.»

Essayant de dépasser le simple constat, les deux rapporteurs donnent même un premier élément d'explication en soulignant que «chacun essaie de plus en plus de garder pour soi des prérogatives générant des pressions sur l'un ou l'autre des partenaires, au lieu de concentrer ses efforts sur la création d'une entité de travail permettant une complémentarité, une osmose, qui ne peuvent qu'être bénéfiques pour la gestion du CCE vis-à-vis de nos relations extérieures, donc de l'image de Montreux».

De mal en pis

Cette politique du chacun pour soi semble ainsi s'être tellement amplifiée au fil des mois que la Municipalité a été obligée de nommer, en mars 1994 déjà, une commission de coordination pour le fonctionnement du CCE... En vain, puisqu'à la fin de l'exercice, le rapport de gestion lâche encore: «Les relations entre nos partenaires ne sont toujours pas à la hauteur des espérances que nous pouvons légitimement nourrir.» Ces doléances trouvent une suite quasi logique dans les comptes de la fondation, puisque l'un des partenaires — l'OCTM, en l'occurrence, qui a de gros soucis financier de son côté — «peine à honorer dans sa totalité son loyer de 2 millions de francs, provoquant ainsi un manque de liquidités dans notre (n.d.l.r.: la fondation) trésorerie ». Conséquences: les comptes de provisions et amortissements ne sont pas «couverts» comme prévus, après deux exercices les comptes provisions ont toujours une dotation trop faible et, hst but not least, les travaux «lourds» ne peuvent pas être entrepris... selon les explications du rapport.

Pis, la fondation travaille désormais avec l'engagement de la totalité de l'emprunt de 5 millions de francs mis à disposition par la commune en 1991 et n'a donc plus d'autres ressources que les loyers qui lui sont dus... Comme la cerise sur le gâteau, le lecteur apprendra enfin que les relations avec le Montreux-Palace qui assure la subsistance en exclusivité à l'intérieur du CCE sont «difficiles»... Un contentieux entre le cinq étoiles et la ville qui n'arrange décidément pas vraiment le tableau général.

Guy Chappuis - 28 juin 1995 - 24 heures

Montreux championne des économies

Le ménage communal de la cité de la Riviera affiche bonne mine, mais la culture et le tourisme creusent ses rides.

Les édiles montreusiens jouent-ils le jeu du budget pessimiste pour afficher au printemps des résultats positifs? Peu importe, car les économies sont là: 3,8 millions de francs, soit u...

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Le ménage communal de la cité de la Riviera affiche bonne mine, mais la culture et le tourisme creusent ses rides.

Les édiles montreusiens jouent-ils le jeu du budget pessimiste pour afficher au printemps des résultats positifs? Peu importe, car les économies sont là: 3,8 millions de francs, soit un peu plus de 1 million sur les charges salariales, au moins autant sur les achats de biens, services et marchandises — dont 415 000 francs ont été rognés sur l'entretien du patrimoine — et 780 000 francs de charges d'intérêts. L'année 1994 se solde par un excédent de recettes de 1,13 million de francs (pour un total de 86,16 millions de francs), qui ramène le découvert à 2,3 millions de francs, alors que le budget 1994 tablait sur une perte de 4,2 millions de francs. La marge d'autofinancement s'est améliorée, et a atteint 7,8 millions de francs, meilleur résultat des années nonante: «Nous avons pu financer l'ensemble du ménage communal avec notre trésorerie », a souligné hier Ernest Guibert, municipal des Finances.

Une succession providentielle
A décortiquer les recettes, on s'aperçoit que la bonne nouvelle tombe du ciel, avec une succession qui fait grimper les impôts de 4,6 millions de francs de plus que prévu, du jamais vu à Montreux. Le syndic Frédy Alt, qui présentait hier les comptes de sa commune avec les municipaux Ernest Guibert, Pierre Salvi et Roger Grandchamp, ainsi que Pierre Neyroud, grand trésorier, avait la mine réjouie qui sied à la sortie d'un saut périlleux réussi, tout en sachant qu'il faudra encore jongler. Avec le résultat des impôts sur les personnes physiques et morales notamment: leur contribution a maigri de 1,442 million de francs par rapport aux prévisions. Et les rentrées pour 1995 s'annoncent plus chétives encore, avec un manco annoncé de 600 000 francs. 11 n'est toutefois pas question de solliciter cet été du Conseil communal une hausse du taux d'imposition, aujourd'hui à 107%. A titre de comparaison, Montreux avait atteint des records dans les années soixante, avec un taux d'imposition à 136%. «Nous ne pouvons plus continuer à investir au rythme des années quatre-vingt», a reconnu Frédy Alt. Les comptes l'attestent, le montant des investissements atteint péniblement 8,3 millions de francs, sur un programme de 13,35 millions de francs. Le décalage du chantier du passage sous-voie du Vernay et le retard du démarrage de la construction du pavillon scolaire de Montreux-Est sont en grande partie responsables de la différence. Des dépenses reportées sur 1995, avec l'achat probable du Parking du Marché (8,6 millions de francs dans une première étape). Ce qui fera franchir à la dette communale le seuil fatidique des 100 millions de francs. Une dette stabilisée aujourd'hui à quelque 4700 francs par habitant. Mieux que Lausanne (12 000 francs), ou quYverdon (7750 francs).

La part du tourisme
L'industrie de Montreux, c'est le tourisme. Et pour cette industrie, la commune continue à allonger de gros montants. Le CCE, c'est 55 millions de francs de dettes, 2,5 millions de francs d'intérêts annuels, 2,7 millions de francs par an pour l'entretien, sans compter le soutien à la fondation et le budget artistique (1,9 million). «L'exploitation du Centre des congrès et expositions pose problème», reconnaît Ernest Guibert qui ajoute: «Il ne faut pas regretter de tels investissements, mais trouver un moyen de les assumer.»

C. Db. - 30 mai 1995 - 24 heures

 

 

Ouverture Culturelle

A l’équipe de l’Auditorium Stravinski, c’est en tant qu’enseignants de l’Etablissement secondaire de Montreux-Ouest que nous aimerions réagir en marge de la polémique concernant l’Auditorium Stravinski dont LA PRESSE s’est fait l’écho ces semaines dernières. En début d’année scolaire, nous avons reç...

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A l’équipe de l’Auditorium Stravinski, c’est en tant qu’enseignants de l’Etablissement secondaire de Montreux-Ouest que nous aimerions réagir en marge de la polémique concernant l’Auditorium Stravinski dont LA PRESSE s’est fait l’écho ces semaines dernières. En début d’année scolaire, nous avons reçu une plaquette, conçue par l’équipe de l’Auditorium Stravinski, destinée aux enseignants et informant dans le détail sur toutes les manifestations mises sur pied à l’Auditorium. Dans ce dossier se trouve une rubrique qui propose aux élèves d’assister (en compagnie de leur maître) à plusieurs répétitions d’orchestres aussi prestigieux que celui du Kirov, par exemple.

De nombreuses animations sont aussi offertes à nos élèves. Elles sont données par des artistes, engagés pour une manifestation à l’Auditorium, et qui viennent dans l’établissement scolaire présenter leur art. Ainsi, des chanteurs-comédiens de l’Opéra de Pékin sont venus un après-midi, avec masques et costumes, jouer une petite partie de leur programme. D’autre part, tous les élèves de 8' et 9" peuvent assister à toutes les manifestations organisées par la même équipe, pour la somme de 10 francs. Chaque saison, tous les élèves de la commune ont eu l’occasion de se rendre à l’Auditorium pour assister à un spectacle complet. La première fois, c’était pour le Cirque de Pékin, la deuxième pour les marionnettes du Vietnam. Enfin, l’exposition Au Tibet avec Tintin a été mise sur pied avec la collaboration de la même équipe. Un grand nombre de nos élèves sont allés la visiter, accompagnés de leurs maîtres, à des conditions très intéressantes. 

En conclusion, nous tenons à dire qu’une telle politique d’ouverture envers nos jeunes élèves est un plus indéniable. Même si tous les évènements ne les passionnent pas forcément, une initiation au monde culturel leur est offerte, une dimension internationale leur est ainsi donnée. 

Que l’équipe de l’Auditorium Stravinski et les autorités communales soient ici remerciées. Et nous souhaitons que cette dynamique soit poursuivie... pour l’ouverture d’esprit de la génération montante.

Christine Chevalley, Patrick Benedetto, Jean-Paul Klaus, Claudine Hurlimann, Francois Brousoz, Pierre Steffen, Montreux

63ème Congrès de la Société suisse de médecine interne

Longtemps frères ennemis, généralistes et médecins internistes se donnent désormais la main sur le terrain.

La plus grande société médicale suisse, celle des internistes (SSMI), tient depuis hier à Montreux, son 63e congrès annuel, avec mille participants sur les trois jours, soit à peu près un mem...

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Longtemps frères ennemis, généralistes et médecins internistes se donnent désormais la main sur le terrain.

La plus grande société médicale suisse, celle des internistes (SSMI), tient depuis hier à Montreux, son 63e congrès annuel, avec mille participants sur les trois jours, soit à peu près un membre sur deux de la société présidée par le professeur Peter Burkhardt, de l'Université de Lausanne. Ce dernier présente ainsi l'interniste au profane: «un médecin qui diagnostique et traite les maladies de l'adulte par des méthodes non invasives ». Les internistes ont treize spécialités. La cardiologie, la rhumatologie, la gastro-entérologie ou la pneumologie en sont les plus connues. Mais à l'inverse de la France où chacun bifurque très vite vers sa spécialité et a tendance à oublier l'approche globale du patient, les internistes suisses suivent très longtemps le même cursus. Un tronc commun qu'ils partagent d'ailleurs avec les médecins généralistes. Jadis frères ennemis parce que l'on prêtait tout l'intellect à l'interniste, ces deux professionnels de la santé se rejoignent aujourd'hui sur le terrain, en tant que médecin de premier recours. Ceux-là même qui ont suffisamment de connaissances pour pouvoir orienter si nécessaire leur patient vers un confrère spécialisé dans une discipline particulière.

Médecine de premier recours
Le Dr Werner Bauer, vice-président et Chairman de la commission des internistes praticiens, s'est d'ailleurs fixé pour but de faire avancer les discussions sur la médecine de premier recours, les questions de tarif et la reconnaissance des prestations. Une contribution qui a amené beaucoup de nouveaux membres à la SSMI.

Connaissances en commun
A Montreux jusqu'à demain, dans le cadre du congrès organisé par le professeur Philippe Jaeger, de l'Université de Berne, les ambassadeurs de la médecine interne mettent en commun diagnostics et connaissances. Ils les approfondissent en suivant des conférences académiques et en participant à des tables rondes et à des travaux de groupe orientés vers la pratique. Donner aux praticiens des moyens d'endiguer l'explosion des coûts de la santé est une des préoccupations du professeur Jaeger: par une utilisation optimale des laboratoires, une meilleure intégration des avis des multi spécialistes, mais aussi par l'étude de l'impact économique des mesures de prévention.

«L'année du fitness»
Pour joindre le geste à la parole, les mille médecins chausseront leurs baskets samedi à 7 h 15 devant le Centre des congrès et des expositions. Au coup de sifflet donné par l'athlète lausannoise Anita Protti, ils s'élanceront pour une boucle de 3 km. Histoire de sensibiliser la population à prendre soin d'elle-même, et d'apporter le message des cardiologues, qui ont décrété 1995 comme «l'année du fitness».

C.Dbn - 19 mai 1995 - 24 heures

Au Tibet avec Tintin s'achève par une fête

50'000 visiteurs se sont rendus au Centre des Congrès. La communauté tibétaine de Suisse a clos la manifestation.

La communauté tibétaine de Suisse était réunie, hier à Montreux, pour célébrer sa «fête du printemps». Cette manifestation marquait le terme de l'exposition «Tinta au Tibet» dont les re...

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50'000 visiteurs se sont rendus au Centre des Congrès. La communauté tibétaine de Suisse a clos la manifestation.

La communauté tibétaine de Suisse était réunie, hier à Montreux, pour célébrer sa «fête du printemps». Cette manifestation marquait le terme de l'exposition «Tinta au Tibet» dont les responsables déclaraient qu'elle avait atteint ses objectifs: en moins de deux mois, quelque 50 000 personnes ont parcouru les différentes salles et ont pu à la fois avoir un bon aperçu du travail de «fabrication» d'un album de Tintin, et, surtout, se sensibiliser à l'histoire et la situation politique actuelle du Tibet.

Enfants en grand nombre
Les organisateurs se montraient particulièrement satisfaits par le fait que de très nombreux enfants avaient visité l'exposition: «Ces deux dernières semaines, précisait l'un d'eux, près de vingt classes par jour sont venues.» Les professeurs qui les accompagnaient avaient pu préparer la visite grâce à un dossier pédagogique complet. Quant à la communauté tibétaine, elle s'est montrée heureusement surprise par la qualité de l'approche de leur pays proposée au Centre des Congrès. Elle s'est bien évidemment montrée particulièrement sensible aux éléments dénonçant l'attitude actuelle des autorités chinoises face à la culture tibétaine. Entièrement bilingue (français-anglais), l'exposition aura permis à ses visiteurs de faire connaissance avec un petit bout d'Asie qui réunit à lui seul bon nombre des «richesses» de l'Orient, parmi lesquelles une profonde spiritualité, un esprit communautaire très enraciné et un sens du travail hors du commun.

S. Dn - 15 mai 1995 - 24 heures

"Il faut s'efforcer de rester attentif aux innovations, de trouver des niches recelant un potentiel d'avenir. Mais je reconnais que c'est moins facile aujourd'hui qu'à l'époque."

La division de montagne 10 au rapport

Un effectif réduit de 5000 hommes mais une nette modernisation de l’armement: avec Armée 95, la division de montagne 10 est dotée d’une puissance de feu accrue. Selon les termes employés par son commandant, le divisionnaire Bernard Mayor, «elle devient la concrétisation même du principe ’’moins de g...

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Un effectif réduit de 5000 hommes mais une nette modernisation de l’armement: avec Armée 95, la division de montagne 10 est dotée d’une puissance de feu accrue. Selon les termes employés par son commandant, le divisionnaire Bernard Mayor, «elle devient la concrétisation même du principe ’’moins de graisse, plus de muscle” évoqué pour caractériser notre nouvelle armée». Pas moins de 1200 officiers investissent aujourd’hui le Centre de congrès et d’expositions de Montreux pour assister au rapport de division 95.

Depuis le 1er janvier 1995, la division de montagne 10 subit une cure d’amaigrissement en passant d’environ 15 000 à 10 000 hommes – plus de 40% de Vaudois, la même proportion de Valaisans et un petit 20% de ?divers Romands?. Autre nouveauté: elle abandonne son caractère exclusivement welsche en héritant de la responsabilité de l’instruction de deux régiments alémaniques de l’Oberland bernois, à savoir le régiment d’infanterie de montagne 17 et le régiment de forteresse 10 (qui compte aussi des Valaisans). La brigade de forteresse 10 lui est également subordonnée pour l’instruction. ?Ce bilinguisme complique les choses au niveau administratif. Nous devons désormais communiquer en deux langues?, relève le divisionnaire Mayor.

Armee 95, c’est aussi de nouveaux équipements tels que le Panzerfaust (qui remplace le tube-roquette), le Stinger pour la défense contre avions, ou encore le chasseur de chars Piranha 6x6 (TOW) qui n’équipait auparavant que les divisions de plaine. C’est enfin une nouvelle répartition des jours de service. Le rythme bisannuel des cours de répétition débouche sur une diminution du nombre total des jours d’instruction. Citons aussi l’introduction d’une formation continue pour l’ensemble des officiers, sous la forme de cours tactiques techniques qui ont lieu tous les deux ans pendant une semaine.

Au rapport !
Pour compenser la baisse des effectifs, le commandant de la division mise à la fois sur les nouveaux équipements et sur une amélioration de l’instruction. Devant les quelque 1200 officiers réunis aujourd’hui à Montreux, le divisionnaire Mayor présentera un nouveau plan d’instruction échelonne sur la période 1995-2000, soit sur les trois prochains cours de répétition. Le message du commandant est double. Il souligne d’une part la responsabilité et le rôle de chaque officier de milice pour parvenir à une introduction réussie des nouveaux équipements (objectif prioritaire pour 1995). Il rappelle d’autre part la philosophie qui se dégage du nouveau règlement de service; il s’agit de ?valoriser le rôle de chaque homme et sensibiliser les cadres aux problèmes de communication avec leurs subordonnes?.

B.F. - 25 février 1995 - La Presse Riviera/Chablais

L'Opéra de Pékin se présente à Montreux

La troupe de l'Opéra de Pékin de la ville de Dalian présente vendredi et samedi, en exclusivité suisse, deux soirées de spectacle issu du théâtre chinois dont le genre remonte au théâtre de poupées, lié au culte des morts. Ce genre qui allie parole, chant, musique, corps et espace accorde une grande...

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La troupe de l'Opéra de Pékin de la ville de Dalian présente vendredi et samedi, en exclusivité suisse, deux soirées de spectacle issu du théâtre chinois dont le genre remonte au théâtre de poupées, lié au culte des morts. Ce genre qui allie parole, chant, musique, corps et espace accorde une grande importance à la chorégraphie. Le programme est constitué de deux longs extraits du répertoire traditionnel: La forêt en feu et La Princesse Cent-Fleurs.

... L'Opéra de Pékin est né il y a environ 200 ans dans la capitale. L'instrument principal en est la vièle à deux cordes. Son âge d'or se situe dans les années 20. Passé l'âge d'or, l'Opéra de Pékin a souffert des troubles de l'invasion japonaise, des interdits de la Révolution culturelle, du vieillissement de son public, mais aussi de l'influence du mélodrame,des grands spectacles et de l'invasion télévisuelle. Aujourd'hui l'Opéra de Pékin s'adresse à des connaisseurs, pour lesquels l'intrigue compte moins que la manière.

Z. E. - 17 janvier 1995 - La Presse Chablais/Riviera

19941994

Le TGV allemand se pointe exceptionnellement près de Chillon

Dans le cadre de la Foire suisse du tourisme de Montreux, le train à grande vitesse a fait une unique incursion en Suisse romande. L'occasion pour les CFF de faire le point sur les futures connexions helvétiques au réseau européen.

Après le train à grande vitesse (TGV) français qui ira dès cet hive...

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Dans le cadre de la Foire suisse du tourisme de Montreux, le train à grande vitesse a fait une unique incursion en Suisse romande. L'occasion pour les CFF de faire le point sur les futures connexions helvétiques au réseau européen.

Après le train à grande vitesse (TGV) français qui ira dès cet hiver jusqu'à Brigue, mais avant le Pendolino italien, dont la construction vient de débuter, l'InterCity Express (ICE) allemand a fait hier matin une rapide (évidemment) incursion jusqu'à Montreux et Chillon, dans le cadre du TTW, la Foire suisse du tourisme qui se termine aujourd'hui au Centre des congrès. L'occasion pour les CFF de faire le point sur les futures connexions du réseau helvétique au réseau européen à grande vitesse, et ceci en attendant les nouvelles liaisons ferroviaires alpines (NLFA) acceptées par le peuple suisse. Ayant posé pour la postérité hier matin devant Chillon, on n'est pas près de revoir l'ICE passer devant l'auguste citadelle, puisque l'express des Chemins de fer allemands ne pénétrera en Suisse que jusqu'à Baie, Zurich, Lucerne, Berne et Interlaken (dès le printemps prochain). Pour assurer la liaison ultrarapide nordsud, le Pendolino via la société italo-suisse Cisalpino prendra le relais depuis Berne, en direction de Milan, puis du reste de la Péninsule. A partir de Genève, Lausanne, Montreux, Sion, Brigue, Domodossola et Brigue, le Pendolino accrochera aussi le wagon suisse romand à cet axe nord-sud également à partir du printemps prochain. Dès cet hiver, le TGV français quant à lui «poussera» jusqu'à Brigue, alors qu'une nouvelle rame orange à grande vitesse permet depuis un mois de relier Genève à Montpellier.

Les voyageurs aux petits soins

Au TTW, Swissair et les CFF n'ont ainsi pas manqué de présenter Gate Gourmet (une société qui appartient à 100% à la compagnie aérienne), qui outre le catering de Swissair s'occupera désormais de la restauration sur plusieurs lignes du réseau ultrarapide européen. Ce service à bord «made in Switzerland» s'est ainsi déjà posé en douceur sur les TGV espagnols, I'Eurostar et le Pendolino-Cisalpino.

Guy-Olivier CHAPPUIS - 27 octobre 1994 - 24 heures

"J'observe la vie culturelle montreusienne depuis vingt-six ans. Elle n'a jamais été aussi riche !"

Peugeot - lancement à l'américaine

Le Centre de congrès et d'expositions de Montreux a connu une animation inhabituelle hier soir pour le lancement en Suisse du nouveau monospace de Peugeot, 806. Quelques 1'600 personnes y étaient conviées parmi lesquelles de nombreuses personnalités du monde politique, économique et technique.

Jean...

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Le Centre de congrès et d'expositions de Montreux a connu une animation inhabituelle hier soir pour le lancement en Suisse du nouveau monospace de Peugeot, 806. Quelques 1'600 personnes y étaient conviées parmi lesquelles de nombreuses personnalités du monde politique, économique et technique.

Jean-Yves Dossal, directeur général de Peugeot Talbot Suisse, a salué ses invités et décrit les possibilités qu'offre ce nouveau modèle proposé en cinq versions dont deux avec un moteur de 123 CV et trois bénéficiant du moteur turbo de 150 CV.

Pour cet événement, le constructeur français a donc choisi Montreux pour lancer, à l'américaine, son produit. Un grand spectacle intitulé "Golden Musicals of Broadway" a été présenté par la troupe "The Broadway musical Company" de New York qui a proposé des mélodies et des ballets extraits des comédies musicales Cats, le Fantôme de l'Opéra, Cabaret, Jesus Christ Superstar et Evita. Troupe exceptionnelle qui effectue actuellement une tournée en Europe.

La nouvelle Miss Suisse Sarah Briguet a par ailleurs présidé un défilé de mode des collections Grand Passage / Innovation.

Montreux y renonce pour l'instant...

C'est un épilogue provisoire... appartenant à ces provisoires qui risquent de durer longtemps. Hier, devant le Tribunal de Vevey, la Municipalité de Montreux et l'Association du village de Vernex ont transigé. La Municipalité renonce pour l'instant à construire le fameux escalier monumental d'accès ...

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C'est un épilogue provisoire... appartenant à ces provisoires qui risquent de durer longtemps. Hier, devant le Tribunal de Vevey, la Municipalité de Montreux et l'Association du village de Vernex ont transigé. La Municipalité renonce pour l'instant à construire le fameux escalier monumental d'accès à l'Auditorium Stravinski. Elle versera en outre 3350 francs de dépens aux villageois.

Trois municipaux, Roger Grandchamp, Pierre Salvi et Pierre-Yves Nicoulaz, accompagnés du chef de service de l'urbanisme Jean-Lou Barnaud, s'étaient déplacés hier devant le président Cottier pour faire face aux représentants de l'association du village de Vernex, François Nicollerat et Charly Blanc qui la préside. Seuls les avocats respectifs des deux parties, Alexandre Bonnard et Bernard Pfeiffer se sont toutefois expliqués.

Frais payés
La conciliation prévoit que la commune renonce au permis de construire qui avait été confirmé par le tribunal administratif en 1993. Cela ne signifie pas qu'il n'y aura jamais d'escalier d'accès à l'Auditorium du côté du parc de Vernex... mais qu'on attendra. La commune peut en effet reprendre la procédure, pourvu qu'elle sauvegarde tous les délais permettant à l'Association de Vernex de faire valoir ses droits. Quant aux dépens - le village de Vernex était intransigeant sur ce point -, ils ont été calculés par le président de manière à couvrir les frais de l'association dans ce volet de l'affaire.

C'est la fin (pour l'instant) d'une saga qu'on pourra faire remonter à 1943 et à la création du parc de Vernex, mais qui date plus concrètement des premiers plans de l'Auditorium. Dès 1989, l'association du village s'inquiète du "bouleversement du parc" que suppose cet escalier. Inquiétude qui se traduit par une opposition résolue et conduit à dissocier l'escalier du reste du bâtiment pour ne pas perdre de temps.

Trop cher
Ce n'est qu'en 1992 que l'escalier est à l'enquête. Un an plus tard la commune l'emporte devant le tribunal administratif. L'ennui, c'est qu'il s'agit d'une victoire coûteuse. Si la Municipalité a le droit de faire son escalier, le tribunal ne dit rien (c'est hors de son rôle) du prix qu'il faudrait payer pour effacer une servitude privée au profit de l'Association de Vernex. Du côté de l'Exécutif, on l'estime prudemment entre 40'000 et 80'000 francs à ajouter aux quelques 200'000 francs de l'escalier. En temps de disette, ça fait cher des marches dont l'utilité n'est pas évidente, et on a préféré l'arrangement (peut-être bancal vu les études déjà faites) au procès à coup sûr long et cher. Le temps fera son oeuvre... laissant regretter que le problème n'ait pas été abordé avec un peu plus de diplomatie (et un peu moins de plans grandioses). Il semblerait en effet loin d'être insoluble.

Laurent Busslinger - 6 juillet 1994 - La Presse Riviera/Chablais

 

 

Eicher fait chanter ses sources

Le Montreux Jazz joue, en ouverture, la note "helvétiquement vôtre". Au pupitre: son numéro un, l'homme de "Carcassone". Plus un festival de potes.

Montreux Jazz Festival, 28ème c'est parti! Histoire d'accorder ses violons, de donner le ton et la couleur, Montreux s'offre aujourd'hui une soirée cha...

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Le Montreux Jazz joue, en ouverture, la note "helvétiquement vôtre". Au pupitre: son numéro un, l'homme de "Carcassone". Plus un festival de potes.

Montreux Jazz Festival, 28ème c'est parti! Histoire d'accorder ses violons, de donner le ton et la couleur, Montreux s'offre aujourd'hui une soirée chauvinisme en donnant carte blanche à notre nouveau chouchou national, à savoir Stephan Eicher. Baptisée "L'univers de Stephan Eicher", cette nuit est une première du genre. L'idée: que le rocker choisisse les siens. La manière: qu'il les fasse chanter. La promesse: du bonheur majeur.

Sur l'affiche de ce jour J, l'homme de "Carcassonne" a donc couché des noms d'artistes voisins de lignage et d'inspiration. Premier de ses frères de sang: les Chäläwäigger, un groupe au nom obscur mais dont la consonnance a comme un goût de fond de terroir, n'est-il pas? Débarquant de leur Unterwald natal, ces derniers excellent dans l'art de faire sonner les cloches, un art que le marchand de plaisir - Eicher aime à définir son métier en ces termes - n'a jamais renié. Mieux: ce folklore des Alpes centrales, l'homme de chant l'a souvent célébré, que ce soit dans son précédent album, "Engelberg" justement, ou lors de concerts comme à l'Olympia.

Autre parent d'inspiration à l'honneur: Taraf de Haïdouks, un groupe de tziganes roumains. "LA première musique que j'aie jamais jouée, pour ma famille, était une musique d'inspiration gitane...", explique Eicher. Ses autres cartons d'invitation ont la même cohérence. Authenticité oblige, voilà qu'il nous plonge en plein Moyen Age avec Denez Prigent, un troubadour venu du fin fond du Finistère. La spécialité du Breton: revisiter des mélodies d'antan (folklore du XIIe et XIIIe) et faire revivre la langue celte. Dernière escale de ce périple au pays des racines: le Sénégal, avec Ismaël Lô. Aux yeux d'Eicher et à ses oreilles, ce chanteur engagé incarne la nouvelle vague des conteurs de légendes africaines.

Bref, si en décembre Eicher nous avait avoué: "Je ne suis pas un homme de racines. Mais j'ai besoin de sources. Je ne suis pas un arbre, je suis plutôt une rivière", ce soir à l'Auditorium Stravinski, il en fera la démonstration. Et c'est très bien.

 

Marie-Madeleine Gabioud - 01 juillet 1994 - Le Matin

Svjatoslav Richter à Montreux

Présenté à l'Auditorium Stravinski dans le cadre du 2ème Symposium international de la radio, un récital sera donné par le célèbre pianiste constitue un événement: Svjatoslav Richter n'est pas un inconnu sur la Riviera depuis un bon nombre d'années, et son passage intervient l'année même du 60ème an...

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Présenté à l'Auditorium Stravinski dans le cadre du 2ème Symposium international de la radio, un récital sera donné par le célèbre pianiste constitue un événement: Svjatoslav Richter n'est pas un inconnu sur la Riviera depuis un bon nombre d'années, et son passage intervient l'année même du 60ème anniversaire du premier récital donné par le pianiste de Kiev en 1934.

Tous les mélomanes connaissent les multiples enregistrements réalisés tout au long de ces années par le virtuose, interprète de tous les grands compositeurs russes, à commencer par Prokofiev dont il avait été l'ami et dont il créa, dès 1942, plusieurs sonates (parmi lesquelles la 9ème qui lui était dédiée).

Hommage à Igor Stravinski

Ils ont en commun la pureté du trait, mais ne s'expriment pas de la même manière. L'un est peintre, l'autre est sculpteur, tous deux vouent une passion à la musique et plus particulièrement à l'oeuvre d'Igor Stravinski. Résidant à Montreux, ils ont décidé d'apporter une touche personnelle à l'Audito...

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Ils ont en commun la pureté du trait, mais ne s'expriment pas de la même manière. L'un est peintre, l'autre est sculpteur, tous deux vouent une passion à la musique et plus particulièrement à l'oeuvre d'Igor Stravinski. Résidant à Montreux, ils ont décidé d'apporter une touche personnelle à l'Auditorium portant le nom du célèbre compositeur et ont réalisé chacun une oeuvre originale lui rendant hommage. "Le Sacre du Printemps" d'Alexandre Guhl, peintre bien connu des Montreusiens, et le buste d'Igor Stravinski réalisé par le sculpteur Bernard Bavaud seront installés ce vendredi dans le hall d'entrée du parterre de l'Auditorium.

... Après la construction de la salle de concert et, en avril dernier, la remise du "Stravinski" de Rolf Lukaschevski, c'est aujourd'hui un troisième hommage rendu au compositeur qui avait adopté Montreux. "Ces clins d'oeil se font au gré des occasions", explique Eric Soulier de l'Auditorium. Pour le "Sacre du Printemps", c'est Alexandre Guhl qui a exprimé le désir d'en faire cadeau au public de Montreux. Quant au buste d'Igor Stravinski, son histoire est plus particulière: "Lors du dernier passeport-vacances, une centaine d'élève s'étaient intéressés à la sculpture. Alors que les enfants créaient de leur côté, je travaillais sur le buste du compositeur tout en leur expliquant les étapes de la création. C'est à ce moment-là que Monique Bornet Amstein l'a vu pour la première fois.

Zenyep Ersan - 31 mai 1994 - La Presse Riviera/Chablais

Les communes de la Riviera soutiennent la culture

Elles verseront 10 francs par habitant pour aider l'Auditorium Stravinski et le Théâtre de Vevey.

Après deux armées de négociations et de palabres divers, les dix communes de la Riviera viennent de signer l'acte constitutif du Fonds intercommunal de soutien à l'Auditorium Stravinski et à la Fondati...

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Elles verseront 10 francs par habitant pour aider l'Auditorium Stravinski et le Théâtre de Vevey.

Après deux armées de négociations et de palabres divers, les dix communes de la Riviera viennent de signer l'acte constitutif du Fonds intercommunal de soutien à l'Auditorium Stravinski et à la Fondation des arts et spectacles de Vevey. Un fonds intercommunal qui devrait permettre de récolter chaque année 630 000 francs — 10 francs par habitant, sauf Saint-Légier avec 7,50 francs — autant pour financer que coordonner les nombreuses activités des deux grandes maisons de la culture de la Riviera.

Caractère régional
Au-delà des chiffres, le fait saillant de cette création est bien entendu la participation financière active des petites communes à la culture régionale. «Par leur adhésion, les dix communes du district... reconnaissent le caractère régional des animations culturelles présentées à l'Auditorium Stravinski à Montreux et au Théâtre de Vevey et s'engagent à contribuer à leur financement», a tenu à préciser le secrétariat intercommunal. Un financement qui ne concernera que la programmation et en aucun cas le fonctionnement des salles. Les dix syndics et municipaux ont également précisé que cette aide ne concernait pas les autres institutions culturelles de la Riviera bénéficiant déjà de subventions communales. Ce fonds intercommunal de soutien s'est en outre doté d'outils de travail, tels une commission culturelle de 11 membres, un passeport culturel régional et un calendrier culturel spécifique.

Membres à désigner
Elu par l'assemblée générale en février, le comité de gestion sera présidé cette année par la municipale montreusienne Monique Bornet-Amstein, alors que l'assemblée générale des représentants des communes sera emmenée par le syndic de Blonay, Henri Mamin. Outre les deux directeurs Philippe de Bros et Jean-Luc Larguier, la commission culturelle a jusqu'au mois d'avril pour trouver ses 9 autres membres à choisir «au sein des institutions régionales les plus représentatives ».

G.-O. C. - 29 mars 1994 - 24 heures

19931993

"Montreux qui s'est fait un nom dans le domaine des variété, du jazz et du classique tient avec cette salle la possibilité de nouer la gerbe et de s'imposer comme la capitale Romande (si ce n'est Suisse) de la musique."

La Montreusienne fête ses 75 ans

Le choeur de dames commande une oeuvre à Patrick Bron.

La Montreusienne, société portant le costume de Montreux, a vu le jour le 17 février 1918. A ses débuts, elle se donne pour mission la création et l'entretien de sentiments d'amitié et de philanthropie. Mais, bien vite, elle ajoute l'art des tr...

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Le choeur de dames commande une oeuvre à Patrick Bron.

La Montreusienne, société portant le costume de Montreux, a vu le jour le 17 février 1918. A ses débuts, elle se donne pour mission la création et l'entretien de sentiments d'amitié et de philanthropie. Mais, bien vite, elle ajoute l'art des traditions à son programme et se dote d'un chœur, puis d'un groupe de danse. Pour fêter ses 75 ans, elle présente, ce samedi, en création, «Les belles promesses». Sur un texte tour à tour lyrique et fantasque, signé Jacques Bron, la musique de Patrick Bron se veut simple «mais ne sacrifiant pas au déjà entendu». Le compositeur signe là ses premières mélodies  de danses folkloriques. La chorégraphie est assurée' par Marianne Fiaux. Avec la complicité d'André Masset, directeur, Bernard Chevalley, responsable des danses, Blandine Charles et Olga Rapin-Held, solistes, les interprètes donneront vie à une œuvre mettant à l'honneur les promesses de la terre, des amoureux et de la diseuse de bonne aventure. Tout cela par le biais d'une musique qui se veut traditionnelle, mais sait réserver quelques clins d'œil aux harmonies plus contemporaines ou lointaines, comme la référence chinoise du dernier solo.

"Les belles promesses", samedi 20 novembre à 20h15 au Centre des Congrès à Montreux

Ariette Roberti - 24 novembre 1993 - 24 heures

Montreux, capitale du savon et des détergents

Montreux joue cette semaine, et pour la troisième fois, le rôle de capitale mondiale des détergents. Plus de 1200 personnes issues des milieux de la recherche sont présentes jusqu'à jeudi au Centre des congrès pour une réunion internationale qui se tient tous les sept ans. Le principal thème de cett...

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Montreux joue cette semaine, et pour la troisième fois, le rôle de capitale mondiale des détergents. Plus de 1200 personnes issues des milieux de la recherche sont présentes jusqu'à jeudi au Centre des congrès pour une réunion internationale qui se tient tous les sept ans. Le principal thème de cette édition étant celui de mettre sur le marché des produits toujours plus performants mais également plus soucieux de l'environnement.

260 bâteaux amarrés à 310 autos

Voilà ce que verront, à l'occasion de sa première promotion en février 1994 à Zurich, les visiteurs du prochain Salon du nautisme: l'image informatique du futur port "En Massiez" à Montreux. Deux cent soixante bateaux à l'abri d'une digue renfermant dans ses flancs trois cent dix voitures. Coût: 25 ...

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Voilà ce que verront, à l'occasion de sa première promotion en février 1994 à Zurich, les visiteurs du prochain Salon du nautisme: l'image informatique du futur port "En Massiez" à Montreux. Deux cent soixante bateaux à l'abri d'une digue renfermant dans ses flancs trois cent dix voitures. Coût: 25 millions. On espère inaugurer le tout au printemps 1996.

Dans ce projet, il y a de quoi résoudre les problèmes de stationnement de l'Auditorium Stravinski et les problèmes de place des navigateurs montreusiens. Il y a surtout de quoi financer ce qui coûte (le parking) par ce qui rapporte (les amarrages).

Le Montreux Jazz nouveau est arrivé !

"Welcome", bienvenue. C'est ainsi que l'Auditorium Stravinski, le complexe du Centre des congrès et les quais environnants saluent le Festival de Jazz de Montreux, qui se refait une jeunesse en déménageant le jour de ses 27 ans.

... Le Festival a eu une bonne idée de déménager, il va se ressourcer ...

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"Welcome", bienvenue. C'est ainsi que l'Auditorium Stravinski, le complexe du Centre des congrès et les quais environnants saluent le Festival de Jazz de Montreux, qui se refait une jeunesse en déménageant le jour de ses 27 ans.

... Le Festival a eu une bonne idée de déménager, il va se ressourcer et très rapidement recueillir tous les suffrages. Quant à l'Auditorium, il a vibré et même tremblé  mais qu'on se rassure: il a parfaitement tenu le coup. Hier soir, le concert inaugural a fait une large place au rock, façon assourdissante selon New Order, tendance plus intime grâce à l'ex-Zeppelin Robert Plant. 

 

 

Un congrès pour la radio de demain

500 professionnels de la radio se réuniront au Centre des congrès, les 8 et 9 juin prochains, pour parler de l'avenir de la radiodiffusion sonore numérique (avec une qualité de son égale à celle des CD). Un marché industriel «énorme», qui devrait être ouvert dès 1995, puisque l'Union internationale ...

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500 professionnels de la radio se réuniront au Centre des congrès, les 8 et 9 juin prochains, pour parler de l'avenir de la radiodiffusion sonore numérique (avec une qualité de son égale à celle des CD). Un marché industriel «énorme», qui devrait être ouvert dès 1995, puisque l'Union internationale des télécommunications a d'ores et déjà «bloqué» des fréquences (1,5 GHz) à cet effet. A Montreux, ce premier symposium du genre est organisé par l'UER (Union européenne de radiodiffusion), en collaboration avec les radiodiffuseurs nord-américains et un consortium européen regroupant les postes nationales, des instituts de recherche, des fabricants et des radiodiffuseurs.

24 heures - 3 juin 1993

"Vendez le Centre de congrès !"

Les Montreusiens étrennent leur salle de concert

La fête populaire les a réunis, mais pour remplir l'énorme paquebot de MC3 il faudra que le public vienne de tout le canton.

Après les fastes de l'inauguration très «smart» de mercredi dernier — par le London Symphony Orchestra — c'était aux Montreusiens de «toucher du doigt» le fabuleux objet de t...

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La fête populaire les a réunis, mais pour remplir l'énorme paquebot de MC3 il faudra que le public vienne de tout le canton.

Après les fastes de l'inauguration très «smart» de mercredi dernier — par le London Symphony Orchestra — c'était aux Montreusiens de «toucher du doigt» le fabuleux objet de toutes les convoitises qu'ils ont offert à leurs autorités. Cela s'est passé samedi et a pris la forme d'une fête populaire généreuse. Deux mille personnes et plus de 100 sociétés locales étaient associées à l'organisation. Curieux de voir de quel bois (de cerisier), mais aussi de quelles céramiques, bétons et vitrages est fait l'énorme édifice dominant désormais l'Hôtel Hyatt et le Palace, ils sont accourus. En famille, en couple ou en groupes. Cela faisait, y compris les participants à la fête et selon une estimation «optimiste» de la police municipale, environ 10 000 personnes. Loin des 20 000 personnes attendues par les autorités.

Un pari à gagner
Des gens du cru surtout. Mais assez peu de visiteurs des communes du district. Et encore moins d'au-delà. Malgré le beau temps, les tables alignées aux alentours étaient clairsemées. Curieux si l'on se souvient que, sur les 54 millions de francs investis par la commune, 8 millions sont sortis des caisses de l'Etat de Vaud et 3 millions de celles des communes voisines. Cela fait beaucoup de contribuables qui pouvaient légitimement se montrer curieux de ce qui a été fait de leurs deniers. Ce constat montre aussi qu'il faudra à Jean-Luc Larguier, le délégué à la culture et responsable de la programmation artistique de cet Auditorium Stravinski, un maximum d'énergie pour drainer le public vaudois et romand. Tant il est vrai que les 20 000 habitants de Montreux, même avides de musiques en tout genre, ne suffiront pas pour remplir les 1800 places de cette salle prestigieuse. Le pari est donc lancé. Reste à le gagner, avec l'appui de l'Office des congrès et du tourisme, pour qui cette extension du Centre de congrès a été réalisée en premier lieu. 

Acoustique appréciée
La fête populaire s'est déroulée dans la bonne humeur. Ouverte par un cortège un peu timide, formé d'une vingtaine de sociétés montreusiennes et d'ailleurs. Dans l'auditorium, le public, mais aussi les connaisseurs, sont venus pour achever de se convaincre que l'acoustique est excellente. Pour cela le chœur de quelque 400 enfants, dirigé par Michel Hostettler, constituait un nouveau test. Réussi. Même frêles, les voix des enfants passent cinq sur cinq. Surtout, les jeunes ont donné à ces festivités d'inauguration la fraîcheur et l'innocence dont elles avaient besoin. Côté «impressions» et bilan de la part des visiteurs, en général on se dit content. Ainsi ce groupe de gymnasiens, mobilisés volontaires pour tenir une buvette: «C'est génial. L'acoustique de la salle est super. J'ai des billets pour le concert de jazz du 8 mai, je me réjouis», dit l'un d'eux. Il est seul. Aucun de ses camarades n'a acheté de place. «C'est un peu cher pour des étudiants comme nous. Il faudra aussi qu'ils (les responsables culturels) gèrent bien cet outil et évitent les querelles de concurrence », fait remarquer un autre. «Question acoustique c'est vraiment bien. Je n'ai pas acheté de billet poulies manifestations à venir», dit de son côté ce directeur de chœur et citoyen montreusien.

Bertrand Dubois 3 mai 1993 - 24 heures

L'espace s'ouvre à l'art

Dédié à la musique, l'édifice montreusien qui abrite l'Auditorium Stravinski n'en est pas moins un temple de la culture tout à l'honneur aussi de l'art pictural et sculptural. Preuve en a été donnée hier par la Municipalité qui vernissait les oeubres réalisées spécialement pour les lieux par deux ar...

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Dédié à la musique, l'édifice montreusien qui abrite l'Auditorium Stravinski n'en est pas moins un temple de la culture tout à l'honneur aussi de l'art pictural et sculptural. Preuve en a été donnée hier par la Municipalité qui vernissait les oeubres réalisées spécialement pour les lieux par deux artistes, Francine Simonin et Henri Presset. Quatre tableaux et une sculpture qui ont parfaitement trouvé leur place au coeur de cet espace architectural vaste et moderne.

 

 

Extension de la Maison des congrès

Grâce à l'Association "Salle de concerts, on est pour", quelques 270 visiteurs se sont rendus récemment sur le chantier de MC3, à Montreux. Ils auront constaté l'incroyable avancement d'une construction ayant débuté en février 1990 pour atteindre 90'000 m3 en moins de 300 jours ouvrables, ce afin de...

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Grâce à l'Association "Salle de concerts, on est pour", quelques 270 visiteurs se sont rendus récemment sur le chantier de MC3, à Montreux. Ils auront constaté l'incroyable avancement d'une construction ayant débuté en février 1990 pour atteindre 90'000 m3 en moins de 300 jours ouvrables, ce afin de donner le Symposium TV, le 27 mai prochain, d'un outil de travail brut et fonctionnel. En coulisses désormais se règlent des questions d'aménagement, relatives à la future salle de musique et à ses exigences acoustiques (chaises et panneaux de bois) ou à l'aspect extérieur du complexe (escalier au parc de Vernex). L'heure des choix.

Première constatation en arrivant dans le foyer d'accueil (4500 m2): les architectes ont tenu à donner à la surface d'expositions et de congrès le look approprié, moderne (tuyaux en éléments de décor, verts et bleus), pratique. Les mélomanes devront donc patienter - le temps de grimper l'escalier en colimaçon - avant de se retrouver dans le cadre boisé et intime convenant à l'audition de concerts classiques ou à la représentation de ballets. Là, au premier étage, face au cachet de la future salle de musique (20000 m3) - ce petit bijou respire déjà - , les visiteurs ressentent une émotion certaine. En écoutant Pierre Steiner parler des exigences d'une acoustique résolument naturelle, ils mesurent alors les nombreuses difficultés rencontrées. De par sa forme heptagonale - le style "carton de chaussures" serait l'idéal - , la pièce présente en effet au départ de mauvaises conditions phoniques dans les axes. Des parois de bois - le cerisier devrait être retenu pour son apparence unie et rosée - pallient ce défaut, conférant à chacune des 1800 places l'écho voulu (30 millisecondes). Des abat-sons suspendus renforceront encore cette convergence des sons.

Prototype de chaise
Questions chaises, ce n'est pas plus simple: elles doivent supporter la même absorption de sons à haute fréquence que le spectateur. Sur 36 modèles, quatre ont été examinés, aucun ne convient parfaitement: "Le professeur Rossi, à l'EPFL, va établir un cahier des charges précis et nous nous acheminons vers la création d'un prototype, souligne l'architecte. Il est impossible de garantir toutefois une acoustique sûre à 100% à cause d'inconnues: on ne peut pas recréer ainsi les basses fréquences absorbées par le plafond.

Transformable en une demi-journée en surface plane de congrès et d'expositions (gradins mobiles), la salle, lorsqu'elle n'accueillera pas les 20 ou 30 concerts annuels prévus, verra son plancher recouvert de moquette et ses murs nantis d'éléments de protection. Elle s'enrichira en outre de l'électro-acoustique nécessaire aux conférences et autres manifestations (micros, haut-parleurs, six cabines de traduction simultanées.) Achevée en 1992 (voire début 1993), la salle de concert ne sera pas disponible toutefois pour le Septembre Musical: "Nous avions seize mois pour terminer à temps, c'était trop juste, expliquer Pierre Steiner. Nous n'avons pas voulu prendre le moindre risque."

Escalier "monumental"
Avant l'inauguration, constructeurs et commune auront d'autres chats à fouetter. Le permis ayant été délivré sans mentionner quelque accès extérieur depuis le parc de Vernex - le village du même nom a rejeté l'éventualité d'un escalier jugé trop monumental - il s'agira de trouver une solution convenant à chaque partie: abandonner, modifier ou conserver le dessin original. 

Parking?
Autre souci émis par les visiteurs du chantier de MC*: le problème du manque de places de parc. Le parking sous-lacustre (350 voitures) est en étude, ce n'est donc pas une utopie, répond Pierre Steiner. Il devrait être opérationnel d'ici 4 ou 5 ans. Sans oublier celui du Marché, trop peu fréquenté actuellement.

Marie-France Mévaux - La Presse Riviera/Chablais - 30 avril 1991

L'Auditorium Stravinski crée l'événement à Montreux

Maestro, musique! Georg Solti inaugure la nouvelle salle de concerts de la Riviera. Une première très attendue pour un rêve qui se réalise.

L'heure de la grande musique a sonné pour l'Auditorium Stravinski de Montreux. A la tête du London Symphony, le grand chef hongrois dirigera demain soir la "4è...

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Maestro, musique! Georg Solti inaugure la nouvelle salle de concerts de la Riviera. Une première très attendue pour un rêve qui se réalise.

L'heure de la grande musique a sonné pour l'Auditorium Stravinski de Montreux. A la tête du London Symphony, le grand chef hongrois dirigera demain soir la "4ème Symphonie" de Bruckner et la "Symphonie en trois mouvements" de Stravinski.

On pourra ainsi se faire une idée de la valeur acoustique de la nouvelle salle du Centre des Congrès. Pour les autorités montreusiennes, c'est également un défi à relever: elles vont devoir prouver que culture et tourisme peuvent faire bon ménage.

Une exposition raconte Stravinski

En 1912, Igor Stravinski a 30 ans et compose dans sa propriété d'Oustiloug, en Russie, le sacre du Printemps. Cette oeuvre qui le conduira au sommet de la célébrité sera achevée la même année à Clarens, à l'Hôtel Pension du Châtelard où il réside. C'est en mémoire de cette naissance musicale et des ...

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En 1912, Igor Stravinski a 30 ans et compose dans sa propriété d'Oustiloug, en Russie, le sacre du Printemps. Cette oeuvre qui le conduira au sommet de la célébrité sera achevée la même année à Clarens, à l'Hôtel Pension du Châtelard où il réside. C'est en mémoire de cette naissance musicale et des cinq années que le compositeur russe passa sur la Riviera que Montreux baptisera mercredi son Auditorium au nom de Stravinski. En marge de l'inauguration de l'édifice, une exposition sera mise sur pied qui racontera l'homme, son entourage et son séjour dans la région.

Ca. P. - 23 avril 1993 - 

150 jeunes bénévoles au service de la culture

L'Association "Forum culturel" participera à la promotion de l'Auditorium Stravinski. Elle se veut un appui actif au délégué culturel de la ville.

L’Association «Salle des concerts on est pour» est morte... Vive l'Association «Forum culturel» à Montreux. Un changement de nom qui signifie que le mou...

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L'Association "Forum culturel" participera à la promotion de l'Auditorium Stravinski. Elle se veut un appui actif au délégué culturel de la ville.

L’Association «Salle des concerts on est pour» est morte... Vive l'Association «Forum culturel» à Montreux. Un changement de nom qui signifie que le mouvement du président Jean Lûthi se veut désormais appui «actif» au délégué culturel de la ville de Montreux Jean-Luc Larguier. Concrètement, ce nouveau forum veut créer une sorte de réservoir de 150 bénévoles — plus particulièrement des jeunes — qui accueilleront et encadreront les spectateurs des différentes manifestations de la nouvelle salle de concerts montreusienne. En contrepartie, ces bénévoles bénéficieront d'un accès privilégié (rabais) aux spectacles régionaux par le biais d'un passeport culturel de la Riviera. «Nous ne ferons pas que de porter des chaises!» J. Luthi précise ainsi que plusieurs commissions plancheront sur les mesures à prendre pour promouvoir les activités culturelles à l'Auditorium Stravinski ou participeront à l'élaboration d'un concept régional de la culture.

Chacune son histoire
Finalement un travail de concertation avec les autres utilisateurs et associations d'amis (celles du Festival de musique et du Festival de jazz en premier lieu) feront partie des préoccupations premières de ce nouveau forum qui a du reste déjà son fauteuil au sein de la Commission consultative culturelle de Montreux (instance politique en voie de formation). Une question subsiste: une seule association chapeautant l'ensemble des amis et utilisateurs ne serait-elle pas une formule plus simple? «L'idée n'est pas mûre» répond J. Lûthi, alors que J.-L. Larguier précise qu'il ne faut pas «niveler des associations qui ont toutes leur propre histoire».

G.-O. C. - 6 mars 1993 - 24 heures

 

 

 

 

Deuxième Symposium de robotique

De mardi à vendredi, le Centre de Congrès de Montreux accueillera la 2ème édition du Symposium international d'automation, robotique et intelligence artificielle appliqué au secteur de la chimie analytique. Rien pour les amateurs d'humanoïdes: les machines présentées et les cours dispensés ne s'adre...

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De mardi à vendredi, le Centre de Congrès de Montreux accueillera la 2ème édition du Symposium international d'automation, robotique et intelligence artificielle appliqué au secteur de la chimie analytique. Rien pour les amateurs d'humanoïdes: les machines présentées et les cours dispensés ne s'adressent qu'au monde "high tech" de l'automation.

Organisé par Scitec, entreprise lausannoise spécialisée dans l'informatique et les techniques d'automation, ce salon sera donc tout dévolu à la robotique et à l'intelligence appliquée qui sont des techniques fort prisées dans le monde de la chimie, de la pharmaceutique et de l'industrie alimentaire. L'an passé, le congrès avait accueilli 220 participants et les conférences avaient été animées par des personnalités scientifiques mondialement reconnues dans ces domaines hyperpointus. L'édition 1993, s'annonce encore meilleure: on attend 260 participants et 24 exposants. La surface même de l'exposition d'instruments sera doublée. Ce succès agit comme un aimant puisque la Conférence internationale sur la robotique dans le laboratoire médical a rejoint le mouvement dans la technologie de l'information. Comme le relève Alain Donzel, directeur de Scitec: "La robotique de laboratoire est un secteur de pointe qui a toutes les chances de connaître un développement similaire à celui de la robotique industrielle. Nous souhaitons faire de Montreux le forum mondial de référence pour la robotique appliquée aux sciences naturelles. En plus du prestige, l'activité touristique et l'industrie de la haute précision, typiquement suisse et vaudoise, y trouveront leur compte."

Les Mâchoires d'or

 Quatrième du nom, le Festival du rire La Mâchoire d'or s'est achevé lundi soir à Montreux par un gala de l'humoriste canadien Michel Courtemanche, en exclusivité européenne. Jouant à guichets fermés cinq soirs de suite, une trentaine de comiques de 17 pays ont attiré près de 6000 spectateurs au Cas...

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 Quatrième du nom, le Festival du rire La Mâchoire d'or s'est achevé lundi soir à Montreux par un gala de l'humoriste canadien Michel Courtemanche, en exclusivité européenne. Jouant à guichets fermés cinq soirs de suite, une trentaine de comiques de 17 pays ont attiré près de 6000 spectateurs au Casino de Montreux et au Théâtre de Vevey. Les organisateurs donnent d'ores et déjà rendez-vous au public l'an prochain dans le nouvel Auditorium Stravinski à Montreux.

19921992

Festivals et concerts - nouvelle axe Nyon-Montreux-Zurich

Lâché par son partenaire alémanique Good News et par ses principaux sponsors, Gérard Héritier (VSP) se fait déborder par un challenger aux dents longues. Baptisée "Opus One", une nouvelle société organisatrice de concerts lancée par Paléo-Nyon, l'Office du Tourisme de Montreux et le Zurichois Good N...

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Lâché par son partenaire alémanique Good News et par ses principaux sponsors, Gérard Héritier (VSP) se fait déborder par un challenger aux dents longues. Baptisée "Opus One", une nouvelle société organisatrice de concerts lancée par Paléo-Nyon, l'Office du Tourisme de Montreux et le Zurichois Good News part à l'assaut du marché. Quine pour Montreux: 8 concerts par an prévu à l'Auditorium Stravinski. Montreux souhaite ainsi retrouver le pep des mémorables concerts Super Pop ou Rose d'Or.

Conférence européenne sur l'énergie photovoltaïque

Hier s'est ouverte à Montreux la 11ème Conférence européenne sur l'énergie solaire photovoltaïque qui réunira durant cinq jours, près de mille congressistes du monde entier. C'est la première fois que cette session se tient hors de l'Europe communautaire. Le choix s'est porté sur la Suisse en raison...

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Hier s'est ouverte à Montreux la 11ème Conférence européenne sur l'énergie solaire photovoltaïque qui réunira durant cinq jours, près de mille congressistes du monde entier. C'est la première fois que cette session se tient hors de l'Europe communautaire. Le choix s'est porté sur la Suisse en raison de son rôle de pionnière en la matière. Rôle démontré hier par la remise du Prix solaire suisse 1992 qui a récompensé onze réalisations novatrices dans le domaine de l'utilisation de l'énergie solaire. Quand au public, il pourra s'informer tant et plus en allant voir l'exposition réalisée en marge du congrès.

 Ca. P. - 13 octobre 1992 - La Presse Riviera/Chablais

Une époque à vécu, vive celles à venir

A l'instar du trompettiste Maurice André, tous les musiciens et chefs qui se sont produits lors du 47ème Festival de musique Montreux-Vevey ont testé ou simplement visité l'Auditorium Stravinski qui les accueillera l'an prochain. Et tous ont manifesté leur satisfaction. Quand à l'édition 1992, elle ...

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A l'instar du trompettiste Maurice André, tous les musiciens et chefs qui se sont produits lors du 47ème Festival de musique Montreux-Vevey ont testé ou simplement visité l'Auditorium Stravinski qui les accueillera l'an prochain. Et tous ont manifesté leur satisfaction. Quand à l'édition 1992, elle a rempli sa mission et tenu ses promesses, selon son directeur artistique Yves Petit de Voize. Mission qui se résume en trois mots: originalité, éclectisme et fréquentation régulière.

Nouvel auditorium
Après le concert de Radu Lupu, c'en est fini de l'utilisation de la salle du Centre de congrès, laquelle a été d'une "utilité inestimable", selon le directeur. Dès l'an prochain, ce sera au nouvel Auditorium Stravinski de lui suppléer. Nouvel espace que le directeur s'est fait un plaisir et un devoir de présenter aux artistes de la 47ème édition. Tous, unanimement, se sont montrés émerveillés de cet outil grandiose dont l'acoustique a été testée par maints artistes.

Riccardo Bonferroni - 6 octobre 1992 - La Presse Riviera/Chablais

"Une telle salle est un cadeau royal des Montreusiens au festival, nous l'avons peut-être méritée, il nous faut la mériter encore."

"Il faut aller au-delà des intérêts personnels de chacun, les retombées du tourisme sont à considérer globalement."

Les industriels de l'espace en congrès

Biennale de ce nouveau marché, la rencontre "Space-Commerce", créée à Montreux en 1986, ouvrira ses portes lundi pour la quatrième fois.

Au programme de ce congrès de quatre jours: des conférences et une exposition qui réuniront respectivement une centaine d'intervenants de plus de vingt pays et un...

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Biennale de ce nouveau marché, la rencontre "Space-Commerce", créée à Montreux en 1986, ouvrira ses portes lundi pour la quatrième fois.

Au programme de ce congrès de quatre jours: des conférences et une exposition qui réuniront respectivement une centaine d'intervenants de plus de vingt pays et une cinquantaine d'entreprises. Parmi les premiers, des scientifiques, de nombreux hommes d'affaires et des hommes politiques dont le plus en vue sera certainement le ministre français des transports, Paul Quilès, dont la présence est annoncée.

Les thèmes qui seront traités couvrent une matière extrêmement vaste: communications, observation de la terre, transports dans l'espace, production en apesanteur, etc. On y examinera également les problèmes de financement et d'assurance que posent les projets spatiaux, ainsi que les relations entre les entreprises publiques et privées qui s'en occupent.

Du côté de l'exposition, on trouve naturellement des "poids lourds" comme la NASA, l'agence spatiale européenne, le Département américain du commerce, British Aerospace, ou Deutsche Aerospace. Mais également de nombreuses "PME de l'espace" qui explorent dans le monde entier certains créneaux "pointus" de ce secteur. Enfin dans la section artistique, le projet de sculpture spatiale OURS, de l'Américain Arthur Woods, sera à nouveau de la partie. Comme d'habitude, l'exposition sera ouverte au grand public un après-midi durant, le mercredi 25 mars de 14 à 18 heures.

Directeur de l'exposition, Norman Neve ne cache toutefois pas que la morosité économique ambiante n'épargne pas le secteur de l'espace. Raison de plus dit-il pour le faire mieux connaître.

L. B. - 21 mars 1992 - La Presse Riviera/Chablais

La victoire d'Igor Stravinski

Lorsque la Municipalité de Montreux annonça le nom qu'elle voulait donner à la salle de concerts du Centre de congrès et d'expositions, ce fut le tollé. Sur le conseil d'une agence de publicité, elle avait choisi "Le Scenic". Les protestations s'élevèrent jusqu'au Conseil communal. L'Exécutif décida...

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Lorsque la Municipalité de Montreux annonça le nom qu'elle voulait donner à la salle de concerts du Centre de congrès et d'expositions, ce fut le tollé. Sur le conseil d'une agence de publicité, elle avait choisi "Le Scenic". Les protestations s'élevèrent jusqu'au Conseil communal. L'Exécutif décida donc de nommer une commission consultative. Le 5 mars, cette dernière a proposé un autre nom: "Auditorium Stravinski". La Municipalité a donné son accord.

"Le Scenic" n'a pas fait l'unanimité, c'est le moins qu'on puisse dire. Quatre interpellations au Conseil communal le 18 août 1991, sans compter les critiques étendues à gauche et à droite.

Commission consultative
Sans renoncer à son choix, l'Exécutif a nommé une commission chargée d'émettre des propositions. Elle était formée de délégués de la Fondation du Festival de musique, de l'Office des congrès et du tourisme, de l'Association "Salle de concerts, on est pour", de l'Association de soutien à la création d'une salle de concerts sur la Riviera vaudoise, de l'Association des jeunes et des partis représentés au Conseil communal.

Quatre critères
La commission unanime a proposé, dans le rapport déposé le 5 mars, la dénomination "Auditorium Stravinski". "Nous sommes très heureux de l'ouverture d'esprit de la Municipalité", commente Olivier Mottier, président de la commission et délégué de l'Association "Salle de concerts, on est pour." La commission devait tenir compte de quatre critères: la polyvalence musicale, l'internationalité, la majesté des lieux et la double fonction de la salle, musique et congrès. La commission a décidé de limiter l'importance de ce dernier critère et de se concentrer sur la fonction musicale du lieu.

Igor Stravinski
Le compositeur russe Igor Stravinski (1882-1971) incarne le patrimoine - il a séjourné à Clarens - et l'ouverture d'esprit musical internationale plus qu'Ernest Ansermet, qui se trouvait également en lice. "Il était à l'écoute des musiques de son siècle, comme le jazz, il a écrit un tango, s'est intéressé aux musiques populaires de tous les peuples", déclare Yves Petit de Voize, directeur du Festival de Musique de Montreux-Vevey, ravi du choix effectué.
Pourquoi auditorium plutôt que salle? "Le mot salle restreint la poésie du nom Stravinski. En outre, auditorium accentue la dimension musicale. L'enthousiasme a parlé plus que le marketing", explique Olivier Mottier.

Municipalité d'accord
La Municipalité s'est ralliée à la proposition. Explication du syndic Frédy Alt: "Nous avions choisi un thème porteur, "Le Scenic", qui devait symboliser l'éclectisme de la salle. Nous sommes toujours persuadé de la justesse de notre dénomination. Mais si ça ne plaît pas à chacun, nous ne voulons pas nous bloquer sur un nom." Le bâtiment, lui, conservera la dénomination de "Centre de congrès et d'expositions", pratique sur le plan commercial et facile à traduire.

Mas. - 20 mars 1992 - Riviera Vevey-Montreux

 

 

 

Conférence sur le Golf à Montreux

Pour tenir sa deuxième Conférence européenne sur l'enseignement et la méthodologie du golf, l'Association européenne des golfeurs professionnels (PGA Europe), avec l'Association suisse des professeurs de golf (ASPG), a choisi la Maison des congrès de Montreux. La conférence débute lundi et dure troi...

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Pour tenir sa deuxième Conférence européenne sur l'enseignement et la méthodologie du golf, l'Association européenne des golfeurs professionnels (PGA Europe), avec l'Association suisse des professeurs de golf (ASPG), a choisi la Maison des congrès de Montreux. La conférence débute lundi et dure trois jours, elle donnera l'occasion aux 300 professionnels attendus de discuter de l'enseignement de ce sport de plus en plus populaire.

 

 

Relier la gare au Centre de congrès - la solution "Littorail"

Il a des idées, Jean-Claude Cochard. Et il sait les défendre avec ténacité, que ce soit dans le cadre de son mandat de conseiller communal écologiste ou quand il constitue un dossier, comme celui de son "Littorail express". Serrurier-mécanicien au Montreux-Oberland Bernois, il a d'autant plus de mér...

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Il a des idées, Jean-Claude Cochard. Et il sait les défendre avec ténacité, que ce soit dans le cadre de son mandat de conseiller communal écologiste ou quand il constitue un dossier, comme celui de son "Littorail express". Serrurier-mécanicien au Montreux-Oberland Bernois, il a d'autant plus de mérite qu'il défend généreusement des positions "écolo-socialistes" dans une ville où la droite au pouvoir ne laisse que les miettes à ceux qui ont l'audace de remettre en cause ses options.

Pourtant, l'auteur de "Littorail express" a le sens du compromis. Ainsi, pour dynamiser son projet, il espère convaincre les instances politiques régionales enthousiasmées par la réalisation de la troisième extension du Centre de Congrès et d'Expositions (CEE), mais qui souffre de quelques failles. Notamment le problème non résolu du stationnement. Sa trouvaille? Construire au nord cu complexe, à l'emplacement du carrefours dit du Lorius, une gare d'interface en sous-sol. S'y arrêteraient, les trams légers à mettre en service sur l'axe Rennaz-Vevey. Mais aussi et surtout les mêmes rames venues ou partant de la gare CFF MOB de Montreux, à 600 mètres de là. Comment? En construisant un tunnel. L'amorce de celui-ci existe. Elle fut percée sur une trentaine de mètres aux plus belles heures de Montreux la touristique par ceux qui voulaient conduire les rames du MOB jusque sur les quais, à proximité du débarcadère. Il ne resterait que 570 mètres à creuser pour amener les congressistes directement de la gare aux sous-sols du CCE.

Reste à voir si les décideurs montreusiens seront sensibles à ces arguments.

Revue Montreux-Vevey - 20 février 1992

Centenaire à fêter

Les Choeurs de Chailly, formation dirigée par André Farkas célèbre ses 100 ans par quatre manifestations variées.

Balafré par l'autoroute toute proche, prisonnier d'un tissu urbain trop vite développé, le hameau de Chailly sur Clarens s'est préservé quelques vieilles demeures habitées autrefois par...

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Les Choeurs de Chailly, formation dirigée par André Farkas célèbre ses 100 ans par quatre manifestations variées.

Balafré par l'autoroute toute proche, prisonnier d'un tissu urbain trop vite développé, le hameau de Chailly sur Clarens s'est préservé quelques vieilles demeures habitées autrefois par des paysans vignerons. Celles-ci font son charme, de même que ses chœurs qui témoignent de la survivance d'une certaine culture populaire et de la convivialité de ses habitants. Mais pas seulement de ceux-ci, puisque l'on vient de loin pour chanter dans cette formation forte d'une centaine de choristes. Présidée par Jacqueline Tramacere, la formation a su entretenir un répertoire où les chants populaires côtoient les grandes œuvres classiques. Cette année de centenaire se devait de faire place à ces deux facettes. Avec les trois soirées données en fin de semaine dernière, c'est la facette «populaire» qui a été célébrée. Présidé par Jean-Jacques Cevey, le comité d'organisation a fait confiance à Michel Zulauf et Guy Bochud pour la création d'un jeu scénique intitulé «Chailly la croix du ciel». Les chœurs s'imprégneront encore de l'ambiance de leur terroir lors d'une grande fête populaire les 5 et 6 septembre. Quant à la face classique, elle se manifestera le 13 mars prochain, avec un grand concert au Centre de congrès. Les choristes chanteront avec l'OSR le «Requiem allemand» de Brahms. Point d'orgue enfin, en décembre, avec un concert de Noël et des œuvres de Ferenc Farkas, de Haydn et de Honegger.

B. Ds - 5 février 1992 - 24 heures

 

 

 

 

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Profession immobilières à Montreux

 Montreux accueillera en mai 1992 (24 au 29) le 43ème Congrès mondial de la Fédération internationale des professions immobilières. A l'enseigne de FIABCI '92, ce sont plus de 1000 participants, en provenance de tous les horizons, y compris le Japon, qui se retrouveront ainsi sur la Riviera. Au-delà...

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 Montreux accueillera en mai 1992 (24 au 29) le 43ème Congrès mondial de la Fédération internationale des professions immobilières. A l'enseigne de FIABCI '92, ce sont plus de 1000 participants, en provenance de tous les horizons, y compris le Japon, qui se retrouveront ainsi sur la Riviera. Au-delà du rassemblement proprement dit, l'événement - axé sur le thème de la sécurité - sera l'occasion de prouver que la profession immobilière "trop souvent en but à des tracasseries bureaucratiques dans notre pays", est dynamique à l'échelle internationale et surtout qu'elle a réussi à créer un espace d'activité libérale qui, en dernière analyse, s'avère au bénéfice du public. Le congrès de Montreux est organisé par un comité présidé par M. Olivier Julliard, de Genève. Il aura un rayonnement qui touchera l'ensemble de la Suisse romande et même au-delà au travers de diverses visites professionnelles d'Affoltern à Verbier.

"Scenic"

L'annonce, cet été, de l'appellation "Scenic" pour l'extension du Centre de Congrès et sa salle de musique avait soulevé un véritable tollé chez les Montreusiens. Cela n'ébranle guère le syndic Frédy Alt, qui a redit récemment que "lorsqu'un parent - en l'occurrence la Municipalité - décidait d'un n...

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L'annonce, cet été, de l'appellation "Scenic" pour l'extension du Centre de Congrès et sa salle de musique avait soulevé un véritable tollé chez les Montreusiens. Cela n'ébranle guère le syndic Frédy Alt, qui a redit récemment que "lorsqu'un parent - en l'occurrence la Municipalité - décidait d'un nom pour son enfant, elle ne soumettait pas sa décision à l'approbation de tout le monde", Voilà qui est clair mais qui n'a pas empêché le parent - toujours la Municipalité - de désigner une commission formée de personnes qui ont milité pour la construction de MC3. Cet organe pourra se pencher sur le nom du bel enfant et faire des propositions. "Mais en dernier recours, c'est la Municipalité qui tranchera", assure, toujours aussi catégorique, le syndic.

24 heures - 11 novembre 1991

"Lorsqu'un parent - en l'occurrence la Municipalité - décidait d'un nom pour son enfant, elle ne soumettait pas sa décision à l'approbation de tout le monde."

Gestion par une Fondation

Fondation pour la gestion du Centre de congrès et d'exposition: ainsi s'appellera l'organisme qui devra décharger l'Office du tourisme de ses tâches d'exploitation. Le projet, y compris les implications financières, est prêt à subir l'examen du Conseil communal. Mais 3 millions supplémentaires seron...

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Fondation pour la gestion du Centre de congrès et d'exposition: ainsi s'appellera l'organisme qui devra décharger l'Office du tourisme de ses tâches d'exploitation. Le projet, y compris les implications financières, est prêt à subir l'examen du Conseil communal. Mais 3 millions supplémentaires seront nécessaires à l'achèvement de la construction du bâtiment. L'acoustique de la salle de concert pèse lourd dans ce dépassement de crédit: les deux tiers. Quant au "Scenic", cette dénomination n'est pas encore tout à fait définitive. Une commission va réfléchir dès le début de 1992. Peut-être proposera-t-elle un autre nom, avant que la Municipalité ne se prononce.

Philippe Maspoli - 8 novembre 1991 - Riviera Vevey-Montreux 

Un millier de congressistes à Montreux

Un millier de spécialiste de l'édition et de la distribution de journaux du monde entier se retrouveront dès dimanche soir à Montreux pour une semaine d'échanges commerciaux. Les congressistes siégeront au Centre de Congrès. Des visites touristiques sont prévues à leur programme.

La manifestation e...

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Un millier de spécialiste de l'édition et de la distribution de journaux du monde entier se retrouveront dès dimanche soir à Montreux pour une semaine d'échanges commerciaux. Les congressistes siégeront au Centre de Congrès. Des visites touristiques sont prévues à leur programme.

La manifestation est organisée par Distripress, association internationale des éditeurs et distributeurs de journaux pour la promotion de la presse au niveau international. L'association dont le siège est à Zürich organise chaque année un grand congrès dont c'est cette année la 36ème édition. La Suisse, et Montreux, a déjà accueilli ce congrès il y a 20 ans.

89 pays et 425 entreprises
Distripress, explique son secrétaire général Arnold Kaulich, cherche par ce type de manifestation à mettre en contact éditeurs et distributeurs de journaux et périodiques de 89 pays et 425 entreprises.

En Suisse, la Tribune de Genève, la NZZ, la Basler Zeitung et le groupe Ringier pour les journaux ainsi que les groupes de distribution Naville et Kiosk font partie de l'association. Cette rencontre cherche à encourager la commercialisation d'un maximum de produits de presse dans le monde entier. Les congressistes discuteront plus particulièrement des nouveaux produits, des taux de change, de rabais et de moyens de transport. L'association a déjà pris position contre les obstacles douaniers lors de l'importation de presse étrangère dans certains pays.

J.-B. W. - 25 septembre 1991 - La Presse Riviera/Chablais

Enregistrement à MC3 ?

De la salle de concert au studio d'enregistrement

Le Centre de congrès et d'expositions de Montreux n'abritera aucun studio d'enregistrement. Cela signifie t'il qu'il sera impossible de conserver la moindre trace, sonore ou visuelle du passage d'orchestres et de musiciens célèbres sur la scène de la salle de concerts? Une idée est dans l'air: relie...

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Le Centre de congrès et d'expositions de Montreux n'abritera aucun studio d'enregistrement. Cela signifie t'il qu'il sera impossible de conserver la moindre trace, sonore ou visuelle du passage d'orchestres et de musiciens célèbres sur la scène de la salle de concerts? Une idée est dans l'air: relier les micros et les caméras de la scène aux installations de Mountain Studio SA, situées dans le bâtiment du Casino. Cette liaison pourrait se faire par fibres optiques.

Il faut disposer des moyens d'enregistrer un concert symphonique. Michel Ferla, directeur de l'Office du tourisme, l'affirme sans hésitation. Le projet de construire un studio d'enregistrement dans les murs du Centre de congrès ayant été abandonné, il ne reste plus qu'à envisager une liaison par fibres optiques entre les installations de prise de son et celles d'enregistrement, qui seraient alors situées au-dehors. "C'est tout à fait envisageable. Si l'on dispose d'une régie avec des micros, on peut se brancher sur n'importe quelle installation de studio", affirme Pierre Steiner, architecte de la salle de concerts.

Studio moderne
Une installation moderne existe à Montreux, exploitée par Mountain Studios SA. Situées dans l'immeuble du Casino, le studio ne travaille néanmoins guère avec cette institution, sauf durant le Festival de Jazz. Actuellement, les concerts ne figurent pas parmi ces activités principales.

Mountain Studios avait envisagé, en 1987, de s'installer dans le Centre de congrès. Mais, ainsi que l'explique Pierre Steiner, le manque de place, le coût et des difficultés d'ordre phonique ont fait capoter le projet. Nous leur avions proposé une place au sous-sol de MC2. Eux voulaient avoir la vue sur la salle. Comme nous ne pouvions pas leur proposer cela, ils sont restés au Casino." De plus, les exigences des techniciens sont très élevées:" Le studio doit pratiquement être suspendu", déclare Michel Ferla.

Pour l'instant aucune étude n'a sérieusement été menée à propos d'une liaison par fibres optiques. La décision dépendra des exploitants du Centre de congrès mais techniquement c'est réalisable.

Mas - 12 septembre 1991 - Riviera Vevey Montreux

75ème anniversaire de l'Association cantonale du costume vaudois

Plus de trente associations, fanfares et autres chorales de tout le canton ont convergé hier vers Montreux, à l'occasion du 75ème anniversaire de l'Association cantonale du costume vaudois. Réunis en un immense cortège, ces gardiens d'une tradition colorée ont défilé devant plusieurs milliers de spe...

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Plus de trente associations, fanfares et autres chorales de tout le canton ont convergé hier vers Montreux, à l'occasion du 75ème anniversaire de l'Association cantonale du costume vaudois. Réunis en un immense cortège, ces gardiens d'une tradition colorée ont défilé devant plusieurs milliers de spectateurs sur les quais et à la Grand-Rue.

La Riviera, le Chablais et le Pays-d'Enhaut étaient venus en force. Maître des lieux, les seuls Montreusiens présentaient onze groupes. Parmi ceux-ci, les "Amis fribourgeois de Montreux" prouvaient - si besoin était - que cette fête très vaudoise cultivait l'ouverture.

Une oeuvre sur mesure
L'Association cantonale du costume vaudois a joué d'audace. A côté de ses airs traditionnels, inscrits à toutes les fêtes, elle a commandé une oeuvre sur mesure au compositeur Michel Hostettler pour la musique et Emile Gerdaz pour le texte. Tout au long des six choeurs et une pièce instrumentale qui composent l'oeuvre présentée hier à la Maison des Congrès après avoir été jouée à Moudon.

Th. Z - 9 septembre 1991 - La Presse Riviera/Chablais

Impressionante vision

A quelques jours - voire quelques heures - de l'ouverture du 46ème Festival de Musique de Montreux-Vevey, Mm. Jean-JAcques Cevey, vice-président du Conseil de Fondation, Yves Petit de Voize, directeur et Bernard de Bonnerive, administrateur, recevaient hier à midi les représentants de la presse régi...

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A quelques jours - voire quelques heures - de l'ouverture du 46ème Festival de Musique de Montreux-Vevey, Mm. Jean-JAcques Cevey, vice-président du Conseil de Fondation, Yves Petit de Voize, directeur et Bernard de Bonnerive, administrateur, recevaient hier à midi les représentants de la presse régionale pour une visite commentée de la salle de concerts en construction à Montreux. C'est l'architecte veveysan Jean-Marc Jenny, auteur du projet avec Pierre Steiner, qui a présenté cette réalisation, qui ne laisse pas d'être impressionnante, il faut le dire.

Congrès sur la santé des ados

Les adolescents sont une classe de la population à risque. C'est pour en discuter que l'Association internationale pour la santé des adolescents (IAAH), en collaboration avec le Centre international de l'enfance et l'Organisation mondiale de la santé, organise un congrès international, qui permet à ...

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Les adolescents sont une classe de la population à risque. C'est pour en discuter que l'Association internationale pour la santé des adolescents (IAAH), en collaboration avec le Centre international de l'enfance et l'Organisation mondiale de la santé, organise un congrès international, qui permet à 300 représentants de 50 pays de se rencontrer. Il s'est ouvert hier à Montreux et durera jusqu'à samedi.

C'est le cinquième congrès de ce genre et sa particularité est qu'il veut plus mettre l'accent sur la santé que sur la médecine. Par santé, il faut entendre au sens large, c'est-à-dire des médecins, mais aussi et surtout des sociologues, des assistants sociaux et des psychiatres qui y participent. Il est en outre le premier à être organisé par l'IAAH, association fondée lors du congrès de Sydney en 1987. 

Son thème est "Le Temps d'agir" et il a l'originalité de faire participer des jeunes aux différentes activités pour connaître leur point de vue. Il a deux buts: faire le point sur la situation de la santé des adolescents et trouver des réponses, notamment par une prévention accrue.

... D'autres sujets sont aussi au programme: la sexualité et ses corollaires, les conduites alimentaires, les adolescents dans la société, la violence, le sport et ses lésions physiologiques, les handicaps et maladies chroniques. Mais qu'on se rassure, si la jeunesse demande une attention particulière, tous les jeunes ne sont pas des malades, la plupart sont même en très bonne santé, selon le Dr Pierre-André Michaud, président du comité d'organisation. 

 

 

17ème Symposium TV

Le 17ème Symposium international de TV, à Montreux, se termine aujourd'hui. Le moins que l'on puisse dire est qu'il fait le bonheur de ses organisateurs. Michel Ferla, directeur de l'Office du tourisme de Montreux est satisfait. 30000 à 35000 visiteurs, tous professionnels, sont venus au Centre de c...

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Le 17ème Symposium international de TV, à Montreux, se termine aujourd'hui. Le moins que l'on puisse dire est qu'il fait le bonheur de ses organisateurs. Michel Ferla, directeur de l'Office du tourisme de Montreux est satisfait. 30000 à 35000 visiteurs, tous professionnels, sont venus au Centre de congrès et d'exposition. "Dimanche, c'était fou ! Il y avait bien 10000 personnes !" affirme Michel Ferla. Avec la récession qui a frappé ces derniers mois les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, les prévision n'étaient pas aussi optimistes. Mais les affaires ont bien marché: "Il y a avait de gros acheteurs allemands, surtout des producteurs privés", déclare le directeur de l'OTM. Le Centre de congrès et d'expositions a donné satisfaction, en particulier la salle de concert qui accueille un stand JVC sur deux étages.

Les hôteliers sont également satisfaits, on s'en doute: "C'est une chance extraordinaire d'avoir ce symposium tous les deux ans. C'est une assurance de pouvoir remplir l'hôtel au mois de juin", déclare Armin Gottdiener à l'Hôtel Suisse-Majestic. Les commerçants et restaurateurs sont évidemment heureux de voir leur chiffre d'affaires grimper durant ces quelques jours. Ceux qui doivent faire face au surplus de trafic, chauffeurs VMCV ou Veveysans venus faire leurs emplettes, gardent le sourire...

Philipe Maspoli - 18 juin 1991 - Riviera Vevey-Montreux

"Il y a une ambiance fabuleuse dans la ville. Les bistrots débordent de monde. Le Symposium fait augmenter les affaires et fait travailler tous les corps de métier. Les clients étrangers vont dans les commerces."

MC3 est prêt à l'emploi

Les responsables du chantier de l'extension du Centre de Congrès et d'Expositions (MC3) ont relevé le défi et gagné. Ils s'étaient engagés à être prêts à accueillir le 17ème Symposium de télévision qu commence le 13 juin. C'est chose faite depuis le 27 mai, date à laquelle les premiers camions arriv...

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Les responsables du chantier de l'extension du Centre de Congrès et d'Expositions (MC3) ont relevé le défi et gagné. Ils s'étaient engagés à être prêts à accueillir le 17ème Symposium de télévision qu commence le 13 juin. C'est chose faite depuis le 27 mai, date à laquelle les premiers camions arrivaient déjà pour monter les stands. Tout a été contrôlé officiellement sur le plan de la sécurité.

"Si nous n'avions pas réussi à le faire, la perte économique aurait été inchiffrable. Le symposium ne serait pas venu à Montreux et il aurait été difficile de le ravoir. La direction du symposium est d'ailleurs venue contrôler l'état des travaux", déclare Pierre Steiner, architecte. Une réussite que l'on doit également aux "hommes de terrain": le chef de chantier Patrick Ruffino et les 100 à 120 ouvriers qui ont mis le paquet pour respecter les délais. L'état d'esprit sur le chantier était d'ailleurs excellent, que ce soit parmi les ouvriers et les techniciens.

Ce sont donc 5500 m2 de MC3, en plus des locaux de MC1 et MC2, qui seront à disposition du symposium sur trois niveaux: le 800 situé au-dessus de MC2, le 900, qui est le niveau de la salle de concert et la zone ouest du niveau 1000, qui est celui de la galerie. L'entier de la surface réellement disponible ne sera pas utilisé: les années prochaines 6500 m2 pourront être employés à l'intérieur de MC3. Dans la salle de concert, les gradins et la scène ont été rabattus.

Si le chantier est actuellement une véritable ruche, c'est à cause de l'installation des stands uniquement: on ne travaille plus vraiment à l'avancement du bâtiment. "Le bâtiment se trouve dans son état brut. On fait encore de la cosmétique: pose de moquettes ou de tentures provisoires", déclare Pierre Steiner. La perspective du symposium a bouleversé le programme du chantier. Les sanitaires et la ventilation, réalisé généralement en dernier lieu, sont déjà achevés. Les appareils électroniques produisent beaucoup de chaleur. La climatisation qui fonctionne avec l'eau du lac est donc prête. Afin de fournir du froid là où c'est nécessaire, 10 climatiseurs mobiles ont été installés. Les monte-charge, les monte-voitures et les escaliers mécaniques sont opérationnels.

Et le parking pour les participants au symposium? Ce n'est pas prévu dans le bâtiment même. Il faudra donc utiliser les parkings extérieurs; des services de bus sont prévus pour amener les visiteurs jusqu'au Centre de congrès. Ceux qui viennent de Genève ou de Sion auront intérêt à venir en train...

Mas. - 5 juin 1991 - Riviera Montreux Vevey

Chantier MC3 - visites prévues

L'association "Salle de concerts, on est pour" tient a informer le public de l'avance des travaux de MC3. Elle a donc prévu deux visites du chantier: elles auront lieu le mardi 23 avril à 18 heures et le samedi 27 avril à 10h30. Le rendez-vous est fixé devant l'entrée principale actuelle de la Maiso...

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L'association "Salle de concerts, on est pour" tient a informer le public de l'avance des travaux de MC3. Elle a donc prévu deux visites du chantier: elles auront lieu le mardi 23 avril à 18 heures et le samedi 27 avril à 10h30. Le rendez-vous est fixé devant l'entrée principale actuelle de la Maison des Congrès (rue Alexandre Emery 2).

L'association juge en effet que les derniers travaux terminés val